Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Afrique du Sud: trois jeunes inventent un robot pour sauver les mineurs

    Afrique du Sud: trois jeunes inventent un robot pour sauver les mineurs

    En Afrique du Sud, face aux grands risques que courent quotidiennement les mineurs, un groupe de jeunes étudiants a développé système pour alerter en cas de danger.

    « Rock Pulse », c’est ce système qui sera déployé prochainement dans les mines sud-africaines. Ce système d’alerte rapide et de surveillance détecte la stabilité des roches dans les mines et réduit le risque d’accidents miniers. Un dispositif conçu par des étudiants sud-africains en sciences, qui pourrait aider à prévenir les décès dus aux mines.

    En effet, Rock Pulse est un autre robot développé par le Conseil sud-africain pour la recherche scientifique et industrielle (CSIR), et présentée au Mining Indaba qui se tient actuellement au Cap, en Afrique du Sud, du 5 au 8 février 2018.

    Le robot travaille en recueillant des données souterraines et en interprétant ces données afin de déclencher une alarme si un danger potentiel est détecté, a déclaré Veronica Mohapeloa, porte-parole du Département de la science et de la technologie.

    Ces étudiants font partie d’un groupe de participants au programme Data Science for Impact et Decision Enablement (DSIDE), qui est financé par le Département des Sciences et Technologies, a confié Mme Mohapeloa. Cinquante étudiants d’Afrique du Sud ont été recrutés pour faire partie du programme de cette année, a-t-elle ajouté.

    En réalité, le programme DSIDE vise à renforcer les capacités en matière de science des données en recrutant des étudiants pour participer à la résolution de problèmes réels par la pratique. Environ 50 étudiants de partout au pays ont été recrutés dans le programme de cette année, qui a formé 141 étudiants depuis sa création en 2014.

    Les étudiants qui ont développé le système de Rock Pulse (Nicolene Roux, Boitumelo Mahlobo et Clodita Mandlazià) ont confirmé que la technologie a atteint un niveau de confiance, ce qui assure sa validité, mais que des améliorations sont encore nécessaires.

    « Nous nous sommes rendu compte que la technologie ne pouvait pas faire la différence entre un son artificiel et un son non créé, c’est là qu’il faut s’améliorer, car vous ne voulez pas qu’un faux déclencheur affecte négativement la production d’une mine » a déclaré Nicolene Roux, qui a passé trois ans sous terre pendant ses études de géologie.

    En effet, les mines d’Afrique du Sud sont considérées comme l’un des environnements de travail le plus dangereux du pays, en raison des explosions de roches et de l’activité sismique qui fait beaucoup de morts.

    Fonctionnement de Rock Pulse

    Le système de surveillance Rock Pulse est testé par le CSIR. Le département explique que Rock Pulse fonctionne en collectant des données en temps réel, sous terre, à l’aide d’un géophone connecté à un boulon de toit dans un puits de mine.

    Les algorithmes interprètent alors les données pour identifier les déclencheurs ou les événements potentiellement dangereux, provoquant éventuellement une alarme pour l’évacuation des parties affectées de la mine.

    De fait, RockPulse est capable d’écouter la microsismicité brute, d’extraire des caractéristiques de microfractures. La surveillance est continue en temps réel des instabilités et permet également d’optimiser les temps de réintroduction en toute sécurité après des événements dangereux.

    Par ailleurs, d’autres technologies seront également exposées au Mining Indaba développé par le CSIR. Ceux-ci comprennent le dispositif d’inspection, le système de prévention des collisions, la santé au travail et les solutions technologiques d’ergonomie.

    Le responsable du groupe de recherche CSIR, John Isaacs, estime que le système est un pas dans la bonne direction pour remplacer les anciennes technologies actuellement utilisées, d’autant plus que les mines sud-africaines ont besoin de technologies robustes pour améliorer les conditions de travail.

    Le but ultime, ajoute-t-il, est que le système devrait être en mesure d’éclairer la planification future, d’identifier les risques et de définir les voies de sortie les plus courtes en cas d’évacuation. Pour cela, les concepteurs sont exhortés à une amélioration.

