Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Juges, avocates : ces femmes incontournables du Droit en Afrique

    Juges, avocates : ces femmes incontournables du Droit en Afrique

    En Afrique, ces dernières années, nombre de femmes ont fait des avancées significatives dans le secteur juridique, où les postes les plus importants sont encore largement dominés par les hommes. Mais il est clair qu’elles sont de plus en plus en mesure de choisir leur propre parcours et le nombre de femmes africaines en droit augmente régulièrement.

    Voici-en 7 qui inspirent sur tout le continent.

    Amina Augie – Nigeria

    Le 7 novembre 2016, la juge Amina Augie a été assermentée comme juge de la Cour suprême du Nigéria (SCN), la plus haute juridiction du pays. Cela fait d’elle, la sixième femme à y siéger, sur les quelque 104 juges actuels et anciens de la Cour.

    Amina Augie a obtenu son diplôme de premier cycle en droit à l’Université d’Ife, a poursuivi ses études à la Nigerian Law School et s’est qualifiée comme avocate. Après avoir terminé le service national de la jeunesse obligatoire dans l’État de Sokoto, elle s’est inscrite à l’Université Ahmadu Bello de Zaria pour faire une maîtrise en droit. Nantie d’un diplôme de maîtrise en criminologie et des sujets connexes à l’Université de Lagos, elle est également certifiée par le Chartered Institute of Arbitrators Nigeria et l’Institute of Advanced Legal Studies. Amina Augie a déjà rédigé et publié plus de 70 articles de conférences, articles et chapitres de livres sur divers aspects de la loi, en mettant l’accent sur les droits de la personne.

    Aisha Zumo Bade – Tanzanie

    Titulaire d’un baccalauréat en droit et lettres de l’Université de Dar es-Salaam, Aisha Bade a débuté comme stagiaire dans les cabinets d’un avocat foncier de renom en Tanzanie. Elle a ensuite étudié en Nouvelle-Zélande et y a travaillé comme juriste avant de retourner en Tanzanie pour occuper un poste au ministère des Terres du pays.

    Aisha Zumo Bade a ensuite fondé Chipeta Bade and Associates, et plus tard Bade Attorneys. Elle est actuellement associée chez Leo Attorneys à Dar es-Salaam et préside l’Association des femmes juristes tanzaniennes. Mme Aisha est membre du conseil de la Tanganyika Law Society, de l’East Africa Law Society et de la Tanzania Women Lawyers Association où elle a déjà été responsable du travail de plaidoyer, des cliniques d’aide juridique et de la collecte de fonds.

    Ntyam Ondo Mengue — Cameroun

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    Ntyam Ondo Mengue est Camerounaise. Elle a été élue juge de la Cour africaine pour un mandat de six ans lors du 27e Sommet de l’UA qui s’est tenu en juillet 2016 à Kigali, au Rwanda. Titulaire d’un diplôme de l’École normale d’administration et de magistrature et d’une licence en droit privé, Ntyam Ondo Mengue a travaillé dans le système judiciaire du Cameroun depuis 1982, occupant plusieurs postes clés, tel que la présidente du tribunal d’instance de Yaoundé, vice-présidente de la Cour d’appel, présidente de la Section des Contrats administratifs de la Cour de la Cour Suprême du Cameroun.

    Bensaoula Chafika — Algérie

    Élue juge à la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples en janvier 2017 lors de la 28e Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine pour un mandat de six ans, Bensaoula Chafika est une Algérienne bien connue dans son domaine. Spécialiste du droit public, elle est actuellement enseignante à l’École nationale de la magistrature d’Algérie.

    Elle a occupé plusieurs postes clés dans la magistrature et l’administration de l’Algérie, notamment celui de juge aux chambres criminelles pour les affaires impliquant des délinquants, juge à la Cour d’appel, membre du conseil d’administration de l’Institut de droit et justice, etc.

    Solomy Balungi Bossa – Ouganda

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    La juge Solomy Balungi Bossa est Ougandaise. Elle a été élue juge de la Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples en juin 2014, pour un mandat de six ans. Avec plus de vingt-sept ans d’expérience juridique et judiciaire au niveau national, régional et international, Solomy Balungi Bossa possède une expérience considérable dans la pratique judiciaire internationale, les droits de l’homme internationaux, le droit international humanitaire, le droit pénal international et le droit constitutionnel.

