Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Qui est Dominique Martin Saatenang, le premier africain moine Shaolin?

    Qui est Dominique Martin Saatenang, le premier africain moine Shaolin?

    Se rêver au temple Shaolin en Chine, vieux de 1500 ans, pour apprendre le Kung Fu afin de devenir le premier disciple africain du monastère, pour un Camerounais plutôt pauvre aux revenus limités, c’est oser.

    Lui, c’est Shi Yanma, l’Aigle noire, le Bruce Lee africain, ou plus exactement, car il est Camerounais, Dominique Martin Saatenang. Il n’était a priori pas destiné à arborer la réputée robe safran des moines de ce temple mythique de la Province du Henan. Parce que jeune, son père rêvait de lui un grand footballeur, un autre Roger Mila.

    Né en 1975 dans le village de Bafou, dans son Cameroun natal, Dominique Saatenang avait été envoyé dans la capitale Douala pour trouver un centre de formation de football. Mais le destin semblait avoir d’autres plans, quand il découvre le Kung Fu à l’âge de 10 ans dans une folle ignorance qu’il serait un jour le premier maitre Shaolin africain. « Je suis fasciné depuis que j’ai 10 ans par les arts martiaux. C’est grâce à ces films de kung-fu et grâce à Bruce Lee que je me suis retrouvé en Chine. C’était en 1999, mon premier voyage », a-t-il expliqué. Mais pour que ce voyage ne tienne, Dominique a dû vendre tout ce qu’il possédait. Et surtout, il avait choisi de rompre avec un destin princier.

    Devenir un moine religieux et faire vœu de célibat plutôt que de perpétuer la lignée familiale ancestrale, le dilemme était grand. Son grand-père était le roi de Bafou, et Dominique Saatenang était donc un prince. Il avait 24 ans.

    À l’époque, comme tant d’autres étrangers, arrivé en Chine, Dominique Saatenang a dû se contenter de quelques cours dans l’une des innombrables d’écoles qui foisonnent autour du célèbre temple fondé au 8e siècle. Premier obstacle du Camerounais, la langue chinoise dont il ne savait rien. Ajoutés à la gastronomie particulière, la solitude d’un noir en Chine, les hivers glaciaux et l’entraînement dur étaient des défis de taille.

    Peu d’étrangers ont réussi à pousser les portes de ce saint temple chinois, mais lui a eu de la chance. Dominique a fait une connaissance : « Au bout de quelques semaines de stage, j’ai rencontré le chef spirituel du temple, Shi Yongxin. Il m’a invité à venir y passer six mois. J’y suis resté quatre ans », rappelle-t-il. Commence la grande aventure.

    La métamorphose de Dominique Satennang à Shi Yanma aura duré quatre années. Une longue période durant laquelle le seul noir du temple a appris le chinois, la médecine traditionnelle et bien évidemment le célèbre art martial chinois, le kung-fu, avec un régime de vie fort peu enviable pour le commun. Chaque jour, se lever à 4 h 30. La première prière débutait à 5 heures, puis, le petit-déjeuner, frugal : une soupe de riz et de légumes. Suivaient ensuite huit heures d’entraînement. « J’ai failli abandonner plusieurs fois », a-t-il reconnu. « C’est un entraînement très difficile, beaucoup abandonnent », ajoute le maître.

    Nouvelle mission

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    Désormais, le premier moine bouddhiste africain et aussi le seul arbitre international étranger de kung-fu est, depuis 2011, ambassadeur itinérant du temple à l’étranger.

    Revenu à la vie civile, Dominique Saatenang parcourt maintenant le monde, avec les yeux rivés sur l’Afrique.

    En effet, depuis qu’il est devenu objet de curiosité mondiale, Dominique s’est assigné plusieurs missions, en guise de redevance à l’endroit de l’Afrique, son Cameroun et son village natal. Entre autres missions, apporter, comme un évangile, le Kung Fu, la philosophie et la médecine chinoise sur le continent africain pour améliorer la vie de nombreuses personnes en difficulté. Puis, sauver son Bafou natal de la pauvreté en fournissant l’électricité et l’eau potable. Enfin… fonder une famille.

    Aujourd’hui, père de trois enfants, l’ancien moine vit avec sa famille à Paris, mais revient en Afrique autant de fois qu’il le peut chaque année.

    Depuis, l’homme a ouvert plusieurs écoles de kung-fu sur le continent, notamment au Mali, au Gabon, au Sénégal, au Cameroun et en Côte d’Ivoire, fréquentées par plus de trois mille élèves.

    Dominique dirige son bureau parisien sur les Champs-Élysées son entreprise, la China-Africa Investment Federation, qui l’aide à atteindre son objectif le plus important : construire le premier temple africain Shaolin satellite au Cameroun, qui a été approuvé par l’abbé de Shaolin et dont les travaux devraient débuter cette année.

