Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Olatorera Oniru: elle quitte Wall Street pour entreprendre au Nigéria

    Olatorera Oniru: elle quitte Wall Street pour entreprendre au Nigéria

    En 2015, Olatorera Oniru a quitté son poste dans une grande entreprise nigériane. La cause, elle voulait s’aventurer dans le monde moins prévisible des achats en ligne au Nigeria.

    L’entreprise d’Oniru est Dressmeoutlet.com, une plate-forme de commerce électronique de mode, de beauté et d’articles ménagers qui fait la promotion de produits fabriqués en Afrique. Depuis qu’Oniru s’est servie de ses économies personnelles pour lancer le site en janvier 2016, l’entreprise a connu une belle ascension et compte actuellement une trentaine d’employés à temps plein. Environ 80 % des ventes proviennent actuellement du Nigeria, avec un nombre croissant de clients du côté des États-Unis et d’autres marchés africains. Oniru a également lancé sa propre usine de fabrication locale pour s’assurer qu’un pourcentage plus élevé des produits de sa plate-forme soit vraiment africain.

    « Près de 98 % de la mode dite “made in Africa” ne vient pas vraiment d’Afrique, comme le matériel, les tissus et les perles », explique-t-elle. « Par exemple, j’ai discuté avec une entreprise de matelas qui a une unité de fabrication au Nigeria ; mais 95 % de leurs approvisionnements sont encore importés. Ces approvisionnements pourraient en fait provenir localement, mais ils ne peuvent pas trouver des producteurs qui peuvent fournir les quantités dont ils ont besoin chaque mois. Et ça, c’est un manque à gagner pour l’Afrique » étaye-t-elle.

    Pour Oniru, il est important de comprendre toute la chaîne d’approvisionnement de la mode ; de la culture du coton à un vêtement fini. Et c’est ce sur quoi son unité de fabrication se concentre depuis un moment. En effet, cette entrepreneure voit un potentiel dans la mise à l’échelle de la production à mesure que la demande de matériaux locaux augmente.

    La faiblesse du naira nigérian qui a perdu plus d’un tiers de sa valeur quand il a été libéré du dollar en juin a rendu l’importation plus chère. Toutefois cela n’a pas été un inconvénient de la startup. « Les défis de la devise nous ont aidés à promouvoir davantage l’industrie de la mode “made in Africa”. Cela nous aide à exporter plutôt qu’à importer » confie la promotrice.

    Apprendre du meilleur

    Mme Oniru a fait ses études supérieures aux États-Unis et a obtenu un diplôme avec distinction en administration des affaires et en gestion à la North Carolina A & T State University. Elle est également titulaire d’un MBA de l’Université Emory à Atlanta. De fait, elle croit que la meilleure leçon en entrepreneuriat est venue en travaillant sous des multinationales établies. « Ces expériences sont inestimables. Vous apprenez des entreprises qui ont plus de 200 ans… Elles se sont développées en connaissant aussi le stade de démarrage, le stade de croissance… et elles ont réussi à se classer parmi les entreprises Fortune 500 ».

    La société d’Oniru est dans sa deuxième année et confrontée à de fortes difficultés, avec des statistiques révélant que 80 % des start-ups meurent dans les 18 premiers mois.

    Mais il y a aussi un nombre croissant de start-ups de commerce électronique de mode et de beauté au Nigeria, avec beaucoup de gens qui luttent pour aller au-delà de la petite boutique. Dans un effort pour surmonter les obstacles, Oniru confie qu’elle acquiert constamment de nouvelles compétences afin de maîtriser tous les aspects de l’entreprise. Elle ajoute que la concurrence dans le domaine du commerce électronique entraîne une culture du magasinage en ligne, ce qui est bon pour l’ensemble du secteur.

    « L’industrie est encore à ses balbutiements. Plus il y a d’entrants, mieux c’est. Quand je vois des concurrents sur le terrain, je suis vraiment excité parce que l’Afrique a besoin de compétition. Cela stimule la croissance et le succès… et c’est bon pour nous aider tous à faire de notre mieux, » croit l’entrepreneure.

  • Nairobi: une jeune Kenyanne rivalise les géants du cosmétique

    Nairobi: une jeune Kenyanne rivalise les géants du cosmétique

    « Je suis fière d’avoir construit une marque de cosmétiques locale qui est en concurrence avec des sociétés internationales sur le marché. En ce moment, je peux entrer dans un magasin de beauté et mon stand est juste à côté des géants, tels que Revlon et Maybelline. C’est tellement incroyable. » Ces mots, quand Nelly Tuikong les prononce, ce n’est pas sans émotion. Cette dernière est fondatrice et directrice exécutive de la ligne de beauté basée au Kenya, Pauline Cosmetics. La société, baptisée du nom de la mère de Tuikong, fabrique une gamme de produits qui se vendent partout au Kenya, en gagnant lentement du terrain en Ouganda et au Rwanda.

    En revenant sur son voyage jusqu’à présent, Tuikong, maintenant dans la trentaine, dit qu’elle a dû tout apprendre d’être une femme d’affaires à partir de zéro. « L’esprit d’entreprise, c’est comme avoir un enfant pour la première fois. Vous avez tous ces gens et ces livres qui vous disent quoi faire, mais quand ce bébé apparaît, vous n’avez aucune idée de ce qu’il faut faire » caricature-t-elle son aventure en entrepreneuriat.

