Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Le Ghana veut former ses voisins aux preuves électroniques

    Le Ghana veut former ses voisins aux preuves électroniques

    Le Ghana va devenir un centre de formation judiciaire sur la cybercriminalité et la preuve électronique au sein de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest). Le pays a récemment lancé un cours de formation à Accra conçu pour la communauté juridique dans les pays anglophones.

    Ce cours qui bénéficie du soutien de la Commission de la CEDEAO et du Conseil de l’Europe reflète celui qui a été donné au Sénégal au début de cette année, spécifiquement pour les pays francophones et lusophones.

    Ambrose Dery, ministre de l’Intérieur de la République du Ghana a lancé le cours dans la capitale du Ghana où 29 juges, magistrats et procureurs du Ghana (ainsi que le Nigeria, la Sierra Leone et la Gambie) acquerront les compétences nécessaires pour juger des affaires de cybercriminalité et de — preuve.

    Une déclaration du Conseil de l’Europe stipule qu’après le cours d’introduction, le Conseil de l’Europe apportera son soutien au développement des connaissances et des capacités avancées et à l’intégration des cours sur la cybercriminalité dans les programmes et stratégies de formation de chaque autorité nationale représentée. Le cours d’introduction sera suivi par la prestation régionale du Cours judiciaire avancé, en 2018.

    Le Conseil de l’Europe offre actuellement des possibilités de formation similaires aux autorités judiciaires de pays tels que le Costa Rica, Maurice, le Maroc, le Myanmar, Singapour, Sri Lanka, la Thaïlande et les Tonga.

    L’Afrique ciblée

    Selon le Panda Cybersecurity Report 2017 récemment publié, plusieurs pays africains ont été la cible de la cybercriminalité entre janvier et octobre 2017. Ce rapport a analysé 75 millions de nouveaux fichiers malveillants distincts sur une période de dix mois, soit 285 000 échantillons par jour. Entre autres pays attaqués, l’Algérie, l’Égypte et l’Afrique du Sud. Ces 3 pays figurent en outre parmi les dix premières cibles au niveau mondial.

    « Les événements de cybersécurité survenus cette année ont prouvé que le modèle de sécurité traditionnel n’est pas capable de détecter et de prévenir les menaces avancées. Les hackers adaptent en permanence les variantes de malware pour éviter la détection ; un changement majeur que nous avons vu en 2017 est la suppression de l’élément humain. Facteur de succès dans les cyberattaques : les attaques peuvent désormais réagir en temps réel au réseau des victimes et s’adapter, sans interaction humaine, pour atteindre leur objectif », lit-on dans le rapport.

    La société prédit que 2018 sera défini par des attaques sans fichier, des niveaux de risque plus élevés associés aux appareils mobiles, ainsi qu’une focalisation plus intense sur les crypto monnaies comme moyen d’attaque.

    Les attaques mondiales telles que WannaCry et Petya renforcent le besoin d’une technologie de sécurité de nouvelle génération pour atténuer les risques, ajoute la société. Mark Thomas, stratège en sécurité chez Dimension Data, affirme que l’on peut s’attendre à un pic d’attaques pendant la période des fêtes.

    « Au cours des six prochaines semaines, nous assisterons à une augmentation des campagnes de phishing par courriel, des attaques de rançongiciels, des chevaux de Troie bancaires ainsi que de l’émergence de sites Web frauduleux qui favorisent des offres spéciales telles que des forfaits vacances à prix réduit », ajoute le stratège. Autant comprendre qu’il faut prendre des dispositions le plus tôt.

  • L’Éthiopie interdit l’adoption des enfants par les étrangers

    L’Éthiopie interdit l’adoption des enfants par les étrangers

     C’est une décision majeure. Dans le pays, elle est accueillie comme une avancée pour la protection des enfants. En effet, le parlement éthiopien a mis fin à l’adoption internationale par des étrangers dans le but de protéger les enfants contre d’éventuels abus de la part de leurs nouveaux parents. Cette possibilité a été mise en évidence en 2012 lorsque, dans un sinistre procès, un couple américain a été emprisonné pour la mort de leur fille éthiopienne de 13 ans. On a découvert que le couple avait battu et affamé la fille, qu’ils avaient adoptée en 2008. La fille avait perdu la vie en 2011.

    Les adoptions internationales en Éthiopie et ailleurs en Afrique sont de longue date, mais elles semblent avoir gagné en popularité en tant que célébrités principales, y compris Hollywood et les stars Mary-Louise Parker, Angelina Jolie et Madonna, une vétérane de la pop, qui a adopté des enfants africains. Mais la popularité des adoptions a également soulevé des craintes sur la possibilité d’exploiter le processus de traite des êtres humains. En 2016, le Danemark a interdit les adoptions en Éthiopie, affirmant qu’un manque de données sur les origines des enfants adoptés dans le pays pourrait faciliter la traite.

    Prise en charge par l’État

    Certains autres pays ont également mis en place des règles plus strictes pour le processus d’adoption internationale. Les États-Unis ont également suspendu les adoptions d’Éthiopie en mars dernier. Au lieu de laisser les étrangers les adopter, le parlement éthiopien dit que les enfants vulnérables devraient être pris en charge par les services aux enfants de l’État. Cependant, il existe des doutes sur la durabilité de cet arrangement. Beaucoup s’interrogent aussi la capacité d’accueil des services de l’État.

    Les interdictions d’adoption ont eu des conséquences néfastes pour les agences d’adoption américaines qui traitent des milliers de demandes d’adoption. Entre 1999 et 2016, un total de 15 317 enfants éthiopiens ont été adoptés aux États-Unis, selon les données du département d’État américain. Mais avec le ralentissement des affaires, certaines agences ont dû fermer boutique. Les opposants au vote du parlement estiment qu’une meilleure réglementation du processus d’adoption serait un avantage.