    Il est aussi devenu un homme d’affaires. Vice-président de la Fédération des investisseurs sino-africains, il a créé DMS International Group, une société dont il est le PDG et qui a, aujourd’hui, des bureaux en Afrique, en France et en Angleterre.

    Mais une de ses grandes fiertés est d’avoir réussi à faire admettre depuis 2011 dix étudiants originaires du Rwanda, du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Congo au temple de Shaolin, grâce à des bourses accordées sur ses conseils. Cette bourse couvrira cinq ans de séjour en Chine pour les nouveaux Bruce Lee africains.

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  • Sénégal: la tech, nouvel eldorado pour les femmes grâce à Bitilokho Ndiaye

    Sénégal: la tech, nouvel eldorado pour les femmes grâce à Bitilokho Ndiaye

    Dans l’univers des TIC au Sénégal, elle reste l’un des acteurs les plus actifs. Bitilokho Ndiaye s’investit dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Elle est surtout préoccupée par la cause féminine qu’elle s’emploie à promouvoir. Celle qui dirige l’association des femmes sénégalaises des TIC (Festic) veut contribuer dans son pays à la transformation numérique du monde féminin, mener des plaidoyers pour l’accès des femmes aux postes de responsabilités dans le secteur des Tic avec des activités de réseautage.

    « Nous appuyons la formation en Tic des membres du Festic, des femmes de tous les secteurs économiques et de tout citoyen sénégalais », explique-t-elle. Selon elle, la transformation numérique nécessite que Sénégalais inscrivent le numérique au cœur de leur vie de tous les jours. Cela à travers l’utilisation des équipements technologiques et les applications numériques de dernière génération, dans le cadre de leurs activités professionnelles et sociales.

    Pour cela, celle qui veut renforcer les compétences numériques des femmes milite pour un déploiement des applications numériques pour les opératrices économiques dans le secteur de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, du commerce. Au Sénégal, 30% de femmes occupent des postes de décisions dans le secteur des TIC. Bitilokho Ndiaye veut faire augmenter ce chiffre. « Il est crucial que plus de femmes participent à ses instances, et le Festic entend sensibiliser les dirigeants pour une implication massive des femmes à la définition des politiques numériques, mais également comme responsables de projets, programmes et de directeurs dans le secteur », affirme-t-elle.

    L’aventure Jiggencitic

    Avec le Festic, cette passionnée des TIC mise sur un réseau de partenariat entre des entrepreneurs et des décideurs dans le numérique. Ces partenariats vont, selon elle, permettre le partage d’expériences sur le plan national et international. En parallèle à ses activités au plan national, Bitilokho Ndiaye est également la fondatrice de l’association Jiggencitic qui veut inciter sur le continent les femmes à s’intéresser au secteur des TIC.

    L’association promeut surtout le leadership féminin à travers les TIC. Des concours de projets innovants et des Hackathon sont organisés à cet effet. Depuis sa création, elle compte plus de 2000 membres. Durant l’année en cours, des activités de promotion de l’entrepreneuriat numérique sont prévues sur le continent. Jiggencitic a levé près de 8000 euros pour tout financer. Début février Bitilokho a été classée parmi les dix femmes qui vont faire bouger la Tech africaine en 2018. La Sénégalaise prévoit d’ailleurs publier un livre sur l’économie numérique en Afrique.

     

     

  • Claude Grunitzky, quand l’esprit start-up souffle sur le Togo  

    Claude Grunitzky, quand l’esprit start-up souffle sur le Togo  

    C’est un entrepreneur togolais. Claude Grunitzky est cofondateur du groupe TRACE, président et éditeur en chef de True Africa, une plateforme de media-tech avec toutes les nouvelles sur la culture, la musique, le sport, la technologie, la politique et la mode en Afrique et dans la diaspora.  Après des expériences dans plusieurs domaines, c’est dans un rôle de mentor pour de jeunes entrepreneurs qu’il se cantonne désormais. À 47 ans, ce journaliste de formation participe au développement de son continent. Son idée est de « puiser dans ses  riches expériences pour le mettre au service du Togo en particulier et de l’Afrique en général », explique-t-il.

    « Je n’oublierai jamais que je suis un enfant de Lomé, de parents togolais, je suis Togolais avant tout », rappelle Claude Grunitzky. Au Togo, il est à l’origine depuis cinq ans de l’organisation du Forum des jeunes entrepreneurs, rencontre qui fournit à des jeunes des connaissances théoriques et pratiques nécessaires à la création d’entreprises pérennes. Fils d’un ancien ministre du Togo, l’entrepreneur a fait ses marques en France, en Angleterre et aux États-Unis. Passionné de culture, il a exercé tour à tour au magazine français actuel, à la revue Dazed & Confused et au quotidien britannique The Guardian.