    En effet, Tuikong a grandi dans la partie ouest du pays, avec un mode de vie typique de la classe moyenne du Kenya. Mais vers l’âge de 10 ans, sa situation a soudainement empiré après que son père ait perdu son emploi, forçant la famille à compter sur le revenu de sa mère, qui travaillait comme infirmière. C’est plus tard qu’un couple américain l’aiderait à continuer ses études aux États-Unis.

    « La nouvelle entreprise allait toujours être un succès »

    En réalité, c’est dans sa dernière année d’études aux États-Unis qu’elle s’est découverte passionnée par l’entrepreneuriat et elle a commencé à penser à développer sa propre marque de beauté. « J’ai vu quelqu’un lancer une ligne de cosmétiques aux États-Unis et j’ai pensé… qui a besoin d’un autre produit sur ce marché ?

    Il y a des centaines de marques de maquillage aux États-Unis, mais je savais que la nouvelle entreprise allait toujours être un succès. Puis je me suis dit : et l’Afrique ? Il y avait un écart dans la division des couleurs et des cosmétiques. J’ai commencé à mûrir l’idée et bientôt je ne pouvais plus m’en débarrasser », raconte Tuikong.

    Il lui a fallu quatre ans (de 2009 à 2013) pour lancer sa marque. Elle a déclaré avoir fait face à des « luttes internes » en abandonnant une carrière en soins infirmiers pour devenir entrepreneure. D’ailleurs après son retour au Kenya en 2011, elle a trouvé un travail dans la recherche clinique, en s’occupant de son entreprise de cosmétiques dans son temps libre. En réalité, elle a gardé l’entreprise secrète de la plupart de ceux qui l’entouraient à ses débuts.

    En 2013, elle a importé sa première livraison de produits d’Asie. À ce moment-là, Pauline Cosmetics était inconnue sur le marché kenyan. Elle a reconnu plus tard que c’était une erreur d’importer des produits avant même de savoir comment et à qui elle allait les vendre. Bien qu’elle pensait que l’industrie de la beauté et des cosmétiques au Kenya allait connaître un changement majeur, à ce stade, le marché n’était tout simplement pas encore prêt pour ses produits.

    Une courbe d’apprentissage abrupte

    Tous les produits Pauline Cosmetics sont actuellement fabriqués à l’étranger, principalement en Chine et à Taïwan. Les produits de Pauline Cosmetics sont principalement stockés dans les magasins de beauté et les pharmacies. En raison de leurs conditions de paiement défavorables, Tuikong ne dessert pas actuellement de supermarchés traditionnels. Mais contrairement aux pays développés, le secteur du commerce de détail au Kenya est très fragmenté et comprend beaucoup de magasins indépendants. Les marques ne peuvent donc pas compter uniquement sur quelques chaînes de magasins.

    L’une des premières erreurs que Tuikong a commises en traitant avec les détaillants était de trop se concentrer sur l’expansion vers de nouveaux points de vente, et de négliger certains de ses revendeurs existants. Étant donné que de nombreux propriétaires de magasins de beauté sont eux-mêmes des entrepreneurs inexpérimentés, ils ont souvent besoin de soutien en termes de choses telles que les promotions en magasin.

    Aujourd’hui, Tuikong n’a aucun regret d’abandonner une carrière stable en soins infirmiers pour l’entrepreneuriat, mais il conseille ceux qui sont seulement intéressés à faire de l’argent qu’il est mieux de gravir les échelons de l’entreprise que de se jeter d’un coup.

  • Au Togo, les chercheurs  misent sur le cactus pour traiter les eaux usées

    Au Togo, les chercheurs  misent sur le cactus pour traiter les eaux usées

    Une étude réalisée par un chercheur togolais de l’Université de Lomé a permis d’identifier le phosphate naturel et l’eucalyptus (plus connu sous le nom de cactus) comme biomatériaux locaux pouvant entrer dans le traitement des eaux usées.

    Les résultats de cette étude publiés dans la revue scientifique Journal of Materials and Environmental Science (JMES) révèlent que l’usage du phosphate naturel et de la poudre de cactus comme sorbant permettent de réduire de façon considérable les charges polluantes des eaux usées.

    « Nous avons utilisé le phosphate naturel à proportion de 4 g par litre d’eaux usées au cours de nos travaux, ce qui nous a permis d’observer une diminution de 98 % de la charge polluante. Dans le cas du cactus, les résultats ont indiqué un taux de rétention de 72 % des polluants organiques ou non », a expliqué Degbé Koffi Agbégnigan l’auteur de l’étude à Afrotribune.

    Selon lui, l’utilisation du cactus reste, néanmoins, la technique la plus facile à mettre en œuvre dans le traitement des eaux usées en raison du coût onéreux du phosphate naturel.

    Enjeu agricole

    Pour le professeur Gado Tchangbédji, responsable du Laboratoire de Gestion, Traitement et Valorisation des Déchets à l’Université de Lomé, les résultats de cette étude ouvrent d’autres perspectives non seulement dans le domaine de l’accès à l’eau potable, mais aussi dans la promotion de l’agriculture durable.

