Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  •  Déçu, Desmond Tutu renonce à son poste d’ambassadeur chez Oxfam

     Déçu, Desmond Tutu renonce à son poste d’ambassadeur chez Oxfam

    Le scandale qui secoue l’organisation humanitaire Oxfam a fait ses échos en Afrique du Sud. Le prix Nobel sud-africain de la paix Desmond Tutu a renoncé à son rôle auprès de l’ONG, après les révélations sur un scandale sexuel impliquant des personnels d’Oxfam en Haïti.

    La démission de Desmond Tutu est survenue au milieu du scandale au sein de l’organisation de charité, qui a admis jeudi passé avoir réembauché un des travailleurs déjà limogés pour inconduite sexuelle à la suite du tremblement de terre en Haïti en 2010.

    Dans un communiqué, l’archevêque a déclaré être « profondément déçu » par le scandale sexuel qui touche l’ONG, et « attristé par l’impact des allégations sur les milliers de bonnes personnes qui ont soutenu le travail juste d’Oxfam ».  Ce communiqué précise que l’archevêque émérite a décidé de démissionner à la suite d’allégations d « immoralité et de criminalité possible » impliquant des travailleurs humanitaires à Oxfam. C’est à la suite de cela qu’il écrit à l’organisme de bienfaisance « pour informer de sa démission en tant qu’ambassadeur mondial. » Lui, qui a soutenu le bon travail d’Oxfam International pendant de nombreuses années, tout récemment en tant qu’un de ses ambassadeurs mondiaux.

    Oxfam, un scandale qui bouleverse

    En effet, le journal The Times a rapporté vendredi dernier que certains membres du personnel d’Oxfam avaient payé pour des relations sexuelles avec des prostituées en Haïti après le tremblement de terre de 2010. Si Oxfam n’a ni confirmé ni infirmé ces accusations spécifiques, cette ONG qui est l’une des plus grandes organisations de charité au monde a déclaré qu’une enquête interne avait confirmé en 2011 une inconduite sexuelle et s’était excusée. Toutefois, l’ancien directeur de l’organisation caritative pour Haïti, a nié certaines des accusations portées contre lui dans une lettre ouverte à une radio dans sa Belgique natale.

    L’atmosphère de chaos autour d’Oxfam s’est également approfondie alors que l’organisation admettait une « grave erreur » en réengageant l’un des accusés d’inconduite sexuelle en tant que consultant en Éthiopie.

    Âgé de 86 ans, le Sud-Africain, considéré comme une figure clé du mouvement antiapartheid, a pris sa retraite en tant que chef d’église et n’est plus dans vie publique en 2010, mais continue à travailler avec les Aînés, un groupe de personnalités internationales, et à représenter Oxfam.

    Avant le Sud-africain, le chanteur sénégalais Baaba Maal et l’actrice britannique Minnie Driver avaient annoncé leur démission de leur rôle d’ambassadeur d’Oxfam.

  • Peinture: qui est Oresegun Olumide, le ‘Léonard de Vinci’ nigérian?

    Peinture: qui est Oresegun Olumide, le ‘Léonard de Vinci’ nigérian?

    Pour décrire son art, il se plaît à le qualifier d’« hyper réalité ». Oresegun Olumide a 37 ans. Ce Nigérian est un spécialiste de la peinture à l’huile. En deux ans, il s’est fait connaître par des œuvres qualifiées par ses admirateurs « d’extraordinaires ». Formé au Yaba College of Technology de Lagos, Oresegun Olumide a étudié les beaux-arts.

    Il peint depuis ses quatre ans. « Beaucoup de familles au Nigeria ne veulent pas que leurs enfants s’aventurent dans les arts parce qu’on croit qu’on ne peut pas faire un brillant avenir de la peinture. J’ai la chance d’avoir gagné le soutien de mes parents dès le début. Ils m’ont encouragé parce qu’ils ont vu à quel point j’étais heureux après avoir terminé mes dessins ».

    Depuis 2008, il s’emploie à réaliser des peintures qu’il vend à partir de 1000 dollars. Le peintre a déjà organisé des expositions à plusieurs reprises. En 2016, après publication de certaines de ses peintures sur les réseaux sociaux, sa côte explose et il se fait connaître sur le continent et dans le monde.