    Expertise

     À son compte, Claude Grunitzky a créé la revue mensuelle Trace Magazine avant de cofonder en 2002 l’agence de communication True. Son projet entrepreneurial en télévision lui a permis de créer avec des collaborateurs Trace TV qui s’est révélée comme une réussite. Désormais, le Togolais s’affirme avec True Africa qu’il a incubé quand il était chercheur du programme Global Entrepreneurship Lab (G-Lab) du Massachusetts Institute of Technology de Boston.

    Les gains rapportés par True Africa permettent à Claude Grunitzky de se fixer d’autres objectifs. Il envisage lever près de 10 millions de dollars pour augmenter les activités de son agence. True Africa est d’ailleurs en lice au Togo pour être retenu à l’issue d’un appel d’offres lancé par l’État pour un troisième opérateur de téléphonie mobile.

    Rappelons que Claude Grunitzky a enseigné à Young African Leaders Initiative (Initiative des Jeunes Leaders Africains) au Département d’État des États-Unis. Il est également membre du Conseil de la fondation Humanity in Action, focalisé sur le droit humain. Titulaire d’un MBA à Massachusetts Institute of Technology, Claude Grunitzky détient aussi un BSc en Economie Financière à London University. Avec des études de Sciences politiques, de Philosophie et d’Économie à l’institut d’Études politiques à Paris, l’entrepreneur togolais est auteur de publications et essais. Il parle couramment l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais.

     

  • Enseigner l’informatique avec la craie, ce Ghanéen invente sa méthode

    Enseigner l’informatique avec la craie, ce Ghanéen invente sa méthode

    Vous est-il une fois arrivé de prendre votre stylo pour représenter Microsoft Word sur du papier ? Owura Kwadwo a fait mieux. Cet enseignant ghanéen réalise avec une craie ce que certains considèrent dans son pays et sur la toile comme remarquable. En effet, l’instituteur enseigne Microsoft Word à des élèves. L’absence de matériels contraint Owura Kwadwo à tout représenter au tableau.

    C’est grâce à une publication Facebook que la méthode d’enseignement particulière de Owura Kwadwo a été mise en lumière. La publication a été partagée à plusieurs reprises et aimée par plusieurs internautes. Ces derniers ont commenté la publication et exprimé leur satisfaction. La méthode d’enseignement de Microsoft Word a impressionné plus d’un. Diplômé en arts visuels, ce passionné de technologie s’est lancé dans une carrière d’enseignant avec la décision d’inculquer le savoir à ses élèves.

    Pour des cours d’informatique, à cause de l’absence d’ordinateur, il a eu l’idée de tout représenter au tableau. Owura Kwadwo explique que c’est la solution qui s’imposait. Il n’a donc pas hésité à tout mettre en œuvre pour faire maîtriser à ses élèves l’essentiel de Microsoft Word. « Je le fais pour que mes élèves comprennent ce que j’enseigne. Au moins pour donner une image de ce qu’ils verront en supposant qu’ils étaient derrière un ordinateur », affirme-t-il.

    Enseigner avec du matériel adéquat

    L’enseignant reste convaincu que sa méthode fonctionne. Owura Kwadwo confie sa satisfaction de voir ses élèves apprécier sa méthode et leur aptitude à comprendre progressivement les choses. « Je m’assure qu’ils comprennent tout bien avant de quitter la classe », précise-t-il. Pour sa méthode d’enseignement appréciable, mais regrettable à l’heure où les TIC foisonnent l’enseignant s’est vu offrir des ordinateurs portables et des projecteurs. De bonnes volontés veulent le mettre dans de bonnes conditions et lui permettre d’enseigner avec des outils adéquats.

    Owura Kwadwo n’oublie pas que son école et d’autres également situées dans les zones rurales ne bénéficient pas d’infrastructures nécessaires. « Nous avons besoin d’infrastructures bien équipées et d’aides à l’enseignement et à l’apprentissage, et d’un gouvernement qui a l’éducation à cœur », déclare-t-il. Pour autant il ne se décourage pas. « Le gouvernement est utile et je crois en lui. Il essaie d’équiper toutes les écoles en TIC et je crois qu’il réussira à couvrir même les zones rurales ».

  • Intégration: pourquoi la CEDEAO devrait-elle s’inspirer de l’empire du Ghana et du Mali?

    Intégration: pourquoi la CEDEAO devrait-elle s’inspirer de l’empire du Ghana et du Mali?

    Des chercheurs des universités de Westminster, de Bardford et de Leeds ont travaillé sur les conditions dans lesquelles la sous-région ouest-africaine peut favoriser son commerce afin de mieux se développer.

