Catégorie : Niger

  •  Nafissa Hamidou: seule sahélienne dans la production des aliments bétails au Niger

     Nafissa Hamidou: seule sahélienne dans la production des aliments bétails au Niger

    A priori, les études supérieures de cette Nigérienne lui prédestinaient uniquement une carrière dans le secteur de la santé. Nafissa Hamidou est titulaire d’un diplôme de sage-femme. La trentenaire maitrise également les questions liées au genre et au développement.

    Mais très tôt, celle qui a éprouvé le besoin de contribuer au développement de son pays s’est engagée à aider les éleveurs nigériens. Nafissa Hamidou a créé il y a quatre ans SALMA, une entreprise qui s’est positionnée dans le secteur de l’élevage dans le but de proposer des solutions aux éleveurs.

    Avec son entreprise SALMA, Nafissa Hamidou produit des aliments pour bétail. Elle explique avoir eu l’idée de créer cette entreprise lorsqu’elle travaillait à la plateforme paysanne du Niger. L’entrepreneure ajoute avoir écouté des éleveurs se plaindre du manque d’aliment pour leur bétail.

    C’est ainsi que depuis 2014, elle produit des aliments faits à base de différents éléments nutritifs. La jeune entrepreneure confie que ces aliments augmentent la productivité des bétails.

    Les aliments produits par l’entreprise respectent les normes de l’Institut National de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN). Nafissa Hamidou estime être passionnée par son métier. A la tête de SALMA elle veut être un modèle pour les autres femmes du pays.

    Il faut dire que l’initiative de Nafissa Hamidou évite à l’État d’exporter des aliments nutritifs pour bétails à des coûts élevés. Issue d’une famille d’éleveurs et de nomades, Nafissa Hamidou est en pleine réussite dans son entreprise. Au point l’entrepreneure propose désormais aux éleveurs un aliment multi nutritionnel composé de fourrage broyé, de produits agro-industriels et des Minéraux. SALMA dispose de points de vente dans le pays. Les prestations de l’entreprise devront également être étendues dans d’autres régions du pays.

  • Oshi Agabi, le scientifique nigérian qui bouscule l’intelligence artificielle

    Oshi Agabi, le scientifique nigérian qui bouscule l’intelligence artificielle

    Oshi Agabi, fondateur de start-up nigérian a créé un appareil qui, selon lui, peut être utilisé pour détecter l’odeur des explosifs et même des cellules cancéreuses.

    Présenté en fin de l’année dernière, Koniku Kore, comme l’ingénieur a appelé son appareil, est le premier à fusionner des neurones vivants de cellules souches de souris dans une puce de silicium. « Nous avons fusionné la neurobiologie synthétique avec la technologie traditionnelle du silicium dans le but de résoudre les problèmes urgents du monde réel », a-t-il déclaré.

    En fait, son système conçu pour reconnaître l’odeur des explosifs pourrait donc être utilisé pour remplacer la sécurité aéroportuaire traditionnelle. « L’un des problèmes qui nous affligent actuellement est la sécurité », a-t-il déclaré.

    De même, cette invention pourrait également être utilisée pour détecter des maladies de la même manière que les chiens peuvent détecter des cellules cancéreuses via des odeurs. « C’est un système sensoriel, c’est essentiellement ce que nous recréons dans notre puce », explique Agabi.

    Le prototype présenté en fin d’année dernière à TED tenue à Arusha en Tanzanie, et dont les images ne peuvent pas encore être révélées publiquement, a partiellement résolu l’un des plus grands défis de l’exploitation des systèmes biologiques qui consiste à maintenir les neurones en vie.

    Mais en faisant cette invention, Oshi Agabi venait de renverser une tendance : remplacer l’intelligence artificielle communément utilisée, par l’intelligence biologique, plus efficace, non pour des équations mathématiques complexes, mais pour reconnaître les odeurs par exemple, chose qui nécessiterait des quantités colossales de puissance et d’énergie de calcul.

