Catégorie : Afrique de l’ouest

  • Ghana: InvestXD la startup qui accélère le processus d’investissement

    Ghana: InvestXD la startup qui accélère le processus d’investissement

    La startup ghanéenne InvestXD propose d’aider à faire des investissements plus faciles en éduquant sur le processus et en le rendant plus efficace.

    Lancé l’an dernier par Richard Yao Baku, Emmanuel Akin-Awokoya et Andrew Nduati Njage après leur rencontre au programme MEST (Meltwater Entrepreneurial School of Technology) à Accra au Ghana, InvestXD est une plateforme en ligne qui permet aux jeunes professionnels de se familiariser avec les produits d’investissement tels que les fonds communs de placement, les dépôts fixes et les bons du Trésor.

    La startup a développé une plateforme d’apprentissage donnant des informations qui aident les utilisateurs à apprendre à investir à leur propre rythme et à appliquer leur expérience. La plateforme a également un formulaire facile à utiliser qui aide les utilisateurs à investir dans les banques à travers l’Afrique.

    InvestXD conduit des transactions aux institutions financières de jeunes professionnels qui veulent économiser et investir dans le confort de leur maison ou bureau.

    Aider les jeunes professionnels

    « Notre produit favorise l’inclusion financière et aide les jeunes professionnels à atteindre leurs objectifs tels que l’épargne pour les voyages, les économies de capital pour les entreprises, ou de payer pour un diplôme de troisième cycle. Le besoin d’aider les jeunes professionnels à atteindre leurs objectifs financiers est ce qui nous motive parce que nous sommes comme eux », a confié Richard Yao Baku.

    InvestXD est le résultat direct des expériences précédentes des cofondateurs en matière d’investissement. En effet, dans leurs vies respectives avant leur passage chez MEST Africa, ils éprouvaient tous de difficultés à trouver des informations sur les meilleurs produits d’investissement disponibles. « Nous avons également trouvé fastidieux de remplir le même formulaire d’investissement chaque fois que nous voulions investir dans un autre programme » se rappelle Baku. Cette réalité, couplée à la nécessité de rester dans la file d’attente pendant des heures pour déposer de l’argent dans un compte d’investissement, s’est avérée être complexe et fastidieuse.

    Après enquête auprès des populations qui ont éprouvé le même sentiment, les trois jeunes entrepreneurs se sont lancés. Le résultat a été InvestXD, qui a été lancé en octobre de l’année dernière. Depuis lors, son développement a été fulgurant. Essentiellement, la startup s’est imposée comme un intermédiaire financier entre les institutions financières et les investisseurs.

    Actuellement incubée à MEST à Accra, la startup a augmenté sa clientèle de 28 % en rythme mensuel, principalement grâce au bouche-à-oreille et au marketing sur les médias sociaux.

    Prochainement, les promoteurs InvestXD pensent conquérir le marché kenyan et nigérian.

  • Coupe du Monde 2018: le Sénégal, l’ultime espoir

    Coupe du Monde 2018: le Sénégal, l’ultime espoir

    Alors que la Coupe du monde entre dans ses derniers matches de groupes, l’une des équipes qui sont rapidement devenues l’une des favorites auprès des amateurs du ballon rond en Afrique est le Sénégal.

    Avant le tournoi, les Lions de la Téranga ont reçu très peu d’attention. Pour les équipes d’Afrique, le Nigeria a volé la vedette avec son maillot populaire. Au-delà, c’est l’Islande avec sa petite population et son histoire improbable. Le profil relativement bas du Sénégal s’est avéré être un avantage compétitif. Le pays est devenu la première équipe africaine à cette coupe du monde à remporter un match de groupe après la chute de la Tunisie, de l’Égypte et du Maroc lors de la première journée. Alors que le Nigeria a initialement sous-performé et fait un retour, le Sénégal semble avoir les meilleures chances d’aller plus loin dans le tournoi.

