Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Qui est vraiment Ramaphosa, le nouvel homme fort d’Afrique du Sud

    Qui est vraiment Ramaphosa, le nouvel homme fort d’Afrique du Sud

    Porté récemment à la tête de l’ANC (African National Congress), le parti au pouvoir en l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa devient la grande curiosité en Afrique où ce parti, rattaché à raison à la personnalité de Nelson Mandela, reste emblématique. Mais qui est vraiment Cyril Ramaphosa ?

    Bon nombre de Sud-Africains fatigués de la gouvernance en mode micmac de Jacob Zuma sont convaincus que Cyril Ramaphosa est une figure appropriée pour prendre le pouvoir, stabiliser l’économie et sécuriser l’architecture constitutionnelle qu’il a contribué à créer à la fin de l’apartheid. Mais à vrai dire, en attendre plus, on en attendrait trop. Il est peu probable qu’il s’éloigne de la voie économique traditionnelle choisie par l’ANC…

    Ses premiers pas

    Ramaphosa est né à Johannesburg, le centre industriel de l’Afrique du Sud, le 17 novembre 1952. Deuxième de trois enfants, son père était un policier. Il a grandi à Soweto où il a fait ses études primaire et secondaire. Plus tard, il est allé au Lycée Mphaphuli à Sibasa, où il a été élu à la tête du Mouvement des étudiants chrétiens peu de temps après son arrivée, attestant de ses convictions chrétiennes.

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    Plus tard, Ramaphosa a étudié le Droit à l’Université du Nord de l’époque, où il est devenu actif dans l’Organisation des étudiants sud-africains, qui était alignée sur l’idéologie de la conscience noire adoptée par Steve Biko. Il devint actif au sein du Mouvement chrétien des étudiants universitaires, qui était imprégné de la théologie et de la libération du mouvement de la « conscience noire. »

    Après avoir obtenu un diplôme en droit, Ramaphosa a poursuivi son activisme politique à travers la Convention des Noirs, pour laquelle il a été emprisonné pendant six mois. Il a ensuite continué à servir des articles et a rejoint le Conseil des syndicats d’Afrique du Sud, qui devait former le Syndicat national des mineurs (NUM), avec Ramaphosa comme premier secrétaire général. Il a ainsi contribué à la création du NUM en tant que plus grand syndicat du pays, servant de secrétaire général pendant un peu plus de 10 ans.

    Affaires et politique

    La notoriété publique de Ramaphosa a grimpé lorsqu’il a été élu secrétaire général de l’Ancien 1991. Suite à cette nomination, il a joué un rôle clé dans la transition de l’Afrique du Sud, devenant l’un des principaux artisans de la démocratie constitutionnelle du pays. Sous les auspices de la Convention pour une Afrique du Sud démocratique (Codesa), il est devenu le principal émissaire de l’ANC pendant les négociations sur un arrangement post-apartheid.

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    Suite à cela, Ramaphosa a dirigé l’équipe de l’ANC dans l’élaboration d’une nouvelle constitution pour le pays, constitution qui est aujourd’hui considérée comme l’une des plus progressistes au monde.

    En 1994, Ramaphosa est devenu l’adjoint du président Nelson Mandela. Voir Thabo Mbeki nommé ensuite à la place était un coup, mais persuadé par Mandela, Ramaphosa est entré dans les affaires. Au cours des deux décennies qui ont suivi, il s’était alors investi dans la construction d’une grande société de portefeuille, Shanduka, avec des intérêts dans des secteurs allant de l’industrie minière à la restauration rapide. Le succès du groupe a confirmé sa réputation de négociateur talentueux.

    En outre, durant ces 20 années d’activité, Ramaphosa a établi des liens profonds dans le secteur privé en Afrique du Sud. Une situation qui le met en désaccord avec les sections de l’ANC qui croient que les arrangements post-apartheid lui ont donné le pouvoir politique, mais pas la liberté économique. Ces voix sont devenues plus fortes sous la présidence du président Jacob Zuma, avec des appels à une transformation économique radicale et à une action pour s’attaquer au capital des monopoles blancs.

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    De fait, pour sa nouvelle mission, Ramaphosa aura du pain sur la planche en essayant de répondre à ces exigences, en conduisant un pacte social plus inclusif dans le pays sans toutefois oublier de combattre la corruption rampante dans les secteurs privé et public.

    Le chemin vers la présidence

    Même pendant ses années d’activité, Ramaphosa resta proche de l’ANC, en tant que membre du comité national de discipline. Mais il a fait son grand retour sur la scène politique lors de la conférence élective de l’Ancien 2012 à Mangaung, Bloemfontein où il a été élu vice-président de l’ANC, et plus tard du pays.

    Deux ans auparavant, Ramaphosa était devenu vice-président de la Commission nationale de planification, gérée par l’État. Il présidait son rapport de diagnostic, qui exposait clairement les problèmes auxquels le pays était confronté. Un plan a été élaboré pour apporter des réponses aux défis identifiés dans le rapport. Connu sous le nom de Plan de développement national, il a été présenté comme un modèle du type de société que l’Afrique du Sud pourrait devenir. Ce plan a montré les forces de Ramaphosa en tant que grand acteur de pactes sociaux. Mais depuis sa remise, le plan a été oublié, même s’il faut dire qu’il reste un point de référence et sert de contrepoint aux appels à une transformation économique radicale.