    De l’eau comme thème récurrent

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    Pour peindre, Oresegun Olumide tire son inspiration de son environnement immédiat. La plupart des peintures qu’il réalise viennent des faits quotidiens. Mais l’eau fait partie d’un thème fréquent dans ses peintures. On peut ainsi le voir peindre une fille fraichement sortie de la douche ou encore des enfants s’amusant dans l’eau. L’artiste explique vouloir faire de l’eau une signature pour son travail. Pour cela, il ajoute toute donnée pour obtenir les images d’eau les plus réalistes possible. Des peintures magnifiques qui lui valent auprès de ses proches le surnom de « Olu Van Gogh ».

    Pour ce talentueux artiste nigérian, « il n’y a pas de satisfaction plus grande que celle qui résulte de l’obtention des résultats désirés par l’effort personnel ». Oresegun Olumide en est conscient et l’affirme. Il attribue jusqu’à 70 % de sa réussite au travail acharné. L’artiste déclare ensuite miser sur ses acquis universitaires et ses modèles pour peindre ses œuvres. Les travaux de Paul Peter Rubens, de Diego Fazio et Robin Eley l’intéresse surtout.

    Avec son talent et son expérience, Oresegun Olumide veut transmettre ses connaissances à la postérité. À cet effet, il offre des cours gratuits en ligne aux aspirants peintres. À ces apprentis peintres, le maître Olumide leur conseille régulièrement de suivre leur passion et de travailler dur avant de penser à l’argent.

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  • Paps App: la startup sénégalaise de livraison géolocalisée

    Paps App: la startup sénégalaise de livraison géolocalisée

    En matière de livraison géolocalisée en Afrique francophone, la startup Paps est la première. Fondée par le Sénégalais Bamba Lo, cette startup propose son application Paps App qui repose sur la constitution de réseaux de clients à qui l’on peut affecter des livreurs adéquats. « Nous sommes partis d’un constat très simple : parfois, lorsqu’un client commande de manière traditionnelle au téléphone, il arrive que le livreur se trouve très loin du lieu de ramassage du colis. Nous avons voulu raccourcir les délais, et à plus long terme diminuer les tarifs, en faisant en sorte que les livreurs les plus proches du lieu de ramassage opèrent sur la course », affirme Bamba Lo.

    Pour renforcer ses activités, Paps a remporté en octobre 2016 le prix orange Innovation challenge. Dans la démarche de la startup, il s’agit de satisfaire au mieux le client. Le livrer dans le meilleur délai, à temps voulu. En parallèle, les livreurs gagnent aussi en volumes de courses et peuvent voir leur revenu augmenter. De nombreux utilisateurs de l’application ont déjà exprimé leur satisfaction. Livrés, ces derniers peuvent payer sur-le-champ ou par transfert mobile.

    Vers des livraisons par drone

    La clientèle de la startup est plurielle. En dehors des particuliers, Paps est également utilisé par des professionnels à qui des factures peuvent être livrées. Il y a aussi les restaurateurs qui peuvent envoyer des livreurs pour des courses. Depuis son lancement, l’application est très utilisée par des habitués de commerce en ligne. Bamba Lo explique que tout est mis en œuvre pour susciter l’envie auprès des populations, même les personnes qui hésitent encore à opter pour les technologies et le numérique. Ces derniers peuvent même demander les services de la startup par Messenger ou whatsapp.

    « Sur la plateforme, le client dispose de toutes ses factures, de l’historique de toutes ses commandes, et son paiement n’est validé qu’une fois qu’il a reçu son colis », selon le fondateur de Paps. Le but étant de permettre aux clients d’avoir confiance au service offert par sa startup. Il y a plus de trois mois, cette application de livraison géolocalisée a été lancée en Côte d’Ivoire et au Mali. Comme projet, Paps envisage prochainement des livraisons par drone.

  • Joshua Carl Ncube, cet humoriste qui hantait le sommeil de Mugabé, et réciproquement

    Joshua Carl Ncube, cet humoriste qui hantait le sommeil de Mugabé, et réciproquement

    Alors qu’il n’avait que 1 an quand Robert Mugabe arrivait au pouvoir en 1980, Joshua Carl Ncube, qui se veut le « plus grand humoriste du monde », a utilisé l’humour comme un outil pour se moquer du gouvernement depuis plusieurs années.