    Désormais, même si les experts ont déclaré qu’il était difficile de faire de tels systèmes des marchés de masse, le Nigérian aura devancé les grandes entreprises technologiques comme Google et Microsoft, qui veulent désormais créer une intelligence artificielle sur le modèle du cerveau humain.

    « Nous pensons que la puissance de traitement qui va faire fonctionner les robots du futur sera basée sur la biologie synthétique et nous en jetons les bases », pense l’ingénieur.

    Le professeur John Donoghue, qui dirige le Centre Wyss pour la bio et la neuro-ingénierie à Genève, a félicité le Nigérian, en affirmant que son travail est « très intéressante ». « Les ordinateurs numériques sont rapides et fiables, mais stupides, alors que les neurones sont lents, mais intelligents », a-t-il déclaré.

    Pour le Nigérian, dire que son invention a révolutionné la technologie n’est pas exagéré. Puisque, confie-t-il, cette intelligence pourrait bientôt s’inviter dans bien de domaines. « Une entreprise de drones espère que les transformateurs se montreront supérieurs dans la détection des fuites de méthane dans les raffineries de pétrole. Un autre vise à utiliser les processeurs pour modéliser l’effet de certains médicaments sur le cerveau humain » a déclaré l’ingénieur.

    Koniku, la startup du futur

    Le Nigérian a lancé sa start-up Koniku il y a déjà trois ans. Dès la première année, elle a levé 1 million de dollars de financement. Sa startup réalise déjà des profits de 10 millions de dollars dans des transactions avec l’industrie de la sécurité.

    En 2016, Agabi avait présenté un relais à l’accélérateur de biotechnologies, IndieBio, que le concepteur a présenté comme « la première et la seule » au monde.

    Né au Nigéria, Agabi s’était d’abord intéressé à l’apprentissage automatique tout en fabriquant un bras robotique de sélection pour classer des objets pour la société suisse de robotique, Neuronics. Après huit ans, il quitte l’entreprise pour poursuivre sa maîtrise en physique théorique, concentrant sa thèse sur le défi de l’interfaçage des neurones avec un robot. Il a passé les quatre années suivantes à travailler pour construire un bras robotisé qui pourrait être attaché à un amputé.

    Désormais, selon le bio ingénieur, le futur fonctionnera sur un ordinateur beaucoup plus vivant. Et c’est dans cette perspective que s’inscrivent ses travaux.

     

     

     

  • Niger: la télé-irrigation révolutionne l’agriculture et l’élevage

    Niger: la télé-irrigation révolutionne l’agriculture et l’élevage

    Depuis  2013 Tech-Innov vient en aide à de nombreux agriculteurs nigériens dans la gestion de l’irrigation de leur culture.

    Quatre ans après son lancement, plus de 200 exploitations bénéficient de cette technologie. Des agriculteurs ont vu la superficie de leur exploitation augmentée. L’application Tech-Innov a été conçue par l’entrepreneur Abdou Mamane Kane qui s’est donné pour mission de fournir aux agriculteurs et aux éleveurs des moyens de gestion de l’eau. Il explique que l’irrigation constitue un facteur important dans la réussite des cultures locales.

    Concrètement, Tech-Innov se base sur un système d’irrigation à distance basé sur une autonomie. Dans les exploitations équipées, il existe des ressources d’eau comme des puits. Ces derniers sont dans la plupart des cas dotés d’un système de pompage tourné grâce à l’énergie solaire ou éolienne. Puis un réseau d’irrigation est installé dans les exploitations agricoles et les fermes d’élevage avec à la clé une station météo.

    Les agriculteurs utilisent donc à distance des téléphones pour déclencher le système d’irrigation en temps voulu. Pour le concepteur de Tech-Innov, l’application permet surtout de livrer régulièrement aux agriculteurs des données météorologiques en rapport avec la température, la pluviométrie, le taux d’humidité, le vent ou l’ensoleillement.