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    Cyril Ramaphosa pourra mettre l’accent sur la stabilité dans le gouvernement et l’ANC. Compte tenu de son histoire, il est susceptible de vouloir stabiliser l’économie plutôt que de poursuivre des interventions radicales. En réalité, il a un intérêt personnel à obtenir un pacte social stabilisateur semblable à celui qu’il a négocié en 1994, vus les changements qui ont laissé le pays économiquement et socialement plus faible.

    Il n’est donc pas surprenant que durant sa campagne électorale, il ait modelé son image sur le caractère sacré de la primauté du droit et sur le principe selon lequel la stabilité sociale repose sur le respect de la primauté du droit.

    Néanmoins, le grand point d’interrogation sur Ramaphosa est son efficacité. Bien qu’il ait été le vice-président de l’ANC et du pays pendant cinq ans, certains pensent que son influence a été minime et qu’il n’a pas été en mesure d’imprimer son leadership sur le parti ou le pays. Sera-t-il capable d’imposer sa volonté à ceux qu’il conduit maintenant ? Ramaphosa présidera des fonctionnaires et politiques qui ont de grandes personnalités et ont bénéficié de longues périodes de pouvoir politique. Ils sont habitués à diriger, et non suivre.

  • Angosat 1, l’Angola s’invite à la conquête spatiale

    Angosat 1, l’Angola s’invite à la conquête spatiale

     En cette fin d’année, la concurrence en Afrique en matière de technologie spatiale a  produit bien de résultats. L’Angola s’est désormais lui aussi invité dans cette course.

    Fruit d’un partenariat entre l’Angola et la Russie, Angosat 1, premier satellite de ce pays, a été mis en orbite depuis mardi dernier. Le projet conjoint qui a débuté en 2009 a coûté environ 300 millions de dollars et financé par un crédit des banques d’État russes, selon les informations du gouvernement angolais. Pesant 55 kilogrammes, Angosat a été construit par un consortium d’Etat russe et a été lancé avec la fusée ukrainienne Zenit-3SLB, ainsi qu’avec Roscosmo, une compagnie spatiale russe. Il sera placé sur l’équateur à une altitude de 36 000 kilomètres. La Russie supervisera le fonctionnement du satellite à partir d’un centre de contrôle construit près de Luanda.

    En effet, la construction de ce satellite dont le lancement a été retardé plusieurs fois a débuté en 2013. Angosat-1, qui sera dans une période d’essai jusqu’en mars, est destiné à fournir des services de télécommunications, de télévision, d’Internet et de gouvernance électronique à l’Angola et restera en orbite pendant au moins 15 ans. Mais pas que. Spécialement, AngoSat-1 jouera aussi un rôle crucial dans la prolifération de la télémédecine, un moyen de fournir des soins cliniques à distance en utilisant les télécommunications.

    Le ministre des Télécommunications et des Technologies de l’information, Carvalho da Rocha, a déclaré que 40% de la capacité du satellite avait déjà été réservée pour des objectifs commerciaux. Le gouvernement estime qu’il récupérera son investissement en deux ans au minimum.

    La conquête de l’espace en Afrique subsaharienne

    Plus tôt cette année, l’Angola avait rendu public son plan à long terme pour son programme spatial, qui prévoit une expansion régulière dans les années à venir. Avec le lancement ce mardi, l’Angola devient l’un des rares pays d’Afrique subsaharienne dans la course pour une conquête spatiale.

    Le Nigeria, le Ghana et l’Afrique du Sud ont déjà plusieurs satellites en orbite, allant plus loin que les télécommunications de base. L’Afrique du Sud par exemple, utilise son engin spatial pour collecter des données sur les catastrophes environnementales potentielles telles que les inondations et les incendies. Le Ghana quant à lui utilise le cubesat, un petit satellite construit par l’Université des Nations Unies, pour surveiller son littoral et à des fins éducatives. Pendant ce temps, le Nigeria n’a pas seulement utilisé ses satellites pour surveiller les élections, mais même pour suivre les mouvements de Boko Haram, le groupe armé responsable des attaques meurtrières dans le nord-est du pays.

    Cependant, le Nigeria veut aller encore plus loin. D’ici 2030, il espère pouvoir envoyer son premier astronaute dans l’espace, un plan qui pourrait être à portée de main, grâce à des entreprises privées comme SpaceX et Blue Origin qui ouvriront des espaces dans les années à venir.

    Mais d’autres pays subsahariens regardent également vers le ciel. L’Éthiopie et le Kenya ont leurs propres programmes spatiaux.

    En 2016, l’Union africaine avait élaboré une politique et une stratégie spatiales africaines. Avec ce cadre, l’Union africaine espère œuvrer en faveur d’un programme spatial résilient qui profite à l’ensemble du continent dans les décennies à venir.

