Catégorie : Afrique de l’ouest

  • DevFest: Google tente une révolution en Afrique

    DevFest: Google tente une révolution en Afrique

    À Lomé comme dans d’autres villes d’Afrique et d’ailleurs, les développeurs se préparent pour débuter  un festival mondial de Google de deux jours orientés vers les Tech-entrepreneurs. Sur le continent, le géant américain tente une révolution Tech malgré les difficultés multiples.

    Le DevFest ou « Festival des Développeurs » est un événement de grande envergure organisé chaque année à travers le monde par les communautés locales de développeurs en collaboration avec Google. Les DevFests sont des événements de développement gérés par la communauté qui se déroulent dans le monde entier, axés sur la création de communautés et l’apprentissage des technologies de Google. Le Togo qui connait de plus en plus de centres de formation de codage n’est pas à l’abri de cet événement.

    Au Togo, selon les organisateurs, l’édition de cette année réunira près de 300 personnes issues du monde du développement, de la sécurité informatique, des réseaux et télécommunications, de l’administration des systèmes, etc. Mais pas que. L’évènement rassemble également des écoles universitaires, des entreprises et organisations œuvrant pour la promotion des TIC au Togo.

    Cette année, l’évènement sera consacré au partage des dernières technologies de développement web et mobile avec tous les participants. Les échanges toucheront presque tous les domaines : le web, Android, cloud, firebase, le design UX…

    Google en position d’attaque

    En Afrique, le géant californien Google est sur tous les fronts. Sur ce continent où la démographie devient de plus en plus importante et le taux de pénétrations ne cesse d’intéresser, Google est conscient d’une chose : il y aura 500 millions d’internautes en Afrique d’ici à 2020, quand ils n’étaient que 100 millions fin 2010. Et c’est cet état de choses qui réconforte cette entreprise comme bien d’autres pour investir dans les Tech startups.

    Au Nigeria, Google et Facebook ont annoncé quelques semaines déjà vouloir s’installer au Nigeria, plus peuplé pays d’Afrique. Dans ce vaste pays aux économies galopantes, le groupe de Mountain View a bien une intention : stimuler les start-ups technologiques africaines et développer une croissance africaine unique.

    Le mois dernier, Google a lancé Google Launchpad et Google Play Afrique du Sud. Les deux initiatives qui seront entièrement basées en Afrique, précisément en Afrique du Sud et au Nigeria, veulent offrir aux entrepreneurs et aux concepteurs technologiques tant en herbe qu’expérimentés, un accès pratique et direct à la confiance intellectuelle de Google. Les candidatures sont ouvertes aux start-ups technologiques avec leurs propres fonds de démarrage du Ghana, du Kenya, du Nigeria, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie et de l’Ouganda. Les structures choisies pour participer au programme de trois mois recevront plus de 3 millions de dollars en soutien sans fonds propres, espace de travail, voyages et relations publiques, ainsi qu’un accès aux experts en technologies de la Silicon Valley durant trois ans.

    Le directeur régional de Google pour l’Afrique subsaharienne, Andy Volk, a déclaré que Google cherchait des moyens de s’impliquer davantage dans les entreprises technologiques africaines depuis plusieurs années. Avec un climat d’affaires technologique de plus en plus favorable et une vague d’idées technologiques uniques en provenance du continent, il était temps de commencer à établir des relations d’affaires. « Toute personne qui passe du temps dans l’espace technologique africain sait que le continent abrite des innovations passionnantes », se convainc celui-ci.

    Toutefois, le constat manifestement le plus frappant et qui agace en Afrique francophone, c’est que les plus grandes startups sont dans les pays anglophones.

    Le difficile climat pour les Tech startups en Afrique

    En Afrique, hormis quelques pays qu’on peut facilement localiser comme ayant un climat favorable à l’éclosion des startups à l’instar de l’Éthiopie, Kenya, l’Afrique du Sud, le Maroc… la tendance générale n’est pas convenable à ces petites entreprises. Le financement est un problème qui tue les startups dès la naissance.

    Pour la Ghanéenne Dorothy Gordon qui dirige l’Institut de technologie avancée et d’informations d’Accra, la taille réduite du marché économique de l’Afrique francophone est également un obstacle à l’essor des start-ups. « En raison de la taille du marché, il est difficile d’attirer des investisseurs étrangers. Et les gouvernements locaux ne font pas assez pour aider les jeunes start-ups à se développer », a-t-elle confié dans un entretien à Forbes Afrique.