  • L’Amérique honore un soldat immigrant et héros ghanéen

    L’Amérique honore un soldat immigrant et héros ghanéen

    L’ambassade des États-Unis à Accra a rendu hommage début janvier à un soldat d’origine ghanéenne qui est mort en sauvant des victimes de l’enfer du Bronx.

    C’est un acte courageux et héroïque qui est récompensé. En décembre dernier, le soldat américain d’origine ghanéenne Emmanuel Mensah a perdu la vie dans un appartement de New York, alors qu’il tentait de sauver des personnes prises au piège par un incendie. Quelques semaines après ce décès tragique, l’ambassade des États-Unis à Accra a décidé d’honorer la mémoire du Ghanéen. Un hommage a été rendu à Emmanuel Mensah en présence de sa famille.

    Âgé de 28 ans, Emmanuel Mensah passait en effet ses vacances avec ses amis dans l’appartement qui a pris feu. Il a « sauvé la vie d’une demi-douzaine de personnes ». Les autorités de la ville de New York ont indiqué que douze personnes, dont quatre enfants, ont également perdu la vie dans l’incendie.

    Immigrant et héros

    L’ambassade des États-Unis à Accra a exprimé ses « plus sincères condoléances à tous ceux qui ont été touchés par l’incendie de l’appartement du Bronx ». « Nous honorons le sacrifice d’Emmanuel Mensah, qui est entré plusieurs fois dans le bâtiment en flammes pour en sauver d’autres. Que lui et toutes les victimes de ce feu tragique reposent en paix », a déclaré l’ambassade.

    Le maire de New York, Bill de Blasio, avait auparavant déclaré que le soldat Mensah, un soldat de la garde nationale de l’armée, était un héros qui avait risqué sa vie pour aider les autres. « Le soldat Emmanuel Mensah était un immigrant de première génération, un soldat et un New Yorkais. Il a donné sa vie en sauvant ses voisins dans le feu du Bronx. Son héroïsme illustre le meilleur de notre ville. Repose en paix », avait écrit Bil de Blasio sur son compte Tweeter.

     

  • Au Togo, le chômage chez les jeunes crée des exilés 

    Au Togo, le chômage chez les jeunes crée des exilés 

    Au Togo, la question du chômage des jeunes est l’une qui sous-tend les revendications actuelles de l’opposition. Autant la problématique est importante, autant les courroux en l’encontre des autorités, voire l’envie de renverser la tendance est quasi irrésistible.

    Dans une généralité presque écrasante, surtout caractéristique des pays francophones, l’épineuse question du chômage des jeunes est la source de beaucoup de maux sociétaux. Au Togo, les statiques (rarement actualisées) le prouvent assez facilement.

    Situation délicate

    En 2011, selon certaines enquêtes, le chômage au Togo touchait 6,5 % de la population active et le taux de sous-emploi visible était de 22,8 %. Selon la tendance, beaucoup plus de jeunes femmes sont en situation de sous-emploi que les jeunes hommes de la même tranche d’âge avec des taux respectifs de 22,9 % contre 17,73 %. Et selon les prévisions qui en sont découlées, chaque année, en moyenne 40 000 nouveaux demandeurs d’emploi arrivent sur le marché du travail. Depuis, la mise en place des plateformes de concertation entre l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre le chômage des jeunes, avec pour ambition de trouver les meilleures solutions… presque en vain.

    Dans un plus récent rapport publié par la Banque Mondiale, au tout début de l’année 2014 sur la situation de l’emploi des jeunes en Afrique Subsaharienne, on y note que le chômage des jeunes n’est que de 3 %. La situation sous régional semble meilleure comparativement à celle du Togo où le taux de chômage s’évalue à 6,5 %. Mais cette situation va être de plus en plus inquiétante, si rien n’est fait par rapport à l’augmentation de la population jeune.

    La question est d’autant plus préoccupante que la tranche d’âge concernée, entre 15 à 35 ans, représente plus du tiers de la population togolaise, soit un peu plus de 2 millions de personnes selon les statistiques. Une situation qui pousse bien de jeunes Togolais à migrer vers les pays voisins, ou encore les États-Unis et l’Europe pour un mieux-être.

    Exilés économiques

    Cette situation du chômage ne saurait être dissociée des raisons de la forte mobilisation des jeunes au cours des manifestations organisées par l’opposition politique au Togo depuis août 2017. En effet bien de jeunes sont beaucoup plus motivés par la situation de précarités, de pauvreté et de chômage, que par des raisons politiques. Un analyste politique confie que peu de personnes dans la rue assimilent la question constitutionnelle, mais l’engouement autour des évènements du groupe des 14 est favorisé par un ras-le-bol général. Un besoin d’alternance, lueur d’espoir de changement.

    Mais ce problème se manifeste autrement aussi, surtout par la migration vers d’autres pays de la sous-région, notamment le Ghana.

    En réalité, le Ghana, pays où l’économie a décollé il y a désormais près d’une décennie est l’une des destinations des jeunes togolais chômeurs. S’il est vrai que la vie y est relativement chère, l’on n’y souffre moins de problème de pauvreté, car, explique un jeune expatrié togolais, « on peut y gagner sa vie juste en étant artisan ». Sans doute pas faux. Selon les sondages, près de 40 % des travailleurs en artisanat au Ghana principalement à Accra proviennent du Togo et environ 70 % d’entre eux sont prêts à rentrer au Togo en cas de changement de régime politique. À en croire Kwasi, un tisserand d’origine togolaise établi dans le pays voisin depuis bientôt 5 ans, le marché artisanal ghanéen est plus « intéressant » que celui togolais. « On écoule beaucoup plus facilement les produits au Ghana qu’au Togo. Et ce critère est très déterminant dans la vie d’un artisan », ajoute celui-ci.