    Il s’agit respectivement de Karen Jackson, David Potts et Assa Bah. Ces derniers sont spécialisés en économie du développement et en évaluation de projet. Selon eux, le rêve d’intégration de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne sera réalisé que si les obstacles institutionnels au commerce sont abordés. Ces obstacles portent sur une mauvaise protection des routes commerciales, une faible application, le fait que les commerçants ne connaissent pas leurs droits et comment porter plainte, et l’absence d’une monnaie commune dans la région. Les chercheurs reconnaissent que la Communauté s’est déjà appuyée sur des ententes pour atteindre ses objectifs d’intégration.

    Mais cela ne suffit pas. « La CEDEAO doit fonctionner au-delà des accords de bureau et de papier. Il doit établir des opérations physiques aux points de frontière », expliquent-ils. Comme solution, les universitaires démontrent que les dirigeants de la sous-région doivent apprendre de l’histoire – à la fois ancienne et récente. Ils indiquent que les décideurs concernés par l’approfondissement de la CEDEAO devraient remonter dans le temps pour les institutions commerciales régionales en Afrique de l’Ouest. À ce titre, ils font référence aux empires qui ont existé dans cette partie de l’Afrique. En effet, l’ouest du Soudan a connu trois empires majeurs – le Ghana, le Mali et le Songhaï – d’environ 790 à 1650 apr. J.-C.. Des empires qui couvraient la majeure partie de l’Afrique de l’Ouest actuelle et, dans une certaine mesure, définissaient l’histoire précoloniale de la région.

    Coopération

    Karen Jackson et ses collègues rappellent que les trois empires ont jeté les bases des normes régissant le commerce régional. « L’Empire du Mali – qui a succédé et absorbé l’Empire ghanéen – a adopté les taxes d’importation et d’exportation qu’il a trouvées. Les empires du Mali et du Songhaï – à travers le consensus, la confiance et la coopération – ont subsumé plus de 24 rois inférieurs sous leur autorité », affirment-ils. Les chercheurs rappellent dans leurs études l’instauration de taxes et institutions commerciales par ces empires et l’existence de la charte Mande qui garantissait une paix sociale et un climat de confiance dans les coopérations entre empires, clans ou royaumes. Les coquilles de cauris, l’or, le cuivre et des manillas qui servaient de monnaie ont fait prospérer le commerce dans la sous-région. Pour les universitaires, comme c’était le cas pour l’empire Songhai, les conflits internes et le repli sur soi ne peuvent pas favoriser le développement des institutions commerciales en Afrique de l’ouest.

    Dans le chamboulement de l’équilibre commercial de la sous-région, les chercheurs rappellent le colonialisme qui a conduit à une structure de production qui a servi l’international plutôt que régional. « Les Européens s’intéressaient aux flux commerciaux entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, où l’Afrique de l’Ouest fournissait les matières premières pour les produits manufacturés », expliquent-ils. À l’époque coloniale, les contrats étaient appliqués et les différends réglés de la même manière que la période de l’Empire. Les chefs à l’époque coloniale ont communiqué la valeur de la monnaie coloniale aux habitants et leur ont appris comment éviter l’exploitation.

    Informer et punir

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    Les chefs étaient synonymes aux représentants dans les provinces pendant l’empire. « Mais la protection des routes commerciales était plus standardisée et mieux appliquée pendant l’empire que pendant la période coloniale », soulèvent les universitaires. Ils conseillent ensuite ceci : « Tout comme les armées royales patrouillaient les routes commerciales et les fonctionnaires royaux dans les provinces surveillaient les arrangements pendant l’empire, la CEDEAO doit déployer du personnel pour patrouiller les routes commerciales et placer du personnel aux points frontaliers pour surveiller le commerce ».

    David Potts et ses collègues déclarent que l’empire et les époques coloniales offrent une étude de cas pratique pour l’Afrique de l’Ouest pour avoir la certitude qu’une intégration profonde est possible. Ils déclarent d’ailleurs qu’une administration de style fédéral pourrait être une approche durable pour une intégration plus poussée. « L’Afrique de l’Ouest pourrait être regroupée en zones où chaque zone a un chef d’État élu par rotation. Mais il faudrait une volonté politique forte pour renoncer à la souveraineté nationale. Cela ne peut être envisagé que s’il peut être démontré que les avantages seraient supérieurs aux arrangements actuels », écrivent-ils.