    Toutefois, le Sénégal a un pedigree. Leur plus grand exploit de football a été la Coupe du monde de 2002, coorganisée par le Japon et la Corée du Sud. La défaite évitée ce dimanche contre le Japon à Ekaterinbourg a prolongé leur invincibilité en phase de groupes à la Coupe du monde. Mais ils ont fait l’histoire depuis leur apparition au tournoi en 2002. Dans cette campagne, ils ont vu défiler ensuite les champions en titre et l’ancien colonisateur, la France dans l’un des moments les plus marquants du triomphe du sport.

    Aliou Cissé, le vestige de 2002

    Un vestige de cette équipe de rêve qui a atteint les huit derniers en 2002 est présent dans l’équipe actuelle sous la casquette de sélectionneur, Aliou Cissé, qui était autrefois le capitaine de l’équipe. Une fois de plus, Cissé, 42 ans, fait des vagues sur la grande scène en tant que seul entraîneur noir sur les lignes de touche en Russie. Puis qu’en effet, même le pays africain le plus peuplé, le Nigeria, est géré par un Allemand blanc de 64 ans. Bien qu’il ait essayé de se dérober à ce fait, le succès en Russie signifierait briser le plafond de verre qui a longtemps été aidé par le stéréotype selon lequel les joueurs noirs ne font pas de bon manager.

  • AKoin, la cryptomonnaie du rappeur Akon qui va ‘sauver de l’Afrique’ 

    AKoin, la cryptomonnaie du rappeur Akon qui va ‘sauver de l’Afrique’ 

    S’exprimant lundi au Festival des Lions de Cannes, le chanteur américano-sénégalais a déclaré qu’il pensait que la crypto monnaie peut être « le sauveur de l’Afrique ». A cet effet, il a annoncé le lancement d’AKoin sa propre crypto monnaie.

    Annonçant sa nouvelle initiative, le chanteur ambitionne sur le site officiel d’AKoin que son application sera disponible sur chaque téléphone mobile d’ici décembre. Mais pas que. Il projette également de construire une « cryptoville » dans son pays, le Sénégal, qu’il appellera « le vrai Wakanda ».

    Tout comme ce territoire fictif de Wakanda dans la Black Panther de Marvel, Akon promet que sa ville sera un environnement futuriste. Le site web indique qu’Akon a été « doté » d’un espace de 2 000 acres par le président du Sénégal pour construire la ville qui portera également son nom. L’artiste la veut la première ville 100% crypto, avec AKoin au centre de la vie transactionnelle.

    Dans le cadre de «Akoin Ecosystem», les consommateurs pourront acheter, conserver et dépenser des crypto monnaies directement à partir de leurs smartphones. « Cela redonne le pouvoir au peuple et ramène la sécurité dans le système monétaire », a expliqué Akon. Et d’ajouter que « cela permet également aux gens de l’utiliser de façon à ce qu’ils puissent progresser et ne pas permettre au gouvernement de faire ce qui les empêche de fonctionner. »

    Cependant, Akon a admis qu’il ne connaissait pas tous les aspects techniques de sa nouvelle entreprise. La cryptomonnaie est une monnaie numérique ou virtuelle qui fonctionne indépendamment d’une banque centrale. Il utilise la cryptographie (la conversion de l’information en un code presque incontrôlable) pour sécuriser et vérifier les transactions. Ce qui rend presque impossible la contrefaçon.

     

     

  • Nkemdilim Begho invente les premières cartes de visite numériques au Nigeria

    Nkemdilim Begho invente les premières cartes de visite numériques au Nigeria

    Depuis une dizaine d’années, cette entrepreneure nigériane dirige Future Software Resources Limited, un fournisseur de solutions informatiques axé sur les solutions en ligne, l’apprentissage en ligne et la sécurité informatique. Nkemdilim Begho est l’une des rares femmes actives dans le secteur de la technologie de l’information au Nigéria.

    Diplômée de l’Université Ludwig Maximilian (LMU), elle a aussi étudié la bio-informatique à l’Université Technique de Munich (TUM). Avant de revenir au Nigéria, Nkemdilim Begho a travaillé en tant que développeur d’applications à l’Institut Max Planck (MPI) pour la recherche en psychiatrie au département de génétique statistique et de protéomique, puis à Affectis Pharmaceuticals AG. Elle y a développé des outils logiciels pour la recherche génétique et des plugins pour la base de données Micro-Array (Java).