    Elle a reçu divers prix en reconnaissance de ses services distingués en tant que juriste, juge et défenseure des droits de la personne. De par le passé, elle a été juge à la Haute Cour en Ouganda pendant seize ans (1997-2013). Elle a aussi travaillé à la Cour de justice de l’Afrique de l’Est pendant cinq ans, au Tribunal pénal international des Nations Unies pour le Rwanda (UNICTR) durant neuf ans et demi et sert actuellement de juge à la Cour d’appel de l’Ouganda.

    Fatoumata Dembélé Diarra – Mali

    Fatoumata Dembélé Diarra a obtenu une licence en droit de l’homme de l’Université de Dakar, une maîtrise en sciences juridiques de l’école nationale d’administration de Bamako, ainsi qu’un diplôme de l’école nationale de droit de Paris.

    Membre importante du Mouvement démocratique malien, Mme Diarra a été nommée juge à la Cour pénale internationale (CPI) en mars 2003. Elle a précédemment occupé les fonctions de directrice nationale du département de la justice du Mali et de présidente de la chambre d’appel de Bamako. La fondatrice du Centre Pro Bono pour les femmes et les enfants au Mali a longtemps été un leader dans la défense des droits des couches vulnérables.

     

  • Donald Donissen, pionnier de la caricature togolaise

    Donald Donissen, pionnier de la caricature togolaise

    Né au Togo, Aklassou-Gana Kossi Donald est caricaturiste. C’est dans ce domaine que cet artiste talentueux s’est taillé une reconnaissance. Il fait partie du cercle restreint et très fermé des célèbres caricaturistes du pays. Depuis plus de dix ans, celui que l’on surnomme Donald Donissen caricature, aborde plusieurs sujets, tourne en dérision les thématiques les plus importantes. Mais surtout l’artiste fait rire. Jugé calme et travailleur par ses proches, il collabore depuis 2008 avec des journaux. Ses services sont demandés par des quotidiens, des bihebdomadaires et des bimensuels.

    Dans les journaux d’information générale et ceux satiriques, il est fréquent de retrouver des caricatures signées de Donald. Il arrive que ces caricatures soient parfois à la une du quotidien Liberté, journal d’opposition au pouvoir du Togo. Et toujours c’est avec un style unique teinté d’humour que l’artiste s’arrange à faire comprendre à sa façon le sujet dont il traite. Dans Sika’a ou Viva, deux journaux de la « bonne humeur » très vendus dans le pays, des pages entières sont souvent confiées au caricaturiste. Ce dernier tient par exemple en haleine des lecteurs avec des feuilletons comiques. Ces dessins sont scrutés par des lecteurs. Avec ce caricaturiste, même les détails les plus simples accrochent et font rigoler.

    L’artiste en est convaincu. Il a réussi à se créer un univers à lui. « Le rire est une thérapie. Et avec une caricature, on peut parler de tout, même des sujets qui fâchent », explique-t-il. S’il considère qu’en une dizaine d’années il a réussi dans la caricature, Donald Donissen veut mieux s’imposer. L’année dernière, il a lancé Cari-Actu, le tome 1 d’un recueil de caricatures qui traitent de plusieurs sujets. Le livre porte sur ses dessins qu’il a faits en cinq ans, entre 2012 et 2017, et dispose des rubriques comme « politologie, connexiologie, diplomatologie, transportologie », fait-il savoir. Dans ce recueil, le caricaturiste aborde la politique togolaise, les relations internationales et lance des piques à l’endroit de personnalités politiques. Donald Donisen y évoque également l’économie, la santé ou encore l’éducation, toujours avec un style décalé.

  • Kenya: Cosmas Ochieng, l’énergie renouvelable à partir des noix de croton

    Kenya: Cosmas Ochieng, l’énergie renouvelable à partir des noix de croton

    À 31 ans, Cosmas Ochieng est cofondateur d’une startup qui produit de l’énergie renouvelable et des produits agricoles à partir de noix de croton indigènes. Il s’agit de Eco Fuels Kenya. Le Kenyan propose à travers sa startup des solutions novatrices qui sauvent les communautés.