    Entre formations, népotisme et tribalisme, l’administration publique inaccessible

    Dans une analyse faite pas l’économiste et conseiller du Chef de l’État togolais Koffi Sodokin, cette situation peut s’expliquer par le fait que tous les jeunes qui ne sont pas en emploi ne sont malheureusement pas pour autant en éducation ou en formation. Selon celui-ci, nombreux sont ceux qui sont au chômage, voire inactifs, une catégorie qui est en situation de grande précarité et rencontre les plus grandes difficultés d’insertion dans l’emploi.

    En dehors cette cause, bien de spécialistes pointent du doigt la question de l’inadéquation entre les formations proposées et le marché dynamique et sans cesse soumis aux principes de l’innovation de l’emploi. D’autres font également allusion à la disponibilité des formations pour ces métiers innovants, conduisant à une nécessité des réformes éducatives au Togo. Mais le problème ne se résume pas là. Il est également souligné au sein de l’administration togolaise, un tribalisme et un népotisme qui atteignent le paroxysme. Cause d’une administration hermétique aux méritants. Et pour les concours d’entrée en fonctions publiques, dans la grande majorité des cas, les dés sont pipés à l’avance.

    Et s’il est vrai que l’État togolais a mis sur pied un certain nombre de mesures pour régler la difficile équation de l’emploi des jeunes, il faut également souligner que ces mesures sont loin d’éradiquer le mal. Et les mesures d’immigrations comme le programme de loterie visa des États-Unis sont une « aubaine » pour une grande partie de jeunes désirant quitter le pays. En vrai, des jeunes en quête de ces opportunités sont légion…

     

  • Bénin: Talon, la grande guerre contre la corruption

    Bénin: Talon, la grande guerre contre la corruption

    Nouveau départ, Rupture, les qualificatifs illustrent assez nettement le travail que compte accomplir Talon à la tête du Bénin. Depuis quelque temps, le chef de l’État béninois a déballé l’un des dossiers les plus attendus par sa population. Titre : corruption et impunité.

    La lutte contre la corruption s’est révélée comme l’un des combats permanents des gouvernements béninois depuis les années 1990. Au cours de son quinquennat entre 1991 et 1996, le Président Nicéphore Soglo avait promis la vie dure aux fossoyeurs de l’économie nationale. De même, au temps de la présidence de Boni Yayi (2006-2016), celui-ci s’est lui aussi illustré comme étant un ardent défenseur de la lutte contre la corruption et l’impunité. Pour d’ailleurs manifester publiquement son plein engagement, Boni Yayi avait été au chœur de l’organisation d’une marche verte de plusieurs kilomètres dans la ville de Cotonouafin de dénoncer ce fléau. Mais en vrai, il n’a jamais tapé dans la fourmilière au moment où il fallait le faire. A la différence des mesures de ces prédécesseurs, désormais, la méthode de Talon semble être une chasse aux sorcières.

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    Et il faut reconnaitre que dans ce registre de la mise en œuvre effective des mesures pour la lutte contre la corruption au Bénin, Patrice Talon fait actuellement beaucoup mieux que ses prédécesseurs souvent restés à l’étape des discours légers. L’actuel locataire du palais de la Marina sévit dans ses punitions. Les sanctions ne sont pas du tout clémentes et on comprend que si le Chef de l’État devait se limiter à un seul mandat comme promis, il souhaiterait avoir comme principal acquis, la bonne gouvernance et une gestion saine du Bénin.

    Capitaine anticorruption

    Promesse de campagne, au Bénin, le successeur du président Yayi Boni veut mener une guerre sans merci contre la corruption et autres formes de fraude dans ce pays. Même si Patrice Talon aime épingler ce mal dans son pays, mal qu’il avait juré combattre et redresser avant la fin de son mandat, le Bénin n’est bien sûr pas un cas d’école en la matière.

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    En effet, au Bénin l’écart grandissant entre le cadre légal et la pratique institutionnelle réelle a été relevé comme une faiblesse majeure du système d’intégrité du Bénin en 2016 par Transparency International, le mouvement mondial anticorruption. Selon ce mouvement, la loi anticorruption du pays adopté en 2011 souffre d’incohérences dans son application. Gustave Assah, Président de Social Watch Benin, contact national de Transparency International affirme que « le problème du Bénin n’est pas l’absence de textes et d’institutions anticorruptions. C’est plutôt l’application de ces textes et l’efficacité de ces institutions qui fait défaut. Une forte volonté politique au plus haut niveau de l’état est nécessaire pour combler cet écart ». Et c’est cela que Talon compte faire.

    Récemment, plusieurs enquêtes diligentées aussi bien par les partenaires financiers que par les autorités ont démontré que cette gangrène fait perdre d’importantes sommes au Bénin.

    Lutte acharnée

    Le gouvernement du Nouveau départ qui a inscrit la question de la lutte contre la corruption et l’impunité en lettres d’or dans son projet de société entend faire un grand ménage. Si au sein de la société civile des voix s’élèvent pour parler de lutte sélective, Talon ne compte pas se décourager de sitôt.

    En effet, l’audit dans les structures et entreprises publiques récemment commandité par le gouvernement béninois est fortement révélateur, de même que les résultats. Ces résultats ont montré que plusieurs lacunes existent dans la gestion des fonds, particulièrement dans les secteurs du coton et de la microfinance. Selon cet audit, la gestion de la filière des cotons par le gouvernement de Yayi Boni a causé sur trois campagnes ciblées, une perte évaluée à 125 milliards de francs CFA.