  • Moyen-Orient : l’Israël va recomposer ses ‘soutiens’ en Afrique

    Moyen-Orient : l’Israël va recomposer ses ‘soutiens’ en Afrique

    Le premier-ministre israélien, Benjamin Netanyahu a créé un fonds pour soutenir les pays en développement. Des pays africains bénéficieront également de cette aide.

    L’État israélien pense récompenser les pays en développement qui le soutiennent sur la scène internationale, à en croire les informations d’un reportage diffusé sur la chaîne Hadashot. Pour cela, le premier ministre, Benjamin Netanyahu, devrait créer un fonds nommé « 50 sur 50 », qui devrait permettre de distribuer 50 millions de dollars de financements gouvernementaux à 50 pays. Cette aide sera dédiée aux secteurs comme la technologie, l’hydraulique, l’agriculture et le développement du leadership. Toutefois, chaque pays recevra une aide basée sur ses besoins individuels, selon ce même reportage.

    Le ministère des Affaires étrangères, ministère occupé également occupé par le chef de gouvernement, a dressé la liste des potentiels pays candidats qui pourraient bénéficier de cette aide. On y note une forte présence des pays africains. À eux s’ajoutent quelques autres pays d’Europe de l’Est et à l’Asie.

    Le bureau du premier ministre a déclaré à Hadashot qu’il s’agissait d’un investissement faible qui pourrait néanmoins entraîner un changement majeur dans le soutien à l’Israël au cours de la prochaine décennie.

    Pour cette nouvelle aide, Netanyahu a dévoilé son intention d’inclure le projet dans le prochain budget. Il aurait également chargé le directeur du ministère des Affaires étrangères de commencer la planification du projet sur la base des fonds présents dans les caisses de l’État.

    Netanyahu et la grande conquête

    Benjamin Netanyahu est devenu le premier chef de gouvernement israélien à se rendre en Amérique latine, en Australie et à Singapour et surtout, deux fois en Afrique (au Libéria et au Kenya) en 2017.

    Depuis sa prise de fonction, les actions diplomatiques de Netanyahu vont dans un sens de séduction. Il a pu regarder au-delà des alliés traditionnels comme les États-Unis et quelques pays d’Europe occidentale. Stratège, il a également cultivé des liens avec les pays en développement qui soutiennent traditionnellement les Palestiniens.

    Il a d’ailleurs longtemps vanté les prouesses technologiques et sécuritaires de son pays afin d’attirer de nouveau soutien et faire pression sur les pays qui bénéficient déjà de la coopération avec l’État juif. Et ce, en particulier, lors des votes aux Nations unies.

    En Afrique, de nombreux dirigeants voient en Netanyahu un leader dont le pays a beaucoup à apporter en termes d’innovation technologique et de savoir-faire en matière de sécurité ; ou encore, en aide au développement.

  • Burkina: la télévision numérique terrestre en 5 points

    Burkina: la télévision numérique terrestre en 5 points

    Le Burkina Faso est devenu le premier pays ouest-africain à lancer officiellement le passage à la télévision numérique terrestre (TNT). La mise en service de cette infrastructure est une grande aubaine pour les médias dans le pays. Le projet en 5 points.

    Périple

    Avant de connaitre une phase d’aboutissement ce 28 décembre 2017, la télévision numérique au Burkina aura fait un long chemin. Lancée sous Blaise Compaoré puis validée en un premier temps sous la Transition, ensuite sous Roch Marc Christian Kabore, la télévision numérique est enfin une réalité au Burkina. Le projet avait raté le délai initial de juin 2015, en partie à cause des difficultés de mobilisation des ressources et surtout à la crise politique qui a secouait encore le pays.

    Investissement

    Le projet mis en service par le haut représentant du chef de l’État Shérif Sy, aura exigé un investissement de 45 milliards de francs CFA (69 millions d’euros). La moitié de cet investissement été apportée par un pool bancaire, dont la branche Burkina de Bank of Africa.

    Travaux

    Actuellement, quatorze chaînes nationales, dont la télévision publique, la RTB ou encore BF1, Burkina Info, 3 TV, Omega TV, sont donc accessibles. Les travaux effectués par l’entreprise espagnole BTesa, sont déjà achevés à 70 %. La mise en service de la TNT couvre au moins vingt villes. Mais selon les prévisions, une trentaine de villes est prise en compte. Le reste sera donc couvert progressivement à partir de février 2018.

    Technique

    Fin mai 2017, l’opérateur public en charge de la TNT au Burkina, la Société burkinabè de télédiffusion (SBT), avait finalisé un accord pluriannuel pour l’utilisation du satellite Eutelsat 3B, en vue d’alimenter 35 émetteurs numériques terrestres et mailler l’ensemble du territoire national. En effet, le signal satellitaire qui comprend une vingtaine de chaînes de télévision est désormais rediffusé par les émetteurs terrestres de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora ou encore Manga, auprès des foyers burkinabè équipés d’un décodeur numérique ou d’un téléviseur adapté.