    Né à l’ouest du Kenya, dans la ville rurale de Homa Bay, Cosmas Ochieng a grandi dans une famille pauvre et un foyer polygame. Il s’accroche pourtant à ses études, réussissant à obtenir son baccalauréat et à suivre des études universitaires. Il a développé son sens de l’entrepreneuriat en fabriquant et en réparant des vélos tout jeune. Diplômé de l’université technique de Nairobi, celui qui se considère comme persévérant .a d’abord travaillé dans des industries agroalimentaires.

    Après avoir servi dans un organisme de production de biodiesel à partir de noix de croton, il décide en 2012 de créer sa propre entreprise. Au début, « j’ai commencé par écraser les noix de croton à la main, et il faudrait toute la journée pour écraser un sac », se rappelle-t-il, avant d’ajouter : « Commencez avec ce que vous pouvez, peu importe le niveau ». Depuis, Eco Fuels Kenya produit des biocarburants, mais également des engrais qui revitalisent le sol, des briquettes et des aliments pour volailles.

    Collaboration

    Pour la réussite de sa startup, Cosmas Ochieng a misé sur sa communauté à travers la collecte de croton. « Ils me fournissent des noix. Je leur propose ce que nous produisons. Ils ont le droit de bénéficier des ressources de leur environnement », explique l’entrepreneur. Il collabore avec des communautés qui peuvent lui fournir jusqu’à vingt tonnes de graines de croton par semaine. Pour détecter les communautés, l’entrepreneur utilise la carte des forêts du pays avant de rentrer en contact avec les groupes et l’administration de la région concernée.

    Grâce à son dynamisme, le magazine Forbes l’a nommé l’un des meilleurs entrepreneurs d’Afrique de moins de 30 ans. Il y a six ans, Eco Fuels Kenya a également remporté le programme Village Capital / GrowthAfrica de GrowthHub et un investissement de 50 000 dollars des États-Unis. Avec Eco Fuels Kenya, Cosmas Ochieng emploie près d’une trentaine de personnes.

    « Eco-entrepreneur »

    Pour cet environnementaliste, il est important que les États s’emparent des énergies renouvelables. « Elles sont sans danger pour l’environnement. Cela aide à maintenir les ressources naturelles », justifie-t-il. Selon lui, dans la recherche de solutions, chaque individu doit se demander « qu’est-ce qui peut résoudre notre problème » et non « qu’est-ce qui peut résoudre mon problème ».

    Cinq ans après sa création, Eco Fuels Kenya reste fidèle à son objectif. La startup est dans une dynamique de protection de l’environnement. Cosmas Ochieng continue de sensibiliser les populations sur la culture des graines de croton. Il veut à la fois faire prospérer son entreprise et offrir aux populations le moyen de se nourrir de leurs semences.

  • Qui est Yvonne Aki Sawyerr, la nouvelle maire de Freetown?

    Qui est Yvonne Aki Sawyerr, la nouvelle maire de Freetown?

    La capitale sierra-léonaise a élu le 7 mars dernier un nouveau maire. Il s’agit de Yvonne Aki Sawyerr. Cette comptable de formation va désormais diriger la ville de Freetown, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste depuis 1980. Membre du parti au pouvoir (APC), Yvonne Aki Sawyerr a battu lors du scrutin cinq autres candidats. Avec plus de 59% contre 32% pour Raymond Desouza George, son concurrent direct du SLPP, principal parti d’opposition, la candidate a en effet obtenu plus de 309000 voix.

    « Cette victoire est pour nous tous. Merci de croire en ma vision et de me donner l’honneur de servir de maire pour les quatre prochaines années. J’ai hâte de travailler avec vous tous pour faire de Freetown une ville dont nous sommes tous fiers », a déclaré Yvonne Aki Sawyerr après son élection.

    Connue pour son militantisme et son implication dans le développement de son pays, la nouvelle maire de Freetown a été décorée de l’Ordre de l’Empire britannique (OBE) par la reine d’Angleterre en janvier 2016. Durant l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola, elle a été à l’avant de toutes les sensibilisations. Ses efforts avaient été récompensés par une médaille présidentielle.

    Stratège et gestionnaire

    Des observateurs de la scène politique sierra-léonaise expliquent que l’élection de Yvonne Aki-Sawyerr s’inscrit dans la volonté du parti au pouvoir de réduire les inégalités entre les sexes et d’améliorer le statut des femmes dans la société. Plusieurs soutiens de la maire mise sur son expérience pour la voir réussir durant son mandat. Outre la maîtrise des problèmes que rencontre la ville de Freetown, Yvonne Aki-Sawyerr est spécialisée dans la gestion des risques et des projets.