  • 7 multimillionnaires ougandais qui prospèrent dans l’ombre

    7 multimillionnaires ougandais qui prospèrent dans l’ombre

    S’il est vrai que leurs noms ne riment pas aux grands succès cités en Afrique, en Ouganda, loin des projecteurs envieux des médias, continuent de s’enrichir certains multimillionnaires qui ont fondé leur fortune dans des domaines divers comme l’agriculture, l’alimentation, la construction, l’énergie et la distribution. Voici 7 Ougandais qui ont des revenus annuels d’au moins 50 millions de dollars.

    Mohammed Hamid

    Mohammed Hamid est connu en Ouganda comme le fondateur du conglomérat ougandais avec des revenus annuels estimés à 300 millions de dollars, Aya Group. Ce groupe a des intérêts dans la meunerie, la fabrication alimentaire, le négoce de matières premières, le transport et l’hôtellerie.

    Pearl Of Africa, un hôtel de référence à Kampala qui a coûté plus de 200 millions de dollars pour la construction, appartient également au groupe Aya.

    Emmanuel Katongole

     

    En Ouganda, Emmanuel Katongole est connu comme cofondateur de Cipla Quality Chemical Industries, une grande société pharmaceutique ougandaise qu’il a fondée pour importer des médicaments génériques humains et vétérinaires.

    En 2015, Cipla, une importante société pharmaceutique mondiale, a acquis une participation de 51 % dans la société pour 30 millions de dollars, portant l’entreprise à environ 60 millions de dollars. La société a été renommée Cipla Quality Chemical Industries. Katongole est président de l’entreprise.

    Abid Alam

    Abid Alam est le PDG et actionnaire majoritaire du groupe Alam, l’un des plus grands conglomérats de l’Ouganda.

    En 1965, Manzur Alam, le père d’Abid, crée une petite entreprise à Kampala pour la fabrication de fenêtres, de portes métalliques, de persiennes et de tuyaux en acier. Au cours des cinq dernières décennies, cette activité a fait boule de neige dans le groupe Alam, un groupe de 120 millions de dollars de revenus.

    Habib Kagimu

    Habib Kagimu, cet Ougandais d’origine somalienne, est le propriétaire du premier distributeur pétrolier ougandais, Habib Oil. Sa société holding, Habib Investments, possède des actifs importants dans le développement immobilier, les télécommunications, la sécurité et l’agriculture.

    Sikander Lalani

    Roofings Group, le plus grand fabricant de matériaux de construction en acier en Ouganda est une propriété de Sikander Lalani. Son entreprise a une capacité de production installée de 72 000 tonnes métriques par an. La société a des revenus annuels de plus de 80 millions de dollars et emploie plus de 3 000 personnes.

    Mukesh Shukla

    Le magnat indo-ougandais Mukesh Shukla a une source de revenus diversifiée. Aujourd’hui, le groupe Shumuk qu’il dirige est l’un des plus grands conglomérats industriels d’Afrique de l’Est avec des intérêts dans la production d’acier, la production laitière et l’hôtellerie.

    En effet, Mukesh Shukla a commencé ses activités en 1984 en échangeant des produits de base provenant d’un point de vente au détail et en gros à Kampala. Avec ses bénéfices, Shukla a commencé à fabriquer des ustensiles en aluminium et a ouvert un bureau Forex.

    Actuellement, sa société a des revenus annuels de plus de 80 millions de dollars.

    Karim Hirji

    On doit en Ouganda à Karim Hirji, le titre du premier hôtelier ougandais. En effet, celui-ci a fait ses débuts à la fin des années 80 lorsqu’il a commencé à faire du commerce de textiles et de boissons alcoolisées dans le quartier central des affaires de Kampala.

    Aujourd’hui, il est propriétaire de l’Imperial Group of Hotels, un groupe qui possède un portefeuille de certains des hôtels quatre étoiles les plus populaires de l’Ouganda, comme l’Imperial Resort Beach Hotel. L’ancien pilote de rallye champion de 67 ans possède également des concessionnaires automobiles à travers l’Ouganda.

