Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Kingsley Azieh Che [37 ans], le baron camerounais des vestes en Chine

    Kingsley Azieh Che [37 ans], le baron camerounais des vestes en Chine

    Il n’est pas devenu entrepreneur par hasard. Mais Kingsley Azieh est aujourd’hui à la tête d’une société de transport de voyageurs en autocar de façon inattendue. Il y a quatorze ans, le Camerounais débarque en Chine en tant que touriste. C’est là finalement qu’il a appris à investir avant finalement d’envisager de créer sa propre entreprise.

    D’abord enseignant d’anglais en Chine, il a fini par être consacré meilleur professeur de son école en 2006. L’entrepreneur décide ensuite d’innover dans un contexte économique chinois où plusieurs opportunités se présentaient. En 2007, le Camerounais tisse un partenariat avec une connaissance chinoise et crée son usine de fabrication de costume dénommée Hong – Kong King’s Group Co. Basée dans le district de Haifeng, l’usine fonctionne à destination de l’Afrique. Kingsley Azieh explique que son partenaire chinois est responsable de la production alors qu’il s’occupe du marketing du fait de sa connaissance du marché africain.

    Depuis, Kingsley Azieh organise ses affaires dans la province industrielle chinoise du Giangdong. Son entreprise a déjà produit des millions de costumes vendus en Afrique dans des pays comme le Cameroun, le Congo et le Nigéria. La réussite de son commerce tient aussi à des nombreuses commandes qu’effectuent des clients sur le continent.

    Investir et entreprendre au Cameroun

    Du fait de quelques difficultés rencontrées il y a quelques années, l’entrepreneur s’est tourné vers son pays et mise sur ses potentialités. « Le Cameroun d’aujourd’hui est comme la Chine des années 1970. Il dispose d’un grand potentiel de développement », estime-t-il. Kingsley Azieh a ainsi fondé l’année passée au Cameroun l’agence de voyage VIP United Express. Pour lui, il s’agit d’un marché qui peut beaucoup rapporter. Pour cela, il mise surtout sur la qualité des services à offrir aux clients, aux voyageurs. « Les services de transports en commun au Cameroun sont loin d’être satisfaisants, et les trajets entre différentes villes sont longs et fatigants. Ainsi, je veux proposer un service VIP, avec des véhicules plus performants et des produits de bonne qualité fabriqués en Chine », ajoute-t-il.

    S’il a déjà reçu l’appui de quelques investisseurs chinois, Kingsley Azieh veut faire venir au Cameroun une centaine de cars qui vont permettre à son entreprise de remplir ses objectifs. Il envisage aussi entreprendre dans le BTP. « En Chine, on dit qu’il faut d’abord construire des routes pour s’enrichir. Ce n’est que lorsque les pays africains seront connectés par des routes qu’il sera possible de promouvoir les mouvements des personnes et des marchandises et de développer l’économie », justifie cet entrepreneur ambitieux âgé de 37 ans.

     

  • Qui est William Elong [26 ans], le fabricant des drones made in Cameroun

    Qui est William Elong [26 ans], le fabricant des drones made in Cameroun

    À la tête d’une entreprise de fabrication de drone, William Elong fait partie de très jeunes entrepreneurs du Cameroun. Fondateur de la startup Will&Brothers, ce brillant entrepreneur est diplômé de la Haute école de commerce de Yaoundé et de l’École supérieure de commerce de la Rochelle. Spécialisé en intelligence économique, c’est à l’École de guerre économique de Paris dont il est à ce jour le plus jeune diplômé, qu’il a appris. Également autodidacte, William Elong s’est formé sur plusieurs sujets qui le passionnent.

    À la tête de sa startup depuis plus de cinq ans, il s’est positionné dans l’intelligence économique et l’innovation technologique. En parallèle, William Elong veut à partir des drones offrir différents services dans les domaines de l’agriculture, de la météorologie et de la cartographie. Selon lui, il faut que l’Afrique ait des yeux dans le ciel. Il a à cet effet développé l’initiative DroneAfrica. Grâce une campagne de financement participatif, William Elong a présenté en février dernier les premiers drones made in Cameroun.

    Will&Brothers a fabriqué trois types de drones. Le premier drone de la startup est dénommé « Algo » et a une portée de 20 km avec 45 minutes d’autonomie. Le deuxième est un hexacoptère appelé « Logarithm ». Le troisième drone est surnommé « Sanaga ». L’entrepreneur compte sur une nouvelle collecte de fonds pour accroitre la production des drones et conquérir les différents marchés.