    En 1999, celle qui a également des compétences en planification stratégique a cofondé la Sierra Leone War Trust (SLWT), un organisme caritatif qui vient en aide à des enfants et aux jeunes défavorisés. Avant de se lancer dans la course à la mairie de Freetown,Yvonne Aki-Sawyerr a été directrice des investissements d’International Development Enterprise Associates Ltd (IDEA) et directrice de la planification au Centre national d’intervention contre Ebola (NERC).

  • Nomfundo Mcoyi, 43 ans, contrôle l’industrie funéraire en Afrique du Sud

    Nomfundo Mcoyi, 43 ans, contrôle l’industrie funéraire en Afrique du Sud

    Nomfundo Mcoyi est connue dans son pays comme l’une des principales femmes d’affaires dans le secteur funéraire, réalisant un chiffre d’affaires annuel de plus de 50 millions de rands. En 2004, elle a démissionné de son poste d’enseignante pour se concentrer sur une activité de traiteur. Cinq ans après, cette mère de cinq enfants divorce. Elle décide par la même occasion de créer son entreprise, Icebolethu Funeral Services, avec seulement cinq employés. « Je ne pouvais pas laisser tomber mes enfants, je devais travailler et les soutenir», explique-t-elle.

    L’entrepreneure se rappelait avoir éprouvé de difficultés au début. Sans voiture et sans morgue, elle a misé sur la location d’espace de stockage dans un autre salon funéraire. « Je louais aussi leurs véhicules pour des funérailles », précise-t-elle. En neuf ans, Nomfundo Mcoyi a élargi son entreprise en sept divisions pour en faire un guichet unique offrant des services funéraires, des services de restauration, des bouquets de fleurs et des funérailles. Aujourd’hui, l’entreprise emploie environ 500 personnes et dispose d’un centre d’appel ultramoderne à Durban.

    Réussite

    Avec une cinquantaine de succursales sur le territoire, Icebolethu s’est aussi installé à l’étranger. L’entreprise a ouvert un bureau au Royaume-Uni. Des Sud-africains morts à l’étranger sont ainsi rapatriés grâce au service de Icebolethu Funeral Services. « Nous collaborons également avec un fournisseur de services funéraires au Zimbabwe », ajoute la responsable.

    « Je ne veux rien faire en dehors de mon activité principale de funérailles. Je crois que mon entreprise est unique parce que nous sommes un guichet unique; vous trouvez tout avec le groupe Icebolethu », dit-elle. Chaque semaine, son entreprise facilite l’organisation de plus de 40 enterrements. « Notre image de marque unique, combinée à une offre de service toujours excellente, nous a permis de capturer une grande partie d’un marché sud-africain hautement concurrentiel », justifie-t-elle.

    Modèle

    Malgré son succès, l’entrepreneure insiste : « Pour moi, il ne s’agit pas de gagner de l’argent, mais de résoudre les problèmes des gens et de donner des funérailles dignes ». Nomfundo Mcoyi a été finaliste aux Premier Business Awards nationaux d’Afrique du Sud dans la catégorie Women in Business en 2013. En 2016, Nomfundo Mcoyi a remporté le prix de l’entreprise funéraire de l’année 2016 dans le secteur financier.

    La Sud-africaine a été également sacrée entrepreneure de l’année 2017 dans la catégorie « moyennes entreprises ». Passionnée par le mentorat des jeunes, et en particulier des filles, l’entrepreneure leur vient en aide. Nomfundo Mcoyi a également mis en place un programme de mentorat, Rhoda Girls, qui permet à des filles d’être encadrées par des coaches pour les aider à réaliser leur potentiel.

     

     

  • Tourisme religieux:  les coups de cœur et les bonnes adresses  en Afrique

    Tourisme religieux: les coups de cœur et les bonnes adresses en Afrique

    Les dernières années ont vu une prolifération rapide des institutions religieuses à travers l’Afrique, à mesure l’urbanisation devient importante. Bien que cela puisse brosser un tableau caricatural d’un continent nouvellement religieux, la vérité est que l’Afrique a longtemps été un continent imprégné de religion. Ceci est non seulement démontré par les croyances indigènes trouvées à travers le continent, mais aussi par les lieux de culte historiques qui ont résisté à l’épreuve du temps pour raconter l’histoire des croyances du continent dans toute sa diversité vibrante.