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    Du côté des microfinances, la gestion du Fonds national de la microfinance (FNM) au titre des exercices 2013-2016 est sujette à beaucoup d’anomalies également. « De graves irrégularités ont été relevées dans la gestion du Fonds, ayant occasionné des pertes de ressources publiques à hauteur de 40,6 milliards de FCFA », révèle la mission d’audit organisationnel, comptable et financier du FNM au titre des exercices 2013-2016. De ces irrégularités, sortent certaines sanctions que d’aucuns commencent par trouver justes, mais dures.

    C’est le cas par exemple de la Soneb (Société nationale des eaux du Bénin) où, il est reproché aux autorités de cette société d’État que des centaines de millions Taxes sur valeur ajoutée (TVA) perçues auprès des abonnés n’étaient pas reversées au Trésor public.

    Le cas de Laurent Mètongnon, ancien président du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est aussi bien illustratif.

    Activisme au service de la lutte

    Les initiatives de lutte contre la corruption sous le président Talon ne sont pas rares.

    Ce 15 décembre d’ailleurs à Cotonou, des membres d’un programme de jeunes unis contre la corruption ont procédé dans au lancement d’un manifeste de 63 pages du titre « La corruption racontée », et de l’application « Anticorr ». Objectif, inviter les jeunes Béninois dans le débat sur la corruption pour une prise de conscience afin devenir des vecteurs de pratiques de bonne gouvernance et d’éthique au Bénin.

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    Ce manifeste est préfacé par le Pr Brice Sinsin, recteur de l’université d’Abomey-Calavi. Il contient 10 articles originaux de jeunes de nationalités béninoise, sénégalaise et nigérienne, de même que des propositions de pistes de travail et de réflexions pour apporter des solutions à la corruption. De même, l’application « Anticorr » qui veut intégralement dire « anticorruption », se veut un outil de dénonciation des actes de corruption et d’information sur l’état du fléau au Bénin. L’application donne la possibilité de voter, de commenter, d’identifier les institutions et les régions les plus probablement corrompues, de consulter les textes juridiques sur la corruption au Bénin.

    En outre, depuis l’arrivée de Talon à la tête de l’État béninois, l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) parait faire un travail plus remarquable, après une année 2016 où elle a visiblement connu une baisse de régime.

    Pour le moment, Talon espère mener son combat, conscient des conséquences et sans se plier aux volontés affligeantes, en attendant le prochain rapport de Transparency International sur l’année 2017. Ce rapport viendra surement couronner une grande guerre.

  • L’Afrique en 2018: Elections, Business, Sport […] à quoi s’attendre?

    L’Afrique en 2018: Elections, Business, Sport […] à quoi s’attendre?

    2017 a sans doute été une année mouvementée en Afrique. D’un Liberia où s’est (de nouveau) révélé le plus emblématique footballeur africain George Weah comme désormais comme Chef d’État, en passant par la chute du patriarche Mugabé, sans oublier la crise sociopolitique togolaise, la CAN 2017, la question de l’esclavage en Libye, beaucoup de secousses et d’émotions ont marqué les sociétés. Toutefois, 2018 sera sans doute également une année de grandes mutations sur le continent. À quoi s’attendre ?

    Infrastructure

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    En 2018, l’Afrique devra connaitre une importante évolution en matière d’infrastructure. Au Nigeria, leadeur économique du continent, le réseau de transport devrait être renforcé avec le lancement du réseau Abuja Light Rail, que le président Muhammadu Buhari a déclaré « achevé à 98 % », couvrant 12 stations. Le président a également donné l’assurance que le tronçon Lagos-Ibadan de 1,5 milliard de dollars du Standard Gauge Railway sera terminé en 2018, avec une capacité de deux-millions de passagers par an.

    En Éthiopie, la première phase de l’expansion de l’aéroport international de Bole devrait être achevée cette nouvelle année, dans le cadre d’un développement de 350 millions de dollars destiné à consolider la position du pays en tant que plaque tournante de l’aviation en Afrique de l’Est. De son côté, l’Ouganda ouvrira sa plus grande centrale électrique, l’une des plus grandes centrales hydroélectriques du continent, à Karuma.

    Au Maghreb, la Tunisie poursuit ce qui pourrait devenir la plus grande centrale solaire au monde. Quant à l’Égypte, elle veut accélérer durant cette nouvelle année le travail sur une nouvelle capitale à l’extérieur du Caire, bien qu’il y ait des doutes sur le fait que le mégaprojet de 45 milliards de dollars peut être livré comme prévu.

    Élections

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    Le long règne de Robert Mugabe est enfin terminé et le Zimbabwe doit voter pour un nouveau président en 2018. Le successeur de Mugabe, Emmerson Mnangagwa, a annoncé son intention d’ouvrir une ère plus démocratique, bien que nombre d’observateurs se demandent si les partis d’opposition seraient autorisés à travailler librement. .

    En Égypte, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pourrait suivre la voie de la réélection alors que ses adversaires sont en difficulté. Le président camerounais Paul Biya est aujourd’hui l’un des plus anciens dirigeants de l’Afrique après 35 ans au pouvoir, mais l’homme de 84 ans n’a pas révélé s’il avait l’intention de briguer un autre mandat de sept ans. La Sierra Leone aura certainement un nouveau président, le président sortant Ernest Bai Koroma n’étant plus éligible après deux mandats. Le parti de Koroma a choisi comme candidat le ministre actuel des Affaires étrangères, le Dr. Samura Camara, qui se présentera contre l’ancien chef militaire Julius Maada Bio.

