Catégorie : Environnement

  • Coliba : la startup ivoirienne révolutionne le ramassage des déchets plastiques

    Coliba : la startup ivoirienne révolutionne le ramassage des déchets plastiques

    Disponible sur mobile et le web, Coliba est une plateforme ivoirienne de pré collecte des déchets plastiques. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui produit en moyenne 200000 tonnes de déchets plastiques chaque année, la startup pilotée par YAYA KONE et GENESIS EHIMEGBE innove en offrant des points aux ménages et entreprises qui acceptent utiliser la plateforme pour se débarrasser de leurs déchets plastiques.

    Le principe est simple. Les entreprises et ménages disposant des déchets plastiques, se connectent à la plateforme Coliba pour se signaler. Des agents de la startup se déplacent, pèsent les déchets et offrent des points aux donneurs. Ces derniers peuvent utiliser ces points pour s’acheter des crédits de communication, des produits de beauté ou des produits alimentaires.

    L’histoire de Coliba a débuté dans un bus en 2015. YAYA KONE participait avec d’autres jeunes africains à un concours de l’association allemande Ampion qui consistait à sillonner l’Afrique de l’ouest en bus et proposer des solutions aux problèmes qu’ils découvriront durant leur séjour.
    « Il n’y avait qu’à regarder par la fenêtre, il y avait des déchets plastiques tout le long de la route du hackathon », se rappelle encore YAYA KONE. Lauréat de cette compétition, YAYA KONE participe également au Demo Africa au Nigéria.
    Le projet a convaincu la Banque africaine de développement (BAD) lors du le premier weekend de l’innovation organisé toujours en 2015. L’institution bancaire décide d’appuyer le projet et aide le promoteur à peaufiner son business plan.
    L’année suivante, Coliba est retenue pour Les journées Afrique Développement et Numérique à Paris. C’est là que YAYA KONE fit la rencontre GENESIS EHIMEGBE (Diplômé de Telecom Ecole De Management de l’Institut Mines Télécom en France) qui devint co-fondateur et directeur associé de la startup.
    L’entreprise ivoirienne prévoit s’étendre au Nigéria, au Sénégal et au Cameroun. Elle prévoit aussi de créer 1 300 emplois d’ici 2025.

  • Bemah Gado : le Togolais chasseur de déchets

    Bemah Gado : le Togolais chasseur de déchets

    Etudiant en géologie en 2011, Bemah Gado ne s’imaginait pas un jour parmi les grands défenseurs de l’environnement de son pays du continent. Aujourd’hui, il est spécialisé dans le recyclage et la gestion des déchets. En 2018 il fut sélectionné parmi les 35 jeunes qui font bouger l’Afrique francophone par l’association Francophonie 3535. Tout est parti d’un constat amer.

    « J’étais en deuxième année à l’université. J’avais constaté que sur l’ensemble de l’université, il n y avait que des dépotoirs sauvages. Les étudiants quand ils rentrent dans les amphis, ils jettent sur place les sachets et le reste de ce qu’ils ont mangé , ce qui fait que l’amphi est méconnaissable le lendemain », se rappelle-t-il.
    Bemah Gado décide alors d’agir. Il en parle autour de lui et décide de s’organiser en association. « Nous avons une ONG qui fait de la récupération, de la collecte, de l’appui à la mairie, de la sensibilisation ».

    L’Ong Science et Technologie Africaines pour un Développement Durable (Stadd ) de Bemah Gado commercialise des déchets une fois recyclés. Son prochain défi est la transformation sur place des déchets. L’organisation recrute essentiellement les femmes car elle développe un volet social ; l’autonomisation des femmes.
    « Nous avons constaté que dans des familles modestes, ce sont les femmes qui prennent sur elles la majorité des charges de la famille. Et si ces femmes n’ont pas d’activités génératrices de revenus, cela va peser sur l’éducation des enfants et autres », explique Bemah Gado.
    L’Ong a déjà recyclé près de 1000 tonnes de déchets dont 300 tonnes de déchets plastiques. Bemah Gado envisage désormais former d’ici 2020 169 jeunes entrepreneurs pour qu’ils parviennent à financier leurs différents projets.