    Les célèbres édifices sacrés de l’Afrique sont une source de grande fascination à visiter. De l’histoire riche à l’architecture unique, il y a beaucoup qui donne de l’allure à ces structures.

    La Grande Mosquée de Djenné, Mali

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    La Grande Mosquée de Djenné au Mali est l’un des édifices les plus emblématiques au monde. La mosquée, qui est considérée comme l’une des plus grandes créations de l’architecture sahélienne, a été entièrement construite à partir de la boue, ce qui en fait le plus grand bâtiment en briques de boue du monde.  En fait, toute la ville de Djenné est composée de maisons construites à partir d’une architecture de boue depuis le 14e siècle.

    Au cours des décennies, la Grande Mosquée s’est effondrée deux fois, et celle qui existe aujourd’hui a été achevée en 1907. Pour éviter que le bâtiment ne s’effondre à nouveau, un festival annuel d’une semaine est organisé, où les résidents viennent en nombre pour le recouvrir et le réparer.

    Basilique de Yamoussoukro, Côte d’Ivoire

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    La ville de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire abrite l’une des églises les plus importantes du monde : la basilique de Yamoussoukro, également connue sous le nom de Notre-Dame de la Paix de la basilique de Yamoussoukro. À 158 mètres de haut et avec une capacité de 18 000 personnes à l’intérieur et 300 000 dans la cour, l’imposant édifice est la plus grande église chrétienne du monde, ayant dépassé Saint-Pierre au Vatican à son achèvement en 1989.

    Cette basilique été construite avec du marbre importé d’Italie et 5 000 teintes de vitraux de France. Chacun des 7 000 sièges de l’église a son propre système de conditionnement. L’église a été commandée par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. Malgré l’ironie de la population chrétienne du pays, ce temple est devenu une fierté nationale et l’un des plus importants sanctuaires catholiques d’Afrique et du monde.

    La construction de la basilique de Yamoussoukro a duré cinq ans et a coûté 300 millions de dollars.

    Mosquée de Nizamiye, Côte d’Ivoire

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    Situé à Johannesburg, en Afrique du Sud, Nizamiye est considéré comme le plus grand complexe de mosquées de l’hémisphère sud. Ce centre religieux a été construit par l’homme d’affaires et philanthrope turc, Ali Katircioglu en 2012. Nizamiye est façonné d’après la mosquée Selimiye du 16e siècle en Turquie, un bâtiment qui présente un design ottoman spectaculaire.

    La mosquée possède 21 dômes, dont le principal est encadré par quatre minarets imposants. Plus de 200 vitraux ornent le bâtiment. L’intérieur est un spectacle à couper le souffle, avec des motifs complexes peints à la main.

    Le complexe comprend des installations communautaires telles qu’une école qui accueille 800 élèves, une clinique, des salles de conférence, des magasins, une boulangerie, une librairie et un restaurant.

    La Synagogue Ben Ezra, Égypte

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    L’Égypte abritait autrefois une communauté juive florissante de plus de 100 000 membres. Suite à leur exode massif vers Israël après 1948, les chiffres ont diminué à moins de 50.000. Mais, les rappels physiques de la riche histoire juive du pays nord-africain demeurent. Le pays est parsemé de synagogues qui attestent de son passé juif. L’une de ces maisons de culte est la 9e synagogue Ben Ezra, à l’origine, une église chrétienne au 9e siècle.

    Située au Caire, la synagogue serait construite à l’endroit où la fille du pharaon aurait trouvé Moïse dans les roseaux. Le bâtiment a été rénové de nombreuses fois au cours des siècles. Au 12e siècle, il a été restauré par Abraham Ben Ezra, rabbin de Jérusalem. En 1890, un trésor de documents historiques a été découvert dans la synagogue, révélant l’histoire de la communauté juive d’Afrique du Nord.

    Église de Saint George, Éthiopie

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    La ville de Lalibela, en Éthiopie, est connue pour ses extraordinaires églises creusées dans le roc. Créées entre les XIIe et XIIIe siècles, les onze églises médiévales ont été taillées dans un tuf volcanique, chacune étant littéralement taillée dans la pierre, avec le toit au niveau du sol. Les églises témoignent du niveau suprême de l’architecture ancienne de l’Éthiopie.