    Attentes

    Si le paysage audiovisuel burkinabè est composé aujourd’hui, d’une dizaine de chaînes de télévision : Al Houda TV, CVKa, Impact TV, TV Maria, TVZ, Canal3, SMTV, Burkina Info et la Radiotélévision du Burkina (RTB – publique), il faut dire que plusieurs chaînes privées attendaient incessamment l’arrivée de la TNT pour en lancer de nouvelles. Certaines d’entre elles ont des projets déjà avancés dans le domaine. Parmi celles-ci, Omega TV, qui appartient au ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry, patron d’Oméga FM, une chaîne radio très écoutée par les Ouagalais. D’autres médias numériques verront également bientôt le jour.

  • Les huit élections africaines à surveiller en 2018

    Les huit élections africaines à surveiller en 2018

    En Afrique, 2017 a été l’année de grands changements. Des dirigeants décriés pour leur longévité ont quitté le pouvoir comme au Zimbabwe, en Angola et en Gambie. Par ailleurs, les scissions internes, les défis économiques et l’augmentation du taux de chômage ont fait pression sur de nombreux pays, dont l’Éthiopie et le Nigéria. En Afrique du Sud en outre, un parti au pouvoir divisé a montré un électorat déçu par les mouvements de libération.

    Toutefois, l’année 2017 n’est pas partie avec toutes les formes de frustrations. Certaines de ces pressions internes et externes seront éventuellement présentes dans les élections à travers le continent en 2018. En effet, une vingtaine de nations organiseront des élections présidentielles, législatives et municipales cette année, avec l’espoir que certains de ces résultats pourraient annoncer un changement politique pour les partis. Les campagnes présidentielles en Afrique du Sud et au Nigeria vont également prendre de l’ampleur avant les élections de 2019, le leader du Congrès national africain, Cyril Ramaphosa, et le président Muhammadu Buhari espérant gagner respectivement.

    Alors que des millions d’électeurs africains se rendent aux urnes au cours des 12 prochains mois, voici les élections à surveiller, dans l’ordre chronologique :

    1. Égypte : entre février et mai 2018

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    Même s’il n’a pas encore déclaré sa candidature, le président Abdel Fattah el-Sisi reste l’homme à battre lors de la prochaine élection présidentielle égyptienne. Tandis que l’ancien Premier ministre Ahmed Shafiq et l’éminent avocat des droits de l’homme Khaled Ali ont déclaré leur intention de se présenter, de nombreux candidats se heurteront à des obstacles pour se rendre au scrutin, et encore moins gagner

    Ces scrutins surviennent alors que l’Égypte est confrontée à un ralentissement économique brutal et à de nombreux attentats terroristes meurtriers qui continuent de compromettre son image de destination touristique favorite.

    1. Sierra Leone : 7 mars 2018

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    Ce pays d’Afrique de l’Ouest organisera des élections générales début mars, avec plus d’une douzaine de partis présentant des candidats aux élections présidentielles, parlementaires, municipales et municipales. Le Congrès des Peuples, au pouvoir, a nommé le ministre des Affaires étrangères, Samura Kamara, au poste de successeur du président Ernest Bai Koroma, qui quittera ses fonctions après dix ans au pouvoir. Le candidat de l’opposition Julius Maada Bio, qui s’est présenté contre Koroma en 2012 sur un billet du Parti populaire de la Sierra Leone, devrait participer aux prochaines élections.

    Les élections de 2018 interviennent à un moment crucial alors où la Sierra Leone se remet des effets dévastateurs d’Ebola et d’un glissement de terrain tragique qui a tué des centaines de personnes et déplacé davantage l’année dernière.

    1. Soudan du Sud : juillet 2018

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    La jeune nation devrait tenir des élections générales au milieu d’une guerre civile qui a déplacé des millions de personnes à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Les luttes intestines entre le gouvernement rival et les forces rebelles ont déchiré le pays, dévastant l’économie, en affectant les opérations humanitaires et les investissements étrangers alors que les dirigeants continuent d’amasser des millions de dollars en richesse illégale.

    Alors que le mandat du gouvernement s’achève en février, le président Salva Kiir veut organiser des élections. Cela s’avère difficile, étant donné que le gouvernement n’a pas les fonds et la sécurité nécessaires pour enregistrer les électeurs et mener les élections. L’ex-vice-président Riek Machar est également en exil en Afrique du Sud, certains rapports indiquant qu’il est en « résidence surveillée » dans une ferme à l’extérieur de Johannesburg. Au milieu de tout cela, la volonté du gouvernement de tenir le vote inquiète également les Nations Unies, qui ont déclaré que les élections risquaient « d’approfondir et d’étendre » le conflit.

    1. Mali : d’avril à novembre 2018

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    Le Mali organisera des élections régionales, présidentielles et nationales en plusieurs étapes, le tout entre avril et novembre. Les élections devaient débuter à la mi-décembre, mais elles ont été retardées pour des raisons de sécurité. L’opposition et les groupes rebelles à l’Accord d’Alger de 2015 pour stabiliser le vaste désert du Nord participeraient au processus.