    L’année dernière, lorsque les ministres ont donné à Mugabe un fauteuil roulant pour se déplacer facilement dans son bureau, Ncube l’a comparé à celui utilisé par Charles Xavier dans le film X-Men des super-héros fictifs de Marvel. Et il n’était pas à son premier essai.

    Ncube, pour qui « le rire une arme puissante », avait également croisé l’ancienne première dame Grasse Mugabé au personnage d’Olivia Pope, avide de pouvoir, dans la série politique Scandal. Il s’est moqué du transporteur national Air Zimbabwe, affirmant qu’il ne pouvait pas être attaqué par des terroristes parce qu’il n’avait même pas de programme régulier.

    À travers ses routines de stand-up et son spectacle de fin de soirée, Ncube a passé plusieurs années à déplorer l’état de la nation, outre les capacités physiques et mentales du plus ancien homme d’État du monde.

    Mugabé, la muse idéale

    L’année dernière, à Victoria Falls, Ncube se préparait à se rendre au Malawi afin d’ouvrir un spectacle pour le comédien britannique Daliso Chaponda. Mais alors que les militaires plaçaient Mugabe en résidence surveillée et que les Zimbabwéens défilaient dans les townships zimbabwéens, Ncube observait une sorte de sa « date de péremption » approcher.

    En effet, l’homme dont il utilisait les actions comme muse pour construire sa carrière était sur le point d’être destitué. Et malgré la nature historique du moment, c’était un coup à la carrière naissante de Ncube.

    « Je n’ai littéralement pas fait de blagues pour ce spectacle que j’allais faire », a confié Ncube. Et d’ajouter, « j’ai réalisé que toute ma carrière de comédie était presque morte parce que toutes mes blagues étaient basées sur ma peur de Robert Mugabe [et] maintenant il n’était pas là. » De fait, la carrière de Ncube était basée sur la longévité de la présidence de l’ancien président zimbabwéen.

    « J’aurais aimé l’explorer pendant encore trois ans, mais je ressens pour mon peuple plus que ce que je ressens pour ma comédie », a-t-il dit.

    « Ncube doit mourir »

    En 2016, cet humoriste a battu un record en réalisant 31 prestations en une semaine. Et comme il est devenu un personnage permanent dans les cercles comiques zimbabwéens, africains et mondiaux, la peur de la portée de Mugabe a toujours persisté. Le comédien a déclaré avoir reçu des menaces de mort voilées ou non, non seulement de la part des agents du gouvernement, mais aussi des hommes d’affaires et des membres du clergé.

    En août 2017, quelques mois avant l’éviction de Mugabe, il a raconté ces peurs en parlant à TED Global à Arusha, en Tanzanie. « Mon sens de l’humour n’a rien à voir avec mon bonheur », a-t-il déclaré. Et d’ajouter, « c’est en fait un symptôme que j’ai peur. »

    En effet, Ncube s’est inscrit avec succès dans le « laughtivisme » ou l’utilisation du rire comme outil d’activisme, une option en vent de poupe sur le continent africain. C’est ainsi que dans la Tunisie postrévolutionnaire, l’image d’un manifestant sans baguette a inspiré la création du personnage comique Captain Khobza (khobz faisant référence au pain en arabe) pour satiriser la domination économique de la classe dirigeante.

    En Égypte, Bassem Youssef, généralement appelé le Jon Stewart d’Égypte, a produit des sketchs en se moquant de l’ancien président Mohamed Morsi et des Frères musulmans. Au Kenya, le spectacle de marionnettes XYZ continue de mettre en lumière l’élite politique corrompue. Et en Libye, des comédiens comme Milood Amroni pendant des années ont fait des blagues bien conçues sur Mouammar Kadhafi.

    Après Mugabé, l’amnistie

    Désormais, Ncube a l’intention d’aborder d’autres sujets dans son stand-up, et de les centrer autour de questions comme le tribalisme, la sexualité, la corruption, les préjugés sexistes, la maltraitance des enfants et la conservation. Mais il veut également rencontrer les autorités, y compris Mnangagwa lui-même, et discuter de la place de la comédie dans une période de changement.