    « Nous avons mis cette formation en lien avec les cibles des ODD, puisque ses objectifs engagent 169 cibles. Nous estimons que d’ici 2020, nous pouvons former les 169 jeunes (un entrepreneur pour une cible) capables de porter des projets solides et crédibles et d’avoir accès aux financements pour la réalisation de leurs projets », a-t-il déclaré.

    Bemah Gado est titulaire d’un master en environnements sédimentaires et porte également la casquette de coach formateur professionnel certifié d’Afrique en développement personnel.

  • Mozambique: de nouvelles espèces découvertes dans une forêt protégée

    Mozambique: de nouvelles espèces découvertes dans une forêt protégée

    En mai dernier des scientifiques ont, pour la première fois, exploré une forêt vierge perdue cachée dans un volcan mozambicain. L’endroit se situe au-dessus des plaines du nord du Mozambique. On y trouve le mont Lico, une falaise isolée de plus de 700 mètres à l’intérieur de laquelle on peut trouver la forêt tropicale cachée et protégée.

    Il faut dire que cette forêt vierge est restée cachée pendant des années avant d’être découverte en 2012 par le biologiste Julian Bayliss. Du 10 au 24 mai, les scientifiques ont escaladé une centaine de mètres d’une paroi rocheuse proche de la verticale pour explorer la forêt tropicale non perturbée. Selon les informations, cette forêt offre une référence que les scientifiques peuvent utiliser pour comparer l’effet complet de l’interférence humaine sur les forêts tropicales.

    L’équipe de scientifiques est dirigée par Julian Bayliss et est composée de biologistes, des botanistes, des lépidoptéristes et d’autres experts du Mozambique, du Swaziland, d’Afrique du Sud et du Royaume-Uni. Les chercheurs ont été aussi aidés par des grimpeurs pour réussir leur expédition. L’équipe a confié avoir découvert une nouvelle espèce de papillon et une espèce de souris qui n’a pas encore été classée.

    Les scientifiques s’attendent à trouver d’autres espèces non découverts. Parce qu’il s’agit d’une forêt pluviale, les scientifiques expliquent que des plantes et des animaux uniques s’y sont développés et peuvent aider à mieux comprendre le passé et l’avenir du monde naturel.

    Le mont Lico, cet écosystème plus isolé, pourrait révéler encore plus de flore et de faune uniques. Les scientifiques ont appelé les autorités mozambicaines à prendre des dispositions pour assurer la protection de la forêt tropicale.

  • En Gambie, le combat de passionnés pour pour sauver l’écosystème

    En Gambie, le combat de passionnés pour pour sauver l’écosystème

    La Gambie connaît bien les effets du changement climatique. 70% de sa population dépend de l’agriculture pour survivre, et les cultures et les populations sont régulièrement touchées par les inondations et les sécheresses. Seul un tiers du pays se trouve à plus de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui rend le pays et surtout sa capitale, située sur la côte, vulnérable à l’élévation du niveau de la mer.

    Pour ne rien arranger, les entreprises étrangères posent des problèmes énormes avec leur gestion des déchets plastiques. À Gunjur, une ville côtière populaire auprès des touristes, où une usine de transformation alimentaire chinoise a été accusée de déverser des déchets dans la mer, les pêcheurs et les voisins ont régulièrement protesté contre un meilleur traitement de leurs côtes. En mars dernier par exemple, ils ont enlevé des tuyaux censés transférer les déchets de l’usine dans la mer.

    Effet Jammeh ?

    Depuis, des groupes se sont formés pour lutter en faveur de l’environnement. Un mois après que l’ancien président Yahya Jammeh a perdu les élections et quitté le pays, les activistes ont organisé la première manifestation environnementale depuis des décennies, contre la démolition d’une partie d’un parc forestier connu pour abriter des singes et une grande variété d’oiseaux. Les protestations ont forcé le gouvernement à admettre que la démolition était illégale, et assuré qu’une grande partie du parc est restée intacte.