    Fin décembre 2017, le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga a démissionné avec son gouvernement, portant un coup dévastateur au président Ibrahim Boubacar Keita, 72 ans, qui cherche à se faire réélire. En septembre dernier, Kalifa Sanogo, le maire de Sikasso, la deuxième ville du Mali, s’est également déclaré candidat aux élections présidentielles de 2018.

    1. Zimbabwe : 31 juillet 2018

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    Avec Robert Mugabe éjecté de la course, le président Emmerson Mnangagwa devrait mener son parti ZANU-PF aux élections présidentielles fin juillet. Mnangagwa, 75 ans, a déjà déclaré que l’élection sera « crédible, libre, juste et transparente » et devrait aider à définir une nouvelle dynamique pour un Zimbabwe très appauvri. Mnangagwa fera donc face à la pénurie de carburant et de denrées alimentaires, à l’instabilité monétaire et à la hausse des taux de chômage.

    Le Royaume-Uni a également déclaré que le « progrès démocratique » était la clé pour aider le Zimbabwe à régler ses arriérés avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement et stabiliser sa monnaie.

    1. Cameroun : Octobre 2018

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    Après 36 ans de règne, le président Paul Biya est l’un des plus anciens dirigeants africains encore au pouvoir. À 84 ans, Biya devrait se présenter de nouveau aux élections du pays en octobre. Le célèbre avocat Akere Muna a également déclaré sa candidature et a exhorté l’opposition à s’unir afin de battre Paul Biya.

    Ces élections font suite à une crise dans ses régions anglophones, menant à des répressions violentes et à des protestations antigouvernementales. Les tensions latentes ont également amené le gouvernement à fermer Internet dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où les résidents se plaignent de discrimination politique et économique depuis des décennies. Les activistes ont également appelé les deux régions à se séparer de la nation majoritaire francophone et à créer une patrie indépendante appelée Ambazonia.

    1. République démocratique du Congo : 23 décembre 2018

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    Avec plus de deux ans de retard, les élections dans la République démocratique du Congo auront lieu à la fin du mois de décembre. Pourtant, la grande question qui se pose au cours du scrutin est de savoir si le président Joseph Kabila, qui a dirigé le pays depuis 2001 et qui a poussé à plusieurs reprises la date des élections, acceptera de démissionner. Fin décembre, le pays a été de nouveau secoué par des manifestations anti-gouvernementales, qui ont entraîné la mort d’au moins sept personnes et l’arrestation de 120 autres.

    1. Libye : indéterminé

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    En l’absence de date précise, le gouvernement libyen, soutenu par les Nations unies, affirme qu’il va de l’avant avec les préparatifs des élections présidentielles et législatives de 2018. Selon la commission électorale, près d’un million d’électeurs se sont déjà inscrits aux prochaines élections.

    Parmi les candidats la présidence : Saif al-Islam Kadhafi, le fils de l’ancien dictateur libyen, Mouammar Kadhafi. Après des années de captivité dans la ville de Zintan, Saif, qui est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, espère diriger et unifier les différentes factions qui contrôlent la nation nord-africaine. Depuis la chute de son père, la Libye a lutté pour faire une transition démocratique, avec des divisions politiques et des troubles dans le pays. La nation déchirée par la guerre a également lutté contre l’immigration clandestine, les migrants africains étant même vendus comme esclaves sur les marchés ouverts.

  • Le secret derrière le premier film d’animation 2D camerounais

    Le secret derrière le premier film d’animation 2D camerounais

    C’est dans un studio de production relativement petit, situé à Douala, que Claye EDOU et son équipe se sont activés pour sortir le long métrage d’un film d’animation 100% camerounais. A sa parution, le résultat de ce travail est apprécié à sa juste valeur.

    Trois ans : c’est le temps mis pour réussir ce film 2D remarquable. Pour cette expérience, la jeune start-up auteure de la production a misé sur un conte populaire Camerounais, aussi célèbre chez les enfants que les adultes : l’histoire de « Minga et la cuillère cassée ».  Ce conte, on le connait de Yaoundé à Douala comme  un cantique au courage et au retournement de situation.

    En effet dans cette production, Minga est une orpheline maltraitée par sa marâtre. Un jour après avoir fait la vaisselle et cassé une cuillère, l’orpheline sera chassée hors de la maison familiale. La suite se termine en conte de fée. Minga sera mariée à un prince et sa marâtre connaitra une déchéance. Le film est ponctué de séquences musicales. Les personnages s’expriment en français, mais font également usage de quelques expressions en différentes langues locales.

    Travail de longue haleine

    Derrière cette production, Claye Edou, directeur du studio Cledley Productions. Sa startup, une entreprise de production audiovisuelle que le Camerounais a créée en 2014. Si ce long métrage est une première grande réussite de cette startup, Claye Edou et son équipe savent bien surprendre avec leurs réalisations. L’équipe composée de jeunes graphistes, bédéistes, caricaturistes passionnés, a déjà démontré qu’elle sait puiser du patrimoine culturel camerounais pour impressionner.