    « Le traitement des eaux usées par méthode de sorption permet de recueillir des matières organiques pouvant entrer dans la fabrication des engrais utilisables dans le secteur de l’agriculture. D’un autre côté l’eau recueillie peut subir un traitement chimico-biologique pour en vérifier les contenants nutritifs à des proportions autorisées par l’OMS. L’objectif est de la reverser dans le circuit de la consommation », explique-t-il.

    Car, précise le chercheur, l’explosion démographique dans les villes africaines risque d’augmenter considérablement les productions d’eaux usées, mais aussi les besoins en eaux potables.

    Solution économique

    À l’instar de plusieurs autres pays de l’Afrique subsaharienne, le Togo ne dispose pas encore de station de traitement des eaux usées. Une enquête réalisée par la Direction de l’Environnement en 2010 estime à 0,0832 m3 la quantité moyenne d’eaux usées produites quotidiennement par habitant à Lomé, la capitale togolaise. Les pathologies imputables au non-traitement de ces eaux sont à l’origine de 50 % des consultations dans l’ensemble des formations sanitaires publiques de la ville, précise l’enquête.

    Selon Mandibezi Kazimna, géographe au ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, le traitement à base des matériaux locaux reste la meilleure option de gestion des eaux usées dans les pays de l’Afrique subsaharienne en général et au Togo en particulier du fait de son avantage économique.

    « Généralement c’est le coût élevé de mise en place et de l’opérationnalisation des stations d’épurations des eaux usées qui freinent leur construction dans les pays africains. Or les matériaux locaux sont naturellement disponibles et souvent à faible valeur économique comme dans le cas du cactus qu’on retrouve dans la plupart des  pays de l’Afrique subsaharienne » conclut le géographe.

     

  • Des chercheurs africains vont éplucher les secrets de l’univers dès 2018

    Des chercheurs africains vont éplucher les secrets de l’univers dès 2018

    Des scientifiques africains s’appuient depuis plusieurs mois sur la théorie de la relativité pour comprendre l’univers. Il s’agit d’un grand projet scientifique collaboratif qui entre dans sa phase décisive en 2018.

    La réalisation du projet qui arrive dans son tournant va permettre aux chercheurs d’une région éloignée de Karoo, en Afrique du Sud, de tester la théorie générale de la relativité d’Albert Einstein, l’imagerie de l’hydrogène neutre – les blocs de construction des étoiles – dans l’univers lointain. Les chercheurs vont également examiner les galaxies qui se sont formées il y a des milliards d’années. Le projet est dénommé Square Kilometer Array (SKA). Ce dernier va consister à l’installation de milliers d’antennes réparties sur de grandes distances reliées entre elles pour former un télescope géant appelée le MeerkAT.

    Jusqu’en 2023, le MeerKAT va ainsi permettre à un groupe de 300 scientifiques de « découvrir de nombreux secrets sur l’univers ». La plupart des chercheurs viennent du continent africain. Une centaine d’institutions sont également impliqués dans le projet et des ingénieurs d’autres continents participent aussi à la réussite du SKA. Le télescope aura deux sites d’accueil: un en Australie occidentale et un autre dans le Northern Cape en Afrique du Sud. Des plats supplémentaires seront situés dans huit autres pays africains (Ghana, Zambie, Madagascar, Botswana, Namibie, Kenya, Maurice et Mozambique).

    Révolution scientifique

    Selon les informations le système qui doit être mis en place sera plus sensible et plus rapide à cartographier le ciel que les meilleurs radiotélescopes qui existent. A cet effet, un précurseur du SKA – le télescope MeerKAT – est en cours de construction. Les chercheurs indiquent que des progrès remarquables ont déjà été réalisés au cours des 12 derniers mois. Après sa construction, le télescope MeerKAT va servir dans la prise des données scientifiques dès 2018. Le MeerKAT sera donc utiliser dans différentes phases de ce grand projet. Entre autres, la prise des images très profondes dans quatre zones du ciel couvrant un total de 10 degrés carrés; environ 10 fois la taille de la pleine lune. Les chercheurs expliquent que cette d’exploration extragalactique est dénommée MIGHTEE ou MeerKAT International GHz.

    « Des images plus profondes signifient que vous pouvez voir à la fois des choses intrinsèquement plus faibles et des choses qui sont plus éloignées », confie l’un des scientifiques impliqués dans le projet. Avant d’affirmer que ces images seront si profondes et que « nous serons en mesure de voir des galaxies brillantes jusqu’à 13 milliards d’années-lumière ». Grâce à ce projet, les chercheurs africains vont observer la galaxie la Voie Lactée située à cinq milliards d’années-lumière. Les travaux vont leur permettre de comprendre comment des galaxies se sont formées il y a des milliards d’années et de cerner « comment elles ont évolué jusqu’à nos jours ». Ce grand projet qui est en train d’être réalisé en Afrique du Sud va aussi permettre de découvrir comment la Voie Lactée et la Terre ont vu le jour.