    « Les exploitations sont donc irriguées normalement et en fonction des données analysées avec l’appui de l’université de Niamey ». A une quarantaine de kilomètres de la capitale Niamey, des agricultrices de Goubé trouvent le système d’irrigation « très aidant ». « Nous irriguons avec de l’eau potable grâce à un système de filtrage au rayon UV. Tout cela à distance », confient-elles avec satisfaction. Il faut dire que Tech-Innov leur a déjà permis d’agrandir leur surface et d’augmenter leur rendement.

    Rendre le kit plus accessible

    L’initiative de Abdou Mamane Kane lui a permis de recevoir en 2015 le prix du concours de l’Entrepreneur social en Afrique. Au ministère des Postes, des Télécommunications et du Numérique, on se félicite de l’existence de cette innovation technologique qui « révolutionne l’irrigation dans le pays ».

    De plus en plus d’exploitations agricoles sont cultivées et les structures d’élevage sont abreuvées avec un gain de temps et peu d’efforts physiques. Pour les agriculteurs analphabètes, la startup a mis en place une autre version de l’application qui permet de déclencher vocalement le système d’irrigation. Il s’agit de rendre accessible l’application à de nombreux agriculteurs et d’éviter à certains « des manipulations complexes », selon Abdou Mamane Kane.

    Avec ses résultats encourageants, la startup nigérienne envisage conquérir le marché ouest-africain et le bassin méditerranéen au plus tard en 2021. Mais pour le moment, le kit d’irrigation coûte cher et les agriculteurs sont parfois obligés de s’endetter pour les payer. La startup compte sur des partenariats avec des microfinances pour venir en aide aux agriculteurs.

    Abdou Mamane Kane estime par ailleurs que la mise en place d’une unité de production des kits au Niger va permettre à Tech-Innov de diminuer les prix. Grâce à un programme de recherche et de développement, Tech-Innov s’emploie également à inventer d’autres kits qui pourraient faciliter la tâche aux agriculteurs, aux éleveurs et même aux pêcheurs. Tout le bien pour un pays où l’agriculture représente avec l’élevage presque la moitié du Produit intérieur brut.

  • Niger: les retombées de la suppression des taxes sur les appels

    Niger: les retombées de la suppression des taxes sur les appels

    Les députés nigériens ont voté le 26 novembre la suppression des taxes sur les appels internationaux. Ce vote intervient dans le cadre de la loi de finances 2018.

    C’est à une manne financière que l’État nigérien a volontairement décidé de renoncer. La suppression par le Parlement des taxes sur les appels internationaux va faire perdre au Niger plusieurs milliards de francs CFA. Pour cette année en cours, les taxes sur les appels internationaux entrants ont rapporté au pays près de 20 milliards de francs CFA. Des sources proches de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, des négociations avaient déjà commencé depuis quelques semaines entre députés du pouvoir et d’opposition pour la suppression de la taxe sur la terminaison du trafic international entrant (TATTIE). Mais les élus de l’opposition n’ont pas été favorables à une suppression de ces taxes. Ils ont évoqué un cadeau fiscal injustifié pour les compagnies.

    Le ministre des Finances, Hassoumi Massoudou, a expliqué le vote des élus du peuple comme une décision réfléchie. Selon lui, la taxe sur la terminaison du trafic international entrant a, depuis plusieurs années, facilité un « rétrécissement en volume et en valeur du rendement des appels internationaux ». Conséquence, la TATTIE a entraîné une « perte tendancielle des recettes fiscales générées par les compagnies de télécoms ». Hassoumi Massoudou a indiqué que la suppression de la TATTIE était également motivée par l’engagement du gouvernement d’offrir aux populations de meilleures conditions de communication et des appels téléphoniques moins onéreux.