    Le plus beau de ces sites chrétiens est l’église de Saint-Georges, à environ 12 mètres de haut. Il possède un toit en forme de croix, trois portes, un intérieur décoré avec des peintures murales et des sculptures remarquablement réalisées, ainsi que plusieurs fenêtres en forme d’arc. Certaines de ces fenêtres présentent des motifs croisés. L’église a été construite par le roi Gebre Mesqel Lalibela, qui a régné de 1181 à 1221.

    Monastère de Saint Antoine, Égypte

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    C’est en Égypte que se trouve le monastère le plus ancien du monde: le monastère de Saint Antoine. Plantée au fond des montagnes de la mer Rouge, l’église remonte au 4e siècle.

    Le monastère a été fondé par les disciples de Saint Antoine, le premier moine chrétien. À l’âge de 34 ans, Anthony a choisi de consacrer sa vie à Dieu et a commencé à vivre une vie d’ascèse. Il a donné sa richesse et ses possessions aux pauvres et s’est retiré dans le désert où il vivait dans la solitude comme un ermite. Après environ neuf ans de réclusion, le saint est sorti de sa retraite. En 313, quand la persécution chrétienne a pris fin, il a déménagé dans une grotte dans une montagne dans le désert oriental, où le monastère de Saint-Antoine a été établi.

    Au fil des années, le monastère a été agrandi. Aujourd’hui, les parties principales comprennent l’église de Saint-Antoine, l’église des Apôtres, l’église de la Vierge, la nouvelle église, le fort et une maison d’hôtes. Il y a aussi une bibliothèque, qui abrite un immense ensemble de manuscrits, et un musée qui raconte l’histoire du site.

    Mosquée Jummah Masjid, Maurice

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    Il y a plus à Maurice que des plages, des lagunes et des récifs magnifiques. L’un des édifices religieux les plus importants de l’île de l’océan Indien est la mosquée Jummah Masjid, incontournable dans la capitale Port-Louis.

    Anciennement connu comme la mosquée des Arabes, l’édifice a été construit dans les années 1850, combinant l’architecture indienne, créole et islamique. Comme la population musulmane a grandi à Port-Louis, une plus grande mosquée était nécessaire. Ainsi, en 1857, plus de terres ont été achetées par les marchands musulmans, ce qui a conduit à l’expansion de la mosquée Jummah Masjid.

  • Rapelang Rabana, la Sud-Africaine qui bouge l’univers des VoIP et IP mobiles

    Rapelang Rabana, la Sud-Africaine qui bouge l’univers des VoIP et IP mobiles

    Jeune, cette entrepreneure a construit sa réputation dans le secteur de la technologie. Rapelang Rabana reste l’une des valeurs sûres qui font rayonner le continent. La Sud-africaine est la fondatrice de Yego Communications, une société de communications VoIP et IP mobiles. Avec Yego Communications, Rapelang Rabana propose des solutions technologiques innovantes.

    Diplômée en commerce et en informatique à l’université du Cap, c’est à 22 ans que Rapelang Rabana s’est très tôt intéressée à l’informatique et au codage. « Le plus grand défi en tant que femme entrepreneure a toujours été, pour moi, la bataille interne pour apprécier ma propre valeur et faire confiance à la validité de mon propre parcours en l’absence de points de référence externes auxquels je pouvais m’identifier », affirme-t-elle.

    Ses actions lui ont valu des reconnaissances. L’entrepreneure est une ancienne Global Shaper du Forum Économique Mondial. Rapelang Rabana a également été désignée par le magazine Forbes comme l’un des meilleurs jeunes entrepreneurs du continent africain.

    L’aventure Rekindle

    Preuve de son dynamisme, l’entrepreneure a également fondé Rekindle Learning, une entreprise qui cherche à améliorer l’éducation en Afrique en transformant la contrainte des gens pour vérifier leurs téléphones en une opportunité d’apprendre. « Je crois que dans 10 ans l’un des plus grands moteurs de l’utilisation des données sur le continent ne sera pas seulement le divertissement et les médias sociaux, mais aussi le contenu éducatif, de formation et d’apprentissage, et je veux que Rekindle Learning soit au cœur de cela », explique-t-elle.