    Malgré tout, les chercheurs sont conscients des progrès qui sont réalisés. Comme l’entrée en vigueur en  2015 du tarif extérieur commun pour la région. Mais ils souhaitent que les institutions commerciales régionales telles que la monnaie commune, l’exécution des contrats et la protection des routes commerciales deviennent plus normalisées. « La CEDEAO doit utiliser les médias pour informer les gens de leurs droits. Il doit également être prêt à punir ceux qui harcèlent les commerçants et à inciter ses agents à réduire leur motivation à accepter des pots-de-vin », appuie l’un d’entre eux pour qui c’est la voie idéale d’arriver à une réelle intégration ouest-africaine.

  • Liqueurs, sel, cola, ‘contrôle du drap’: comprendre le mariage au Benin

    Liqueurs, sel, cola, ‘contrôle du drap’: comprendre le mariage au Benin

    Au Bénin, comme dans d’autres communautés africaines fortement attachées aux valeurs culturelles, le mariage reste, malgré les vagues d’innovation et d’éducation nouvelles, « une institution privilégiée ».

    Au Bénin, c’est bien connu. Ne se marrie pas qui veut. Les vents de l’esclavage qui ont fortement touché les communautés béninoises et ceux de la colonisation n’auront pas raison de modes d’unions. Et ce, même si les communautés ont enregistré à la suite de ces périodes une sorte d’ouverture. On continue par exemple la pratique de la dot, même si de plus en plus de voix s’élèvent pour son abolition.

    La dot, contre vents et marées

    Dans la tradition béninoise, la dot porte un sens assez significatif pour les foyers. Si elle est le symbole de l’amour entre les deux partenaires, cet acte est également, gage d’une union entre les familles. Selon nombre d’observateurs, l’acte dotal représente aussi un signe de gratitude de la famille du marié envers celle de la mariée.

    Cette cérémonie assez particulière se déroule en deux étapes. Une première qui se veut celle de la connaissance des parents, et la seconde, la dot proprement dite, qui consiste à apporter à la famille de la fille une liste de biens. Une étape après laquelle la demoiselle devient une épouse légitimement reconnue. De fait, la dot est comme une obligation sociale et morale qui consacre une union. Et c’est bien connu qu’au Bénin, au cas où le mariage n’est pas célébré en respectant préalablement ce rite traditionnel, le couple s’expose à des malédictions.

    Le mariage, une affaire fortement culturelle

    Le mariage, dans les sociétés béninoises, revêt plusieurs formes et des spécificités selon les différents groupes socioculturels. Au sud du pays par exemple chez les communautés yorouba, surtout les chefs de collectivités, les démarches qui amènent à l’union de deux familles sont toujours l’œuvre des parents. Dans cette communauté, il arrive également que le choix des futurs époux soit fait par les parents, plutôt que les concernés.

    Dans cette démarche, la procédure n’est pas aisée. Le chef de la collectivité du jeune homme envoie demander la main de la jeune fille chez le chef de sa collectivité. Après cette première démarche, les parents de la jeune fille donnent un délai de 15 jours pour réfléchir et interroger leur fille. Ils reviennent ensuite avec 4 bouteilles de liqueurs qui sont acceptées ou rejetées selon la réponse de la jeune fille.

    Lors de la première rencontre avec les parents, deux liqueurs importées « Houhan » (littéralement, boisson venue à bord d’un bateau) et « lihan » (boisson venue par la route) en référence aux liqueurs de fabrication locale, en plus du sel et le tabac sont essentiels et suffisent dans la grande partie à sceller l’union des deux familles.

    Déroulement de la dot

    Mariage traditionnel - Crédit photo : kongossa.mondoblog.org

    S’agissant du mariage, c’est aux épouses des cousins et frères du jeune homme que revient la mission d’aller chercher la nouvelle épouse pour une insertion dans la famille. Après discussions, l’épouse est confiée à une de ses tantes, généralement la plus âgée du groupe, chargée de la guider. Avant son entrée dans la maison conjugale, une calebasse d’eau est toujours versée à l’entrée en guise de paix et de fécondité.

    Image result for dot pour le mariageEnsuite suivent d’autres étapes. Notamment, celle du « contrôle du drap » pour vérifier si la mariée est arrivée vierge ou pas, de même que celle dite du « balayage », cinq jours après le mariage.

    En outre, le jour de la dot, des liqueurs ont une importance capitale. Principalement,  «Du bonnet» que les Fon appellent, « Assédékon » pour dire, « sous la protection du chat ». À entendre par là que l’époux est le chat qui doit protéger sa femme.  De même, les volailles constituent aussi un symbole clé de la cérémonie de dot. Elles sont équitablement réparties entre les deux grandes lignées de la fille, qui s’arrangent pour que l’offrande aux ancêtres se fasse le même jour.

    Le Cola et le sel… pour la paix

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    Dans différentes régions du Bénin, le sel et la noix de cola sont des éléments d’une grande importance pour le mariage traditionnel. Ils sont exigés par la famille de la mariée lors de la dot.