    Depuis 2008, l’entrepreneure s’attèle avec son entreprise à mettre en place des tendances dans l’espace technologique de son pays. C’est à son entreprise que l’on doit les premières cartes de visite numériques au Nigeria. Régulièrement consultée pour des questions sur les TIC en Afrique, la responsable de Future Software Resources Limited veut construire une grande marque technologique reconnue. Nkemdilim Begho envisage positionner Future Software Resources Limited comme le fournisseur principal de solutions informatiques en Afrique.

    En parallèle à ses efforts pour mieux développer son entreprise, Nkemdilim Begho fait également du social. L’entrepreneure fait du bénévolat pour des programmes de mentorat et d’autonomisation partageant souvent ses expériences avec de jeunes Nigérians et des enfants moins privilégiés.

    L’entrepreneure a reçu de nombreux prix, notamment le prix Jim Ovia pour l’excellence du logiciel et le prix Etisalat pour l’innovation. Nkemdilim Begho a également été lauréate du prix Etisalat pour l’innovation.

  • Fanta Diaite [19 ans], nouvel espoir de l’agroalimentaire sénégalais

    Fanta Diaite [19 ans], nouvel espoir de l’agroalimentaire sénégalais

    À moins de vingt ans, Fanta Diaite sait prendre de grandes initiatives. Cette jeune sénégalaise dirige Agri’bio, une structure qui produit et vend des produits agricoles, notamment des fruits et des légumes. Grâce à des formations agricoles, elle a eu l’idée d’exploiter les terres appartenant à sa famille. Elle peut compter sur des membres de sa famille qui l’aident dans la production. Les produits de Agri’bio sont achetés par des grossistes.

    Pour bien fonctionner, Agri’bio dispose d’un ingénieur agronome qui fait des études de rentabilité et conseille les produits à cultiver chaque saison. Pour la jeune entrepreneure, c’est au continent de travailler ses terres. « Nous devons produire et consommer nos produits. Nous devons réduire les importations », explique-t-elle.

    Produire et transformer

    Étudiante en gestion et management des entreprises, elle a participé à des séminaires de mentoring et des Boot camp qui lui permettent de croire en ses capacités. Les jours de cette jeune responsable d’entreprise sont occupés par des cours et des réunions avec ses collaborateurs qui sont généralement des amis et des membres de sa famille. Très jeune, Fanta Diaite fait preuve d’abnégation et confie braver les difficultés pour réussir. « Je veux réussir dans ce que j’entreprends. Je prends en compte les critiques constructives. J’oublie celles qui ne peuvent pas me faire avancer », affirme-t-elle.

    Agri’bio ambitionne se positionner dans l’agroalimentaire. Fanta Diaite veut se lancer la transformation et la vente de produits comme la noix de coco. Pour cela, la responsable envisage recourir à des aides financières. « La transformation nécessite la construction d’un local, des machines, des moyens de transports et de distributions », justifie-t-elle.

    Sauver des vies

    Fanta Diaite est aussi la responsable de la startup Ame Dome qui lui a permis d’être distinguée en mai dernier comme l’un des trois jeunes entrepreneurs prometteurs du Sénégal. Ame Dome est une plateforme de santé en ligne censée aider les femmes enceintes. Fanta Diaite explique que la plateforme va relier le corps médical (sages-femmes, gynécologues, médecin, pédiatre) et les femmes enceintes du pays.

    Les femmes enceintes vont disposer d’un carnet de grossesse numérique qui leur permettra de suivre un contrôle régulier avec leurs médecins traitants. Ame Dome devrait être utile à des femmes enceintes qui vivent loin de la capitale et dans des zones reculées.

    En attendant, elle envisage bénéficier d’une incubation pour développer sa plateforme e-santé et d’autres projets. « Il y a d’autres problèmes à régler au Sénégal grâce au digital », fait-elle savoir. Elle invite des jeunes de son âge à s’intéresser à l’entrepreneuriat qu’elle considère comme « important » et « utile ». « Nous sommes des milliers à arriver sur le marché de l’emploi chaque année avec des compétences presque identiques », explique-t-elle, avant de faire remarquer : « nos projets peuvent nous permettre de créer des emplois et d’être stable financièrement ».