    Sur le continent, on évalue les besoins de financement des jeunes structures à quelque 140 milliards de dollars par an, alors que les banques sont de nature hostiles aux risques, et la durée de vie des startups est souvent courte. Les stratégies mises en place par les pays pour accompagner ces entreprises se révèlent dans la plupart des cas inefficaces. Mais le tout ne se limite pas là. Un manque d’encadrement parait parfois comme une difficulté fondamentale. Surtout pour les Tech entrepreneurs, la disponibilité de la connexion internet reste un élément déterminant. La coupure de connexion pendant 93 jours dans la partie anglophone du Cameroun en début d’année 2017 a constitué un grand frein dans l’évolution des startups de la Silicon Moutain. Mais l’étroitesse du marché des consommations pose dans certains, cas une autre difficulté.

    En effet, si la progression du taux de pénétration d’Internet impressionne sur le continent, il faut aussi rappeler que cette croissance est principalement portée par quelques pays seulement, comme le Kenya, le Nigeria, l’Égypte, le Maroc, l’Éthiopie, le Soudan, l’Ouganda ou encore l’Afrique du Sud. Au Maroc par exemple, plus de 58,3 % de la population à accès à Internet, contre quelques 2,1 % au Niger. Le premier obstacle pour les entrepreneurs africains spécialisés dans le secteur digital est donc cet accès restreint au réseau mondial pour ces populations.

    Mais pour certains, grâce aux nouvelles technologies les prochaines années vont marquer un point d’inflexion dans les méthodes de financement des startups. Le nano crédit, initiative qui permet à des entrepreneurs d’avoir de la trésorerie au quotidien a déjà fait ses preuves au Kenya, avec commercial Bank of Africa (CBA) et Safaricom. En Afrique francophone, l’initiative peut également être au bénéfice des Tech entrepreneurs.

     

  • Sénégal: une startup s’engage dans la promotion de don du sang

    Sénégal: une startup s’engage dans la promotion de don du sang

    Depuis mars 2016, une équipe de jeunes sensibilise la population sénégalaise sur le don du sang. Comme d’autres pays, le Sénégal fait souvent face à une pénurie de sang dans ses hôpitaux.

    Hope vient d’une initiative d’Evelyne Inès Ntonga et Jean Luc Semedo, diplômés en conception informatique. La plateforme créée en 2015 est soutenue par la start-up sénégalaise Diambars Mobile. Hope promeut depuis plus d’un an le don du sang. Il s’agit pour les concepteurs de la plateforme de répondre à un besoin essentiel auquel font face les structures sanitaires du pays. « Le don du sang n’est toujours pas entré dans les habitudes.

    Nous faisons parfois face à un manque cruel de sang », explique un médecin en chef d’un hôpital de Dakar. Pour trouver une solution, les deux concepteurs de la plateforme ont misé sur le numérique. Hope dispose d’un site web et d’une application mobile. L’idée est de mettre « nos compétences au service du don du sang », justifie Jean Luc Semedo, pour qui il est important que « le taux de mortalité maternelle et infantile lié au manque de sang ».

    Depuis le lancement des activités de la plateforme en mars 2016, les deux entrepreneurs ont pris le soin de l’installer dans de nombreux centres de transfusion sanguine de Dakar. La plateforme sert à sensibiliser la population à travers des messages, des appels vocaux en langues locales. Cela permet de toucher une grande partie de la population. Grâce aux réseaux sociaux, Hope s’est également bien positionné sur le web avec près de 100 000 abonnés sur Facebook et plus de 200 000 followers sur Twitter.

    L’initiative a déjà permis d’enregistrer plusieurs donneurs volontaires. Ces derniers sont remerciés et enregistrés sur la plateforme après leur don. Le but est de rester en contact avec eux et de leur faire appel quand il le faut. Pour Evelyne Inès Ntonga, en cas de besoin d’un groupe sanguin spécifique et rare, des messages sont diffusés en direction des volontaires concernés afin d’avoir des donneurs compatibles.

    Fidéliser les donneurs

    Un fonctionnaire en charge des questions de don du sang au ministère de la Santé se félicite de l’efficacité de l’initiative des deux jeunes entrepreneurs. « Les populations ont compris la nécessité de faire des dons. Cela permet de sauver des vies », ajoute-t-il. La plateforme organise également des journées de sensibilisation et de don du sang. Elle soutient et accompagne certaines organisations qui s’intéressent aussi à la question. Jusqu’à présent, les activités de Hope sont financées grâce à des redevances mensuelles que les centres de don du sang et les hôpitaux payent à la plateforme pour « la gestion et la fidélisation des donneurs », selon Evelyne Inès Ntonga.

    Mais Hope peut aussi compter sur les aides de quelques bonnes volontaires. En plus de l’opérateur de téléphonie mobile Tigo et l’ONG suédoise « Reach For Change » qui soutiennent l’initiative. Jean Luc Semedo évoque par ailleurs la pâtisserie française « La Marquise » grâce à qui Hope peut distribuer des croissants à des personnes lors des journées de don du sang.