    Pour Félix Iroko, Professeur d’histoire à l’Université d’Abomey-Calavi, le sel dans les sociétés béninoises entre dans la dot pour la « rehausser l’évènement afin qu’il ne soit pas fade. ». Celui-ci explique que « ce qui est recherché, ce n’est évidemment pas la valeur marchande du sel, valeur tout à fait dérisoire, mais sa valeur symbolique est destinée à rendre heureuse l’union. La sauce sans sel est fade », tente de convaincre le professeur.

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    De même, la noix de cola n’est pas un produit négligeable dans le processus de mariage. Dans le milieu Baatônu, elle est comme un code d’expression pour approuver une union. « Sans cola, les parents ne s’ingèrent pas dans les problèmes à venir. Une fois le présent accepté, aucun des deux concernés ne pourra plus se marier avec un autre partenaire parce que les deux sont désormais considérés comme un couple marié. Il n’y a d’ailleurs pas de divorce chez les Baatônù » explique le professeur Léon Banni Bio Bigou, spécialiste de la culture Baatônù et enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi.

    En dépit de la modernité d’aujourd’hui, ce sont des principes qui continuent largement d’être pérennisés dans la culture béninoise.

    Une pratique évolutive

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    Au Bénin, tout mariage célébré sous la coutume religieuse ne peut avoir d’effets légaux, c’est-à-dire ne peut-être protéger ni bénéficier des avantages de la loi, comme le droit de succession.

    « Vous pouvez prendre 40 femmes si vous voulez, mais sachez que si vous mourez, c’est la femme mariée à l’état civil qui va jouir seul du droit de succession, toutes les autres n’auront rien », explique Rosine Vieyra-Soglo, ex-Première dame du Bénin et députée l’Assemblée nationale.

    En clair, dans le pays, si le code n’interdit pas la polygamie, il accorde aussi tout de même d’autres droits très importants aux femmes, en supprimant notamment le mariage forcé et le lévirat, deux pratiques coutumières dont elles ont été longtemps victimes.

    Le code autorise également la femme à « garder son nom de jeune fille auquel elle ajoute le nom de son mari », ce qui n’était pas le cas auparavant. Les choses ont légèrement évolué.

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  • Yeesal Agri hub: les agriculteurs peuvent cultiver l’espoir au Sénégal

    Yeesal Agri hub: les agriculteurs peuvent cultiver l’espoir au Sénégal

    Créé en 2016 au Sénégal, Yeesal Agri hub est une startup de l’innovation dans l’agriculture. Il s’agit en effet d’un projet de l’ONG Tostan. Yeesal Agri hub a été lancé avec le concours de la coopération allemande GIZ et l’appui technique de l’ONG italienne LVIA.

    La startup est composée de nombreux jeunes entrepreneurs. « L’objectif général du hub est de créer un réseau multidisciplinaire des jeunes impliqués dans l’agriculture afin de permettre aux étudiants, agriculteurs et entrepreneurs de trouver ensemble des solutions TIC innovantes face à des problèmes auxquels le monde rural est confronté tous les jours », selon Abdourahmane Diop, agronome, l’un des responsables de Yeesal Agri hub.

    Depuis deux, Yeesal Agri hub est donc la première startup de la sous-région à se consacrer uniquement à l’agriculture. La startup s’est donné pour mission de sensibiliser et de former les jeunes à l’entrepreneuriat agricole à travers une approche durable. L’objectif est de promouvoir en même temps l’agroécologie et les énergies renouvelables. Yesaal Agrihub met également des informations à la disposition des acteurs agricoles. Depuis sa création, elle a servi de cadre d’opportunités pour des entrepreneurs dans le secteur.

    Sensibilisation à l’agriculture bio

    Yeesal Agrihub développe également des projets durables à travers les TIC et l’agriculture. Il s’agit en effet de projets qui peuvent améliorer les conditions de vie des populations. Selon les responsables, Yeesal Agri hub s’attèle à avoir un « écosystème de jeunes experts dans les chaînes de valeur agricoles pour fournir des services et développer des solutions innovantes ».

    Des partenariats avec des partenaires agricoles sont signés. Mais plus que tout, c’est à l’auto-emploi que la startup prépare les jeunes chômeurs. Lancée à partir d’un AgriHackathon, les principales thématiques sur lesquelles la startup a déjà proposé des solutions digitales concernent la commercialisation de produits locaux, la sensibilisation à l’agriculture bio et l’accès au foncier.

    Yeesal Agri hub a également proposé une solution digitale sur la chaîne de valeur de la filière lait au Sénégal. Dans la région de Thiès où la startup est basée, son apport est reconnu par de jeunes passionnés du numérique qui font leur pas dans le secteur agricole.