    Amélioration de la qualité des services

    En réponse au vote du Parlement, les compagnies de téléphonie ont annoncé leur engagement d’augmenter leur investissement pour mieux s’implanter sur le terrain. Elles ont également annoncé une amélioration de leur couverture sur toute l’étendue du territoire. Selon les informations, la suppression de ces taxes longtemps voulue par les compagnies devrait permettre à ces opérateurs d’améliorer la qualité de leurs services.  D’ores et déjà, le gouvernement prévoit en mars 2018 évaluer les compagnies sur leurs engagements. « Nous resterons extrêmement vigilants », prévient Hassoumi Massoudou.

    À ce jour, quatre compagnies de télécoms sont présentes au Niger. Elles tentent de répondre aux attentes d’une clientèle souvent insatisfaite. Les populations dénoncent de plus en plus la mauvaise qualité de leurs services. En octobre dernier, l’Autorité de régulation des télécommunications et de la poste du Niger (ARTP) avait d’ailleurs fait payer aux quatre compagnies une amende de plus de 3 millions de francs CFA. Les critiques des près de 8 millions d’abonnés dans le pays portent aussi parfois sur la mauvaise qualité de la connexion internet et le faible taux (19%) de pénétration de l’Internet. Une situation souvent dénoncée par les organisations de la société civile. Des responsables d’associations de consommateurs ont surtout critiqué la suppression de la TATTIE qui serait fait dans le simple but « de plaire à la Banque mondiale ». L’institution financière a en effet promis aux autorités nigériennes d’importantes aides budgétaires en contrepartie de la suppression de la taxe sur les appels internationaux.

     

  • Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Sur la toile, les leaders d’opinion, les chefs d’entreprise et les stars africains s’imposent. Ils se sont approprié l’outil web. Ils sont présents partout, principalement sur Facebook et Twitter. À coups de messages laconiques, de longs posts et de contenus audiovisuels, ils fidélisent leurs abonnés. C’est aussi le cas pour certains présidents de la République. Mais que dire concrètement de la communication digitale de ces derniers ?


    Très présent…


    Paul Kagamé

    En termes de présence sur la toile, Paul Kagamé reste également un leader incontesté comparé à ses pairs. Son compte Twittter est très actif. Paul Kagamé poste de courts messages sur ses activités, sa vision du monde et parfois des conseils à la jeunesse africaine.

    Il lui arrive surtout d’adresser des messages particuliers à ses compatriotes lors des jours historiques pour le Rwanda. Ne soyez pas surpris de voir des tweets de Paul Kagamé sur des matches du Premier League anglais et sur Arsenal un club qu’il suit particulièrement. Le chef de l’État aime le sport. Il lui arrive aussi de tweeter sur la NBA. Chose importante, Paul Kagamé n’hésite pas à interagir avec les internautes. Ces derniers suivent le président sur Facebook, Google+, Flickr ou encore YouTube.

    Les discours de Paul Kagamé sont très écoutés. Pour faciliter la tâche aux internautes, toutes les interventions du chef de l’État sont mises en ligne sur paulkagame.tv. Mais également sur un site web dédié à l’homme fort du Rwanda. Tous les clichés de Paul Kagamé sont aussi publiés sur Instagram. Au grand bonheur des milliers d’abonnés au compte du président.

     Alassane Ouattara 

    Le chef de l’État se sert comme il faut de la toile. Il 0tweete, informe sur Facebook et est présent sur Hi5 et MySpace. Mais comme ses pairs ses comptes sont à la charge d’une équipe spéciale. Les plus de 274 000 followers peuvent quand même se permettre parfois d’interagir avec ADO. D’autant plus que le chef de l’État dispose d’un site web qui porte sur sa dernière campagne électorale et d’un autre qui évoque son parcours, ses idées et les actions qu’il a réalisées. L’Ivoirien reste malgré tout absent sur Instagram.