    « L’Afrique a encore beaucoup de chemin à faire en matière d’intelligence économique. Nos États doivent s’en servir pour se faire une place de choix sur l’échiquier mondial », rappelle William Elong âgé de 26 ans. Le jeune entrepreneur s’intéresse à tout. Grâce aux technologies, il envisage de fournir à des zones défavorisées de son pays des moyens pour améliorer les conditions d’études des apprenants.

    En attendant, la startup Will&Brothers envisage déjà développer un autre projet. William Elong veut créer une nouvelle intelligence artificielle dénommée « Cyclop ». Cela va permettre de « détecter automatiquement des personnes, des objets ou même des animaux, l’idée est de rendre les drones intelligents avec un peu de ressources », explique-t-il.

     

     

  • Chude Jideonwo, 33 ans, patron d’une startup qui répand le bonheur

    Chude Jideonwo, 33 ans, patron d’une startup qui répand le bonheur

    À 33 ans, Chude Jideonwo ne croit pas que la réussite d’une personne peut être résumée à sa richesse. Pour ce Nigérian la réussite peut être aussi mentale. En dix ans, il estime avoir réussi avec son entreprise RED un pari fou. L’entrepreneur a gagné un maximum de confiance et de satisfaction. La réussite de ses collaborateurs est une chose qui lui fait également plaisir. Avec eux, il a tissé des liens particuliers et a appris d’eux. « Ceux qui sont partis sont aussi devenus des leaders dans des entreprises de médias dans notre pays », justifie-t-il.

    En réalité, en 2003, alors qu’il n’avait pas encore vingt ans, Chude Jideonwo a cofondé RED qui lui a permis de créer des entreprises médiatiques au Nigéria et dans d’autres pays du continent. Avec son ami Williams Adebola cofondateur de RED, Chude Jideonwo confie avoir toujours réinvesti les profits dans leurs activités. « Nous avons toujours eu des processus financiers adéquats dès le départ, et nous n’avons jamais fait ce genre de choses où vous ne connaissez pas les limites entre l’argent de l’entreprise et l’argent personnel ».

    Réussite

    Avec RED, Chude Jideonwo a organisé pendant une dizaine d’années The Future Awards Africa qui a récompensé des gens sur le continent. L’entreprise propose aussi des produits de télévision et travaille surtout sur des questions politiques et d’engagements citoyens. RED a conseillé des hommes politiques au Liberia, au Kenya, au Nigéria et même au Ghana.

    « Nous avons décidé très tôt d’être payés sur des commissions personnelles, et n’avons jamais pris de salaire, de sorte que nos fortunes sont liées à la fortune de l’entreprise. Et nous avons commencé à nous encourager dès le début, à renforcer les capacités des autres membres de l’équipe en tant que moteurs de ressources », explique-t-il dans une interview à Forbes. En ce début d’année, l’entrepreneur a décidé de quitter la tête de son entreprise. « Je voudrais que RED existe sans mon apport. Ce sera la preuve que j’ai construit quelque chose », affirme-t-il.

    Du bonheur et de la confiance

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    S’il reste membre du conseil d’administration de RED, Chude Jideonwo va désormais diriger Joy, Inc, une entreprise d’enseignement et de médias qui intègre la recherche et les preuves sur les émotions positives et la résilience. Étudiant boursier à Yale il a quelques mois, l’entrepreneur veut désormais participer à la formation d’une nouvelle génération d’Africains qui doivent chercher le bonheur pour le plus grand nombre. Chude Jideonwo pense qu’un intérêt doit être accordé à l’économie du bonheur qui doit permettre aux Africains d’avoir plus confiance en eux.

    Les profits de sa nouvelle entreprise sont reversés à des organismes de bienfaisance. Chude Jideonwo trouve la société actuelle en désordre et guidée par l’argent. Pour lui, il n’est plus urgent d’avoir des startups qui incitent les gens à devenir matérialistes. « Je pense que nous avons besoin d’entreprises et d’organisations qui répondent aux vraies questions que les gens posent au monde dans leurs cœurs et dans leurs âmes aujourd’hui », considère-t-il.

  • Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Sur 300.000 candidatures venues de 173 pays retenues pour le Global Teacher Prize 2018, 50 ont finalement été sélectionnées pour la finale de ce prix. Parmi les finalistes figurent sept enseignants africains. Il s’agit de Ayodele Odeogbola, et Itodo Anthony du Nigeria, Marjorie Brown et Wendy Horn d’Afrique du Sud, Catherine Nakabugo d’Ouganda, Abdikadir Ismail du Kenya et Sitsofe Enyonam Anku du Ghana.