    Le Mali déchiré par la guerre devrait également se rendre aux urnes, bien que les élections régionales aient été reportées pour des raisons de sécurité.

    Entreprise

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    La bataille des applications de taxi sera farouchement menée en Afrique en 2018. Uber a annoncé ses intentions avec une nouvelle base de 20 millions de dollars au Caire. Le géant mondial établit une forte présence à travers les marchés de l’Afrique subsaharienne, y compris l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya. Mais les rivaux locaux comme Little et Africab utilisent leur meilleure connaissance des marchés africains pour se défendre.

    Durant cette nouvelle année également, les gouvernements et les entreprises chercheront à tirer le meilleur parti de « l’économie bleue ». Trente-huit des 54 États africains ont un littoral, mais une grande partie ne parvient pas à tirer profit de leurs ressources marines. Ce qui a d’ailleurs inspiré un sommet des Chefs d’État africains en 2016 tenu à Lomé au Togo. D’ailleurs, l’Union africaine (UA) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) ont défini des plans pour inverser la tendance, par exemple en cultivant la pêche et l’écotourisme.

    Sur un autre plan, l’UA devrait adopter un projet d’accord d’initiative phare, la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), visant à encourager le passage des marchandises, des personnes et des services entre les frontières, gage de croissance et de développement entre les États membres.

    Sécurité

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    La Somalie reste le pays africain le plus touché par la violence des conflits, selon le Projet de données sur les situations et les conflits armés (ACLED), avec plus de 3 000 morts en 2017, dont une attaque terroriste à Mogadiscio qui a tué plus de 300 personnes. Ce pays n’a pas connu de paix durable depuis plusieurs décennies.

    Le soulèvement qui est devenu une guerre civile en Libye montre peu de signes d’apaisement et continue de jeter de nouvelles horreurs, comme le marché des esclaves révélé par le média CNN. L’ONU poursuit les élections pour mettre en place un gouvernement avec une légitimité populaire, tandis qu’une conférence internationale se tiendra en mars pour aider à la reconstruction de Benghazi.

    Le conflit au Soudan du Sud a maintenant fait plus de 50 000 morts, malgré la forte présence de l’ONU dans le jeune pays et les précédents accords de paix entre le gouvernement et les rebelles. Un nouvel accord de cessez-le-feu a été signé en décembre, mais des violations ont déjà été alléguées.

    Au Mali, l’insurrection djihadiste de 2012 n’a pas encore été vaincue par le G5 Sahel, une armée régionale soutenue par la France. Les initiatives de paix ont stagné et les élections ont été reportées, ce qui laisse présager une autre année troublée.

    Autres

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    Les gouvernements et les négociants en matières premières devront faire face à des pressions soutenues de la part des militants anticorruptions à la suite des révélations de l’édition de l’an dernier des « Paradise Papers », avec la probabilité de nouvelles fuites à venir. La saisie de fonds de la famille Obiang en Guinée équatoriale et de la famille Abacha au Nigeria offre un modèle.

    Le Cameroun et la République démocratique du Congo sont parmi les gouvernements africains à avoir fermé l’accès à Internet en 2017, une réponse commune aux troubles. Mais cette approche sera soumise à une pression croissante, car la connectivité devient une attente publique et les économies deviennent plus dépendantes du web. Une ONG a constaté que les fermetures ont couté 237 millions de dollars aux gouvernements africains depuis 2015.

    Dans le domaine sportif, 2018 sera principalement marqué par la Coupe du Monde Russie 2018. Si le Sénégal est l’équipe africaine la mieux classée pour se qualifier, il faut noter que beaucoup de choses peuvent changer d’ici juillet. On attend beaucoup d’un Nigeria renaissant, alors que les espoirs égyptiens sont élevés pour leur première Coupe du Monde depuis 1990, entrainés par la star de Liverpool Mohamed Salah.

  • Technologie spatiale en Afrique: la NASA peut désormais s’inquiéter

    Technologie spatiale en Afrique: la NASA peut désormais s’inquiéter

    L’Afrique n’est pas restée en marge de divers efforts faits notamment par des pays développés pour la conquête de l’espace. Si le continent n’a pas encore envoyé son astronaute dans l’espace comme grande réussite dans le domaine, bien d’efforts sont en train d’être faits.

    Si l’Afrique a été lente à se lancer dans le voyage spatial, les nouveaux projets sur le continent semblent désormais prometteurs. En exemple, le Square Kilometer Array en Afrique du Sud qui vise à construire le plus grand télescope radio du monde. Ce télescope devra aider les scientifiques à brosser un tableau détaillé de certaines des zones les plus reculées de l’espace. Et c’est le désert de Karoo qui abritera le Square Kilometer Array, un groupe de 3 000 antennes paraboliques sur une superficie d’un kilomètre carré.

    Mais l’Afrique du Sud qui a déjà fait de grands efforts dans le domaine scientifique sur le continent n’est pas seule à nourrir de telles ambitions. Au Nigeria également, le leader économique africain, l’agence spatiale du pays prétend avoir formé 300 personnes en niveau doctorat dans cette science et a des plans ambitieux pour développer l’industrie et encourager les programmes spatiaux à travers le continent. Et le pays vise à avoir un astronaute dans l’espace d’ici 2030. Depuis 2003, le Nigeria a lancé cinq satellites qui ont permis d’améliorer les pratiques agricoles, de recueillir des données climatiques et de retracer les prises d’otages par Boko Haram.

    Quant à l’Égypte, elle a l’un des plus anciens programmes spatiaux du continent, avec à son actif, le lancement de plusieurs satellites à bord de fusées russes.