    Pour réaliser cette œuvre, il a fallu une cinquantaine de personnes qui s’étaient activées à composer les musiques, créer les décors, dessiner les personnages, monter les scènes, ou encore synchroniser la bande sonore aux mouvements. Mais Claye Edou a lui-même écrit le scénario, dessiné le story board, participé à la conception des chansons et  assuré le doublage d’un personnage secondaire.

    Selon ce dernier, cette production a englouti un investissement de 25 millions de francs CFA (environ 38 100 euros), en majorité ses fonds propres et ceux apportés par une vingtaine de coproducteurs associés au projet.

    Après la première, le 25 novembre, le film a été projeté, les 2, 6 et 9 décembre, à Douala et Yaoundé, lors du festival de bande dessinée « Mboa BD ». Une autre projection a eu lieu en fin décembre à Douala.

    Le réalisateur nourrit désormais l’ambition de présenter le film dans un « maximum » de festivals à travers le monde. La sortie en DVD est prévue en 2019.

  • Top 10 des pays où investir en Afrique en 2018

    Top 10 des pays où investir en Afrique en 2018

    La septième édition de Où investir en Afrique de Rand Merchant Bank (RMB) a mis en évidence les pays qui ont compris la nécessité de s’adapter au ralentissement prolongé des prix des matières premières et à la faiblesse de la croissance de la production. Le rapport révèle les différents pôles où investir en Afrique en 2018.

    Le thème de « Où investir en Afrique 2018 » est «Money Talks» et cette édition «suit l’argent» sur le continent africain pour évaluer les aspects cruciaux pour la performance économique de chaque pays. Le rapport se concentre sur les principales sources de revenus en dollars en Afrique, permettant de mesurer les principaux générateurs de revenus et d’identifier les opportunités d’investissement.

    Dans ce numéro, l’Indice d’attractivité des investissements du RMB, qui équilibre l’activité économique et la relative facilité des affaires, illustre comment les niveaux d’activité économique modérés ont atténué plusieurs scores sur l’indice par rapport à l’année dernière.

    Top 10

    Les grandes omissions du top 10 cette année sont le Nigeria et l’Algérie, qui sont passés des rangs 6 et 10 aux 13 et 15 respectivement. En revanche, l’Éthiopie et le Rwanda ont respectivement gagné trois et quatre places.

    En effet, le changement le plus notable est la chute de l’Afrique du Sud, tombée de la première place pour la première fois depuis la création du rapport pour céder sa place à l’Égypte qui est maintenant la destination des investissements les  plus attrayants de l’Afrique. L’Égypte a progressé grâce à son score supérieur d’activité économique et les taux de croissance lents en Afrique du Sud, qui se sont nettement détériorés au cours des sept dernières années. L’État arc-en-ciel est également confronté à des préoccupations croissantes sur les questions de solidité institutionnelle et de gouvernance, bien que ses marchés des devises, des actions et des capitaux restent encore en bonne position.

    Le Maroc a conservé sa troisième position pour la troisième année consécutive après avoir bénéficié d’un environnement opérationnel grandement amélioré depuis le Printemps arabe qui a débuté en 2010.

    Surprenante, l’Éthiopie, pays marqué par l’instabilité sociopolitique, a déplacé le Ghana à la quatrième place, avec une croissance économique rapide, ayant dépassé le Kenya comme la plus grande économie en Afrique de l’Est. La chute du Ghana à la cinquième position était principalement due aux perceptions de l’aggravation de la corruption et de la faiblesse de la liberté économique.

    Quant au Kenya, il se maintient dans le top 10 au sixième rang. Les investisseurs sont toujours attirés par la structure économique diversifiée du pays, ses politiques favorables au marché et la croissance soutenue de ses dépenses de consommation. Une série de réformes favorables aux entreprises visant à éradiquer la corruption et une croissance économique soutenue ont permis à la Tanzanie de grimper de deux places au septième rang. En ce qui concerne le Rwanda, le pays est rentré dans le top 10 après avoir passé deux ans à la périphérie, boostée par l’une des économies les plus réformées au monde, les taux de croissance réels élevés et sa tentative continuelle de diversifier son économie.

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    Au numéro neuf, la Tunisie a fait de grands progrès dans la promotion de la transition politique, tandis que l’amélioration du climat des affaires a été réalisée par des réformes structurelles, une sécurité accrue et la stabilité sociale. La Côte d’Ivoire a trébuché de deux places pour prendre la dixième place. Bien que sa notation de l’environnement des affaires est encore relativement faible, son gouvernement a fait des progrès importants en invitant  des investisseurs dans le pays. Ce qui        a conduit à une forte augmentation des investissements étrangers directs au cours des années entraînant l’une des économies à la croissance la plus rapide en Afrique.

    Focus

    Pour la première fois, le Nigeria ne figure pas dans le top 10, son attrait d’investissement à court terme ayant été érodé par des conditions de récession. L’Ouganda se rapproche progressivement du top 10, bien que l’activité du marché devrait rester modérée après une année 2016 tumultueuse marquée par l’incertitude liée aux élections, une sécheresse débilitante et des taux d’emprunt commerciaux élevés. Bien que le Botswana, Maurice et la Namibie soient largement considérés comme des économies de premier ordre, ils ne figurent pas parmi les dix premiers en raison principalement de la taille relativement petite de leurs marchés, la taille du marché étant un facteur clé dans la méthodologie du rapport.