     

  • Top 5 des multimillionnaires sénégalais les plus discrets

    Top 5 des multimillionnaires sénégalais les plus discrets

    Si l’économie du Sénégal ces dernières années présente une perspective reluisante, les rapports sur l’état de finance dans ce pays ont déjà achevé de convaincre que ce pays est un pays pauvre.

    Sur une population de 14 millions d’habitants, près de la moitié tombe sous le seuil de pauvreté de 50 dollars par an. Toutefois, dans cette écrasante pauvreté, certains entrepreneurs sénégalais ont pu tirer leur épingle du jeu pour construire des entreprises au demeurant prospères. Voici 5 entrepreneurs sénégalais multimillionnaires qui possèdent des entreprises dont les revenus annuels dépassent 100 millions de dollars.

    Abdoulaye Diao, le pétrolier

    Dans son pays, Abdoulaye Dio, 71 ans, est présenté comme « un surdoué aux talents multiples ». D’un passé d’étudiant brillant, l’homme est désormais à la tête d’une des plus grandes fortunes en Afrique francophone.

    En effet, c’est depuis 1987 que le richissime Sénégalais Abdoulaye Diao a fondé l’International Trading Oil and Commodities Corporation (ITOC SA), une entreprise pétrolière. L’ITOC exploite du pétrole brut ainsi que de l’essence, du GPL et du carburéacteur. L’entreprise réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 600 millions de dollars.

    Yerim Sow, l’investisseur

    Yerim Sow est le fils du légendaire magnat de la construction sénégalais Aliou Sow, décédé en août dernier.

    Fondateur du Teyliom Group, une société d’investissement, le succès de cette entreprise lui fait acquérir avec un vaste portefeuille qui comprend des hôtels de luxe comme Radisson Blu Dakar, Noom, Seen et Yaas ainsi qu’une banque commerciale, Bridge Bank. Il détient également 7% de participation de MTN Côte d’Ivoire. A 51ans, sa fortune est étiquetée comme l’une des plus importantes au Sénégal.

    Mohammed Choubassi & Famille, biens de consommation

    Mohammed Choubassi et ses frères ont misé sur une brasserie dans un pays musulman. L’investissement a porté ses fruits.

    En effet, cette famille possède SEBO, la deuxième plus grande brasserie du Sénégal avec une part estimée à 30% du marché de la bière. Mais l’empire des affaires de Choubassi ne se limite pas là. La famille gère également Sofiex, un fabricant et distributeur de pâtes, de produits laitiers et d’aliments congelés. La société a des revenus annuels estimés à plus de 220 millions de dollars.

    Kabirou Mbodje, Transfert d’argent

    L’entrepreneur sénégalais de 53 ans est le fondateur et actionnaire majoritaire de Wari, le service de transfert d’argent le plus populaire au Sénégal.

    Wari, entreprise que le Sénégalais a fondée en 2008, surpasse dans son pays les géants internationaux du transfert d’argent tels que Moneygram et Western Union. Wari opère désormais à partir de plus de 20 000 points de vente à travers le Sénégal et 500 000 dans le monde. La société compte plus de 300 employés et opère dans 60 pays. L’année dernière, Wari a eu des revenus de plus de 150 millions de dollars.

    Ameth Amar, Nourriture

    Ameth Amar, 66 ans, est un milliardaire sénégalais à la discrétion légendaire. Il est l’un des chefs d’entreprise les plus influents du Sénégal.

    En 1996, il fonde la nouvelle minoterie africaine, Nma Sanders, une entreprise industrielle sénégalaise qui produit de la farine de blé, des aliments pour bétail, de la volaille, des aliments pour poissons et des pâtes alimentaires. Les revenus annuels dépassent 130 millions de dollars et l’entreprise emploie plus de 400 personnes.