  • Diplômée de Harvard et Stanford, Yasmin Belo-Osagie aide les africaines à créer leur PME

    Diplômée de Harvard et Stanford, Yasmin Belo-Osagie aide les africaines à créer leur PME

    Née aux Etats-Unis c’est pourtant au Nigéria que Yasmin Belo-Osagie a grandi avant de repartir en Angleterre puis aux Etats-Unis pour ses études à l’université de Princeton. Cette promotion est aujourd’hui l’un acteurs principaux qui assurent la promotion des femmes dans le monde entrepreneurial. L’entrepreneur qui a préparé un MBA en partenariat avec la Harvard Law School et la Stanford Graduate School of Business estime que plusieurs conditions ne permettent pas aux femmes de développer leurs initiatives privées dans leur secteur de prédilection.

    Yasmin Belo-Osagie a en effet cofondé en 2013 She Leads Africa, une entreprise sociale de femmes basée au Nigeria qui cherche à relever les défis auxquels les femmes du continent sont confrontées en créant, en développant et en soutenant leurs entreprises et leurs services professionnels.

    She Leads Africa a lancé une plateforme en ligne qui met à la disposition des femmes des articles et des programmes d’étude et des conseils d’affaires. Yasmin Belo-Osagie précise que ces conseils et programmes tiennent principalement compte des réalités du monde entrepreneurial africain.

    Atout du numérique

    Depuis cinq ans, la Nigériane met ainsi son savoir-faire au service d’une centaine de jeunes entrepreneures nigérianes et des pays de la sous-région. Dans cette dynamique elle bénéficie du soutien de grandes entreprises comme Intel, Guaranty Trust Bank, Huawei et Etisalat. Il faut dire que Yasmin Belo-Osagie a convaincu ces grandes entreprises de l’importance pour elles de soutenir les projets ambitieux de jeunes entrepreneures.

    Yasmin Belo-Osagie organise aussi des rencontres entre les entrepreneures africaines et celles d’autres continents. Il y a trois ans, elle a permis à cinq entrepreneures africaines de rencontrer en Chine des investisseurs qui s’intéressent au continent africain. La Nigériane encourage surtout les jeunes entrepreneurs à ne pas négliger l’apport technologie dans l’élaboration de leur projet.

    Pour celle qui a été consultante en développement de stratégies de croissance pluriannuelles pour les grandes organisations, le numérique peut servir d’accélérateur aux initiatives féminines qui émergent en Afrique.

  • Les PME nigérianes prospèrent grâce à Chioma Ifeanyi-Eze

    Les PME nigérianes prospèrent grâce à Chioma Ifeanyi-Eze

    Cette entrepreneure nigériane a préféré quitter son emploi bien rémunéré pour se consacrer au développement des entreprises dans son pays et en Afrique. Chioma Ifeanyi-Eze tient toujours un discours encourageant envers les initiatives privées. Son objectif est d’aider les petites et moyennes entreprises du continent à avoir un taux de croissance durable.

    Depuis 2015, la Nigériane s’est à cet effet donné les moyens. Chioma Ifenanyi-Eze est la responsable d’AccountingHub, une société de comptabilité.  Elle est également spécialisée dans l’utilisation des stratégies de comptabilité virtuelle et commerciale. Pour elle, il existe un grand fossé entre les activités des PME et leurs capacités financières. Depuis, elle mise sur la technologie et ses connaissances de fiscaliste pour fournir des solutions adéquates aux entreprises.

    Avant de se lancer dans une aventure entrepreneuriale, la jeune entrepreneure a d’abord été employée après ses études avec une dizaine d’expérience en son compte. Elle a occupé le poste de directrice financière de certaines entreprises nigérianes. Chioma Ifeanyi-Eze a même cofondé en 2014 Innabel Logistics, est une entreprise de taille moyenne spécialisée dans le transport aérien, la logistique et les services de soutien. Diplômée de l’université de Jos, la Nigériane conseille aux entrepreneurs d’assurer une « bonne santé financière » à leurs entreprises pour faciliter le développement de ses activités.