    Cependant, les dons ne suffisent pas toujours. Les responsables de la plateforme comptent donc maximiser leurs efforts. Il s’agit d’abord pour eux d’augmenter le nombre de bénévoles répartis dans les régions du pays. « Le but est d’atteindre avant 2020 plus de 140 000 donneurs ». Si la plateforme parvient à enrôler ce nombre de volontaires, elle permettra au Sénégal d’atteindre pour une des rares fois le minimum de donneurs requis pour faire face aux besoins en produits sanguins.

    Pour Assane Tembe, ancien consultant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque pays devrait avoir au moins 10 dons pour un millier d’habitants. « Cela permet au pays d’avoir une autonomie en la matière et de répondre à tous ses besoins en produits sanguins », explique l’expert. Selon lui, l’initiative Hope est une plateforme essentielle qui va permettre aux autorités sanitaires de relever les défis en matière de don du sang. Une campagne de levée de fonds devrait également permettre à l’équipe de Hope de se fixer un autre objectif : étendre ses initiatives dans les autres pays de la sous-région.

     

  • Niger: les retombées de la suppression des taxes sur les appels

    Niger: les retombées de la suppression des taxes sur les appels

    Les députés nigériens ont voté le 26 novembre la suppression des taxes sur les appels internationaux. Ce vote intervient dans le cadre de la loi de finances 2018.

    C’est à une manne financière que l’État nigérien a volontairement décidé de renoncer. La suppression par le Parlement des taxes sur les appels internationaux va faire perdre au Niger plusieurs milliards de francs CFA. Pour cette année en cours, les taxes sur les appels internationaux entrants ont rapporté au pays près de 20 milliards de francs CFA. Des sources proches de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, des négociations avaient déjà commencé depuis quelques semaines entre députés du pouvoir et d’opposition pour la suppression de la taxe sur la terminaison du trafic international entrant (TATTIE). Mais les élus de l’opposition n’ont pas été favorables à une suppression de ces taxes. Ils ont évoqué un cadeau fiscal injustifié pour les compagnies.

    Le ministre des Finances, Hassoumi Massoudou, a expliqué le vote des élus du peuple comme une décision réfléchie. Selon lui, la taxe sur la terminaison du trafic international entrant a, depuis plusieurs années, facilité un « rétrécissement en volume et en valeur du rendement des appels internationaux ». Conséquence, la TATTIE a entraîné une « perte tendancielle des recettes fiscales générées par les compagnies de télécoms ». Hassoumi Massoudou a indiqué que la suppression de la TATTIE était également motivée par l’engagement du gouvernement d’offrir aux populations de meilleures conditions de communication et des appels téléphoniques moins onéreux.

    Amélioration de la qualité des services

    En réponse au vote du Parlement, les compagnies de téléphonie ont annoncé leur engagement d’augmenter leur investissement pour mieux s’implanter sur le terrain. Elles ont également annoncé une amélioration de leur couverture sur toute l’étendue du territoire. Selon les informations, la suppression de ces taxes longtemps voulue par les compagnies devrait permettre à ces opérateurs d’améliorer la qualité de leurs services.  D’ores et déjà, le gouvernement prévoit en mars 2018 évaluer les compagnies sur leurs engagements. « Nous resterons extrêmement vigilants », prévient Hassoumi Massoudou.

    À ce jour, quatre compagnies de télécoms sont présentes au Niger. Elles tentent de répondre aux attentes d’une clientèle souvent insatisfaite. Les populations dénoncent de plus en plus la mauvaise qualité de leurs services. En octobre dernier, l’Autorité de régulation des télécommunications et de la poste du Niger (ARTP) avait d’ailleurs fait payer aux quatre compagnies une amende de plus de 3 millions de francs CFA. Les critiques des près de 8 millions d’abonnés dans le pays portent aussi parfois sur la mauvaise qualité de la connexion internet et le faible taux (19%) de pénétration de l’Internet. Une situation souvent dénoncée par les organisations de la société civile. Des responsables d’associations de consommateurs ont surtout critiqué la suppression de la TATTIE qui serait fait dans le simple but « de plaire à la Banque mondiale ». L’institution financière a en effet promis aux autorités nigériennes d’importantes aides budgétaires en contrepartie de la suppression de la taxe sur les appels internationaux.

     

  • Afrique de l’Ouest: la plus grande centrale solaire aura 129600 panneaux

    Afrique de l’Ouest: la plus grande centrale solaire aura 129600 panneaux

    Le Burkina Faso dispose désormais de la plus grande centrale solaire de l’Afrique de l’Ouest. L’infrastructure devrait permettre au pays de combler son déficit énergétique.