    « Nous devons coexister. Nous avons un rôle à jouer dans la vie de chacun » a-t-il dit, ajoutant que lui tout comme d’autres initiatives comme la sienne, « représentent une idée, une idée de la liberté ; liberté d’expression. »

    En fait, pour vraiment attirer l’influence et inspirer une nouvelle génération, Ncube note qu’il faudra un redressement complet de l’entreprise. Cela inclura l’établissement de clubs de comédie à travers les villes du Zimbabwe dans le but d’aider à développer le circuit de la comédie, augmenter l’appétit pour la consommation de comédie, et attirer les talents régionaux, continentaux et mondiaux.

    L’amélioration de cet écosystème aidera également Ncube à aider plus de gens à réussir dans l’industrie compétitive. Un résultat qui fera la fierté du Zimbabwe, promet-il.

  • Artyrama, première galerie africaine d’art contemporain en ligne

    Artyrama, première galerie africaine d’art contemporain en ligne

    Au Nigeria, la startup Artyrama a lancé des expositions et des ventes aux enchères en ligne, donnant aux amateurs d’art l’opportunité d’apprécier et d’acheter des œuvres (peintures, photographies, sculptures et autres médias en ligne) où qu’ils soient. Objectif,  offrir aux jeunes artistes talentueux une plateforme pour écouler leur travail.

    La startup Artyrama tire son essence de l’art le plus fin de toute l’Afrique, comblant le fossé entre les amateurs et l’art exquis à des prix abordables. La tendance est désormais sur les réseaux sociaux où, des artistes inconnus deviennent viraux grâce à leurs œuvres. Pourtant, peu savent comment acquérir leur travail.

    Au même moment, l’intérêt autour de l’art africain a fait écho dans des maisons de ventes aux enchères les plus connues du monde comme Bonhams, à la recherche des pièces plus abordables qui deviendront un investissement plus tardif.

    Pour être au carrefour de ces offres et demandes, un groupe de jeunes Tech entrepreneurs lancent la startup Artyrama, qui s’est engagée à donner aux œuvres d’art d’origine africaine une scène mondiale pour promouvoir son développement sa culture en Afrique.

    Artyrama face à son marché

    Lanre Fisher, directeur d’Artyrama, issu d’une famille de collectionneurs d’art, fait lui-même partie d’un groupe de collectionneurs, de technologues et de créatifs qui ont remarqué l’ intérêt croissant pour l’art contemporain africain. Consultant en affaires, ses parents étaient de fervents collectionneurs et son oncle était un mécène de l’artiste nigérien Ben Enwonwu, le peintre du célèbre tableau nigérian Tutu.

    Sa plateforme se passe des murs blancs de galeries traditionnelles en n’existant qu’en ligne. Selon le directeur d’Artyrama, la plupart de ses clients sont des collectionneurs en dehors du continent, en France et en Pologne.

    Basée à Lagos, avoir un site de commerce électronique n’exempte pas Artyrama de la bureaucratie grincheuse de faire des affaires au Nigéria cependant. Les membres du personnel d’Artyrama doivent donc amener chaque tableau à la galerie où il doit être évalué pour que les exportateurs paient un pourcentage basé sur cette évaluation.

    Au fur et à mesure que l’entreprise se développe, elle espère vendre davantage sur le continent. Ces six derniers mois, l’équipe s’est concentrée sur les paiements sécurisés et la livraison fiable, mais espèrent introduire la « réalité virtuelle » pour favoriser la confiance parmi les acheteurs en ligne.

    En outre, Artyrama fournit également des services de conseil pour les individus ou les organisations qui veulent acheter et vendre des œuvres d’art. Alors que le marché contemporain africain se développe, les collectionneurs doivent être sûrs qu’ils font le bon choix. Pour cela, les services de conseil d’Artyrama aident à simplifier le processus d’acquisition de grandes pièces.

     

  • Colisdays: la poste africaine d’envoi de colis gratuit à l’étranger

    Colisdays: la poste africaine d’envoi de colis gratuit à l’étranger

    Depuis son lancement en mars 2017, la plateforme Colisdays organise l’envoi de colis entre particuliers. Par l’intermédiaire de cette plateforme, un expéditeur entre en contact avec un autre voyageur qui se charge d’acheminer son colis au lieu ou à la personne indiquée. Elle a été lancée par des Sénégalais installés en France. Il s’agit de Mactar Sylla, directeur général, Adama Lèye, directeur technique en charge du développement de la plateforme, et Saliou Nguirane, directeur du business développement.