    Pour certains observateurs, le départ de Jammeh aura déclenché une prise de conscience générale. « Son départ a ouvert la voie à une réflexion plus approfondie sur les questions environnementales et l’activisme en Gambie », a déclaré Sidat Yaffa, directeur d’un programme sur les changements climatiques à l’Université de Gambie.
    Si l’ancien leader avait été à l’origine de certaines mesures comme l’interdiction des sacs en plastique ou encore le nettoyage des rues, beaucoup d’autres problèmes environnementaux n’ont jamais été abordés pendant le règne de Jammeh.

    Mais maintenant, dans son plan de développement national triennal, le nouveau gouvernement a reconnu que le changement climatique était «l’un des facteurs externes les plus importants» qui ralentissaient la croissance économique, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et du tourisme.

    Mais dans la course au développement si nécessaire en Gambie, le gouvernement a également réitéré son espoir d’investissements étrangers, qui, selon les militants, se font souvent au détriment de la faune et des écosystèmes autour de leurs maisons.

    Pourtant, les activistes n’abandonnent pas. Mis à part les manifestations qui attirent l’attention, beaucoup sont impliquées dans la lutte quotidienne moins médiatisée qui s’adapte à un climat changeant.

  • Somalie: les réfugiés se lancent dans la lutte contre les sachets plastiques

    Somalie: les réfugiés se lancent dans la lutte contre les sachets plastiques

    Loin de leurs maisons, les réfugiés du camp de Dadaab à l’Est du Kenya, se lancent dans la vente d’un déchet plastique pour, à la fois protéger l’environnement que de trouver des revenus. Le réfugié somalien Adow Sheikh Aden est devenu célèbre quand il a commencé à ramasser des bouteilles d’eau vides, des seaux cassés et de vieux jerrycans autour de l’un des plus grands camps de réfugiés du monde.

    « Tout le monde avait l’habitude de rire et de dire que je suis fou parce que je ramasse des ordures. Ici, il n’est pas normal de faire de telles choses. Mais ensuite j’ai expliqué que je contribuais à garder notre environnement propre et notre communauté en bonne santé, et que je vendais le plastique pour gagner de l’argent afin de mieux gérer ma vie et ma famille», a déclaré Aden au camp de réfugiés de, dans le comté de Garissa, dans l’est du Kenya, près de la frontière somalienne.

    Des réfugiés entrepreneurs

    Ayant fui la guerre en Somalie, Aden fait partie d’un petit groupe de réfugiés qui ont lutté contre les déchets plastiques générés à Dadaab pour en tirer des revenus. Le projet de recyclage des déchets de Dadaab, mis en place par la société de la Croix-Rouge du Kenya il y a un peu plus d’un an, ne compte que huit employés réfugiés. Mais les premiers résultats sont prometteurs, et le plan est de grandir.

    L’étape suivante consiste à former les réfugiés à l’entrepreneuriat afin qu’ils puissent prendre le contrôle du projet, réduisant ainsi leur dépendance vis-à-vis de l’aide. S’il n’y a pas de données précises sur la quantité de déchets plastiques produits à Dadaab, les travailleurs humanitaires estiment que des centaines de milliers de tonnes sont produites chaque année.

    Située à 475 km à l’est de la capitale du Kenya, Nairobi, Dadaab abrite plus de 200 000 réfugiés, en grande partie originaires de Somalie, qui dépendent de l’aide.

     

  • Diplômée du MIT, elle rentre au Nigéria pour recycler les déchets

    Diplômée du MIT, elle rentre au Nigéria pour recycler les déchets

    À Lagos, l’entreprise de Bilikiss Adebiyi abat un travail considérable dans la gestion et le recyclage des déchets depuis six ans. Intéressée par la « réutilisation des déchets » elle explique avoir eu l’idée de fonder WeCyclers pour mettre son expérience et son savoir-faire au service de son pays. Son entreprise WeCyclers donne aux communautés à faible revenu dans les pays en développement une chance de tirer parti de la valeur des déchets et de nettoyer leurs quartiers grâce à un programme de recyclage basé sur des incitations.