    C’est à Zagtouli au Burkina Faso à plus de vingt kilomètres de Ouagadougou qu’a été construite la plus grande centrale solaire de la sous-région ouest-africaine. La centrale est construite sur une surface de 55 hectares. Elle est constituée de 129600 panneaux qui produisent chacun 260 watts. L’infrastructure dispose d’une capacité énergétique de 33 mégawatts. Depuis la fin des travaux, la centrale a été mise en phase d’essai avec une production de 14 mégawatts. Selon Stéphane Nosserau qui a supervisé les travaux de construction, la centrale solaire devrait sous réserve du niveau d’ensoleillement atteindre durant le mois de décembre une production de 33 Mégawatts.

    Le ministère en charge de l’Énergie a annoncé que la nouvelle infrastructure va contribuer à l’augmentation de la production de la Société nationale d’électrification (Sonabel). L’apport énergétique de la centrale est estimé à « 56 gigawatts, soit 5 % de la production actuelle, issue des centrales à fioul ». Le Burkina Faso a toujours importé de l’énergie de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Depuis quelques années, le pays exporte près de 30% de son électricité chez les deux pays. Désormais il va diminuer sa demande auprès de ces États voisins.

    Réduction des coûts

    La centrale solaire de Zagtouli a été financée par l’Agence française de développement et l’Union européenne. Les deux institutions ont participé à la réalisation des travaux avec respectivement 22,5 millions d’euros et 25 millions d’euros. Pour Daniel Sermé, « Zagtouli va contribuer à la réduction des coûts de kilowatt pour les populations ». Alors que l’électricité produite par les centrales thermiques coûte 145 francs CFA par kilowatt/heure, celle produite par la centrale solaire reviendrait aux populations à 45 francs CFA le kilowatt/heure. « Cette centrale pilote va permettre aussi à la Sonabel d’avoir de l’expertise en terme de technologie solaire photovoltaïque, de créer des emplois et de jeter les bases pour aller vers les énergies renouvelables, avec une source de production fiable », précise Daniel Sermé.

    Selon les autorités burkinabés, d’autres centrales solaires seront construites, notamment à Koudougou (20 MW) et à Kaya (10 MW). Elles permettront de renforcer l’indépendance énergétique du pays. Il faut préciser que de nombreux Burkinabés n’ont toujours pas accès à l’électricité. Les autorités envisagent avec du solaire couvrir 30% de ce besoin au plus tard en 2030.

  • Ghana: la nouvelle terre promise des homosexuels?

    Ghana: la nouvelle terre promise des homosexuels?

    Fin novembre, les déclarations de Nana Akufo-Addo sur une possible dépénalisation de l’homosexualité ont ravivé le débat sur la question.

    Se dirige-t-on vers une reconnaissance des droits des homosexuels au Ghana ? La réponse reste floue. D’autant plus que Nana Akufo-Addo lors d’une interview à Al Jazeera n’a pas dit non à toutes les éventualités. Le chef de l’État a déclaré que le Ghana n’est pas encore prêt pour légaliser l’homosexualité. Durant son interview le président de la République a indiqué que la légalisation de l’homosexualité n’était pas à l’ordre du jour dans son pays. Cependant, le numéro 1 ghanéen s’est justifié en estimant qu’il n’y a pas encore des revendications sur la question qui puissent impacter l’opinion publique. Élu en début d’année, celui qui est avocat de formation n’a donc pas dit non à une légalisation de l’homosexualité dans le futur, rappelant que les réponses à certaines questions sont évolutives dans toutes les sociétés. Dans le pays, la déclaration non tranchée du président inquiet. Beaucoup lui reprochent d’être resté vague sur la question.

    Dans le pays, les questions liées à l’homosexualité ne sont pas souvent abordées. La pratique est considérée par une grande majorité de la population comme étrangère à la société ghanéenne. Les partisans de la non-légalisation de l’homosexualité évoquent une pratique qui va à l’encontre des « enseignements socioculturels, communautaires et religieux ». Les rares voies qui se sont déjà élevées pour appeler à une protection des homosexuels ont été critiquées. Il y a cinq ans, l’ancien président John Evans Atta Mills avait sèchement répondu à David Cameroun qui invitait les pays africains à reconnaître les droits des homosexuels au risque de voir leurs aides réduites. John Atta Mills avait déclaré que le Royaume-Uni n’avait pas à imposer ses « valeurs au Ghana ».

    Vif débat

    Suite aux déclarations du président de la République, le Conseil chrétien a appelé Nana Akufo-Addo à ne pas faire bouger les lignes sur la question. Il a expliqué que le chef de l’État ne devrait pas céder aux pressions pour dépénaliser l’homosexualité. Opuni Frimpong, secrétaire général du Conseil, a affirmé que les déclarations du président de la République étaient de nature à encourager les homosexuels à s’organiser pour faire du lobbying. « Les homosexuels pourraient faire pression sur l’État pour obtenir une légalisation », a-t-il prévenu. Avant d’affirmer que Nana Akufo-Addo aurait dû être catégorique sur le sujet. Un autre membre du Conseil a estimé pour sa part qu’il n’est pas tard que le chef de l’État déclare que le Ghana ne légalisera jamais l’homosexualité.