    Le Global Teacher Prize qui récompense un enseignant pour une contribution particulière à sa profession est un prix d’une valeur de 1 million de dollars US créé par la Fondation Varkey, fondée par le milliardaire indien Sunny Varkey. Pour l’édition 2018, Afrotribune vous présente les sept Africains en lice pour ce prestigieux prix qui sera remis en mars prochain.

    Sitsofe Enyonam Anku

    Ce Ghanéen a créé la Meagasa Mathematics Academy pour soutenir les enfants de 6 à 18 ans et ses programmes d’enseignement ont aidé les élèves à trouver du plaisir et de l’excitation en mathématiques. Sitsofe Enyonam Anku est un éducateur de mathématiques de renommée internationale, qui promeut des mathématiques pratiques pour surmonter les craintes des élèves et leur permettre d’apprécier ses applications dans la vie réelle. Ses méthodes d’enseignement sont utilisées dans les salles de classe au Ghana et dans d’autres parties du monde.

    Itodo Anthony

    En mai 2017, cet enseignant nigérian crée New Frontiers Youth Forum qui accueille des membres de 13 à 35 ans formés sur le leadership et les actions positives à mener pour une transformation de leur communauté. Itodo Anthony est sans cesse guider par l’intérêt général. Pour lui, il est nécessaire d’inculquer à la relève nigériane des valeurs. Il s’attèle donc dans ses cours à parler service communautaire, justice, solidité institutionnelle et sutout création de valeur. Il y a quelques mois, le New Frontiers Youth Forum s’est doté d’une bibliothèque communautaire pour permettre à ses membres de bien étudier.

    Abdikadir Ismail

    Il administre une école kenyane défavorisée. Mais Abdikadir a saisi une opportunité de faire la différence en utilisant la technologie. N’ayant pas de laboratoire scientifique à son école, cet enseignant a envoyé des collègues dans les écoles bien équipées pour filmer les expériences et d’autres cas pratiques. Dans son école, Abdikadir Ismail fait ensuite lire via son ordinateur les vidéos intégrées dans des présentations PowerPoint

    Marjorie Brown

    ses étudiants ont ensuite représenté l’Afrique du Sud dans des forums de jeunes, les Paris Climate Talk et diverses universités de l’Ivy League. Marjorie Brown est une ancienne activiste des droits de l’homme. Elle enseigne l’histoire aux filles et encourage la pensée critique. A ce jour, elle dirige le programme Kids Lit in SA consacré à l’alphabétisation des enfants et son Kids Lit Lit, lancé il y a près de trente ans. Ce programme auquel participent plus de 100 écoles, a augmenté les stocks de livres dans les bibliothèques de l’Afrique du Sud et mobilisé les enseignants.

    Catherine Nakabugo

    Cette Ougandaise est passionnée par l’éducation des filles. Catherine Nakabugo a aidé ses élèves à mettre en place un certain nombre d’entreprises scolaires prospères qui les aident à acquérir de précieuses compétences de vie et à renforcer leurs compétences scolaires, comme les mathématiques en travaillant sur les comptes. En 2014, son district a remporté un concours national de sciences avec son projet de chaise de Pythagoras.

    Wendy Horn

    Elle est passionnée par la science et la technologie. En plus d’enseigner les sciences à son école, elle parle aux éducateurs de la façon d’enseigner la science, d’engager les apprenants, d’utiliser la technologie et de la mettre en pratique. En tant que directrice d’une nouvelle école, la Sud-africaine encadre et guide ses enseignants, dont beaucoup étaient des débutants.

    Ayodele Odeogbola

    Ce Nigérian est un passionné de pratique. Pour bien faire comprendre ses cours à ses étudiants, il n’hésite pas à faire venir des experts dans sa classe pour qu’ils parlent du concret. Ayodele Odeogbola a aussi relié sa classe à d’autres écoles en Inde et au Liban avec l’utilisation de Skype et d’autres médias sociaux. Son point fort est de toujours innover dans sa façon d’enseigner. Pour lui, il est important d’explorer toutes les opportunités d’apprentissage. Avec ses collaborations, sa créativité et sa passion pour la technologie, cet enseignant forme des étudiants exceptionnels.