  • Nigeria: une startup lève 1 million de dollars pour connecter les paysans

    Nigeria: une startup lève 1 million de dollars pour connecter les paysans

    L’introduction de petits producteurs agricoles nigérians aux moyens limités sur un marché plus large, a permis à la nouvelle start-up Farmcrowdy de bénéficier d’un million de dollars auprès d’investisseurs tels que Techstars, Cox Ventures et Social Capital.

    Au Nigeria, la possibilité que plus de Nigérians de classe moyenne puissent s’impliquer dans l’agriculture gagne la conviction des investisseurs et fait le succès de la tech-startup Farmcrowdy. Cette plateforme numérique agritech révolutionne le secteur agricole local en connectant les petits producteurs agricoles aux sponsors nigérians de la région, des États-Unis et du Royaume-Uni pour investissement.

    Lancée en novembre 2016, la startup n’a cessé de gagner en popularité et en intérêt international. En août 2017, Farmcrowdy est devenue la première startup africaine acceptée dans le programme accélérateur de Techstars Atlanta.

    Le modèle de crowdfarming de la startup permet aux Nigérians de parrainer des fermes existantes (les cultures comprennent le manioc, le maïs, le riz et les fèves de soja) avec une somme comprise entre 260 et 790 dollars. En retour, lors de la récolte, les bailleurs agricoles gagnent entre 9 % et 25 % de profit sur leur investissement initial.

    Cette injection de capitaux permet aux agriculteurs de cultiver de plus grandes terres agricoles afin de se développer plus rapidement. La proposition de Farmcrowdy a vu 1 000 commanditaires agricoles depuis son lancement, et la startup a maintenant construit un réseau de plus de 3 000 agriculteurs.

    Des problèmes complexes aux marchés numériques

    L’application offre aux sponsors de « Farm Shop » des opportunités agricoles filtrées par type de produit, le montant du financement, la durée du contrat, et les rendements attendus sur un investissement. Les profils comprennent des détails sur ce que le parrainage finance (intrants agricoles, conseils techniques ou soutien logistique) pour atteindre les rendements. Les cultures courantes sont le manioc, le soja et le riz. Via la même plateforme, les investisseurs peuvent suivre la performance de leurs placements.

    « Ce qui différencie Farmcrowdy des autres plateformes, c’est qu’il transforme un problème complexe en marché numérique », a déclaré Onyeka Akumah, PDG de Farmcrowdy, lors d’une interview dans le média local. Et d’expliquer, « nous prenons en charge le financement des agriculteurs, la formation des agriculteurs, en fournissant le marché pour les agriculteurs à vendre. Nous nous occupons de la logistique pour mettre les récoltes agricoles sur le marché et nous assurer que les agriculteurs obtiennent un rendement décent à la fin de leur cycle ».

    En réalité, farmcrowdy sélectionne des fermes à petite échelle dans tout le Nigéria et travaille avec des partenaires tels que Syngenta et l’Institut international d’agriculture tropicale d’Afrique pour élaborer des programmes de parrainage afin de leur fournir une expertise. Puisqu’un grand problème, selon Akumah, est que beaucoup de fermes n’ont pas les intrants nécessaires pour atteindre le plein potentiel de récolte de leurs parcelles.

    Perspectives

    Image result for agriculture in Nigeria

    Le modèle de revenu de Farmcrowdy fonctionne sur un système principal de distribution selon le quota de 40 % pour les sponsors, 40 % pour les agriculteurs, et 20 pour cent pour Farmcrowdy.

    Selon les ambitions de Farmcrowdy, la startup utilisera son nouveau financement pour étendre ses opérations dans à 20 États nigérians (elle opère actuellement dans huit états) et ajoutera 4 000 agriculteurs à son réseau.

    Le PDG de Farmcrowdy, Onyeka Akumah, considère que le potentiel de revenus pour l’agriculture au Nigeria est « aussi important », en notant la taille et la croissance du pays. « Le Nigeria compte 186 millions de personnes et devrait devenir le troisième plus grand pays du monde au cours des 30 prochaines années. Toutes ces personnes vont avoir besoin de nourriture pour manger », croit-il.