    Le Conseil national des gays a de son côté indiqué qu’une légalisation rapide de l’homosexualité n’était pas souhaitable. Le porte-parole de la communauté gay, Philcollins Agbedanu-Kröger, a fait savoir que les homosexuels ne sont pas encore prêts à assumer les conséquences. Les gays se plaisent dans l’état actuel du statu quo juridique, a-t-il insisté. Pour Kwesi Ohene, sociologue, les déclarations du Conseil national des gays ne sont pas surprenantes. Selon le chercheur, la légalisation de l’homosexualité devrait d’abord commencer par « un changement de mentalité ». « La société ghanéenne n’est pas pour le moment prête à accepter une dépénalisation de l’homosexualité », diagnostique Kwesi Ohene. Une précipitation de l’État pourrait exposer les homosexuels à des représailles.

  • L’Afrique compte désormais plus de 15 000 chercheuses agricoles 

    L’Afrique compte désormais plus de 15 000 chercheuses agricoles 

    En Afrique, le rôle des femmes dans la sécurité alimentaire est crucial. Elles participent en grande partie à la production agricole et à la transformation des produits, et occupent une place essentielle dans la sécurité alimentaire. Toutefois, très peu d’entre elles sont formées dans les sciences agricoles.

    Dans la plupart des pays africains, les femmes ne jouissent pas des mêmes droits que les hommes en ce qui concerne la propriété terrienne. Les disparités sont grandes de pays en pays. Au Mali par exemple, la propriété foncière revient aux hommes pour 86.7 % des cas, à en croire Tacko Ndiaye, spécialiste des questions du genre, de l’égalité et du développement rural à la FAO.

    En décembre 2016, consciente de cet état de choses, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) avait organisé une réunion à son siège à Rome portant sur le thème : « remettre les femmes au centre de l’agriculture africaine ». Aussi, dans un récent rapport, l’organisation a déploré le fait que les femmes reçoivent en général « une partie très faible de la terre, du crédit, de la formation ou de l’information agricoles ».

    Selon les chiffres avancés par la FAO, si les femmes avaient le même accès que les hommes aux ressources productives, elles pourraient augmenter de 20 à 30 % les rendements des exploitations agricoles.

    Souffle nouveau

    Ce n’est plus un secret : pour redynamiser l’agriculture africaine, les femmes devront être sur un pied d’égalité que les hommes. La même chose doit également se produire loin des champs, dans les institutions de recherche agricole consacrées à relever les défis et fournir des solutions aux agriculteurs. En effet, comparées aux hommes, très peu de femmes sont formées et employées dans les sciences agricoles. Ce fait affaiblit gravement le rôle des femmes dans les processus politiques et décisionnels.

    Toutefois, dans un nouveau document de recherche « Agriculture and Food Security » rendu public dans les émissions du Journal of Gender, il pourrait enfin y avoir de bonnes nouvelles. En utilisant des données recueillies dans 40 pays africains, le document montre que l’écart entre les sexes dans la recherche agricole africaine a continué à se réduire depuis 2008. Le nombre total de chercheuses est passé de moins de 9 000 en l’an 2000 à plus de 15 000 en 2014. Soit une évolution de 24 %.

    Dans cette évolution significative, les pays d’Afrique australe s’illustrent positivement. Dans cette partie d’Afrique, les pays comme le Lesotho et la Namibie se rapprochant de la parité entre les sexes. L’Érythrée, l’Éthiopie et le Tchad ont été les moins bien classés sur la liste. Par ailleurs, aucun des neuf chercheurs en Guinée Bissau n’était une femme en 2011, la dernière année pour laquelle des données étaient disponibles.

    Nienke Beintema, l’auteur de l’étude à l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, affirme que les chercheuses offrent différentes perspectives à leurs homologues masculins, et leur contribution fournit une perspective importante pour répondre aux défis uniques et pressants des agricultrices. Elle ajoute par ailleurs que l’embauche et la promotion de plus de femmes africaines améliorent la qualité et la compétitivité de la recherche et de l’innovation. Une situation particulièrement critique sur un continent où la majorité des gens tire ses moyens de subsistance de l’agriculture, mais où le manque de données, la mauvaise infrastructure et la mauvaise élaboration des politiques entravent le plein potentiel de l’industrie.

  • Sommet d’Abidjan : l’UA et l’UE face à de nouveaux défis

    Sommet d’Abidjan : l’UA et l’UE face à de nouveaux défis

    Abidjan accueille du 29 au 30 novembre les travaux du 5e Sommet entre l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE). La rencontre devrait permettre aux deux continents de repartir sur de nouvelles bases.