    L’entrepreneure de 35 ans a eu un parcours universitaire riche. Diplômée en informatique et titulaire d’un Master of Business Administration (MBA) au Massachusetts Institute of Technology (MIT), elle a travaillé pendant cinq ans chez IBM comme ingénieure logiciel. Préoccupée par les conditions difficiles dans lesquelles vivent une bonne partie de ses compatriotes, elle a décidé de revenir au Nigéria en 2012.

    L’objectif de Bilikiss Adebiyi est de toujours recycler une grande quantité de déchets auprès de ces ménages tout en leur offrant des billets de tombola. L’entrepreneure incite les habitants à participer au recyclage des déchets. Les ménages collectent leurs déchets qu’ils mettent à la disposition de WeCycles. L’effort des habitants est récompensé en nature avec des produits alimentaires ou d’autres biens. Certains ménagent peuvent aussi bénéficier de temps de communication gratuits sur leur téléphone.

    Avec une centaine d’employés qui se déplacent dans Lagos à vélo pour collecter les déchets, Bilikiss Adebiyi ambitionne construire au Nigéria un grand réseau de recyclage. Selon l’entrepreneure, ce sera aussi un moyen de changer le comportement « environnemental » des populations et de participer aussi à la lutte contre le chômage de masse.

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  • Andrew Mupuya [27 ans] produit 30 000 sacs en papier par semaine

    Andrew Mupuya [27 ans] produit 30 000 sacs en papier par semaine

    Présenté à deux reprises, en 2013 et en 2016 comme l’un des 30 jeunes entrepreneurs les plus prometteurs en Afrique, l’Ougandais d’Andrew Mupuya, aujourd’hui 27 ans, est en affaires depuis 10 années déjà.

    Né dans le district de Manafwa, dans l’est de l’Ouganda, d’une grande famille élargie avec très peu de revenus, Andrew n’a pu obtenir une éducation que grâce à des subventions gouvernementales. Un tel contexte ne fournit pas la plus grande opportunité d’entrer dans le monde des affaires, mais les luttes que Mupuya a connues ont contribué à favoriser une éthique de travail et une détermination qui l’ont tenu en bonne place.

    C’est en 2008 que tout a changé, et c’est la combinaison de la malchance dans sa famille et de la nouvelle législation gouvernementale qui a ouvert la voie aux affaires de Mupuya.  Les deux parents de Mupuya ont perdu leur emploi, rendant leur situation financière une fois de plus précaire. Et à seulement 16 ans, Andrew s’est rendu compte qu’il devait aider à alléger leur fardeau. Dans le même temps, le gouvernement ougandais a interdit l’utilisation de sacs en plastique en raison des dommages environnementaux qu’ils causaient : Andrew avait une ouverture.

    Couvrir toute l’Afrique

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    Se souvenant du processus initial, Mupuya explique : « j’ai mené une étude de faisabilité, des études de marché autour des magasins de détail, des kiosques, des supermarchés autour de Kampala et j’ai découvert qu’il y avait un besoin et un marché potentiel pour les sacs en papier. »

    Mupuya a calculé qu’il lui fallait environ 14 dollars pour créer une petite entreprise de sacs en papier. Il a donc ramassé 70 kilos de bouteilles en plastique qu’il a vendues à 11 dollars à une usine de recyclage. Ensuite, il a  emprunté les 3 dollars restants à son professeur. Son entreprise de sacs YELI (Youth Entrepreneurial Link Investments) n’a cessé de se renforcer.

    Non seulement l’entreprise a connu un succès rapide, mais elle a été la première entreprise enregistrée en Ouganda pour la production de sacs en papier. En 2012, Mupuya n’avait que 21 ans et avait été mis en avant pour le prestigieux prix Anzisha destiné aux jeunes entrepreneurs en Afrique. Contre une forte concurrence, Mupuya a remporté le prix de 30 000 $ qu’il a immédiatement mis dans le développement de la société.

    YELI produit actuellement en moyenne 30 000 sacs en papier par semaine et emploient une vingtaine de personnes en Ouganda. Depuis le début de son activité, Mupuya a enregistré une production près de 10 millions de sacs, vendus localement, à des pays voisins comme le Kenya, mais aussi aux Etats-Unis et en Norvège.