  • Alain Nteff, l’entrepreneur qui sauve les femmes enceintes au Cameroun

    Alain Nteff, l’entrepreneur qui sauve les femmes enceintes au Cameroun

    Le lancement en 2013 de sa plateforme médicale a redessiné le parcours de ce jeune brillant. Ancien ambassadeur de Google au Cameroun, ce jeune entrepreneur de 26 ans ne se détourne pas depuis cinq ans de son objectif : celui de réduire au maximum la mortalité maternelle et infantile sur le continent. Il a créé la plateforme médicale Gifted Mom et est considéré comme l’un des jeunes entrepreneurs les plus prometteurs du continent. Diplômé de l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, cet ingénieur informatique met depuis plus de quatre ans ses compétences au service d’une cause sanitaire et humanitaire.

    Gifted Mom qui fait du social s’est donné pour tâche de fournir des informations médicales aux femmes enceintes qui vivent dans des endroits reculés du Cameroun. Les téléphones portables de ces femmes sont donc reliés à une plateforme informatique mise en place par Alain Nteff. Elles reçoivent quotidiennement des informations utiles et peuvent également envoyer à partir de leur des messages d’alerte au besoin. Pour le patron de Gifted Mom, il ne s’agit pas simplement de fournir des informations médicales, mais il est important de sauver des femmes enceintes et des bébés qui peuvent mourir sans soutien. Pour bien faire fonctionner sa plateforme, Alain Nteff s’est entouré d’une équipe dynamique composée d’employés, de bénévoles et d’étudiants en médecine.

    Image result for Alain Nteff,

    Récompenses

    Depuis son lancement, Gifted Mom a déjà touché une vingtaine de zones enclavées du Cameroun. Plus de 3000 femmes ont déjà bénéficié du suivi de Gifted Mom. Ce qui vaut à l’entrepreneur d’être connu au plan national et international comme le sauveur des femmes enceintes. En 2015, il a même été invité au forum économique mondial de Davos aux côtés des chefs d’État et des hommes d’affaires les plus connus. Alain Nteff est devenu le plus jeune à participer à cette grande rencontre économique. Gifted Mom envisage accorder son suivi à plus de femmes camerounaises. L’autre objectif est de s’installer dans des pays du continent pour offrir ses services.

    A moins de 30 ans, Alain Nteff a déjà été récompensé à différentes reprises. En 2014, ce jeune ambitieux a reçu le Prix Anzisha. Il a également été nommé comme meilleur entrepreneur social de l’Afrique en 2014 par la Fondation Master Card. A l’issue de sa participation au forum économique de Davos en 2015, le Camerounais avait été nommé par CNN et Forbes Afrique parmi les 30 jeunes entrepreneurs d’Afrique. Son initiative en faveur des femmes enceintes lui a valu le premier Prix du Jeune Leader de la Reine. A cette occasion Alain Nteff a reçu son prix des mains de la reine Elizabeth II.

    Image result for Alain Nteff,

  • Arthur Zang, 31 ans, père de l’électrocardiogramme camerounais

    Arthur Zang, 31 ans, père de l’électrocardiogramme camerounais

    Ingénieur informatique de formation, cet entrepreneur a mis cinq ans pour mettre au point le CardioPad, une tablette qui l’a fait connaître en Afrique et dans le monde.

    Pour fabriquer le CardioPad, l’ancien étudiant de l’École polytechnique du Cameroun a suivi des cours des lignes. Arthur Zang a pu compter sur le financement de Microsoft. « J’avais envoyé mon projet à Microsoft dans le cadre de la compétition Imagine Cup organisée tous les ans », explique-t-il. Primé à l’issue de la compétition, il a reçu des matériels qui lui ont permis de développer son projet. En plus d’un prêt bancaire, Arthur Zang a également bénéficié du soutien financier de sa famille. Puis vient l’appui de Paul Biya. « En 2011, j’ai enregistré une vidéo sur le fonctionnement du prototype de Cardio Pad sur YouTube. La presse en a parlé et le président Paul Biya l’a remarquée. Il m’a octroyé une subvention de 35 000 euros pour fabriquer les premiers appareils », confirme Arthur Zang.