    Le Sommet d’Abidjan entre l’Union africaine et l’Union européenne porte sur le thème : « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ». Jugé comme une question d’actualité, ce thème devrait être l’objet essentiel des discussions entre les chefs d’État et de gouvernement durant deux jours. Le Sommet d’Abidjan devrait voir la participation de plus de 5000 participants et de nombreux chefs d’État et de gouvernement. Les représentants d’organisations internationales devront également participer à ces travaux qu’accueille pour la première fois l’Afrique subsaharienne. Des responsables de la Commission de l’UA ont expliqué que la rencontre d’Abidjan va servir de cadre de renforcement de relations politiques et économiques entre les deux Unions. Outre les questions liées à la jeunesse et au développement de l’Afrique et de l’Europe, les échanges vont porter sur les questions de paix, de sécurité, de gouvernance et de migrations.

    Sujet brûlant de l’actualité, la situation qui prévaut en Libye va meubler les discussions. L’Union européenne qui lutte contre l’immigration illégale devrait décider avec l’Union africaine des actions à poser pour dissuader les jeunes Africains de quitter leurs pays. « C’est la seule façon de mettre fin au drame auquel on assiste en terre libyenne », justifie-t-on à la Commission de l’UE. Pour plusieurs experts, Abidjan devrait être un nouveau départ pour l’Afrique et l’Europe. « Les deux continents devront harmoniser leur accord de coopération et se fixer des objectifs pour répondre à différents défis, notamment celui de la migration », explique un ancien fonctionnaire de l’Union africaine.

    Relever de nouveaux défis

    A l’heure où le chômage touche une bonne partie de la jeunesse africaine, l’UA compte obtenir de ses partenaires européens un accompagnement dans ses politiques de développement. « Il s’agit aujourd’hui d’œuvrer pour un développement inclusif et offrir à la jeunesse des emplois décents », reconnaît un ministre ivoirien. Les questions portant sur la jeunesse du continent peuvent être réglées si l’Afrique investit avec l’appui de l’UE dans l’éducation de qualité, les technologies et l’environnement. A ce titre, certains participants ont souhaité que les précédentes décisions prises par les deux Unions soient une fois encore analysées. La Commission de l’UA a confirmé que les travaux du sommet vont aussi porter sur les avancées constatées dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action 2014-2017 adopté lors du dernier Sommet tenu à Bruxelles. Cela va permettre de « définir une nouvelle stratégie commune pour relever les nouveaux défis auxquels font face l’UA et l’UE », rappelle une source.

    Tous les moyens ont été réunis pour la réussite des travaux avec la présence de tous les États invités. Un acteur la société civile congolaise qui participera aux travaux trouve que l’essentiel pour les dirigeants de l’UA et de l’UE sera de prendre des décisions qui peuvent favoriser le développement de « nos deux continents ». « Que ce ne soit pas un Sommet de plus. Les populations veulent après des actes concrets », rappelle-t-il. Comme lui, d’autres voix plaident pour un traitement d’égal à égal entre l’UA et l’UE. « L’UA a besoin de l’Europe. L’UE a besoin de réorganiser sa présence en Afrique », analyse un spécialiste de l’UA. Mais pour y arriver, rappelle l’expert, les deux continents doivent se parler « sincèrement » et aborder parfois les sujets qui fâchent, notamment la démocratie en Afrique ou les réalités de certaines entreprises européennes en Afrique. Après les travaux d’Abidjan, beaucoup souhaitent d’ailleurs une réforme de l’UA pour lui permettre de mieux peser dans les futures rencontres. « L’Afrique doit arriver à parler d’une seule voie sur les questions essentielles portant sur son développement. Ce n’est pas encore le cas », déplore un membre de l’International Crisis Group.

  • Forfaits Internet: l’Afrique bat les records [Tendances]

    Forfaits Internet: l’Afrique bat les records [Tendances]

    Plus cher qu’en Asie, aux États-Unis ou en Europe, le prix de l’Internet en Afrique est l’un des plus élevés du monde. Il bat tous les records quand, on essaie de le rapporter au niveau de vie des populations. En Afrique, s’il est vrai que le taux de pénétration de l’internet a décuplé depuis les années 2006, la connexion haute débit reste parmi les plus onéreux au monde. Dans certaines localités du continent, le constat et le contraste sont frappants. Les forfaits mensuels aux connexions dites « haut débit » coûtent plus cher que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).

    Au Nigeria, par exemple, le coût moyen des forfaits haut débit mensuels de 80 $ est presque le double du salaire minimum national de 50 $ (18 000 nairas), selon les données du tableau des prix compilés par Cable.co.uk. Sur les 36 pays africains analysés, seuls sept pays disposaient de forfaits haut débit mensuels moins chers que 50 dollars. Il s’agit de l’Égypte (12.33 $), la Tunisie (19.69 $), La Réunion (30.37 $), l’Algérie (32.23 $), le Maroc (39,57 $) et La Mayotte (46.08 $).