    Roch Marc Christian Kaboré 

    Très actif sur les réseaux sociaux, ses followers ont par exemple très vite augmenté sur Twitter et le président du Burkina Faso a vu son compte être certifié. Roch Marc Christian Kaboré twette sur toutes ses activités quotidiennes. Également présent sur Facebook ou sur Périscope le chef de l’État entretient une relation particulière avec ses abonnés. Roch Marc Christian Kaboré interagit souvent avec ces derniers. Plusieurs clichés du président du Faso sont également publiés sur Instagram.

    Faure Gnassingbé

    Avec un compte Twitter Facebook pas encore certifié, le président togolais informe ses plus de 24 000 followers sur ses déplacements, ses voyages. Faure Gnassingbé  tweete également à propos des rencontres qu’il préside, de ses audiences et des infrastructures qu’il inaugure. Comme ce 24 où il informe sur « l’inauguration de la nouvelle salle de spectacle Canal Olympia de Vivendi » qu’il inaugure aux côtés de Vincent Bolloré. Faure Gnassingbé est également présent sur Facebook. Le Togolais qui ne publie pas de photos sur Instagram a quand même ses clichés disponibles sur Flickr.

    Ali Bongo

    C’est sur Facebook que le chef de l’État gabonais rassemble le plus ses fans. Celui qui dispose d’un compte certifié sur Twitter n’est pourtant très actif sur « l’oiseau bleu ». Ali Bongo tweete néanmoins quelques messages à ses plus de 71 000 followers. Ali Bongo est aussi présent sur YouTube ou Dailymotion. Il dispose surtout d’un site web personnel qui informe les visiteurs sur les activités du président de la République. Ali Bongo a également un compte Instagram. Depuis mai 2016, le chef de l’État gabonais partage ses photos et de courtes vidéos avec ses abonnés. Chose importante à souligner le numéro 1 gabonais est aussi présent sur le réseau social chinois Weibo.

    Patrice Talon

    Durant sa campagne électorale, Patrice Talon avait créé un compte Twitter. Mais il n’y est pas actif. Le chef de l’État s’est rabattu sur Facebook où il est très présent. Le Béninois publie ses messages à la nation, partage les images de ses déplacements et poste des vidéos dans lesquels il s’adresse directement à ses abonnés. Il pourrait bientôt « débarquer » sur Instagram où il n’a pas encore un compte officiel.

    Macky Sall

    Un compte Twitter certifié et plus de 400 000 followers. Le président sénégalais est présent sur la toile. Comme la plupart de ses pairs africains, c’est essentiellement sur ses activités qu’il informe ses « suiveurs ». Pareil sur Facebook où le successeur d’Abdoulaye Wade informe sur tous ses déplacements, recueille l’avis de ses abonnés et publie le contenu de ses discours. Certains clichés du chef de l’État sont aussi publiés sur un compte Instagram auquel se sont abonnés près de 13 000 followers.


    … Pas très actif


     Paul Biya

    Paul Biya est de son côté présent sur les réseaux sociaux. Celui qui est en Afrique centrale le chef d’État le plus suivi sur Twitter informe ses nombreux followers sur ses activités. Pas toujours régulièrement. Surtout sur Facebook où ses abonnés sont parfois informés des jours après la tenue d’une activité du chef de l’État. Mais depuis quelques mois, tout se régularise. Le président camerounais a même fait son apparition sur Instagram où ses photos sont publiées. Visite de travail à l’étranger, cérémonies d’hommage, rencontres avec des personnalités de ce monde, les clichés de Paul Biya pullulent sur Instagram.

    Pierre Nkurunziza

    Il a son compte certifié sur Twitter. Mais malgré ses plus de 83 000 abonnés, Pierre Nkurunziza tweete rarement. Quand il le fait, c’est pour informer ses followers sur ses déplacements dans le pays, ses audiences et pour féliciter certains de ses pairs africains. Le Burundais publie aussi parfois quelques photos sur Instagram.