    Depuis sa création en 2015, Chioma Ifeanyi-Eze explique que les services d’AccountingHub permettent de trouver des solutions aux problèmes d’audit des petites et moyennes entreprises. Il faut dire qu’en trois ans, la société a fait ses preuves sur le plan national. Plus d’une quarantaine, de petites et moyennes entreprises ont ainsi bénéficié des conseils d’AccountingHub. Résultats, la quarantaine d’entreprises ne fait pas face à des « difficultés de comptabilité ». Chioma Ifeanyi-Eze justifie que ces entreprises sont à jour avec leurs finances et les différents impôts. La jeune entrepreneure souhaite gagner d’autres clients avant de proposer ses services dans d’autres pays de la sous-région.

     

  • Nigeria: Juliet Ehimuan-Chiazor, le prochain Bill Gates?

    Nigeria: Juliet Ehimuan-Chiazor, le prochain Bill Gates?

    Elle est considérée comme l’une des femmes les plus influentes dans le secteur du numérique en Afrique. Juliet Ehimuan-Chiazor est une experte technologie numérique. Diplômée en informatique à l’université de Cambridge, cette entrepreneure a également fait des études en stratégie, entrepreneuriat et comportement organisationnel à la London Business School.

    Depuis 1995, Juliet Ehimuan-Chiazor a travaillé dans plusieurs entreprises. La Nigériane a par exemple occupé le poste de superviseur de la surveillance du rendement et de l’assurance de la qualité à Shell Petroleum Development Company. Avant de rejoindre MSN International en tant que Business Process Manager, Juliet Ehimuan-Chiazor a travaillé pour Microsoft UK comme responsable de programme et superviseur de projets pour des filiales de MSN en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

    Mais en 2005, Juliet Ehimuan-Chiazor  change de cap et décide de revenir dans son pays. Elle quitte pourtant ses fonctions chez Microsoft pour créer Strategic Insight Consulting, une société qui fournit de programmes de collaboration qui relient les dirigeants et les professionnels africains avec leurs homologues du monde entier. Ces réalisations à la tête de son entreprise lui ont valu d’être nommée en 2011 Country Manager de Google pour le Nigeria. C’est là qu’il fait encore preuve d’initiatives en lançant des services appréciés par plus d’un.

    Améliorer la démocratisation d’Internet

    En tant que Country Manager de Google Nigeria, Juliet Ehimuan-Chiazor est responsable d’une série de produits et services innovants visant à construire l’écosystème en ligne au Nigeria à travers une stratégie à trois volets. Il faut dire que l’entrepreneure a placé l’accès des populations à Internet au centre de ses priorités. Elle considère qu’à l’heure du numérique ce besoin vital devrait être satisfait à un prix abordable pour les Nigérians.

    C’est également avec le concours de Juliet Ehimuan-Chiazor que Google Nigeria a lancé Get Nigerian Businesses Online, un programme national qui fournit des outils gratuits que des responsables d’entreprises peuvent utiliser pour créer des sites web ou d’autres plateformes en ligne en un temps record. Get Nigerian Businesses Online veut soutenir les entreprises dans leurs services en ligne.

    Depuis 2011, Juliet Ehimuan-Chiazor collectionne les prix pour ses bonnes actions à la tête de Google Nigeria. Entre autres, l’entrepreneure a été récompensée en tant que « personnalité informatique de l’année au Prix national du mérite en technologie de l’information en 2012.

  • Diplômée à Londres, Emem Usanga rend des projets bancables au Nigéria

    Diplômée à Londres, Emem Usanga rend des projets bancables au Nigéria

    Cette entreprise nigériane compte une vingtaine d’années d’expérience dans le développement des affaires et du numérique. Emem Usanga est diplômé de la London South Bank University. Cette spécialiste de l’organisation des entreprises et des startups possède également de nombreux certificats technologiques.

    Emem Usanga est co-responsable de la coalition Tech appelée Tech London Advocates Africa. Il s’agit d’une coalition dirigée par le secteur privé regroupant plus de 2 700 experts du secteur de la technologie et de la communauté élargie qui se sont engagés à promouvoir le potentiel de Londres en tant que plaque tournante mondiale pour les entreprises technologiques et numériques.