    Les chercheurs s’activent pour la réussite d’une collaboration scientifique qui va faciliter la construction d’un « instrument révolutionnaire ». « Une collaboration d’une telle envergure, sur plusieurs fuseaux horaires, est un défi logistique, mais elle est vitale car elle permet de réaliser de grandes avancées scientifiques », se réjouit un scientifique ghanéen.

  • FinTech: le nouvel « or noir »  pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord

    FinTech: le nouvel « or noir »  pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord

    Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le secteur des technologies financières, ou FinTech, arrive à maturité avec les régulateurs et les gouvernements de la région qui réfléchissent plus profondément à l’impact que les entreprises FinTech auront sur l’économie en général.

    Au cours de la dernière décennie, les startups FinTech de la région ont levé plus de 100 millions de dollars de financement, et l’investissement devrait doubler d’ici 2020, selon le rapport State of FinTech. En octobre 2017, les investissements dans les technologies financières ont bondi de 100% à plus de 35 millions de dollars – Paytabs (20 millions de dollars), Soukalmal (10 millions de dollars) et Beehive (5 millions de dollars) – contre 18 millions de dollars l’année dernière. Le nombre de startups fintech est également passé de 46 en 2013 à 105 en 2015. Selon les estimations, il devrait encore plus que doubler pour atteindre 250 d’ici 2020. Il est facile, cependant, de s’enliser dans les statistiques et d’ignorer les forces du marché qui alimentent ces chiffres.

    Outre le fait que le secteur englobe toutes les start-ups technologiques actives dans le secteur des services financiers, au-delà de celles spécialisées dans les paiements en ligne ou les transferts d’argent, le commerce électronique quadruplera jusqu’à la fin de la décennie. En outre, malgré l’omniprésence des smartphones et de la connectivité Internet, 86% de la population adulte de la région est non bancarisée, tandis que trois clients bancaires du GCC sur quatre sont prêts à changer de banque pour une meilleure expérience numérique.

    Des services financiers moins couteux

    Renforcer l’inclusion financière est crucial pour la diversité économique et la croissance dans la région. Moussa Beidas, cofondateur de la start-up Bridg basée à Dubaï, qui permet les paiements de smartphone à smartphone en utilisant bluetooth, explique que le FinTech est devenu un moyen novateur de combler le fossé et de fournir des services moins chers aux personnes non bancarisées.

    « Bien qu’il soit difficile de fournir des services financiers dans un écosystème basé sur la trésorerie, parce que les institutions financières traditionnelles exigent que tous les clients soient « bancarisés » afin d’offrir des services financiers légaux, le FinTech ouvre la voie à une réalité moins noire», ajoute Moussa Beidas.

    «Au lieu de forcer les clients à être des clients bancaires, le FinTech se concentre sur l’expérience client en résolvant les défis une étape à la fois, rompant ainsi l’approche « cocktail » que les banques ont tendance à suivre. Il a la capacité de diriger des entreprises axées sur la clientèle et de tirer parti des systèmes de traitement, d’émission et d’acceptation des banques ».

    Bref, les technologies financières sont un secteur énorme qui peut être perturbé et pourrait devenir une force au Moyen-Orient comme le pétrole, selon Abdulaziz Fahad Al Jouf, fondateur et PDG de PayTabs, une start-up saoudienne de traitement des paiements. « Au Moyen-Orient, la technologie financière apparaîtra comme l’un des secteurs les plus porteurs de l’économie », explique Al Jouf. La vision de l’Arabie saoudite à l’horizon 2030 est de réduire la dépendance aux revenus pétroliers et à diversifier l’économie en autonomisant les petites et moyennes entreprises, a ouvert davantage d’opportunités pour les technologies financières.

    Éclosion

    Grâce à cette croyance, de nouvelles startups fintech surgissent chaque mois, avec certaines embrassant les technologies émergentes telles que blockchain. C’est le cas de Verify, une startup nouvellement basée à Dubaï. « Il y a un accord unanime sur le fait que blockchain va avoir un impact énorme sur l’espace FinTech. La technologie est fiable et permet des transactions sans aucun risque pour l’une ou l’autre partie », explique Yazin Alirhayim, cofondateur de Verify.

    Dubaï, le 18e plus grand centre financier du monde, a connu un regain d’intérêt de la part des startups FinTech et des actifs bancaires en raison de son emplacement, de l’investissement privé et de l’innovation. Novembre dernier, le Centre financier international de Dubaï (DIFC) a lancé un fonds axé sur les technologies financières de 100 millions de dollars et a signé un accord avec l’Autorité monétaire de Singapour pour la réalisation de projets FinTech communs.

    Déjà en août, la Securities and Futures Commission de Hong Kong avait conclu un accord de coopération avec la Dubai Financial Services Authority (DFSA) pour établir un cadre permettant aux deux régulateurs de s’entraider pour développer l’industrie des technologies financières.

    D’autres villes de la région rattrapent aussi leur retard. L’année dernière, le Caire a lancé deux écoles d’accélérateurs pour encourager les startups et le Abu Dhabi Global Market a créé le premier « bac à sable réglementaire » de la région, permettant de tester de nouveaux produits sans aucune conformité réglementaire. Bahreïn et le Qatar ont également lancé leur propre programme de bac à sable réglementaire et organisé des conférences FinTech.