    Désormais, Mupuya rêve d’avoir une grande usine où il peut fournir des sacs en papier partout en Afrique.

  • Ghana: Nelson Boateng, celui qui donne une autre vie aux déchets plastiques

    Ghana: Nelson Boateng, celui qui donne une autre vie aux déchets plastiques

    Au Ghana, l’entrepreneur Nelson Boateng s’est fait célèbre en recyclant les déchets plastiques pour fabriquer des blocs de construction moins chers et construire des routes.

    La mauvaise qualité de l’assainissement coûte au pays 290 millions de dollars par an au Ghana et une bonne partie des déchets sont constitués de plastiques dont seulement 10% sont recyclés. Le gouvernement a envisagé d’interdire l’utilisation de plastiques non biodégradables, mais les inquiétudes concernant les pertes d’emplois sont énormes et ces propositions ont finalement été mises de côté.

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    Nelson Boateng, 33 ans, connait bien depuis qu’il a commencé à travailler dans une usine à l’âge de 13 ans, les plastiques. En 2015, craignant l’interdiction imminente d’une interdiction des plastiques, Nelplast, entreprise de Boateng est poussé à penser à un moyen de garder l’entreprise en vie.

    Utilisant les connaissances acquises de manière informelle par des ingénieurs avec lesquels il avait travaillé, il a mis au point un procédé de production qui mélange du sable avec du plastique et de l’oxyde rouge pour fabriquer des blocs de pavage d’un pied carré. Il a déposé une demande de brevet qui doit encore être approuvée.

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    L’utilisation de plastiques jetés dans la construction de routes a été expérimentée ailleurs.

    « En Inde, ils mettent les plastiques dans l’asphalte pour éviter les fissures et les nids de poule, mais ma technologie est très différente», explique Boateng. Le Ghanéen, lui, n’utilise pas de bitume ni de pierre. « L’asphalte est cher, mais le mien est moins cher et la durabilité est garantie », ajoute l’entrepreneur.

    À 1 $ chacun, les blocs de son entreprise sont moins chers que le prix moyen de 1,50 $ pour un bloc de béton. Ses blocs infusés de plastique ont été utilisés pour paver certaines maisons et reconstruire un tronçon de route dénivelé à Ashaiman, le canton densément peuplé où il a grandi.

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    Son entreprise, Nelplast Ghana emploie directement 60 personnes et 500 autres indirectement. Mais à 200 pâtés de maisons par jour utilisant 800 kilos de déchets plastiques, la capacité est faible pour les promoteurs immobiliers qui ont manifesté leur intérêt à utiliser ses blocs. La mise à l’échelle a été un défi parce qu’il n’a pas l’équipement nécessaire.

    Nelplast a été acceptée dans «One-District, One-Factory», le plan d’industrialisation phare du gouvernement du Ghana dont les avantages comprennent des prêts à faible intérêt allant de 50 000 à 5 millions de dollars. Une promesse faite par le ministre de l’Environnement d’aider Boateng à obtenir plus de machines pour qu’il puisse augmenter sa capacité, jusqu’à concurrence de 15 000 blocs par jour.

    Résultat de recherche d'images pour "Nelson Boateng recycling"En images : au Ghana, des déchets recyclés pour construire des routes

    En images : au Ghana, des déchets recyclés pour construire des routes

  • Au Bénin, des entrepreneurs transforment la jacinthe d’eau en dépolluant

    Au Bénin, des entrepreneurs transforment la jacinthe d’eau en dépolluant

    Les activités de cette startup béninoise sont appréciées par les habitants du nord du pays. Ces derniers qui sont en grande partie des pêcheurs estiment que Green Kepper Africa leur a permis de se débarrasser de la jacinthe d’eau, une plante invasive qui ne leur permet plus de pêcher des poissons. La startup a en effet trouvé le moyen de tirer profit de la jacinthe d’eau. Cette plante est désormais ramassée et séchée. Green Keeper Africa transforme la jacinthe d’eau en un produit dépolluant.