    Il y a près d’un an, ces derniers décident de franchir ce pas qui doit leur permettre de faire parvenir plus facilement des colis à des connaissances en Afrique. Selon les responsables de la plateforme, il fallait éviter les coûts d’envoi de colis très chers au niveau des services postaux. Mais également « les délais de livraison souvent longs », précise Mactar Sylla, directeur général de Colisdays.

    Colisdays fait donc gagner du temps. Contrairement aux services postaux ou d’envoi de colis, la plateforme permet au destinataire d’être en possession de son colis en un temps record. En plus de cet avantage, les destinataires ne dépensent que rarement. Pour les responsables de cette plateforme collaborative, il s’agit d’un moyen efficace de « révolutionner la poste collaborative en Afrique, en proposant un service moins coûteux et une expérience client mieux personnalisée que celle des acteurs postaux traditionnels ».

    La plateforme enregistre ainsi les inscriptions de plusieurs membres. Ces derniers donnent des informations sur leurs voyages ou les lieux où ils comptent se rendre. Tout cela se fait gratuitement. Une personne désireuse d’expédier un colis peut donc consulter sur la plateforme toutes les annonces disponibles. A ce jour, Colisdays est utilisé par de milliers d’utilisateurs. En un an, des colis ont été envoyés des pays européens comme la France et l’Italie. Des utilisateurs se trouvent également aux États-Unis, au Canada et au Sénégal.

    De nouvelles fonctionnalités

    Si pour le moment tous les services sont offerts gratuitement, Colisdays envisage gagner plus d’utilisateurs afin de s’imposer dans ce domaine où d’autres startups se positionnent. Au cours de l’année, un service de paiement intégré sera disponible sur Colisdays. Cela permettra de prélever quelques commissions sur les transactions. Colisdays peut surtout compter sur sa visibilité sur les réseaux sociaux (plus de 14 000 abonnés sur Facebook) pour toucher plusieurs internautes. Cela permettra à la plateforme de s’implanter dans la sous-région.

    L’objectif pour les responsables est de gagner la confiance d’autres potentiels utilisateurs et d’intégrer à Colisdays d’autres fonctionnalités pour trouver « des voyageurs fiables et reconnus par tous les membres de la communauté ». « Chaque utilisateur pourra donner son avis et une note à un voyageur avec qui il a été en relation à la fin de la transaction. Ces avis serviront de références pour la communauté d’utilisateurs et vont ainsi assurer la crédibilité de Colisdays », assure Mactar Sylla.

  • RDC: Découverte du plus grand puits de carbone au monde

    RDC: Découverte du plus grand puits de carbone au monde

    C’est une grande découverte. Une grande tourbière. C’est dans la région de la Cuvette-Centrale située entre la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville que des chercheurs britanniques ont fait la découverte de ce grand stock de carbone. Selon les informations, la quantité du stock de carbone découvert est comparable à des émissions d’énergies fossiles d’une durée de trois ans. La découverte a été faite par des chercheurs de l’université de Leeds en collaboration avec Greenpeace.

    Le stock de carbone s’est formé il y a plus de 10000 ans forme une couche épaisse de 2,4 mètres en moyenne. Sa surface est de 145500 km2, ce qui fait d’elle la plus grande tourbière du monde. « Cette tourbière couvre une surface colossale. Elle est 16 fois plus large que les précédentes estimations, c’est la plus grande jamais trouvée sous les tropiques. Nous y avons trouvé 30,6 gigatonnes de carbone, jusqu’alors ignorées de tous », a expliqué l’un des chercheurs.

    Un enjeu climatique

    Mais déjà, les spécialistes appellent à une protection de ce stock de carbone qui constitue un grand atout pour les pays de la région. « La protection de cette tourbière, ainsi que celle des forêts, pourrait constituer la plus grande contribution de l’Afrique centrale au problème mondial du changement climatique », affirme un enseignant chercheur de l’université Marien Ngouabi. Le chercheur ajoute que cette découverte devrait appeler à un sens de responsabilité de la part des États, notamment les deux Congo. Au risque de se précipiter sur ce carbone et dégrader aussi la biodiversité de la Cuvette-Centrale. En effet, on trouve dans cette région de l’Afrique centrale des éléphants et des gorilles, des espèces menacées.