    L’utilité du projet a permis à Arthur Zang d’être sélectionné par Rolex Awards pour bénéficier d’un accompagnement financier de 48 000 euros. Par la suite, il lance une campagne de financement participatif qui lui permet de récolter près de 9000 euros. En 2014, il a créé sa société dénommée Hilmore Medical Equipment. Le CardioPad qu’il a conçu permet à des patients de faire des électrocardiogrammes à distance. Les données du cœur peuvent être enregistrées par un infirmier et envoyées à un cardiologue. Ce dernier renvoie après le résultat à l’infirmier qui le communique au patient.

    Des tablettes à 3000 dollars

    Quatre ans après sa création, Hilmore Medical Equipment dispose d’un investissement de plus de 500 millions d’euros grâce à l’appui de partenaires privés qui croient en cette entreprise. Arthur Zang emploie une dizaine de personnes qui fabriquent des tablettes. Pour régler l’aspect technique de la fabrication, l’entrepreneur camerounais a noué des partenariats avec des entreprises asiatiques situées en Corée du Sud et en Chine. Depuis 2016, Hilmore Medical Equipment a vendu près de 300 CardioPad en « Afrique centrale, aux Comores et au Népal », selon Arthur Zang. Les tablettes sont payées par des centres de santé à 3000 dollars. Elles sont ensuite louées à des patients par abonnement annuel à 29 dollars.

    A 31 ans, Arthur Zang figure parmi les entrepreneurs qui font bouger l’Afrique. Il faut dire que l’ancien étudiant de l’université de Yaoundé est également responsable de ZNG Smart Cards Factory, la première usine de fabrication de cartes et puces magnétique en Afrique centrale. Pour lui, l’Afrique doit miser la construction de laboratoires pour faciliter les recherches dans ses universités. Arthur Zang considère également que les universités du continent doivent commencer à intégrer les MOOC dans leurs formations. Ces cours en ligne représentent l’avenir de l’enseignement dans le monde. « En 2050, en Afrique, nous serons 2 milliards d’habitants et les infrastructures éducatives ne pourront pas répondre à une telle demande », prévient-il.

     

  • Liberté humaine : l’Ile Maurice et le Cap-Vert champions en Afrique

    Liberté humaine : l’Ile Maurice et le Cap-Vert champions en Afrique

    La publication du dernier indice de liberté humaine révèle que l’Afrique du Nord est la région la moins libre du continent. La Libye, l’Égypte et l’Algérie ont des scores de liberté inférieurs à ceux de n’importe quel pays subsaharien. Les pays africains qui promeuvent le mieux la liberté humaine sont l’Ile Maurice, les Seychelles et le Cap-Vert. Précisons que l’indice de liberté humaine est basé sur des critères qui mesurent la liberté économique et personnelle dans 159 pays du monde.

    Ce nouveau classement ne prend pas en compte l’Érythrée, la Somalie et les deux Soudan, pays dans lesquels les conditions de vie restent difficiles avec des libertés toujours menacées. Selon l’indice, la Libye est l’un des pays les moins libres du monde. Le pays est classé 158e. Depuis 2011 la Libye vit des affrontements entre mouvements armés. L’absence de l’État a renforcé la violation des libertés humaines comme c’était le cas au temps de Mouammar Kadhafi. La Libye est d’ailleurs devenue un marché d’esclaves.

    Dans ce nouveau classement, la République démocratique du Congo est le pays le moins libre de l’Afrique subsaharienne. La RDC traverse une période crise politique marquée par des violations des droits humains. Outre la répression sanglante des marches pacifiques, des acteurs de la société civile sont souvent arrêtés et mis en prison. Le pays voit également certaines de ses régions en proie à des exactions et des viols. La RDC se situe presque dans le même cas que la République centrafricaine et le Burundi, deux autres pays où règne encore un climat d’insécurité et de peur. La RCA et le Burundi sont respectivement classés 150e et 152e. Le Cameroun a perdu 11 places et s’est classé 145e au classement général.