    A la tête de cette startup, deux entrepreneurs. Ingénieurs de formation, ils peuvent ramasser des kilogrammes de jacinthe d’eau par jour. Ils se réjouissent d’avoir trouvé un moyen pour tirer profit de cette plante invasive. Depuis sa création, la startup dispose d’une quinzaine d’employés. Pour développer Green Keeper Africa, les deux entrepreneurs ont tissé des partenariats avec des entreprises pétrolières. Ils leur offrent des gammes de produits dépolluants.

    Les deux responsables de Green Keeper Africa expliquent que la jacinthe mélangée avec de l’hydrocarbure est un bon combustible. La startup dispose également d’une clientèle dans le secteur de BTP. D’ici 2020, Green Keeper Africa espère conquérir de nouveaux clients dans la sous-région ouest-africaine, notamment en Côte d’Ivoire, au Togo ou encore au Nigéria.

  • HydroIQ, la startup qui veut résoudre les problèmes d’eaux en Afrique

    HydroIQ, la startup qui veut résoudre les problèmes d’eaux en Afrique

    Afin de résoudre le problème de l’eau en Afrique, des startups technologiques interviennent pour numériser le système d’accessibilité et de facturation pour les consommateurs. Au rang de ces startups, HydroIQ.

    Selon les chiffres avancés par les Nations Unies, les deux tiers de la population mondiale pourraient vivre dans des conditions de stress hydrique d’ici 2025, et la majorité de ces personnes vivront en Afrique subsaharienne. La région africaine est déjà confrontée à des problèmes constants en raison de la pénurie d’eau qui, parfois, n’atteint jamais les consommateurs. En effet, environ 50 % de l’eau fournie par les services publics sur le continent est perdu avant d’atteindre le consommateur, à cause d’un réseau de distribution inefficace et mal géré. Pour ne rien arranger, le coût des pertes d’eau est supporté par les consommateurs.

    Afin de pallier ces manquements, la startup HydroIQ veut rendre l’eau plus accessible aux populations africaines grâce à la technologie. Propulsée par trois technologies majeures, la startup kenyane de surveillance de l’eau s’appuie sur l’internet des objets, l’analyse de données et l’automatisation des paiements.

    Désignée première startup africaine de 2018 par Startup.info, HydroIQ est également la première opératrice de réseau d’eau virtuelle au monde. La société a été fondée par deux entrepreneurs, Brian Bosire et Victor Shikoli, qui sont déterminés à révolutionner l’accès et la distribution de l’eau en Afrique.

    Fonctionnement

    HydroIQ fonctionne en utilisant un dispositif intelligent de mesure qui, lorsqu’il est branché sur le réseau d’approvisionnement en eau existant, peut transformer le système d’eau traditionnel en un réseau d’eau intelligent.

    Il peut être installé dans les foyers pour suivre la consommation en temps réel. De cette façon, les consommateurs ne paient que ce qu’ils utilisent. Avec une base de répartition alimentée en argent mobile, le paiement pour la consommation est également numérisé et rendu facile. Des avantages supplémentaires permettent aux consommateurs de recevoir des notifications lorsque l’eau est faible. La détection de fuite en temps réel envoie des alertes pour une détection précoce et une action rapide.

    Selon des sources, jusqu’à 45 % des revenus sont perdus en raison du manque d’infrastructures et de systèmes de paiement des factures. Avec HydroIQ, de tels obstacles seront être surmontés.

    Par ailleurs, la startup entend résoudre le problème de l’eau en Afrique en rendant son modèle économique durable, évolutif et adaptable grâce à l’utilisation des technologies numériques. En se concentrant à fournir aux consommateurs africains la facilité et la commodité de payer pour ce qu’ils utilisent, le processus numérisé réduira davantage les coûts initiaux pour les consommateurs, en fournissant une valeur standard élevée à ses clients, à en croire les porteurs du projet.

    Cette année, HydroIQ compte installer des compteurs dans 1 500 foyers et entend élargir et développer les connaissances du marché pour répondre aux besoins des consommateurs. Avec un objectif d’atteindre 34 000 foyers d’ici 2019, il devrait couvrir plus de 300 000 dans les cinq prochaines années.