    « Cette zone joue un double rôle. La forêt stocke le carbone et la tourbe aussi. Or il n’y a pas de tourbe sans la forêt. Ce qui veut dire que si vous rasez cette zone, vous émettez doublement du CO2 dans la nature », rappelle Corneille Ewango, botaniste à l’université de Kisangani. Les populations qui exploitent les forêts du bassin du Congo devront dans ce cas arrêter leurs activités qui risquent de faire disparaitre la zone de la tourbière.

    Des négociations seront ouvertes pour permettre à l’État d’avoir une compensation au « sacrifice des riverains ». Les chercheurs indiquent en effet que continuer par cultiver les terres de la zone peut accélérer le réchauffement climatique.

  • Qui est Bambadjan Bamba, le ‘réfugié’ ivoirien star à Hollywood?

    Qui est Bambadjan Bamba, le ‘réfugié’ ivoirien star à Hollywood?

    Il a quitté depuis ses dix ans sa terre natale. Mais reste pourtant attaché à sa patrie. S’il n’a toujours pas fait un retour en Côte d’Ivoire, Bambadjan Bamba reste au fait des nouvelles de son pays. Né en 1983 il s’est très vite envolé pour les États-Unis avec ses parents. Ces derniers demandent l’asile politique dans leur pays d’accueil et s’installent dans le South Bronx.

    Plus de vingt-cinq ans après, il a aujourd’hui son permis de résider et de travailler aux États-Unis. Mais Bambadjan Bamba a vécu une situation difficile en tant qu’immigré. Il a fait des études sans soutien financier et a tout donné pour suivre des cours de théâtre. Et il faut dire que cet Ivoirien continue de réaliser son rêve américain. Depuis dix ans, il est présent dans l’industrie hollywoodienne. Devenu acteur et cinéaste, Bambadjan Bamba s’est déjà fait remarquer dans des films comme Marvel. Bambadjan est également figurant dans des films et séries télévisées tels que Grey’s Anatomy, NCIS : LA ou encore Wyclef en Amérique.

    Réalisation

    Récent succès pour l’acteur, il a réussi à décrocher un rôle dans le film Black Panther où jouent également d’autres acteurs célèbres comme Lupita Nyongo’o et Danai Gurira. Bambadjan Bamba ne cache d’ailleurs pas sa joie lorsqu’il a été choisi après la distribution. « J’étais super super excité, je sautais partout dans la maison », a-t-il révélé au site Face2FaceAfrica. L’Ivoirien explique d’ailleurs avoir suivi des cours de Taekwondo et lu des BD pour réussir son casting. « C’était vraiment gratifiant de faire partie du film », a-t-il confié à Face2Faceafrica

    avec son expérience, Bambadjan Bamba fait partie des têtes africaines de Hollywood. Membre du conseil d’administration de l’Association des artistes africains de Hollywood, l’acteur ivoirien contribue à faire émerger d’autres talents africains dans l’industrie cinématographique américaine. À son actif, un court-métrage dont il est fier. Dénommé « papa », le film écrit et réalisé par Bambadjan Bamba relate l’histoire d’un adolescent africain qui essaie de s’adapter à la vie en Amérique sous la conduite de son père rigoureux. L’acteur envisage désormais réaliser un long-métrage grâce à ses propres fonds.

    Stand with Bamba

    Contre la décision de Donald Trump de mettre fin au programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) qui permet aux jeunes arrivés illégalement aux États-Unis de bénéficier d’une protection, Bambadjan Bamba proteste. L’Ivoirien a lancé une campagne sous le hashtag #StandWithBamba pour mettre fin à la décision du président américain. En collaboration avec Define American, l’acteur de 35 ans bénéficie aussi du soutien d’autres figures de Hollywood. En parallèle, une pétition a été aussi lancée. Elle a déjà recueilli plus de 2000 signatures. Sa campagne connait une réussite. À tel point qu’il a été reçu sur des chaînes de télévision comme CNN où il a déclaré être prêt à se battre pour l’abrogation par le Congrès de la décision du président Trump de mettre fin au programme des « Dreamers ».