  • Voyage: le Ghana, nouvelle capitale africaine de la fraude au visa

    Voyage: le Ghana, nouvelle capitale africaine de la fraude au visa

    La fraude au visa est fréquente au Ghana. La pratique est même en hausse. Au point où ces dernières années, des Ghanéens ont été appréhendés alors qu’ils voyageaient avec des « passeports loués ». Du fait des ressemblances, les fraudeurs offrent parfois contre payement (1 300 $) des visas à des voyageurs. « Il suffit tout simplement que la personne sur la photo du visa ressemble un peu à celui qui doit voyager », explique un détective qui a longtemps enquêté sur cette fraude organisée. En 2016, le Centre d’expertise en matière de fraude documentaire du Ghana a examiné 274 cas. Des cas ont été envoyés par le service de l’immigration et les ambassades.

    Selon, Seth Sewornu, chef de l’unité des visas et des documents frauduleux de la police ghanéenne, cette fraude est orchestrée par un réseau de gens qui se proposent de « faciliter les démarches aux demandeurs ». Comme c’est parfois le cas à l’aéroport international de Kotoka à Accra où des fraudeurs promettent aux voyageurs de leur garantir un passage sans encombre.

    Dans le service de certains fraudeurs, les enquêteurs ont découvert des piles de dossiers contenant des demandes de visa remontant à une dizaine d’années. Il avait trois armoires étiquetées «demandes d’ambassade du Canada», «demandes d’ambassades britanniques», «demandes d’ambassades américaines» », selon les détectives. La fraude au visa peut être incroyablement lucrative pour les fraudeurs. Des personnes ont en effet payé jusqu’à 30 000 $ pour disposer de leur visa. Cette situation oblige parfois certains demandeurs à s’endetter ou à vendre leurs maisons.

    Dénonciation

    Selon d’autres enquêteurs, si le Ghana est devenu une plaque tournante régionale pour la fraude en matière de visas, c’est en partie dû aux faibles sanctions que l’on inflige aux fraudeurs. Au cours des dernières décennies, les fraudeurs de visa ghanéens ont acquis une expertise. Il y a aussi la demande: un nombre croissant de Ghanéens cherchent à partir à l’étranger – temporairement ou de façon permanente – pour des opportunités économiques, et sont prêts à dépenser de l’argent pour les visas. « Tout élément de ce qui nécessite de la documentation peut être truqué », a déclaré Muzaffar Chishti, directeur du bureau de l’Institut de politique migratoire à la faculté de droit de l’Université de New York. « Pas étonnant qu’il y ait des quantités importantes de fraude ».

    Même les politiciens se font prendre dans la fraude de visa. Plus tôt cette année, le Haut-Commissaire britannique a accusé trois parlementaires ghanéens d’avoir aidé à la fraude de visa en utilisant leurs passeports diplomatiques. « Le Parlement ghanéen ne devrait pas être un lieu où les agents des visas non enregistrés approchent les honorables parlementaires et les incitent à participer à la fraude en matière de visas », avait dénoncé le Haut-Commissaire.

    Malgré cela, l’industrie de la fraude de visa ne montre aucun signe de ralentissement. La dernière version est la fraude d’identité à grande échelle. Ceci cible les personnes bien établies avec une longue histoire de voyage. En septembre, le gouvernement du Ghana a annoncé qu’un nouveau système de demande de passeport en ligne avait été inondé de demandes incomplètes et de falsification de données. Ils ont également constaté qu’environ 10 000 nouveaux passeports n’avaient pas été ramassés.

  • BB Invest: la startup sénégalaise spécialisée dans le FinTech

    BB Invest: la startup sénégalaise spécialisée dans le FinTech

    La startup sénégalaise a bâti un réseau solide, composé de nombreux points de vente dans la capitale Dakar. BB Invest s’est spécialisée dans la FinTech et contribue à l’inclusion financière de différentes entreprises.

    La startup a été créée par de jeunes entrepreneurs sénégalais. Ils se sont rendu compte du faible financement dont bénéficient les jeunes entreprises sur le continent. Cette situation a déjà contraint certaines startups à revoir à la baisse leur ambition. D’autres start-peurs ont même décidé de renoncer à leur projet. Au Sénégal le constat a presque été le même. La création de BB Invest visait donc à soutenir les startups dans l’amélioration de leurs activités financières. Le but était également de proposer de solutions innovantes.

    La création de BB Invest vient combler un vide. Au Sénégal, le taux de bancarisation reste encore faible. Il tourne autour de 21 %. Mais comme dans d’autres pays de la sous-région, les services de transferts d’argent via le mobile sont nombreux. Pour Aissatou Dieng Sarre, responsable communication et marketing, BBS Invest intervient comme intermédiaire en vue de faciliter aux différents points de services de transferts d’argent. Il s’agit pour la startup de proposer sur le marché « des solutions technologiques destinées à ces PME sénégalaises pour une meilleure gestion de leurs activités journalières ».