     

     

     

  • Ce jeune entrepreneur camerounais gère 15 millions d’euros par semaine

    Ce jeune entrepreneur camerounais gère 15 millions d’euros par semaine

    Franz Cédric Atangana fait partie de jeunes entrepreneurs qui font la renommée du Cameroun. Diplômé de Polytech Marseille, il a cofondé avec d’autres camarades le Fintech Infinity Space. « Nous voulons challenger l’impossible », résume-t-il. Cédric Atangana a depuis créé WeCashUp, une solution universelle de paiement mobile en Afrique.

    En 2014 au Google I/O Pitch Night aux États-Unis, WeCashUp permet au jeune entrepreneur d’être distingué dans la Silicon Valley avec 20 000 dollars. En 2016 à Francfort, Infinity Space a également été classé parmi les 30 meilleures startups d’Europe.

    Pour lancer les activités de cette startup, Cédric Atangana est parti est d’un constat. « En Afrique 80 % de la population n’a pas de compte en banque et de carte bleue. De ce fait, c’est un marché inaccessible pour des entreprises occidentales et notamment les acteurs du e-commerce », explique-t-il. C’est alors qu’il décide de lancer WeCashuP en 2016, un produit qui doit permettre aux entreprises étrangères d’être sur les marchés émergents. En 2017, l’entrepreneur a reçu le prix de la meilleure innovation de l’Initiative Marseille Metropole (IMM), un réseau associatif de financement des créateurs d’entreprise.

    Avec WeCashUp, Cédric Atangana veut conquérir l’Afrique où se trouve le cœur de cible de son entreprise. WeCashUp est déjà disponible dans plusieurs pays du continent et permet aux gens de payer en ligne et aux entreprises du e-commerce de récupérer les paiements. Diplômé de la faculté de génie industrielle de Douala, l’ancien développeur de Google au Cameroun ambitionne écrire une grande histoire de la fintech en Afrique et dans le monde. Avec ses bureaux installés au Kenya et au Cameroun, Infinity Space totalise plus de 15 millions d’euros de transaction par semaine via WeCashUp.

  • Depuis les USA, Vanessa entreprend pour sauver contre le diabète au Cameroun

    Depuis les USA, Vanessa entreprend pour sauver contre le diabète au Cameroun

    Aux yeux de ceux qui la connaissent depuis un moment, Vanessa Zommi Kungne n’est rein d’autres qu’une âme bien née. Du haut de ses 22 ans dont déjà 5 dans le monde entrepreneurial, la Camerounaise a su inspirer bien d’entrepreneurs plus âgés qu’elle.

    En effet, alors qu’elle avait encore 17 ans, étudiante en génie chimique à l’université de catholique de Buea, la post pubère découvre l’entrepreneuriat et décide de s’auto-employer.

    Depuis le début, elle était très claire là-dessus : « faire dans l’entrepreneuriat social afin d’apporter un plus à sa communauté. » De cette détermination, elle ne se contentera plus de cours magistraux qu’elle recevait à l’université. Elle devient curieuse et participe aux séminaires et formations en entrepreneuriat.

    Au même moment, confronté à la mort programmée de sa mère du diabète comme ce fut le cas pour ses grands-parents, Vanessa a décidé d’écarter l’option de la fatalité.

    Puis, elle découvre les vertus du moringa. Une plante à base de laquelle la Camerounaise va réussir à produire un thé 100 % naturel, lui permettant de réduire le taux de sucre dans le sang.

    En réalité, dans la région de Buéa où le diabète touche 15 % des 15 – 99 ans, le produit de Vanessa est d’une importance à caractère social et sanitaire. Une initiative qui lui vaudra plusieurs prix et reconnaissance tant au Cameroun chez elle que sur le plan international.

    Actuellement étudiante à l’université de Villanova aux États-Unis, elle suit le développement de son activité tout en accumulant les prix et distinctions.

     

  • Étudiante en l’Allemagne, elle lance son entreprise dans 4 pays africains

    Étudiante en l’Allemagne, elle lance son entreprise dans 4 pays africains

    Lydie Idel Makamdem Tchidjo, fondatrice de Familov, est née et grandie au Cameroun au milieu d’une famille de 6 sœurs.  Depuis son enfance, elle nourrissait secrètement le rêve d’avoir sa propre entreprise et d’émerger.

    Lydie est surement sur une bonne pente. Issue d’une famille modeste où le père est un enseignant, elle est la seule dans la famille à faire de longues études.