    Pour Rapelang Rabana, l’Afrique a besoin de se développer grâce à l’apport de sa jeunesse. L’entrepreneure exhorte les jeunes à s’intéresser aux initiatives privées. « Le défi en tant qu’entrepreneurs est de continuer à poursuivre nos rêves et notre succès, avec une référence historique très limitée des personnes auxquelles nous pouvons personnellement nous identifier, en l’absence d’un cadre établi reflétant nos idées, intérêts, valeurs et points de vue », justifie-t-elle.

  • Njorku: la startup africaine qui centralise les offres d’emplois en ligne

    Njorku: la startup africaine qui centralise les offres d’emplois en ligne

    Mambe Churchill Nanje est Camerounais. Cet entrepreneur a nourri l’envie depuis 2009, avec trois autres associés (Bertrand Kima, Segue Gontran et Ebot Blaise), d’encadrer le secteur de recrutement sur le continent à travers une solution innovante. Alors que l’Afrique est confrontée à un taux de chômage élevé, il existe pourtant des postes qui ne sont pas pourvus et des offres auxquelles de potentiels postulants n’ont pas accès.

    L’entrepreneur explique avoir éprouvé de difficultés pour recruter en ligne pour sa société de conseil. L’idée ingénieuse de Mambe Churchill Nanje est d’avoir créé, avec ses associés, Njorku (éléphant dans la langue Dikome Balue), une plateforme qui centralise de nombreuses offres d’emplois. Njorku rend accessible d’offres d’emplois récents et aident de nombreuses personnes. Il est également possible de déposer sur Njorku son CV. « Nous le proposons ensuite à des employeurs que cela peut intéresser », justifie Mambe Churchill Nanje. Njorku enregistre près de 20000 visites par jour et plus de 50000 annonces après son lancement.

    Réalisation

    En sept ans, la startup a contribué à la relance du secteur de la recherche d’emplois sur internet. Outre la publication des offres, Njorku a également servi de base à la création de SAAS nukeboard.co, une plateforme qui encourage les entrepreneurs du continent à lancer leurs sites d’emploi. La startup fournit aussi des données et des études sur le secteur de l’emploi aux autorités de certains pays. Des réalisations qui ont permis à Njorku d’être classé par le magazine Forbes un an après son lancement parmi les 20 startups qui comptent pour l’Afrique.

    A ce jour, la startup est présente dans plusieurs pays, notamment le Ghana, le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Kenya ou encore l’Égypte. Mais depuis 2011, Njorku fait néanmoins face à des difficultés, notamment le faible taux de pénétration d’internet qui ne permet pas à un nombre suffisant de demandeurs d’emploi de se connecter régulièrement.

    Servir des millions de professionnels

    L’entrepreneur explique aussi que l’utilisation de l’outil internet pour des raisons professionnelles n’est pas totalement ancrée dans les habitudes. Pour cela, la plateforme mise sur différentes méthodes de vulgarisation pour se faire connaître. Njorku veut par exemple opter pour des « opérations hors ligne pour aider les demandeurs d’emploi et les recruteurs à utiliser le numérique dans leurs besoins de carrière et de recrutement ».

    Grâce à des partenariats, la startup camerounaise veut désormais créer des sites d’emplois dans différents domaines. L’objectif pour Njorku est d’être utile à 350 millions de professionnels africains d’ici 2025.

  • Afrique du Sud: des jouets pour rendre le système éducatif plus efficace

    Afrique du Sud: des jouets pour rendre le système éducatif plus efficace

    Est-il avantageux d’apprendre en s’amusant ? Pour ces deux entrepreneurs, la question ne se pose pas. Terry Pheto et Mampho Brescia en sont convaincues. Les deux entrepreneurs estiment nécessaire de laisser à la disposition des enfants des outils qui peuvent leur permettre de s’amuser et d’apprendre. À cet effet, elles ont lancé Let’s Learn Toys, un magasin de jouets éducatifs en ligne. « Nous pensons qu’il faut offrir aux jeunes des jouets qui leur permettront d’apprendre. Il leur faut des jeux qui peuvent les aider à saisir des informations significatives qui les aideront à grandir », expliquent celles qui étaient plus connues dans le monde du cinéma et de la télévision.

    Avant de lancer leur magasin en ligne en août 2017, les deux Sud-Africaines expliquent qu’ils ont découvert « la dure réalité du système éducatif de leur pays ». « Quand nous avons regardé les statistiques et le classement du système éducatif sud-africain en comparaison avec d’autres pays, nous étions vraiment secoués. Nous nous sommes alors demandé comment nous pouvions donner aux enfants un accès aux outils éducatifs qu’ils pourraient utiliser pour conquérir le monde un jour », affirment-elles.