    Genèse

    En 1964, Edward Mukuka Nkoloso, professeur d’école secondaire et directeur autoproclamé du programme spatial national de la Zambie, avait l’audacieuse envie de battre les États-Unis et l’Union soviétique dans la course à l’espace et d’atterrir sur la Lune. En utilisant des techniques non conventionnelles, Nkoloso a formé 12 astronautes. Il a échoué, mais en 2014, un film a été publié, inspiré par ses efforts.

    Related imageHeureusement, les programmes spatiaux de l’Afrique semblent maintenant beaucoup plus prometteurs. En fait, au cours de la dernière décennie, le continent est entré dans une course à l’espace.

    Le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, l’Égypte et l’Algérie ont renouvelé leurs intérêts dans leurs programmes existants, le Ghana et le Kenya se joignant au club, lançant leurs propres projets spatiaux au cours des dernières années.

    La lune à portée de main

    Alors qu’aucun pays africain n’est encore à portée de la lune, le Nigéria et l’Afrique du Sud ont de loin les programmes spatiaux les plus avancés du continent.

    En cas de succès du Square Kilometer Array, les Sud-Africains pourront regarder beaucoup plus loin dans l’espace, à multiples sensibilités de plusieurs télescopes actuels. La première phase de ce travail coutera environ 790 millions de dollars. Carla Sharpe, Business Manager chez SKA explique que ce qui a motivé ce projet, c’est le besoin d’un radiotélescope de la prochaine génération avec une préférence pour l’hémisphère sud, « condition pour voir le centre de notre galaxie ». « Lorsque vous étudiez l’espace avec un télescope optique, vous observez seulement la lumière visible, alors qu’un radiotélescope peut observer le spectre électromagnétique sur un certain nombre de fréquences », ajoute-t-elle.

    Image result for africa telescopeCependant, Sharpe n’est pas d’accord sur le fait qu’il existe une course à l’espace africaine en soi. Au lieu de cela, les pays africains considèrent les programmes spatiaux comme une partie importante du développement économique. Mais il faut aussi préciser que les programmes spatiaux sont souvent critiqués en Afrique pour être un gaspillage d’argent, en particulier avec la présence de préoccupations plus immédiates.

    Autres prétentions

    En dehors du Nigeria et de l’Afrique du Sud, il y a aussi un certain nombre de projets intéressants provenant d’autres pays africains.

    Au début de l’année 2017, l’Éthiopie a annoncé qu’elle mettrait un satellite en orbite d’ici 3 à 5 ans pour aider à surveiller les conditions météorologiques. Et en 2015, l’observatoire et le centre de recherche d’Entoto, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, ont été ouverts près de la capitale Addis-Abeba, en Éthiopie.

    Le Ghana se lance également dans la technologie spatiale et a envoyé avec succès son premier satellite en orbite durant l’année écoulée. En 2015, le gouvernement avait alloué 10 millions de dollars à la technologie nucléaire et spatiale. L’Agence spatiale du Kenya (KENSA) a également été officiellement lancée en 2017. Pour ajouter à cela, en 2016, l’Égypte a approuvé des plans ambitieux pour lancer une nouvelle agence spatiale égyptienne.

    En effet, sur l’ensemble du continent, les nouveaux programmes représentent un appétit croissant pour les technologies spatiales, même si l’Afrique est encore loin derrière dans la course spatiale mondiale. Toutefois, il n’y a pas encore de programme spatial panafricain à l’œuvre.

    En 2010, l’Union africaine (UA) a approuvé une étude visant à tester la faisabilité d’une Agence spatiale africaine. Deux ans plus tard, le président soudanais Omar Hassan al-Bashir a réitéré l’appel. Mais il est largement tombé dans l’oreille d’un sourd. Même si une agence spatiale africaine officielle pourrait être loin, les programmes spatiaux nationaux cherchent des moyens pour travailler ensemble. Une opportunité pour l’Afrique d’évoluer dans ce domaine.

  • Vol historique de Ethiopian Airlines avec un équipage féminin

    Vol historique de Ethiopian Airlines avec un équipage féminin

    Après 2015, la compagnie aérienne a organisé mi-décembre un vol dirigé uniquement par des femmes.

    Le vol Addis-Abeba vers Lagos de ce 16 décembre est historique. La direction de la compagnie aérienne a annoncé que son équipage est uniquement composé de femmes. Outre les pilotes, l’équipage de cabine, les opérations de la rampe de vol et la répartition de vol au sol sont assurés par des femmes. Ethiopian Airlines a estimé qu’il s’agit de montrer de que les femmes peuvent réaliser tout ce qu’elles veulent dans l’industrie aéronautique.

    En 2015, la compagnie éthiopienne avait déjà offert ce vol spécial à ces passagers. Ethiopian Airlines a transporté des passagers du continent africain vers l’Asie. Le vol a quitté Addis-Abeba la capitale éthiopienne pour rallier en toute sécurité Bangkok en Thaïlande. La capitaine Amsale Gualu et son copilote, Selam Tesfaye, avaient d’ailleurs suscité l’admiration de l’équipage et des passagers. Selam Tesfaye avait d’ailleurs qualifié le vol de « légendaire ».

    Notoriété sur le continent

    Ces types de vol renforcent sur le continent la visibilité d’Ethiopian Airlines. La compagnie nationale éthiopienne dessert à ce jour plus d’une cinquantaine de villes en Afrique. Ethiopian Airlines est même le premier transporteur à disposer d’un Boeing 787-9 dreamliner pour transporter ses passagers. Le transporteur offre aussi à ses passagers un processus numérique pour leur faciliter les démarches de voyage. Un Wifi gratuit est surtout mis à la disposition des voyageurs qui utilisent l’aéroport international de Bole à Addis-Abeba, hub principal d’Ethiopian Airlines.