    Croissance fulgurante des technologies financières

    A ce jour, plus de 80% des grandes institutions financières craignent que leur activité ne soit menacée par de nouveaux acteurs des technologies financières, selon un sondage de PwC. Il est donc essentiel, selon Moussa Beidas, que les entreprises coopèrent et créent un écosystème favorable. « Les banques du Moyen-Orient sont connues pour étouffer la croissance des technologies financières en raison d’un manque de compréhension.

    Maintenant que les régulateurs tels que le DIFC et la DFSA et les gouvernements de la région jouent un rôle plus actif dans l’entretien des infrastructures FinTech, les banques doivent mieux réagir et investir dans l’écosystème, ce qui leur sera bénéfique à long terme », estime le cofondateur de la start-up Bridg basée à Dubaï. Si les banques sont des collaborateurs ou des concurrents des startups fintech, Yazin Alirhayim pense que certaines d’entre elles réalisent qu’il y a un potentiel et un risque pour leur business model fondamental. Le cofondateur de Verify affirme ensuite que les banques qui échouent à collaborer et s’adapter vont périr avec le changement.

    Les banques islamiques sont enthousiastes quant aux perspectives et investissent dans des initiatives numériques, selon un récent rapport d’EY, un cabinet de conseil. « La pénétration de Fintech dans la finance islamique est encore à ses balbutiements, cependant, elle pourrait aider les banques islamiques à devenir plus efficaces et à intensifier leurs opérations », explique Abdulaziz Fahad Al Jouf.

    « Le système bancaire traditionnel tel qu’il est connu aujourd’hui disparaîtra dans quelques années », le fondateur et PDG de PayTabs, une start-up saoudienne de traitement des paiements. Dans ce contexte, les institutions financières de la région sont obligées de se transformer et de suivre l’évolution rapide de l’industrie des technologies financières – un secteur riche en talents, doté d’un financement suffisant, tandis que les entreprises et les consommateurs recherchent des produits innovants.

  • L’Égypte lance son Smartphone Nile X pour concurrencer le iPhone X

    L’Égypte lance son Smartphone Nile X pour concurrencer le iPhone X

    Le président Abdel Fattah El Sisi a reçu la semaine dernière le Nile X, le premier smartphone fabriqué localement et conçu pour le consommateur égyptien, lors d’une cérémonie somptueuse.

    Dans son effort pour investir dans le secteur de la technologie, l’administration de Abdel Fattah Sisi a soutenu une Silicon Valley égyptienne à Assiout, dans la région pauvre du sud du pays, pour relancer la fabrication locale.

    SICO, la société égyptienne derrière le Smartphone 4G, a vu croitre une base de consommateurs égyptiens. Le contexte d’évolution de cette initiative est intéressant. Avec une population de plus de 95 millions d’habitants, les abonnements à la téléphonie mobile ont dépassé les 99 millions. Toutefois, seulement 32 % des Égyptiens ont un téléphone intelligent, ce qui en fait un marché en plein essor que l’entreprise souhaite exploiter grâce à des propositions abordables. Mohamed Abel Azim, directeur marketing de SICO n’a pas caché ses intentions. « Il existe de fortes opportunités pour l’Égypte d’être un centre de production de smartphones abordables en Afrique et nous voulons faire partie de ce changement. Nous voulons une révolution dans le jeu électronique dans la région », a-t-il déclaré. Et d’ajouter, « nous avons la capacité de produire plus de 1,8 million d’unités dans les deux premières semaines dès le lancement ».

    Selon toujours les informations de celui-ci, environ 55 % de l’appareil est assemblé dans son usine à Assiout et le reste est fabriqué en Chine. « Nous avions l’habitude de fabriquer uniquement en Chine et avons travaillé avec des entreprises technologiques telles que Google, Qualcom, Intel et HP. Ce que nous cherchons à faire est d’assembler les cartes mères et les circuits électroniques dans notre usine nouvellement construite », a ajouté Abdel Azim.

    En effet, l’administration Sisi s’est lancée dans de grands projets nationaux ces dernières années, telles que l’agrandissement du canal de Suez et la construction d’une nouvelle capitale administrative. L’assemblage du smartphone local, dont la plupart des composants sont fabriqués en Égypte, s’inscrit dans la même perspective. Le projet est également dans une logique de mise en valeur d’une économie égyptienne active, qui peut continuer à attirer les investisseurs étrangers, en particulier les investissements chinois.

    Pour ne rien envier à Samsung ou iPhone…

    Nile X a des caractéristiques comparables au grandes marques importées. Le téléphone Android dispose de 4 Go de RAM et un appareil photo de 13 mégapixels. Ce modèle-là par exemple, devra coûter environ 112 $ à l’utilisateur. Les autres produits vont d’environ 200 livres égyptiennes (11 dollars) pour un smartphone de base à 4 200 livres égyptiennes (235 dollars) pour des tablettes. Ces produits seront disponibles pour les consommateurs égyptiens à partir du 15 décembre. Et selon les prévisions, la société SICO sortira de nouveaux modèles tous les six mois. Il faut rappeler que cette initiative intervient dans un contexte où, après une dévaluation en novembre 2016, la monnaie nationale égyptienne a perdu la moitié de sa valeur par rapport au dollar américain. Conséquence les prix, en particulier des biens importés, ont considérablement augmenté.