    Image result for monusco

    Progression

    D’autres pays ont pourtant progressé depuis le dernier classement. Le Botswana a par exemple gagné beaucoup de places et est en voie d’être considéré comme un exemple de promotion des libertés humaines. Pour Tanja Porčnik, spécialiste des questions de liberté humaine, l’espoir de liberté vient de la Gambie, où après plus de deux décennies de règne oppressif du président Yaya Jammeh, responsable des emprisonnements, des tortures et des disparitions des membres de l’opposition, des journalistes et des militants de la société civile, la victoire des élections présidentielles d’Adama Barrow va dans le bon sens. Le gouvernement gambien garantit de plus en plus de libertés à son peuple, y compris en libérant des prisonniers politiques, selon Tanja Porčnik.

    Le Zimbabwe qui a connu pendant plusieurs décennies la fermeture des médias, l’oppression politique et l’absence d’une véritable démocratie figure aussi dans les pays où des efforts doivent être faits pour promouvoir les libertés humaines. Beaucoup estiment que la venue au pouvoir du président Mnangagwa ancien proche de Robert Mugabé peut sonner le déclic.

    Image result for smilling gambians

  • Bony Dashaco, le Camerounais qui murmure à l’oreille des grands

    Bony Dashaco, le Camerounais qui murmure à l’oreille des grands

    C’est un communicateur. À la tête d’Acmar Media Group qu’il a créé en 2008, Bony Dashaco s’est imposé comme un des entrepreneurs les plus brillants sur le continent. Le Camerounais a placé Acmar Media Group parmi les meilleures entreprises de conseil en communication en Afrique francophone.

    Diplôme de la London School of business and finance, Bony Dashaco a réussi en dix ans à installer son entreprise en Afrique centrale et en Afrique de l’ouest. Acmar Media Group dispose d’une vingtaine de bureaux. L’entrepreneur emploie près de 1000 personnes.

    À ce jour, Bony Dashaco dispose de nombreux clients. En dehors des centaines de chaînes qu’il conseille, Acmar Media Group peut se vanter d’être sollicité par des entreprises comme Total, L’Oréal ou encore Diageo pour des campagnes panafricaines. Pour bâtir la réputation de son entreprise, Bony Dashaco a misé sur la technologie. Ce quadragénaire reste guidé par un objectif qui est de faire de la communication média un secteur d’activité.

    Bony Dashaco a misé sur des capitaux camerounais. Ses employés sillonnent le terrain et à coup d’étude planifient des stratégies pour garder leur clientèle et conquérir de nouveaux marchés. À cet effet, ils utilisent des applications comme ICP (Integrated Communication Planning) et GRP (Gross Rating Point). L’ICP et le GRP permettent à l’entreprise de bien contrôler des chaînes radio et de télévision et « d’optimiser des messages publicitaires ». Des stratégies qui permettent à Acmar Media Group de rendre opérationnels ses différents bureaux.

    Considéré comme l’un des futurs leaders économiques en Afrique, Bony Dashaco a souvent été nominé comme jeune leader par l’institut Choiseul. Parmi les objectifs, de ce passionné de communication et de médias, créer suffisamment d’emplois pour ses compatriotes et lancer surtout un grand média.

     

     

     

  • Aristide Bounah, le seigneur de l’industrie de la pub au Cameroun

    Aristide Bounah, le seigneur de l’industrie de la pub au Cameroun

    Passionné de communication, Aristide Bounah dirige son entreprise CTEC installée à Douala.  CTEC qui est une régie publicitaire propose à des entreprises du pays des espaces publicitaires. L’objectif est de leur permettre de vendre des produits en touchant des cibles qu’il faut. « Il s’agit des espaces d’affichage outdoor, des espaces Radio et télé, des espaces publicitaires digitales », explique Aristide Bounah.