    Ce tableau des prix a été compilé et analysé par Cable.co.uk en utilisant le coût de plus de 3 000 forfaits haut débit individuels dans le monde, sur une période de huit semaines entre le mois d’août et d’octobre.

    Tendances

    Les pays côtiers bénéficient beaucoup d’une bonne connexion et les données y coûtent moins. Pour preuve, tous les dix premiers pays africains qui ont des hauts débits les moins chers en Afrique sont des pays côtiers. Une explication à cela est que la proximité des stations d’atterrissage par câble reste un obstacle à l’accès à Internet dans la plupart des pays sans littoral. Ainsi, les prix d’accès à Internet connaissent une hausse due aux frais non négligeables d’infrastructures supplémentaires encourus par le fournisseur. Toutefois, même dans les pays côtiers, les zones rurales éloignées de la côte sont souvent confrontées à un problème similaire. Mais le tout ne se limite pas là.

    Comme les coûts, la vitesse d’Internet reste autre un problème inquiétant. Une grande partie du continent connaît encore des vitesses inférieures à la norme minimale mondiale. Alors que la recherche pour la grille de prix se concentre sur le haut débit fixe, les connexions Internet mobiles s’avèrent beaucoup plus populaires en Afrique, en grande partie grâce à l’adoption croissante des smartphones. En réalité, les prix de l’Internet mobile sont en baisse dans certains pays et il n’est pas rare de voir les jeunes exploiter des plans d’internet mobile bon marché en utilisant leurs smartphones comme terminal pour se connecter via des ordinateurs, par des systèmes de partage de connexion.

    Mais pour les grandes organisations, comme les écoles, les entreprises et les organismes gouvernementaux, qui nécessitent plusieurs utilisateurs en ligne instantanément, les plans d’Internet mobile ne peuvent pas servir aussi bien. Ainsi, malgré l’explosion des téléphones intelligents et de l’Internet mobile, dans certains cas, l’Internet à large bande est toujours important pour servir de moyen plus efficace et rentable de se connecter.

  • Nigeria: vers la construction du musée de l’horreur

    Nigeria: vers la construction du musée de l’horreur

    Au Nigéria, la décision du gouvernement de Borno de transformer la maison de Yusuf Mohammed, l’ancien leader et fondateur de la secte Boko Haram en musée est décriée par bien d’observateurs.

    C’est en marge du 9e Conseil national de la culture, du tourisme et de l’orientation nationale qui s’est tenu à Dutse dont le thème est « le tourisme et la culture comme panacée pour la relance économique du Nigeria » que le Commissaire d’État aux affaires intérieures, à l’information et à la culture, Mohammed Bulama, a révélé l’information. Le commissaire a affirmé que, transformer la maison de Mohammed en musée, celle-ci aiderait à archiver tous les faits liés à l’insurrection de Boko Haram et ainsi attirer les touristes.

    « Nous allons transformer la maison du leader de la secte de Boko Haram, Mohammed Yusuf, d’où l’insurrection a commencé, en un musée. L’endroit s’appelle Maarcas ; nous voulons construire un musée là où toutes les choses se sont passées, concernant l’insurrection » a-t-il déclaré. En effet, les autorités affirment vouloir documenter et archiver tout ce qui s’est passé afin que « la future génération puisse avoir des informations de première main ».

    C’est ainsi que le commissaire a indiqué que l’État prévoyait également de transformer la forêt de Sambisa, qui était autrefois le refuge des insurgés, en centre de tourisme. « Ce que nous avons l’intention de faire lorsque la stabilité sera pleinement atteinte, c’est de transformer la forêt en une attraction touristique afin de montrer au monde ce qui s’est passé », a confié celui-ci.

    Bonne idée?

    Le Nigeria n’a en général pas une grande réputation pour préserver son histoire. Et pour preuve, le musée national de Lagos a encore besoin de réparations, les bâtiments patrimoniaux centenaires ont été démolis par le gouvernement et l’histoire n’est plus enseignée dans les écoles.

    Yusuf Mohammed a créé la secte Boko Haram en 2002 en colportant des opinions radicales sur l’opposition à l’éducation occidentale, mais les opérations du groupe sont devenues plus violentes en 2009 après que Mohammed soit mort en garde à vue dans des circonstances controversées. Après une mort que les partisans de Mahomet ont qualifiée de meurtre extrajudiciaire, la crise s’est intensifiée sous Abubakar Shekau, successeur de Mahomed. Shekau s’est montré plus menaçant envers le gouvernement malgré plusieurs affirmations selon lesquelles il a été tué.

    Depuis 2009, Boko Haram a mené une insurrection dévastatrice qui a ravagé la majeure partie du nord-est du Nigeria et fait plus de 20 000 morts. Des millions d’autres ont été déplacés et sont désormais logés dans des camps gouvernementaux encombrés.