    Le ministère égyptien des Technologies de l’information et de la communication a déjà investi environ 400 millions de livres égyptiennes (22,4 millions de dollars) dans le projet. Si Abdel Azim n’a pas donné de son côté de chiffres concrets pour l’investissement de la société chinoise, il a garanti qu’ils soutenaient l’entreprise sur le plan technologique. En effet, la Chine investit massivement dans la construction du nouveau capital administratif de l’Égypte et devrait injecter plus de 8 milliards de dollars dans l’économie qui se redresse encore.

    Désormais, SICO cherche à s’étendre en Afrique avec des projets de construction d’un hub régional est-africain à Nairobi et d’expansion au Mozambique, au Nigeria et en Afrique du Sud. L’Égypte a un écosystème de démarrage en croissance rapide avec la collecte de fonds pour les entreprises naissantes passant à environ 105 % l’an dernier seulement.

    Dans un communiqué dimanche publié dimanche passé, la présidence égyptienne s’est réjouie de ce nouveau succès. « Nous faisons les premiers pas sur le chemin de la production locale des appareils électroniques », peut-on lire dans le communiqué. À dessein, l’Égypte veut « prendre la place qu’elle mérite dans cette industrie » en exportant ses produits électroniques, a précisé la présidence.

  • Algérie: les choses importantes à savoir sur le satellite Alcomsat-1

    Algérie: les choses importantes à savoir sur le satellite Alcomsat-1

    La fusée chinoise Longue Marche 3B a mis en orbite ce 10 décembre, le premier satellite de télécommunications algérien, Alcomsat-1.

    En la matière, l’Algérie n’est pas à son coup d’essai. Alcomsat-1 est le cinquième satellite algérien, et le premier en matière de télécommunications. Ce satellite qui devra atteindre son orbite de destination après 6 jours de la date du lancement a été envoyé dans l’espace dimanche depuis Sichuan, en Chine. Sa mission : permettre la multiplication de chaînes de radio et de télévision, mais aussi optimiser la qualité du signal des satellites de géolocalisation.

    Construit par la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), Alcomsat-1 permettra la diffusion de 200 à 300 chaînes de télévisions et du même nombre de radios numériques. Il a également pour mission d’améliorer certains services tels que la formation en ligne, la télémédecine et la visioconférence grâce à la diffusion de l’Internet à un très haut débit sur l’ensemble du territoire algérien.

    Technique

    Selon les autorités algériennes, Alcomsat-1 va optimiser la qualité du signal des satellites de géolocalisation (GPS, GLONASS, Galileo). Ce qui permettra aux services algériens de surveillance de bénéficier eux aussi de ce satellite grâce à des communications radio plus flexibles et qui pourront se faire au-delà des frontières. Ce satellite sera également utile à l’armée qui pourra piloter des drones sur de plus longues distances.

    En effet, pour contrôler le satellite, deux postes de commandement ont été installés, chargés de son activation, de sa surveillance et de son contrôle. Ces deux postes installés à Boughezoul (Médéa) et Bouchaoui (Alger) seront supervisés par des ingénieurs de l’Agence spatiale algérienne (ASAL), des agents formés en Chine.

    L’Algérie à la quête de l’espace

    Sur ce champ, l’Algérie est enviable sur le continent africain où la possession de satellites se trouve encore être un luxe réservé à quelques pays. Au Total, c’est désormais 5 satellites algériens qui se trouvent en orbite autour de la Terre.

    En effet, le lancement de ce 5e satellite algérien s’inscrit dans la mise en œuvre du programme spatial national de l’Algérie. Ce programme adopté par le gouvernement a pour but de renforcer les capacités algériennes dans le domaine spatial à l’horizon 2020. Ce chapitre a commencé d’abord avec le lancement en 2002 du Alsat-1, premier satellite d’observation à moyenne résolution.

    Mission déguisée ?

    La mise en orbite de ce satellite ne s’analyse pas sans allusion au voisin marocain qui a envoyé son premier satellite le Mohammed VI-A, il y a juste 1 mois. Le Mohammed VI-A, satellite doté d’une très haute définition, est un outil de surveillance d’une grande performance que le Maroc reste pour l’instant le seul pays africain à détenir.

    Si pour l’heure, les informations disponibles présentent l’Alcom Sat 1 comme un satellite de communication, avec pour objectif principal d’améliorer l’accès à internet dans le pays, en permettant la couverture des zones enclavées et en permettant à l’Algérie de se prémunir de toute coupure susceptible de toucher les câbles physiques de liaisons internet, d’aucuns lui prêtent bien d’autres intentions. Certains médias locaux soutiennent que le satellite en question ne devrait pas être seulement à usage civil, mais bien beaucoup plus militaire. L’Alcom Sat 1 doit, à en croire ceux-ci, en premier lieu répondre aux besoins stratégiques de l’Algérie, notamment en matière de sécurité. D’autres préfèrent carrément parler de « satellite-espion ».