    Des avancées qui permettent au transporteur d’avoir une notoriété en termes d’efficacité et de succès opérationnels. Ethiopian Airlines continue également de multiplier les lignes et d’acheter différents appareils, notamment l’Airbus A350-900. La flotte de la compagnie est désormais composée d’une centaine d’avions. Ethiopian Airlines s’inscrit surtout dans une Vision 2025 qui doit lui permettre d’améliorer ses performances, selon Yared Bertra, directeur régional.

    Image result for Amsale Gualu and Selam Tesfaye

  • La Côte d’Ivoire va produire des téléphones Android en 2018

    La Côte d’Ivoire va produire des téléphones Android en 2018

    Sociam, le groupe ivoiro-libanais spécialisé dans la fabrication et la distribution des produits électroménagers a annoncé, avec son partenaire Samsung, la commercialisation de son smartphone Nasco. Une gamme de téléphones Android sous sa propre marque.

    En Côte d’Ivoire, Sociam accélère son implantation et l’entreprise est ambitieuse dans la conquête du marché africain. Jusqu’ici essentiellement consacrée à la fabrication et la distribution des produits électroménagers, dont des réfrigérateurs, des machines à laver, des climatiseurs, téléviseurs et autres, l’entreprise veut explorer une autre option en pleine croissance sur le continent : la téléphonie. En effet, le représentant exclusif du géant sud-coréen Samsung Electronics en Côte d’Ivoire a annoncé le lancement de la marque de Smartphones baptisée : « Nasco ».

    Selon les informations, plus de 30 000 exemplaires de ce smartphone viennent d’être mis sur le marché ivoirien par Sociam. Ces téléphones intelligents ont été fabriqués dans les usines du partenaire sud-coréen Samsung, avec les mêmes innovations technologiques Android et caractéristiques que le S8 de Galaxy.

    Pour le moment, les propriétaires, les frères Ali Pixie et Nasser Séklaoui veulent écouler toute la marchandise mise sur le marché avant cette fin d’année.  Pour atteindre l’objectif, ils misent sur leur réseau direct de 200 points de vente à Abidjan. Selon Nasser Séklaoui, le PDG du groupe, le projet était préparé minutieusement depuis des années. Toutefois, cette nouvelle aventure dans le domaine du mobile ne détournera pas le groupe de son activité première.

    Conquête

    Actuellement, le groupe fait une opération marketing pour cibler d’autres marchés d’écoulement. Sur ce, il devrait s’installer dans quatre nouveaux pays d’Afrique de l’Ouest en 2018, dont le Sénégal et le Nigéria, où les rivalités sur le secteur de la téléphonie mobile sont rudes, avec des grandes marques étrangères comme Infinix ou Tecno. Pour ce faire, Sociam veut croire en la différence avec la qualité et les prix raisonnables de ses appareils.

    Cette société qui emploie 2500 personnes en Afrique dont environ 1600 en Côte d’Ivoire ambitionne d’ouvrir plusieurs grandes surfaces Nasco (2 000 m²) dans le pays, où il présentera exclusivement les produits de sa marque. Sociam veut également poursuivre l’extension de son réseau au niveau national pour le porter à 300 showrooms, comme celui qu’il a ouvert fin 2016 au sein du centre Abidjan Mall, dans le quartier Riviéra-Bonoumin, à Cocody.

    Le groupe souhaite croitre le nombre de ses magasins à l’étranger, notamment son premier marché extérieur, le Ghana. Enfin, il est aussi prévu d’ouvrir une usine de fabrication de téléviseurs, de climatiseurs et téléphones Nasco à Abidjan si l’amélioration du cadre fiscal et douanier le lui permet dans cinq ans.

    Il faut noter c’est en 1984 que le groupe Sociam a été créé. Il s’est forgé au fil du temps un piédestal et se revendique aujourd’hui 65% de parts de marchés dans l’électroménager sur tout le continent, encore loin devant Whirlpool et Panasonic, seul le Sud-Coréen LG lui résistant encore. Actuellement, le groupe est présent en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Liberia, au Bénin, au Gabon, au Cameroun et en RD Congo.

  • Togo: les 10 startups à surveiller en 2018

    Togo: les 10 startups à surveiller en 2018

    Elles sont des startups togolaises ayant accompli une année 2017 du reste encourageant. En 2018, les yeux sont rivés sur ces entreprises qui devront relever les défis qu’elles se sont fixés.

    Togo ‘RECYCLING’

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    Au Togo comme dans bien d’autres pays africains, le sachet plastique (non biodégradable) est devenu une menace pour les politiques environnementales. L’usage de ces plastiques engendre des défis énormes pour l’urbanisation et sur la santé. Pour la startup Togo Recycling, il fallait trouver une solution urgente à cette menace.  Selon cette startup, il débarrasser le pays, en commençant par la capitale, des ordures plastiques tout en créant de la plus-value et des emplois.

    Cette startup, 3e prix du concours Africa Is Calling You tenu à Paris en octobre 2017, transforme les déchets plastiques recueillis en granulés qui pourront ensuite être ensuite utilisés dans la fabrication tables-bancs, bassines, et autres objets volumineux à usage non risqué pour la santé.

    Si l’entreprise n’emploie actuellement que 3 personnes, selon ses promoteurs, elle représente une source génératrice de revenus pour environ 3 000 recycleurs qui se font un gagne-pain tout en entretenant l’environnement.