    Alpha Condé

    C’est sur Facebook que l’actuel président en exercice de l’Union africaine se plaît le plus. À ses plus de 700 000 abonnés, le professeur Alpha Condé publie entre autres des images de ses visites ou encore les audiences qu’il accorde à ses hôtes. Certains de ses posts sont aimés plus de 5000 fois, commentés et partagés par des centaines d’abonnés. Alpha Condé n’est pourtant pas très actif sur Twitter. Le chef de l’État est également absent sur Instagram.

    Joseph Kabila

    Le président de la RDC n’est pas actif sur la toile. Il n’a pas un compte Twitter officiel. Difficile également de considérer la page Facebook en son nom aux milliers d’abonnées comme officielle. D’autant plus que les abonnés sont informés de façons irrégulières sur les activités du chef de l’État. Pareil sur Instagram où il n’a pas de compte officiel. Sa communication sur le web est peut-être à son image. Discret, taciturne, introverti.

     Mahamadou Issoufou

    Sa présence sur la toile n’est pas si remarquée. Le président nigérien a un compte Twitter avec lequel il twette de temps en temps. S’il n’a pas de compte Instagram, les photos du chef de l’Etat ainsi que ses activités sont néanmoins relayées sur sa page Facebook et celle de la présidence du Niger.

     Denis Sassou Nguesso

    Le président congolais n’est pas actif sur Twitter. Son dernier tweet pour ses followers remonte à janvier 2017. Sur sa page Facebook, les posts sont rares. Le président Sassou Nguesso n’a d’ailleurs pas de compte Instagram officiel.

     

  • Niger : vers la reconstitution de la réserve alimentaire

    Niger : vers la reconstitution de la réserve alimentaire

    Le Niger a lancé le 11 octobre dernier pour trois mois une campagne d’achats de céréales. La campagne qui se déroulera sur toute l’étendue du territoire s’inscrit dans le cadre de la reconstitution de la réserve alimentaire du pays jusqu’en 2018.

    C’est une initiative qui vise à assurer à l’Etat nigérien une sécurité alimentaire et une bonne gestion des récoltes. Le pays s’est en effet engagé à promouvoir le secteur agricole. Pour y parvenir la campagne lancée va permettre d’acheter des céréales moyennant des prix rémunérateurs. Selon Sadou Seydou, ministre du commerce et de la promotion du secteur privé, l’objectif de l’Etat est également de garantir aux producteurs nationaux un marché. Il s’agit, selon le ministre, d’un moyen sûr d’éviter en période de campagne agricole excédentaire « les bradages des récoltes ».

    Concrètement, l’Etat nigérien envisage jusqu’en 2018 reconstituer sa réserve alimentaire. Sur la période 2017-2018, la campagne devrait permettre au pays de disposer d’une réserve alimentaire de près de 100000 tonnes de céréales, notamment 50000 tonnes de mil, 25.000 tonnes de sorgho, 15000 tonnes de maïs et 10000 tonnes de riz paddy.

    60000 tonnes de céréales en décembre

    Pour reconstituer sa réserve alimentaire, le gouvernement va dépenser une somme de 24 millions de FCFA. Elle sera consacrée à l’achat, au transport, et à la conservation des céréales. Ainsi que d’autres charges connexes, selon le ministère du Commerce et de la Promotion du secteur privé.  Sur toute l’étendue du territoire, les producteurs agricoles ont été sensibilisés sur le déroulement de la campagne. Cette dernière qui a commencé sera gérée par l’Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN). L’Office va en effet acheter dans les villes et localités du pays les céréales des producteurs ruraux.

    Un comité technique a été mis en place pour coordonner le déroulement de la campagne. Composé de représentants du ministère du commerce, des producteurs, du Dispositif National de Prévention et de Crises Alimentaires, ce comité a mis en place un répertoire national pour identifier les producteurs ruraux qui mettront en vente leurs céréales. Au terme de la campagne en décembre, le Niger devrait disposer de 60000 tonnes de céréales, soit 50000 tonnes pour la « Réserve Alimentaire stratégique » et 10000 tonnes pour le Stock National de sécurité (SNS).