    Il faut toutefois noter que la volonté de l’Algérie de se doter d’un satellite de communication date de plusieurs mois. En avril dernier, des officiels locaux en avaient même fait l’annonce publiquement, en prophétisant une mise en orbite de l’engin avant la fin de l’année 2017. Au sein du gouvernement algérien, ce n’est donc qu’un pari réussi.

    Selon les spécialistes, les caractéristiques de l’Alcom Sat1 incluent des transpondeurs de bandes X, EHF et UHF. Des bandes qui sont souvent utilisées pour les besoins de l’armée et des secteurs stratégiques et sécuritaires de l’État. De ce point de vue, il suffirait de quelques modifications pour que le satellite réponde à d’autres exigences, comme l’interception de signaux transmis par d’autres satellites, par exemple.

     

  • 80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    Ce jeudi 7 décembre, avec le lancement de son nouveau fonds d’investissement baptisé IPAE 2, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P) veut passer à une vitesse supérieure en Afrique. Très présent sur le continent, le groupe annonce vouloir financer le développement d’une nouvelle génération de PME.

    Créé il y a 15 ans par le Français Patrice Hoppenot et spécialisé dans l’investissement « d’impact » social et environnemental, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P), est très présent en Afrique subsaharienne, où il a déjà investi dans près de 80 entreprises dans une dizaine de pays. Avec ces nouveaux fonds, le groupe croit s’impliquer encore plus dans le développement des PME sur le continent.

    Doté de 50,3 millions d’euros avec l’ambition d’atteindre 80 millions d’euros à terme, ces fonds seront dédiés aux « et opérant en Afrique » selon les termes de Jean-Michel Severino, le président du groupe I & P, lors de la conférence de presse de lancement du nouveau fonds. Ainsi, 30 à 40 entreprises implantées dans une quinzaine de pays d’Afrique subsaharienne seront financées par ces fonds au cours des cinq prochaines années, avec des montants allant de 300 000 à 3 millions d’euros par entreprises.

    Ces fonds de l’IPAE2 seront répartis en, 45 % pour les investisseurs publics (Proparco, la Banque européenne d’investissement…), 38 % d’investisseurs privés et financiers parmi lesquelles le groupe d’assurance français Axa et 17 % d’investisseurs individuels et fondations, des bureaux de gestion patrimoniale…

    Convaincu que le développement en Afrique passe par l’entrepreneuriat local, I & P a choisi d’y consacrer son aide et son savoir-faire, notamment en financement, en assistance technique et conseils en finance et en management.
    « En se positionnant comme solution de fonds propres pour les PME, I & P contribue pleinement à l’essor de l’écosystème entrepreneurial africain pour répondre aux défis d’une croissance inclusive et durable ainsi qu’à celui de l’emploi en Afrique », explique Jean-Michel Severino, celui qui a été directeur de l’Agence française de développement (AFD).

    En effet, si I & P s’attachent à investir dans des domaines à forts impacts sociaux et environnementaux, la profitabilité n’est pas oubliée avec une rentabilité nette qui tourne autour de 8 à 9 %. Et même si une conjoncture économique moins favorable en Afrique se fait observer ces derniers temps, cette rentabilité devrait être maintenue.

    Le groupe mise sur l’agrobusiness et les services

    Le champ d’intervention du groupe est plutôt vaste. « Nous sommes ouverts à tous les secteurs, mais à l’image des économies africaines, l’agrobusiness et les services étaient surreprésentés lors de notre premier fonds dédié aux PME, et le secteur manufacturier un peu moins présent », précise Jean-Michel Severino, en faisant allusion au premier chapitre de leur financement, le IPAE 1 lancé en 2012, qui a investi 54 millions d’euros dans 29 sociétés.

    « Cette fois-ci, je ne serai pas étonné de voir un peu plus d’entreprises technologiques et un peu moins de microfinance urbaine », ajoute le président d’I & P. Et de continuer en disant que « pour IPAE 1, les entreprises que nous avons soutenues en sont à des niveaux divers de maturité et nos activités ne sont pas encore clôturées, mais il semble que nous soyons en ligne avec ces objectifs ».

    Depuis le premier programme de financement en 2002, 5 000 emplois ont été créés. Mais pas que. Au moins 10 000 personnes ont obtenu un accès durable à l’eau et à l’électricité alors que 80 % des entreprises soutenues ont offert une couverture santé à leurs salariés et 90 % d’entre elles répondent à des besoins locaux. Aussi, un bilan carbone et un plan d’action environnemental ont été exécutés pour chaque entreprise financée.

    « On est très fiers d’arriver à attirer autant d’investissements privés », se réjouit Jean-Michel Severino, précisant que si l’objectif « est bien sûr que chaque entreprise financée soit le plus rentable possible », l’ambition d’I & P est que les investisseurs atteignent une rentabilité nette de 8 % minimum au moment de leur désengagement.
    Selon toujours les responsables du groupe, IPAE 2 aura pour mission de « prolonger, accélérer et développer une nouvelle génération d’entrepreneurs africains », de même qu’à « consolider les acquis économiques et à approfondir ses impacts environnementaux et sociaux ».

  • Casablanca prévoit la construction d’une deuxième ligne de tramway

    Casablanca prévoit la construction d’une deuxième ligne de tramway

    Fin 2018, la ville de Casablanca disposera de deux lignes de tramway après plusieurs mois de travaux.