    Alors qu’elle était arrivée en Allemagne, la Camerounaise a avoué qu’elle avait senti son rêve d’entrepreneure lointain, devant la nécessité de financer ses propres études et soutenir financièrement ses sœurs au Cameroun avec des transferts d’argent. « Ces transferts d’argent sont chers; chaque transfert coûte 12% de frais. Et il n’y a aucune garantie que l’argent servira réellement à acheter de la nourriture à laquelle il est destiné » raconte-t-elle. Cette situation l’a poussée en 2013, à penser transférer directement de la nourriture plutôt que de l’argent.

    Pour cela, Lydie a eu l’idée de mettre en place une boutique en ligne pour l’achat d’aliments. Le mécanisme de transfert est de telle sorte que les marchandises ne sont pas expédiées d’Allemagne, d’où Lydie gère son entreprise, mais distribuées par l’intermédiaire d’une chaîne de supermarchés dans trois grandes villes du Cameroun: Douala, Bafoussam et Jaunde.

    « Cela signifie que la famille collectera les articles commandés et payés directement auprès du supermarché partenaire,» précise-t-elle.

    Actuellement, la plateforme Familov a plus un millier d’utilisateurs. En ce moment, Familov s’est installé au Kenya et au Gabon. L’option d’extension vers Nigeria est en cours d’étude.

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  • Au Kenya, le Bitcoin trouve une concurrence locale

    Au Kenya, le Bitcoin trouve une concurrence locale

    Au Kenya, une nouvelle monnaie numérique développée localement est disponible sur le marché, ciblant principalement les investisseurs qui sont dans le monde du commerce électronique.

    La nouvelle cryptomonnaie, baptisée Nurucoin, a été développée par les propriétaires du site de commerce électronique BlazeBay, elle-même filiale de Churchblaze Christian Association, qui gère un certain nombre de plateformes technologiques et de réseaux sociaux.

    L’offre de Nurucoin, qui intervient à un moment où des milliers de Kenyans ont les yeux rivés sur des devises virtuelles comme moyen de gagner rapidement de l’argent, est actuellement en phase de prévente qui a commencé la semaine dernière à l’intention des particuliers fortunés. Cette devise sera disponible en vente pour le public à partir de ce 15 février.

    Selon les informations données par les concepteurs de Nurucoin, la pièce devrait être vendue à 10 cents US (Sh10), pour les nouveaux acheteurs, les développeurs étant dans une logique de rabais pour attirer les acheteurs anticipés.

    « Si vous l’achetez lors de la vente de la foule à partir du 15 février, vous l’obtiendrez à 10 cents américains par jeton, soit environ 10 shillings », a déclaré jeudi passé le directeur général de Nurucoin, Isaac Muthui.

    Celui-ci explique que « ceux qui achètent pendant la prévente qui a débuté la semaine dernière, et qui ciblent les entreprises associées et les investisseurs fortunés, doivent acheter des Nurucoin d’une valeur minimale de 5 000 $ (510 000 shillings). Mais ils bénéficient d’une réduction de 40 %. Un jeton à environ six cents Américains »,

    Les développeurs de Nurucoin surfent sur la vente des pièces pour le développement de leur système de blockchain qui ciblera consortiums d’entreprises et les gros investisseurs du monde d l’e-commerce.

    « Notre objectif est d’encourager les Africains à commercer entre eux au lieu de trop compter sur le commerce avec d’autres régions. », a confié le dirigeant à un média local.

    Obstacles

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    Les développeurs de Nurucoin n’ont pas l’approbation de l’Autorité des marchés de capitaux pour collecter des fonds auprès du public.

    En effet, les monnaies virtuelles restent un sujet controversé au Kenya, la Banque centrale du pays les classant comme « une bulle et un système de Ponzi ».

    La Banque centrale a d’ailleurs averti les Kenyans de ne pas attendre une aide réglementaire si leur pari sur ces cryptomonnaies se passait mal.

    Cependant cette mise en garde officielle de la CBK a été largement ignorée. En réalité, les Kenyans sont parmi les acheteurs les plus avides des monnaies numériques à travers le monde, détenant des bitcoins évalués à environ 163 milliards de shillings (1,6 milliard $). Dans ce pays, une bonne partie de la population considère cet instrument comme un moyen rapide de se faire de l’argent.

    Le mois dernier, un échange de cryptomonnaie sur l’île de Man connu sous le nom de CoinDirect.com a été lancé au Kenya. Cet échange cible les commerçants locaux en leur offrant une plateforme pour convertir leurs jetons en shillings kenyans dans 25 cryptomonnaies différentes.