     

     

     

  • Appels Whatsapp sans internet, un Rwandais de 26 ans relève le défi

    Appels Whatsapp sans internet, un Rwandais de 26 ans relève le défi

    Un étudiant rwandais de troisième année a inventé un prototype de réseau qui permettra aux utilisateurs de WhatsApp de passer des appels internes et internationaux sans Internet.

    Dans un contexte où sur le continent africain, les appels internationaux coutent encore très cher, à 26 ans, Deodate Mugenzi pourrait voir résolu un grand problème de communication.

    Cet étudiant en sciences de technologie de l’information et de la communication au Centre régional polytechnique de Kigali au Rwanda a développé un prototype qui contourne les règles traditionnelles de télécommunication et d’Internet. En effet, le prototype de Deodate Mugenzi permet aux utilisateurs de l’application de messagerie WhatsApp d’appeler des utilisateurs qui ne sont pas utilisateurs de l’application directement sur leurs numéros de téléphone, alors que jusqu’ici, seuls les utilisateurs de WhatsApp peuvent communiquer entre eux.

    Connecter sans internet

    Au Rwanda par exemple où selon les estimations, le nombre d’utilisateurs de smartphones est bien inférieur à 1,2 million de personnes sur quelque 12 millions de populations, le mécanisme de Deodate Mugenzi est une belle option de communication. Parce que tout comme le Rwanda, nombre de pays africains ont ce frein qui ne facilite pas les échanges avec l’international.

    « Le problème est que beaucoup de gens ici au Rwanda et dans d’autres parties de l’Afrique ne peuvent pas se permettre de posséder des smartphones qui leur permettent d’utiliser tous ces services Internet. Pour y remédier, les gens devraient utiliser des services qui leur permettent de communiquer en utilisant n’importe quelle plateforme à leur disposition », dit-il.

    Pour pouvoir utiliser le système, Mugenzi qui a fait à plusieurs reprises l’essai de son prototype doit enregistrer les numéros de l’appelant et du destinataire sur WhatsApp. En d’autres termes, il utilise WhatsApp comme une plateforme pour connecter deux personnes.

    Le jeune entrepreneur affirme que le prototype a été développé à partir de sa passion pour la science et la technologie, ainsi que de la nécessité de résoudre les problèmes existants auxquels la plupart des gens font face dans son pays.

    Pour réaliser ce bijou technologique, l’étudiant de troisième année se souvient avoir passé d’innombrables heures à la bibliothèque en essayant de relier les compétences de réseautage, de communication mobile et d’autres compétences qu’il avait acquises à l’école pour trouver une solution qui aiderait beaucoup de gens.

    Selon les informations fournies par celui-ci, le système a été développé à partir du concept de physique optique, combiné avec des expériences de réseautage et de communication mobile. Il s’agit d’un prototype qui bénéficierait à la fois aux consommateurs et aux fournisseurs de services, a-t-il rassuré. « Une fois que les télécoms et les FAI auront accepté l’idée et que le système sera commercialisé, les tarifs des appels vocaux seront moins chers », pense celui-ci.

    Désormais, le jeune Rwandais pense à une phase de production de masse à des fins de commercialisation. Mais avant cela, il veut acquérir beaucoup plus de compétences techniques afin d’améliorer son invention.

    Actuellement, Mugenzi est en partenariat avec l’ambassade américaine au Rwanda pour former de jeunes étudiants passionnés par la technologie. L’idée est d’inspirer et de motiver plus de jeunes à poursuivre la technologie.

  • Publiseer, une startup nigériane fait sensation à Harvard aux USA

    Publiseer, une startup nigériane fait sensation à Harvard aux USA

    La jeune startup et éditeur numérique nigérian Publiseer a annoncé ce 21 février qu’elle a été sélectionnée parmi les 14 finalistes du New Venture Competition de la Harvard Business School 2018, qui aura lieu ce 2 mars 2018 à Boston aux États-Unis.

    L’Africa Business Club de la Harvard Business School accueillera la compétition. Objectif, présenter la diversité des entrepreneurs qui font la différence sur le continent africain. Le concours se tiendra au même moment que la 20e conférence d’affaires d’Afrique sous le thème « valeurs et chaînes de valeur: l’Afrique dans une nouvelle ère mondiale ».

    Parmi le groupe de postulants, 14 finalistes ont été invités à présenter leur entreprise devant environ 700 participants et à recevoir des observations d’un panel de juges expérimentés. Le gagnant et le finaliste malheureux de la compétition se verront attribuer des prix au comptant de 10 000 $ et 5 000 $ respectivement, tandis que les autres concurrents auront l’opportunité de participer au Startup Lab, un atelier pour les entrepreneurs en début de carrière afin de solliciter les conseils des participants à la conférence.