    Civic bag

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    Civic bag, initiative du Togolais Achille Amétépé Noussia, est un sac de courses fabriqué à base de papiers de ciment. Le promoteur propose ses sacs pour remplacer les sachets plastiques, qui jonchent désormais les rues de Lomé. L’initiative se veut d’abord utile dans la protection de l’environnement des sachets plastiques non biodégradables et dans le recyclage des papiers de ciment. En 2017, le projet avait intéressé plus d’un et avait été primé lors du Forum international de l’entrepreneuriat (FIDEA). Il a également reçu le premier prix de Kpékpé Togo 2017.

    Doomevi

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    Doomevi est l’un des projets qui ont intéressé plus d’un durant l’année 2017. Initiative du Togolais Edeh Dona Etchri, le projet a reçu le premier prix au programme de Connexions Citoyennes 2017 organisé par CFI. Selon le concepteur, cette application est censée améliorer la participation citoyenne au Togo, « en stimulant le sérieux et la promptitude dans la réparation et l’entretien des infrastructures publiques ».  www.doomevi.org, la plateforme qui fait la promotion de cette application est un site de veille citoyenne permettant aux internautes de signaler aux autorités ou aux entreprises l’état défectueux de leurs infrastructures. Le projet Doomevi a également prévu un centre d’appel en langues locales pour ceux qui ne peuvent pas utiliser l’application mobile.

    Pass Africa

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    En début d’année 2017, E-Lumya avait procédé au lancement d’une application  de billetterie disponible dans 7 pays africains à savoir Bénin, Côte d’Ivoire, Gabon, Burkina-Faso, Sénégal, Cameroun et Togo.  Cette application, du nom de Pass Africa et disponible sous les systèmes Android et IOS permet aux organisateurs d’événements de vendre des billets en ligne via mobile money, de gérer les participants et de contrôler l’accès à un événement. L’application peut être utilisée pour des événements gratuits, privés ou payants. Selon ses concepteurs, Pass Africa permettra aux promoteurs d’événements de faire des économies et de connaître avec exactitude le nombre de participants aux événements tout en épargnant à ses utilisateurs les attentes à l’entrée des divers événements.

    AgriSoft

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    Fruit de deux développeurs togolais, AGRISOFT est une plateforme web et mobile qui permet de louer du matériel et équipement agricole entre agriculteurs. L’idée est née du constat selon lequel, pendant son activité, l’agriculteur togolais a besoin d’utiliser des matériels et équipements agricoles dont il ne dispose pas et qu’il pourrait trouver chez un autre agriculteur. Cependant, on constate qu’il n’existait aucune interface pouvant faciliter des échanges entre les agriculteurs. De fait AgriSoft, 1er de la compétition Agrihack-Togo Talent, est une plateforme web et mobile, qui permet d’annoncer ou de louer du matériel agricole.

    Soja Decision

    Soja Decision est une plateforme qui veut mettre en relation, sojaculteurs, et toute personne qui s’intéresse à ce secteur. Cette relation est créée à travers le système de financement participatif dénommé crowdlending. En effet, Sodja Decisoion permet aux investisseurs d’injecter des financement dans le secteur avec la possibilité d’avoir un retour en nature ou en espèces dans la production su soja. Les producteurs de leur côté, pourront débuter plus facilement leur campagne agricole. Mais pas que. La plate-forme sert aussi d’outil de conseils aux sojaculteurs pour améliorer leur rendement, et surtout d’optimiser leur coût de production.

    Tounkaa

    Tounkaa est une plateforme web dédiée aux micros services et jobs des secteurs d’activités les plus prisés sur internet en temps réel. Conçue pour mettre en relation les demandeurs et les fournisseurs de services, la plateforme aide les chefs d’entreprises souvent occupés, dans la recherche d’un service de qualité. Tounkaa relie essentiellement les acheteurs généralement appelés demandeurs de services et fournisseurs qui sont ici pour services fournisseurs. Il est destiné à aider les individus à tirer parti de ses compétences et désirs de quelque manière que ce soit.

    CFPS-N  (Centre de formation professionnelle et sociale pour les jeunes démunis)

    Image result for (Centre de formation professionnelle et sociale pour les jeunes démunisNé, selon ses concepteurs du constat de la difficulté d’insertion socioprofessionnelle des jeunes démunis des milieux ruraux au Togo, CFPS-N veut offrir des formations professionnelles de qualité et gratuites aux couches vulnérables de la société. Les formations au sein de CFPS-N sont données dans des filières spécifiques, pouvant générer du revenu financier pour le centre. La startup vit donc des fonds recueillis de la vente des produits issus des formations et des offres de services.

    E-agribusiness

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    E-Agribusiness est une plateforme qui met à disposition de l’agriculteur dans les zones reculées, des outils faciles à prendre en main basés sur le GSM et le téléphone à touche. Les utilisateurs via ces outils de communication, peuvent trouver de nouveaux débouchés pour leurs productions sur les marchés locaux, régionaux et internationaux. De même, la plateforme met à la disposition des acheteurs, des informations pertinentes pour faciliter leurs achats. Officiellement lancée en 2017, l’initiative permet aussi aux agriculteurs à travers un service météo conçu de prendre les coordonnées GPS de leurs champs et de leur fournir la météo par SMS sur les 10 jours à venir au travers des stations météo satellites fiables à 90 %.

    Relika

    Lancé en 2016, le projet a fait son chemin en 2017 et croit prospérer l’année prochaine. En effet, Relika et une application mobile qui permettent aux utilisateurs (client, marchand) de résoudre de nombreux problèmes posés par le manque de monnaies divisionnaires lors d’une opération d’achat ou de vente d’un produit ou service. Les reliquats collectés sont ensuite transférables vers un compte bancaire ou peuvent être retirés dans un point Relika.