     

  • Taekwondo: Abdoulrazak Alfaga, l’étoile du Niger à 23 ans

    Taekwondo: Abdoulrazak Alfaga, l’étoile du Niger à 23 ans

    Vice-champion olympique de Rio 2016 et champion d’Afrique de Taekwondo, Abdoul Razak Issoufou Alfaga s’était encore imposé en juin dernier en finale face au Britannique Mahama Cho et a remporté la médaille dans la catégorie des plus de 87 kilos lors du  Championnat du monde de taekwondo en Corée du Sud. Retour sur le parcours impressionnant du colosse nigérien (2.07 m, 98 kg).

    Depuis la révélation d’Issoufou Alfaga Abdoul Razak (23 ans), les couleurs nationales du Niger ne sont plus absentes lors des grandes compétitions internationales de taekwondo à travers le monde entier. Et son pays est en train d’écrire ses plus belles pages dans l’histoire mondiale de cet art martial née en Corée du Sud.

    De ses premiers pas sur le tatami en 2001, Abdoul Razak ne garde sûrement plus qu’un vague souvenir sur le nom de son club du quartier Jangorzo. L’accablante blessure d’un cousin qui lui a inspiré cet art au cours d’un combat et le décès de celui-ci quelques semaines plus tard avaient poussé le père du jeune sportif à interdire la pratique du Taekwondo à ses enfants. Trois ans plus tard, Abdoul Razak s’est retrouvé au Togo. Étant à quelques pas seulement de la frontière ente le Togo et le Bénin, il s’inscrit dans un club béninois et s’engage dans le championnat local. La même année, il remporte la médaille d’or. Par amour pour sa patrie le Niger, il déclinera ensuite une offre de sélection dans l’équipe nationale de taekwondo du Bénin.

    « J’ai tout gagné au Niger »

    De retour dans son pays en 2009, Abdoul Razak intègre le club « ‘CHO »’ à Niamey. Il débute alors une carrière des plus prometteuses. Champion national nigérien à plusieurs reprises, il accumule les trophées et les distinctions. « J’ai tout gagné au Niger au point où la fédération de taekwondo m’a conseillé, en mars 2015, de ne plus participer aux compétitions nationales, pour me consacrer uniquement aux tournois internationaux », a-t-il confié.

    En décembre 2011, il remporte la médaille d’argent pour sa première participation à une compétition internationale à Ouagadougou au Burkina Faso. Un an plus tard, il participe à la coupe du monde francophone de Taekwondo à Abidjan en Côte d’Ivoire et remporte encore une médaille d’argent. Sa première médaille d’or remonte à 2013, compétition Open d’Abuja. L’année suivante, à l’occasion du Championnat d’Afrique de Taekwondo à Tunis, Issoufou Alfaga Abdoul Razak se classe 2ème. En novembre de la même année, il participe à Dakar à la coupe du monde francophone où il remporte la médaille d’or.

    En janvier 2015, le jeune taekwondo participe à l’US Open de Floride aux États-Unis. Il livre six combats contre 2 Américains, 1 Polynésien, 1 Brésilien, 1 Canadien et 1 Anglais. Il remporte ces six combats en infligeant un KO à l’un des deux Américains, avant de battre en finale son adversaire anglais. Il en sort avec une prestigieuse médaille d’or.

    Si le jeune misait secrètement sur une autre médaille d’or lors de sa participation aux Jeux olympiques de Rio, il n’a finalement pu avoir que la deuxième place du podium. Il est de fait le premier Nigérien à participer aux épreuves de taekwondo aux Jeux olympiques, la deuxième médaille olympique du Niger après le bronze obtenu par le boxeur Issaka Dabore aux Jeux olympiques de 1972. Abdoul Razak est désormais à lui seul, l’histoire moderne du sport nigérien et l’espoir de tout un pays sur l’échelle mondiale.