  • Kelly Kamen, 29 ans, la Camerounaise qui réinvente le cosmétique

    Kelly Kamen, 29 ans, la Camerounaise qui réinvente le cosmétique

    Kelly Kamen à 29 ans joue déjà dans la cours des grands. Fondatrice en décembre 2015 de Mia kosmetics, Kelly Kamen a eu le courage de se lancer dans un secteur extrêmement concurrentiel avec les acteurs aux moyens colossaux.

    Nantie d’un diplôme de BAC+ 5 ans en Ingénierie cosmétique, la Camerounaise a une expérience dans le domaine où elle a travaillé pendant deux ans en assurance qualité cosmétique et pharmaceutique.

    Pour lancer son entreprise, le travail en amont a été de longue haleine. « J’avais ce projet depuis 10 ans et j’ai orienté mes études en fonction. L’idée était d’aller un peu plus loin que simplement de sous-traiter les produit. Je voulais vraiment savoir ce qui se passait derrière un packaging et comprendre l’ensemble de la chaîne de fabrication » affirme-t-elle, avant de décider finalement de se lancer dans des produits de soins pour la peau.

    « L’idée était d’avoir une marque disponible en parapharmacie et pouvoir concurrencer des géants comme Bioderman ou Avene sur le long terme » explique l’’entrepreneure.

    Depuis, Kelly Kamen et son équipe ont travaillé sur des produits sains, hypoallergéniques, avec des actifs typiquement africains. « Nous avons travaillé sur des huiles ancestrales : l’huile de palmiste, très connu au Cameroun et qu’on appelle le manianga, l’huile de marula, très utilisée en Afrique du Sud et l’huile de moringa, plébiscitée au Sénégal », ajoute-t-elle.

    Avec des packagings inspirés des tissus-pagnes wax, les produits de Kelly Kamen ont tout pour ressembler aux Africains. Sa marque est aujourd’hui commercialisée à Douala et Yaoundé avec près de 30 points de vente. Actuellement, la startup pense travailler avec des parfumeries pour élargir le spectre de distribution.

    Kelly Kamen s’affiche comme une jeune femme qui n’a pas peur de l’avenir. En acte, elle prouve au quotidien qu’elle a foi au Cameroun et en l’Afrique.

  • Vous n’aimez pas la télé? Cette Camerounaise de 32 ans changera votre avis

    Vous n’aimez pas la télé? Cette Camerounaise de 32 ans changera votre avis

    Chez elle, au Cameroun où elle est une star bien adulée, Laura Dave est aussi une étoile brillante dans l’entrepreneuriat. Teint noir, souriante, dotée d’une voix caressante, Biassi Laura Davide plus connue sous le nom de Laura Dave, est l’une des personnalités les plus suivies dans le vaste marché de communication dans son pays.

    Pour nombre de ses fans au Cameroun ou rencontrés sur les réseaux sociaux, Laura Dave est incontestablement l’une des meilleures professionnelles dans son domaine, celui du journalisme et de l’animation, en Afrique francophone.

    Née à Yaoundé il y a 32 ans, Laura Dave a passé la plus grande partie de son enfance dans la capitale politique camerounaise où elle a mené ses études jusqu’à l’obtention du baccalauréat. Elle retrouve ensuite Douala, où elle a continué les cours en communication des entreprises. Mais bien avant sa nouvelle vie à Douala, Laura avait fait ses premiers pas dans les médias en 2001 sur une radio, puis à la télé. Elle n’aura ensuite pas de difficultés à gravir les échelons. Son intelligence au service de ses employeurs, sa belle voix, sa finesse et son professionnalisme lui ont été d’un grand bénéfice.

    Friande de challenge et de remise en question, elle rejoint l’équipe de VOXAFRICA en 2012 où elle prend les rênes de l’émission culturelle AFROBUZZ DOUALA, une émission qui relate tout ce qui est « up » ou « down » dans le domaine culturel au Cameroun et au-delà.

    Parallèlement depuis 2014, ses nombreuses expériences l’ont conduite à la création de sa propre entreprise, Laura Dave Production (LD PROD), qui a pour but de produire et fournir des programmes aux chaines de radios et télés. Une entreprise personnelle qu’elle dirige avec beaucoup de diligence. D’ailleurs, C’est à elle que vous devez le magazine « Georgette et Samuel Eto’o » qui avait été diffusé sur Canal 2 International…