    Une gamme de produits

    « Je pense qu’il y a toujours un besoin d’éducation. Les tendances vont et viennent, mais nous voulions quelque chose qui mette en valeur une nouvelle façon d’apprendre », considère Mampho Brescia qui ajoute : « Nous ne pouvons pas nous contenter du fait que 30% (comme un laissez-passer) est suffisant. Que font les enfants tout le temps? Cela signifie qu’ils jouent, alors pourquoi ne pas leur donner des jouets qui amélioreront leurs connaissances? »

    En quelques mois, les deux entrepreneurs multiplient alors leurs recherches, s’associent avec des fournisseurs, enregistrent leur société et démarrent leurs activités. Let’s Learn Toys a plus de 2 000 produits, qui proviennent des meilleurs fournisseurs du monde entier. Le prix varie entre 29 rands et 7000 rands en fonction du type de jouet. Dans leur magasin, il existe des jouets destinés aux enfants âgés de 12 mois à 18 ans. Des jouets existent également pour des enfants handicapés.

    Transformer l’éducation

    « Pour les enfants plus âgés, nous mettons l’accent sur la littérature, les mathématiques, les sciences et la technologie. Pour les groupes d’âge plus jeunes, les jouets sont organisés pour s’assurer que les enfants améliorent leur pensée et leur puissance cérébrale », déclare Terry Pheto. Let’s Learn Toys propose des produits qui développent les habiletés motrices fines et globales et qui offrent aux enfants des moyens tactiles d’apprendre et de progresser grâce à des jeux de rôles imaginatifs et au développement du comportement cognitif.

    Depuis près d’un an, elles confient recevoir des témoignages de parents heureux du progrès de leurs enfants. Seule entreprise du pays à se positionner dans ce domaine, Let’s Learn Toys veut donner « le meilleur aux Sud-Africains ». En attendant, les deux entrepreneurs veulent influencer les habitudes d’achat des parents, réfléchir profondément à ce qu’ils investissent dans le développement de leurs enfants. Confiantes, Terry Pheto et Mampho Brescia croient à un succès de leur entreprise. Elles veulent inspirer d’autres entrepreneurs du continent à leur emboiter le pas dans le domaine.

  • Cote d’Ivoire: Narcisse Aman, plus de 30 hectares de banane plantain!

    Cote d’Ivoire: Narcisse Aman, plus de 30 hectares de banane plantain!

    Après des années études universitaires et une courte vie professionnelle, il a préféré se lancer dans ses propres activités. Narcisse Aman est un entrepreneur agricole ivoirien. Depuis bientôt trois ans, il est pépiniériste de banane plantain dans son pays dans la sous-préfecture d’Arrah. Diplômé de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, Narcisse Aman est ingénieur des techniques agricoles. La trentaine, cet ancien employé d’une société agro-industrielle construit désormais sa propre histoire de réussite.

    Le début de son initiative privée, Narcisse Aman le doit d’abord à sa volonté d’entreprendre. Mais l’entrepreneur a aussi compté sur le programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAO/WAAPP) lancé en Côte d’Ivoire. Il a bénéficié d’une formation sur la « Technique de Plant Issus de Fragments de Tige (PIF) ». « Après la formation, j’ai commencé avec 3 germoirs pour une production de 25 000 plants. La première année a été difficile vu que je n’avais pas d’importantes ressources financières », explique-t-il.

    Depuis, Narcisse Aman contribue à la mise en place « dispositif formel de production et distribution de matériel végétal de banane plantain ». C’est surtout un pépiniériste qui arrive à écouler ses produits grâce à des soutiens. Ses plans de banane plantain sont commercialisés grâce au contrat de partenariat entre le réseau des pépiniéristes de banane plantain et le Conseil du Café-Cacao. En trois ans, l’Ivoirien a même créé son entreprise dénommée « CANAAN Agriculture » qui emploie près de vingt personnes.

    CANAAN Agriculture produit de plants de bananes plantain sur une trentaine d’hectares. L’entreprise œuvre également dans la création et la gestion des plantations. Narcisse Aman ajoute que CANAAN Agriculture forme aussi aux métiers agricoles grâce à une collaboration avec une école régionale.