    Multiples services

    Pour occuper le marché, BB Invest a mis en place la plateforme intelligente et multifonctionnelle SENTOOL. Cette plateforme a déjà permis à de nombreux Sénégalais d’effectuer de transfert d’argent mobile et de monnaie électronique. Aissatou Dieng Sarre explique que SENTOOL permet aussi à des ménages de payer leurs factures d’eau et d’électricité. Mieux, la plateforme propose une interface e-commerce qui permet à ses utilisateurs de faire des achats en ligne. BB Invest offre ses services à plus de 1000 points de vente.

    Au Sénégal où des startups se créent dans différents secteurs, BB Invest accompagne ces micros entreprises qui s’emploient à développer leurs activités. SENTOOL met à la disposition des entreprises des matériels technologiques capables de les aider dans leurs activités et même dans la définition de méthodes ou stratégies pour faire augmenter leurs chiffres d’affaires. Les startups peuvent également effectuer des transactions sécurisées. En plus, selon la chargée de communication et marketing, les opérateurs économiques peuvent grâce à la place multifonctionnelle suivre en tout temps le déroulement des activités de leurs points de vente.

    Depuis sa création, BB Invest a même installé à des entreprises des outils de Gestion Relation Client pour une bonne gestion de leur clientèle. L’objectif de la startup est désormais d’offrir ses services à des points de vente présents sur toute l’étendue du territoire. BB Invest comptera dans ce cas près de 20 000 points de vente. Avant de s’attaquer au marché sous-régional. La startup espère surtout recourir à une levée de fonds.

  • Football: six académies pour une « renaissance congolaise »

    Football: six académies pour une « renaissance congolaise »

    La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé début décembre la construction de six académies de football au Congo dès 2018.

    C’est une annonce qui a réjoui le milieu sportif congolais. Plusieurs acteurs du football ont d’ailleurs exprimé leur satisfaction et leur reconnaissance à la CAF. En effet, le 8 décembre dernier, alors qu’il était en visite de travail à Brazzaville la capitale congolaise, Jean Michel Bénezet, conseiller spécial du président de la CAF a indiqué que l’instance faîtière du football africain entend pourvoir le pays de six académies de football. Très proche d’Ahmad Ahmad, Jean Michel Bénezet, chef du projet, avait durant son séjour visité plusieurs installations sportives du Congo. L’envoyé spécial du président de la CAF a surtout fait savoir que toutes les infrastructures visitées devront subir « des travaux de réhabilitation et de modernisation ».

    La construction des six académies se fera dans six villes du Congo. La CAF prévoit en effet dispatcher ces infrastructures sur toute l’étendue du territoire et les faire bénéficier à un grand nombre de passionnés de football. Une académie sera construite à Brazzaville. D’autres seront aussi érigées dans les villes comme Pointe-Noire, Dolisie, Owondo ou encore Ouesso. Dans la plupart de ces villes, il existe déjà des installations sportives.

    Mais ces dernières sont devenues vieilles et n’obéissent pas souvent aux normes internationales. L’État congolais, à travers le ministère des Sports, avait déjà il y a quelques mois exprimé sa volonté de « redorer le blason à ces infrastructures sportives ». L’annonce de la CAF raisonne donc comme « une bonne nouvelle ». « Ce projet de la CAF va contribuer à la politique de formation de jeunes footballeurs », confie une source de la fédération congolaise de football.

    Renaissance

    Les travaux de construction des infrastructures vont durer un an. Selon Jean Michel Bénezet, les six académies vont permettre au Congo de détecter de jeunes talents âgés de 15 à 16 ans. Il s’agira après de les former dans de bonnes conditions. « Le challenge est énorme. Puisqu’il y a devant nous neuf mois pour organiser ces académies. Il faut détecter les talents et trouver les éducateurs pour qu’en octobre 2018, les premiers pensionnaires puissent rentrer », détaille le conseiller du président de la CAF.

    Jean Michel Bénezet a ensuite indiqué que le projet peut-être résumer en un grand plan de détection qui doit regrouper environ 20 à 25 joueurs de talents par académie. « On devrait ainsi avoir un total de cent cinquante pensionnaires de 15 à 16 ans qui intégreront ces académies sur un programme spécifique de football », a-t-il rappelé.

    Au ministère des Sports, l’on ne cache pas les avantages que comporte ce projet. Outre la formation de jeunes talents, les infrastructures sportives vont contribuer à la « renaissance du football congolais » tant souhaité par le public sportif. En effet, plusieurs acteurs sportifs gardent en mémoire les bonnes performances des diables rouges (l’équipe nationale) ainsi que celles de certains clubs nationaux dans les années 1970. Plus de quarante ans après, le football congolais se cherche. Pas qualifié pour la prochaine coupe du monde en Russie, le Congo mise sur une qualification à la Coupe d’Afrique des Nations en 2019 au Cameroun.