    « S’ils n’abrogent pas ou qu’ils ne trouvent pas de solution, je n’ai pas d’autre choix que de continuer à me battre. Je suis ici pour rester et je vais continuer à faire ce que je fais. Continuer d’utiliser ma voix pour trouver une solution », a affirmé Bambadjan Bamba dans son interview accordée à Face2FaceAfrica. L’acteur ivoirien a d’autres projets en cours dans son pays d’accueil. S’il y a fondé aussi une famille, il ne perd pas de vu son objectif ultime : revenir en Côte d’Ivoire et aider à construire une industrie cinématographique à Abidjan. Bambadjan Bamba envisage également créer une école de cinéma sur le continent.

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  • Piratage via le Bitcoin, une startup sud-africaine monte au créneau  

    Piratage via le Bitcoin, une startup sud-africaine monte au créneau  

    En 2015, la série Game of Thrones avait dépassé le record de téléchargement illégal après la sortie du sixième épisode de sa saison 5. Au compteur, 3,5 millions de téléchargements illégaux en moins de 24 heures. Pis, ce chiffre ne comptabilisait alors que les téléchargements en « peer-to-peer », ne prenant pas en compte le streaming.

    En fait, ces genres de piratages de fichiers numériques qui échappent au bénéfice des producteurs de contenus sont légion. Le phénomène prend d’ailleurs de l’ampleur, avec de nouvelles technologies qui facilitent le piratage.

    C’est précisément pour s’attaquer à ce problème que Custos Media Technologies a été créée en 2014 par des membres du staff de l’université de Stellenbosch en Afrique du Sud, avec pour mission d’offrir aux propriétaires de contenus, des solutions permettant de distribuer et de gérer leurs œuvres en toute sécurité.

    Custos vise ainsi l’intégralité du marché de la protection d’œuvres digitales dont elle a détecté le potentiel, et auquel elle propose d’utiliser la blockchain comme technologie de tracking, afin de lutter contre le téléchargement illégal.

    Pour Van Rooyen, initiateur du projet, la startup doit s’adresser aux marchés pour lesquels le téléchargement illégal constitue un problème prégnant. Actuellement, la jeune entreprise veut également mettre le cap sur le marché du e-book, comme en témoigne son partenariat avec Erudition Digital, entreprise spécialisée dans la publication d’e-books portant sur des sujets variés et dont certains sont dotés de fonctionnalités interactives.

    Depuis sa création, l’entreprise travaille à la création d’une technologie qui combat le piratage à l’aide de la blockchain bitcoin. Et grâce à cette nouvelle technologie, Custos est capable d’identifier les personnes spécifiques responsables de la fuite illégale de fichiers en utilisant une technique de retraçage.

    Technique de traçage

    Le génie de Custos media réside dans cette capacité à traquer les pirates de fichiers numériques. En effet, Custos incorpore des codes de bitcoins en filigrane dans les vidéos ou films, au travers d’un procédé qui n’altère en rien la qualité de ces derniers.

    Il utilise la méthode du « chasseur de primes », où les personnes qui trouvent des fichiers piratés sont récompensées pour avoir trouvé de nouvelles infractions.

    Chaque code est personnalisé avant que le contenu ne soit envoyé à son propriétaire. De cette façon, si un contenu venait à échapper au contrôle de son destinataire, alors la personne ayant téléchargé illégalement l’œuvre débloque sans le savoir la prime en bitcoin qui était alors intégrée.

    Dès lors, le bitcoin ainsi généré peut être traqué et localisé par Custos, grâce à la technologie de la blockchain, et l’identité du pirate communiquée au détenteur des droits (producteur, maison d’édition, etc.). Ce dernier peut alors prendre les mesures qu’il jugera nécessaires.

    Succès

    En dépit de tout le battage publicitaire, Von Rooyen indique que le projet est encore à ses « premiers stades ». Selon lui, Custos a été en mesure d’attraper un bon nombre de pirates. Il précise également que la majorité des chasseurs de primes sont des étudiants des pays en développement qui prennent au sérieux la récompense de 5 à 10 $ de bitcoin.

    Rooyen explique que Custos s’appuie sur plusieurs utilisateurs anonymes qui disposent des informations dont les clients ont besoin et que bitcoin, selon lui, est un moyen idéal de les payer anonymement.