    La Banque européenne d’investissement (BEI) va soutenir les travaux de construction de la deuxième ligne de tramway de Casablanca. L’institution financière européenne a accordé début décembre un financement de 60 millions d’euros à la société de développement local en charge de la mobilité à Casablanca. La deuxième ligne de tramway de Casablanca va faire une quinzaine de kilomètres. Elle se situe entre Anoual et Ain Sebou. Le financement de la BEI va également servir à l’extension de la première ligne de tramway de 2 kilomètres. Elle va conduire vers Lissasfa.

    Les travaux de construction des lignes de tramway s’inscrivent dans le cadre du Plan de Développement de la ville de Casablanca. Depuis 2014, ce plan voulu par Sa Majesté le Roi Mohamed VI doit permettre au pays d’améliorer la mobilité urbaine et la durabilité du développement économique de la ville. Cela passe par « la mise en place d’un réseau de transport en commun représentant 40 % des déplacements motorisés à l’horizon 2030 ». Pour Youssef Draiss, directeur général de Casablanca Transport SA, le financement de la BEI va permettre à Casablanca de construire des lignes de 17 km avec 22 stations. Au total, « 9 arrondissements de plus de 1 million d’habitants devront être desservis ».

    Réduire l’émission de CO2

    Le vice-président de la BEI, Roman Esclano, a réitéré l’engagement de la banque européenne à venir en aide au Maroc dans la réussite de ce projet de transport. Il a ensuite expliqué que la construction de cette deuxième ligne va permettre aux populations de se déplacer de façon sûre et confortable. Rappelons que les travaux de la première ligne de tramway ont débuté depuis janvier 2016. Youssef Drais estime pour sa part que le Plan de développement de la ville de Casablanca a des impacts économiques pour la ville. Outre l’amélioration de la mobilité urbaine, on peut noter un meilleur accès des jeunes à l’emploi, un service de qualité et un haut niveau de sécurité aux femmes.

    Précisons que Casablanca envisage faire augmenter de 30 % la fréquentation de son tramway. La métropole compte réduire l’émission de C02/an et contribuer également à la protection de l’environnement. Casablanca s’est en effet engagé à « contribuer à la réussite de l’accord de Paris sur le climat ». « La conception du tramway, intégrée dans la ville, permettra aussi d’améliorer l’environnement urbain, de limiter la pollution et d’offrir un haut niveau de service à ses usagers », selon les responsables de Casablanca Transport SA.

     

  • Influenceurs: Aliko Dangote, seul Africain du Top 50 Bloomberg 2017

    Influenceurs: Aliko Dangote, seul Africain du Top 50 Bloomberg 2017

    Le magnat des affaires nigérian et l’homme le plus riche d’Afrique, Alhaji Aliko Dangote est le seul Africain parmi les 50 personnes les plus influentes en 2017, selon une liste publiée par le magazine Bloomberg.

    Il est l’homme le plus riche d’Afrique. Président du groupe de sociétés Dangote, Aliko Dangote est un habitué des classements de personnalités en Afrique et dans le monde. Ceci pour ses affaires et ses efforts humanitaires au Nigeria. En début de mois, une photo de richissime homme d’affaires a été exposée sur la tour Nasdaq à New York suite à sa sélection sur la liste Bloomberg.

    La liste publiée début décembre par le magazine Bloomberg regroupe des personnes issues de cinq grandes catégories : les affaires, la technologie, la politique, le divertissement et la finance. Dans le domaine des affaires, Bloomberg a nominé le tycoon nigérian. Dangote qui a déjà fait fortune dans l’industrie du ciment se tourne vers la production laitière et sucrière. Il a affecté 800 millions de dollars à l’achat de 50 000 bovins dans l’espoir de produire 500 millions de litres de lait par année d’ici 2019.

    Grand investisseur

    Pour Paul Wallace, chroniqueur, Aliko Dangoté s’investit énormément dans le développement de son pays. « Dangoté a accéléré ses plans pour aider son pays de 180 millions de personnes à importer moins de ce qu’il mange », raconte-t-il sur celui qui est surnommé « milliardaire tranquille » pour son mode de vie relativement frugal.

    Aliko Dangoté s’emploie également à terminer une raffinerie de pétrole de 650.000 barils par jour près de Lagos, qui devrait être l’une des plus grandes au monde. L’homme d’affaires compte dépenser jusqu’à 50 milliards de dollars dans la prochaine décennie pour les énergies renouvelables et les raffineries pétrochimiques, y compris les investissements aux États-Unis et en Europe. Passionné de football, Aliko Dangoté envisage aussi acheter Arsenal, son club de football préféré.

    Précisons que Nikki Haley, l’envoyé des États-Unis auprès des Nations Unies, Jeff Bezos, PDG d’Amazon ; Paul Gaudio, Directeur de la création mondiale d’Adidas et Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit de l’UE, font également partie des 50 personnes les plus influentes en 2017, selon le magazine Bloomberg. Elon Musk de Tesla, Alessandro Michele, directeur créatif de Gucci, le gouverneur de l’état de Californie, Jerry Brown, le PDG de General Motors, Mary Barra et le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman figurent également sur la liste.