    Publiseer, « la société d’édition numérique pour le tiers monde »

    À seulement six mois de ses débuts, la startup Publiseer connait déjà un succès bien au-delà des attentes. Lancée par les frères jumaux Chidi Nwaogu et Chika Nwaogu, l’idée de Publiceer est de faire la promotion de la culture nigériane à travers des mots écrits (en utilisant des livres) et parler mots (en utilisant la musique).

    En effet, Publiseer est une plateforme de publication numérique destinée aux auteurs et artistes indépendants nigérians. La plateforme distribue et monétise les œuvres créatives des écrivains et des musiciens nigérians dans le monde entier.

    Cette plateforme, comme se le réclament les concepteurs, est la bouée de sauvetage pour tous les jeunes artistes et écrivains nigérians établis, qui cherchent des moyens de vendre leur travail sur le web. La startup s’appuie sur des magasins de confiance comme Amazon, Google Play Store, Apple Store ainsi que quelque 400 autres grands magasins en ligne pour, disent les sœurs entrepreneures, « conduire leur expérience de découverte. »

    « Tandis que d’autres éditeurs numériques publient des livres et de la musique en facturant aux auteurs et aux artistes des frais d’édition exorbitants, nous fournissons gratuitement des publications numériques de qualité. Beaucoup d’auteurs et d’artistes nigérians dépensent tellement pour publier leur travail qu’ils manquent d’argent et sont incapables de promouvoir leur livre ou leur album. C’est là que Publiseer arrive dans la grande image et en plein effet. Nous sommes la société d’édition numérique pour le tiers monde », expliquent Chidi Nwaogu et Chika Nwaogu sur leur plateforme lancée en août 2017.

    Pour rémunérer ses auteurs et artistes, la startup leur paie 25% du prix de vente de leur travail. Publiseer obtient 25% aussi, et les magasins conservent généralement les 50% restants. « Cela signifie que si le prix de vente d’un livre d’auteur est de 3,99 $, l’auteur reçoit 1 $ (360 $) pour chaque unité de son livre qui se vend. Dans ce cas, si le livre de l’auteur se vend 10 000 exemplaires, l’auteur gagne 10 000 $ », détaillent-ils.

    Pour le moment, les sœurs jumelles veulent rester optimistes sur le concours, qui leur permettra de « booster leur aventure ».

  • Le Ghana offre une bourse à l’inventeur du vélo aquatique

    Le Ghana offre une bourse à l’inventeur du vélo aquatique

    Au Ghana, une bourse universitaire a été octroyée à Frank Darko, le jeune inventeur devenu célèbre suite à un documentaire de la BBC sur son vélo aquatique.

    L’innovation du jeune Ghanéen Frank Darko a fortement séduit au Ghana et au-delà. À l’Université technique de Takoradi (TTU) où il est étudiant, l’inventeur est devenu la curiosité tant auprès de ses camarades que chez le corps enseignant. À cet effet, en guise de félicitation à son travail, l’université a déclaré sur son site officiel qu’elle attribuera une bourse complète à Frank Darko.

    Cette note officielle de l’université précise que le but est d’encourager les autres étudiants à « suivre le même chemin ». Le vice-chancelier de l’université, le professeur John Frank Eshun, a déclaré que la décision avait été prise afin de « motiver Darko à entreprendre plus d’innovations pour résoudre les défis de la société ghanéenne et du monde en général ».

    Selon ses déclarations, l’université soutiendra d’autres étudiants qui s’efforcent d’apporter de telles innovations, et l’université a également établi un centre d’incubation d’entreprises et d’innovation pour aider à exploiter les talents des étudiants qui sont passionnés par l’innovation.

    Quant à Frank, le vice-chancelier affirme que l’Université serait heureuse de collaborer à ce projet et à d’autres afin de l’améliorer afin qu’elle puisse résister à l’épreuve du temps.

    Résoudre les problèmes quotidiens 

    C’est avec un investissement personnel de 100 dollars (environ 53 000 FCFA) que le jeune Frank a conçu un vélo qui roule sur l’eau à partir de lièges, d’aluminium et de petits morceaux de bois.

    Selon l’inventeur de l’engin, il a été inspiré après avoir suivi un documentaire montrant de jeunes enfants qui devraient traverser une rivière en nageant avant de se rendre à l’école. Une situation qui avait marqué Frank et l’avait motivé à inventer un outil qui permettrait à ces enfants de rejoindre les classes sans se mouiller.

    Frank Darko a révélé que sa créativité était le résultat de son amour pour la science, la technologie et le désir de résoudre les problèmes quotidiens rencontrés par les personnes vivant dans sa communauté.

    À l’horizon, le Ghanéen pense améliorer son invention.