  • GoMetro, la startup qui a révolutionné le transport commun en Afrique du Sud

    GoMetro, la startup qui a révolutionné le transport commun en Afrique du Sud

    Fondée en septembre 2012 par Justin Coetzee et située à Cape Town en Afrique du Sud, GoMetro est une start-up membre de la Silicon Cape Initiative dont la vocation est d’améliorer la mobilité des utilisateurs et de faciliter l’utilisation des transports en commun par les 19 millions d’habitants concernés. Depuis, l’entreprise fait florès.

    Quand le Sud-Africain Justin Coetzee lançait en 2012 son premier système d’information sur les transports publics en temps réel en Afrique du Sud, Go Metro n’était qu’une startup comme ces centaines d’autres, hébergées à la Silicon Cape.

    « Toute personne qui dépend des transports en commun a probablement connu cette période où, vous êtes là, à la gare, vous ennuyant, regardant une horloge pour vérifier l’heure » se rappelle Justin Coetzee, période qui avait précédé l’apparition de son application.

    C’était en 2011, quand il a commencé à utiliser les transports en commun au Cap pour se rendre au travail. « Les trains de MetroRail [le plus grand système de transport formel en Afrique du Sud, NDLR], connaissaient des retards de service chroniques et un frappant problème de communications, menant à des  manifestations d’humeurs » ajoute l’entrepreneur, Ingénieur des transports de formation. De là, nait l’idée de réguler la situation avec son application Go Metro.

    Définit par son concepteur, Go Metro est une société très ‘green’ qui vise à faciliter la prise de décision pour ses utilisateurs, en trouvant une solution au problème de communication et d’accès aux données autour des transports en commun, en particulier de MetroRail.

    En effet, le principal but de l’application est de résoudre les nombreux problèmes de mobilité en Afrique du Sud par le biais notamment d’une application et de nouvelles plateformes d’échange d’information en temps réel comme la  GoMetro TV par exemple. Le  système d’information sur le transport public basé sur le mobile fournit aux  ‘’navetteurs’’ des mises à jour en temps réel sur les retards, afin qu’ils puissent choisir de prendre d’autres moyens de transport ou prendre d’autres dispositions.

    Cette plateforme interactive donne un aperçu rapide de l’état de la circulation, des horaires et retards des trains et des bus, avec en prime, la possibilité de calculer le prix des déplacements ou encore d’envoyer un message pour prévenir d’un éventuel retard à un rendez-vous déterminé d’avance. L’application a su connecter les villes de façon beaucoup plus efficace.

    En début d’année 2017, la startup  s’est jointe à PitchDrive pour entreprendre une tournée de financement de capital-risque en Europe, qui comprenait des présentations à Londres, Amsterdam, Berlin, Zurich et Paris. Une tournée qui a visiblement porté ses fruits.

    Succès

    Le service a été approuvé et accepté par Metrorail, qui exploite des services de trains de banlieue dans les principales zones urbaines d’Afrique du Sud, et s’est rapidement développé pour desservir des millions de navetteurs réguliers. Mais bien encore, la firme a reçu le soutien d’investisseurs de renom tels que Michael Jordan, Michael Pfaff, Derek Prout-Jones et Kevin Harris.

    En 2014, l’entreprise a été lauréat du prestigieux prix du ‘’Best Innovation in a Growth Market” au San Francisco Mobile Global Forum pour son application Metrorail. L’année suivante, GoMetro fait encore apparition sur les grands podiums en remportant le prix “Global Best Practice Award in Transportation Value Added Services” du « Frost & Sullivan », pour sa capacité à appréhender les changements et à toujours proposer de nouvelles solutions à ses 300 000 utilisateurs mensuels.

    En fin d’année 2017 d’ailleurs, GoMetro a été choisie comme l’une des rares startups de transport à rejoindre le programme d’accélérateur Intelligent Mobility du Royaume-Uni, qui vise à « réviser radicalement » les systèmes de transport mondiaux. Un accélérateur qui est conçu pour « attirer des start-ups à fort potentiel de croissance dans la chaîne d’approvisionnement du transport au Royaume-Uni, tout en les aidant à devenir des entreprises de premier plan », peut-on lire sur leur site Internet.

    Le programme vise à améliorer les transports, en intégrant des thématiques telles que l’open data, l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes.

    Ce énième succès constitue pour la startup, un « carburant de fusée » s’en est réjoui le promoteur Justin Coetzee.