    Formé en maintenance industrielle à l’université de Douala il s’est d’abord tourné vers des domaines du chantier naval et industriel. Aristide Bounah a également exercé dans la maintenance automobile. Il y a près de dix ans lorsqu’il se lance dans la création de son entreprise, le Camerounais cible un secteur qui l’affectionne.

    Le jeune entrepreneur a réussi à faire imposer son entreprise dans un univers concurrentiel. Aristide Bounah a bâti la réputation de CTEC sur l’innovation. Au point où CTEC compte aujourd’hui une clientèle large. « Nous avons une entreprise ambitieuse qui croit en son pays et ses potentialités. Nous pensons que notre grande force reste l’innovation », affirme-t-il, avant d’ajouter : « la satisfaction du client est une qualité que toute entreprise devrait développer ».

    Du fait de sa notoriété, Aristide Bounah fait également ses marques dans le showbiz. Producteur d’un groupe musical, il veut apporter son soutien aux jeunes dynamiques de son pays. « Je souhaite à travers CTEC SARL impacter sur le développement du Cameroun et de l’Afrique », fait-il savoir.

    Désormais c’est grâce au digital, aux outils numériques qu’il consolide la réputation de son entreprise et développe sa e-reputation. Consulté sur des projets de communication sur le continent, l’entrepreneur n’hésite pas à partager son expérience. L’innovation reste son crédo. Et c’est à juste titre qu’il s’est lancé dans d’autres projets comme la création d’un média en ligne. A ce jour, il fait partie des jeunes entrepreneurs qui croient au rayonnement du Cameroun.

     

  • Il renonce à sa carrière de banquier en France pour investir au Cameroun

    Il renonce à sa carrière de banquier en France pour investir au Cameroun

    Né à Douala en 1983, Christian Ngan a fait ses études au Cameroun puis en France. Le Camerounais titulaire d’un Master en ingénierie financière a travaillé à la banque Société Générale, à Quilvest Group et à Findercod. Malgré un cadre favorable en France, Christian Ngan a préféré rentrer dans son pays pour créer son entreprise. Il reconnait avoir osé avec moins de 2 millions francs CFA lancer ses activités et affronter des « tempêtes ». « L’aventure entrepreneuriale est une course de fonds, se précipiter n’est pas forcément la meilleure des stratégies », rappelle-t-il quand même.

    Depuis six ans, il s’impose dans le cosmétique dans son pays. Il a à cet effet créé Madlyn Cazalis, entreprise à laquelle il se consacre. Et il faut dire que ses efforts paient. Christian Ngan s’illustre par la qualité de ses produits. Convaincu que les Africains peuvent créer pour les Africains et concurrencer avec les produits étrangers parfois de mauvaises qualités, il ne cesse d’améliorer la production de Madlyn Cazalis. Avec ses produits cosmétiques, Christian Ngan veut lutter contre les éclaircissements de peau.

    Le créateur de Madlyn Cazalis peut également compter sur des employés dévoués. L’entrepreneur envisage d’ailleurs augmenter la production de ses usines. Depuis ses premiers produits en 2012, celui qui est âgé de 35 ans, a déjà eu des distinctions.

    Exemple de réussite pour la jeunesse de son pays, Christian Ngan est également connu sur le continent. Nommer par le magazine Forbes comme l’un des entrepreneurs les plus prometteurs, il a également créé un fonds d’investissement, Goldsky’s partners. Ce fonds finance des initiatives africaines. « Goldsky’s partners veut valoriser notre continent et rendre les Africains fiers d’eux-mêmes », ajoute un membre du fonds.

    Ses succès l’emmènent à penser à d’autres projets sur lesquels il travaille. Mais Christain Ngan reste un entrepreneur humble. Aux jeunes entrepreneurs qui veulent emboîter ses pas, il conseille de la patience, de l’audace, du travail et de l’humilité. C’est la voie idéale de réussite, selon le PDG de Madlyn Cazalys pour qui les jeunes Africains doivent être des leaders et des acteurs de changement.