    Toutefois, selon certains observateurs, malgré ses meilleures intentions surtout pour des fins économiques de transformer la maison de Mahomed en musée, le gouvernement risque de l’immortaliser. Sa maison préservée pourrait devenir un sanctuaire pour les adeptes de la secte radicale.

    A cet égard, le Nigeria peut se tourner vers les États-Unis pour une leçon. Après avoir tué Oussama ben Laden lors d’un raid en mai 2011, les forces américaines ont choisi d’enterrer son corps en mer pour empêcher les partisans du terroriste de transformer sa tombe en sanctuaire. Les détails de l’enterrement restent jalousement gardés.

    En Autriche, après l’avoir baillée depuis 1972 pour éviter les abus, le gouvernement a repris la maison d’enfance d’Adolf Hitler l’année dernière parmi les plans pour le démolir. La raison : l’empêcher d’être un sanctuaire pour la vague croissante de groupes néonazis. Alors que les groupes antifascistes manifestent souvent à la maison, on pense également qu’il a attiré des visites de sympathisants nazis.

    Depuis son entrée en fonction, l’administration du président Muhammadu Buhari a redoublé d’efforts pour écraser Boko Haram et a réussi à récupérer des pans de territoire précédemment occupé par la secte. Mais sans doute, la moindre erreur sera fatale à ce vaste pays dont le terrorisme est un véritable mal.

  • Macron veut créer 450 millions d’emplois en Afrique

    Macron veut créer 450 millions d’emplois en Afrique

    Le Chef d’Etat français, Emmanuel Macron, en tournée africaine, a prononcé un discours devant des étudiants burkinabés ce mardi. De la situation libyenne à aux questions sur l’éducation des jeunes filles, Macron n’a pas oublié l’un des piliers considérés comme fondamental pour le développement de l’Afrique : l’entrepreneuriat.

    C’est face à quelque 800 étudiants burkinabés issus de différentes universités que Emmanuel Macron a prononcé son premier discours à l’endroit des Africains. Pour une allocution de plus de 1 h 40 min, les sujets abordés ont été divers. Si le discours du président français a évidemment été axé sur la jeunesse africaine, principalement celle Burkinabé qu’il a saluée pour ses luttes pour la démocratie, en faisant cas de la révolution de 2014, Emmanuel Macron a aussi parlé de l’entrepreneuriat.

    « Le changement, le renouveau générationnel sur un continent dont 70 % a moins de 30 ans. C’est n’est pas une option, c’est une loi mathématique » a déclamé le jeune Président français.

    « Je serai au côté de ceux qui font le choix de la responsabilité et pas celui du déni » a laissé entendre le président français, et d’ajouter ensuite « partout où j’aurais de tels partenaires, je travaillerai avec eux sans calcul. La France ne se privera pas d’un lien avec la jeunesse. »

    450 millions d’emplois

    En effet, Emmanuel Macron a annoncé, pour dit-il faciliter l’innovation en Afrique, la création d’un fonds d’un milliard d’euros pour aider le continent à créer 450 millions d’emplois d’ici 2025.

    « Ce fonds que nous allons créer permettra de faire même plus qu’un milliard d’euros, multiplier par dix cet objectif pour avoir une enveloppe qui permettra de financer des projets, des entrepreneurs africains dans les domaines du numérique, de l’agriculture » a principalement exprimé celui qui a eu par après des échanges directs avec les étudiants.

    Mais le Chef d’Etat français qui croit que la croissance du monde se jouera en Afrique ne s’est pas arrêté sur ce volet. Il a également fait d’autres annonces bien accueillies par l’auditoire. Pour le président Macron, la France n’investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement. « Elle n’investira plus pour que des grands groupes participent à des opérations de corruption organisée ». Selon celui, les investissements qui seront désormais faits en Afrique devraient directement bénéficier à la jeunesse.

    Macron a aussi informé d’une saison des cultures africaines en France en 2020 pour, dit-il, aider au parachèvement d’une histoire d’Afrique écrite par les Africains.

    Aussi, a-t-il dit, en vue des Jeux olympiques de 2024 qui se tiendront à Paris, un plan d’envergure européenne sera en mis en œuvre pour permettre « aux sportifs africains de venir s’installer en France et avoir les meilleures installations ». Avant d’ajouter, « j’aimerais que les sportifs africains disposent aussi d’installations durables.

    Toutefois, Macron a aussi émis le vœu de voir les Africains diplômés en France de revenir pour relever les défis du continent. Le président a aussi annoncé des investissements dans le domaine de l’éducation en Afrique, tout comme des bourses d’études qu’il a promises, avec un accent particulier sur les jeunes filles. Une annonce longuement applaudie par les étudiants.