    Emem Usanga explique que Tech London Advocates s’efforce de soutenir les start-ups technologiques et les entreprises à forte croissance de Londres dans la recherche de nouveaux investissements, de nouveaux talents et d’un succès continu. Emem Usanga a occupé des fonctions au Royaume-Uni. Elle a été conseillère en stratégie de sociétés dans la résolution de problèmes commerciaux, de produits et de marketing dans des start-ups à forte croissance et des entreprises de taille moyenne.

    La méthode bnkability

    Après des réalisations à l’étranger, Emem Usanga a décidé de mettre son savoir-faire au service de son pays et du continent. Elle est la représentante d’Interaction Design Foundation (IDF) au Nigéria. IDF promeut et donne des formations en design global.

    Emem Usanga veut faire bénéficier ses acquis au sein de la Tech London Advocates à des jeunes du continent. Dans cette dynamique, cette professionnelle du marketing, des industries de la publicité s’est vite lancé dans l’entrepreneuriat en s’intéressant au secteur de l’investissement. Elle a créé et dirige depuis septembre 2016 InvestWell qui est devenu Bnkability, une entreprise qui veut résoudre les défis liés à l’approvisionnement des projets bancables en Afrique.

    Emem Usanga a remis en question la manière dont des investissements sont faits dans des projets d’infrastructure africains. Elle évoque un processus lourdement manuel et coûteux. « Personne n’essaie de casser « l’élément de bancabilité » en raison de sa complexité », justifie-t-elle, avant de conseilleur aux porteurs de projets de toujours transformer leurs « solutions » en une question et de bien en discuter avec toutes les parties prenantes associées à leurs entreprises.

  • Slide Safe, la startup nigériane qui encourage les rapports sexuels sans risque

    Slide Safe, la startup nigériane qui encourage les rapports sexuels sans risque

    Créé en 2016, Slide Safe est une innovation en santé publique. La startup veut contribuer à l’augmentation du dépistage des IST. Elle a été cofondée par Florida Uzoaru, Precious Onuobia et Janet Nwaoshai. Ces derniers veulent aussi encourager les rapports sexuels sans risque parmi les personnes sexuellement actives au Nigéria. « Nous voulons amener les gens à développer un style de vie de santé sexuelle et à les rendre négatifs vis-à-vis des MST », déclarent-elles.

    En janvier 2017 Slide Safe a lancé un service à la demande pour améliorer les rapports sexuels protégés dans le pays. La startup distribue ainsi des kits de test des MST et des produits sexuels, notamment des préservatifs et des lubrifiants. Elle fournit également des kits de test d’auto-santé pour les Nigérians.

    Precious Onuobia précise qu’il est mis à la disposition de la clientèle des trousses de test de santé pour l’hépatite B, des trousses de test de grossesse, des pilules et d’autres produits pour les infections transmissibles sexuellement (ITS).

    Éducation sexuelle

    D’abord créée sous le nom de « Sex In A Box », la startup s’est finalement connaître à travers « Slide Safe ». Florida Uzoau explique cela a été fait dans le but de cultiver la discrétion. « Le premier nom mettait les clients mal à l’aise. Ils veulent être discrets. Nous leur offrons aussi l’anonymat », justifie-t-elle.

    Il faut dire que l’anonymat du client est la principale proposition de vente de la société. Les clients peuvent envoyer leurs commandes dans un message court. Ils reçoivent ensuite leur livraison dans un emballage « anonyme ». Plus d’un an après son lancement, Slide Safe a vendu près de 1000 boîtes de produits sexuels.

    Janet Nwaoshai pour sa part fait savoir que les services de Slide Safe participent à l’éducation sexuelle des enfants. L’entrepreneure souligne que les parents ont souvent du mal à discuter du sexe avec leurs enfants. Slide Safe participe aussi au contrôle des naissances dans le pays. Le groupe d’âge des clients de la startup est entre 18-34 ans. Ce qui représente 60% de la population du pays. Slide Safe compte mobiliser des fonds pour renforcer ses services dans le pays.