Catégorie : Tanzanie

  •  Paradigm Initiative inquiet de l’état de la liberté numérique en Afrique [Étude]

     Paradigm Initiative inquiet de l’état de la liberté numérique en Afrique [Étude]

    C’est un rapport accablant et sans complaisance qu’a rendu public, il y a quelques jours, l’ONG Nigériane Paradigm Initiative sur les droits du numérique en Afrique. Le rapport rendu public lors du Forum Mondiale sur la gouvernance de l’Internet à Paris, dresse un tableau sombre de la dégradation de ces droits en Afrique. Parmi les mauvais élèves de ce rapport, on note entre autres les pays comme : l’Ouganda l’Égypte et le Cameroun.

    Selon Paradigm Initiative, la répression des Droits numériques et les violations à travers le continent ont revêtu une nouvelle dimension juridique et sophistiquée. Les dictateurs et les régimes répressifs avec l’avènement d’internet ont adopté la tactique dite de « l’État de droit » pour faire taire la dissidence, la mobilisation des citoyens et le discours civil en ligne. Cette tactique de « l’État de droit » est une utilisation cynique de lois et de la politique pour légitimer des actions qui restreignent l’espace pour la liberté d’expression, la vie privée, la liberté de réunion et d’association et d’autres Droits numériques en ligne.

    Le rapport en question explique, dans un premier, que les régimes de Tanzanie, d’Ouganda de Zambie d’Égypte du Maroc du Bénin et du Togo se sont inspirés du registre des dictateurs pour mettre en péril l’avenir des sociétés démocratiques, ouvertes et inclusives à travers le continent. Puis regrette le fait que ces états refusent de donner suite à des appels en faveur de la promulgation de lois protégeant les droits numériques ou retardent tout simplement l’adoption de ces lois et politiques.

    Le rapport Paradigm Initiative indique par ailleurs que seuls 23 pays ont mis en place une législation sur la protection des données sur le continent (15 autres avec un projet de législation), alors que la protection des données est devenue un fondement essentiel de la vie à l’ère numérique et du bon fonctionnement de l’économie numérique. Un nombre insuffisant au regard des réactions des militants des droits de l’homme sur le continent. Lesquels s’inquiètent du fait que plusieurs lois importantes nécessaires à la protection des Droits numériques n’existent pas ou sont à l’état de projet.

    En Afrique, des arrestations de citoyens pour des commentaires anodins faits en ligne, une surveillance illégale des citoyens et même des fermetures d’Internet sont effectuées dans des contextes où la constitution et la législation nationales déclarent de tels actes illégaux. Dans de tels scénarios, il est souvent devenu habituel pour les acteurs étatiques d’extraire littéralement des sections de la législation existante et de les utiliser comme justification légale d’actes illégaux.

    Des coupures d’internet fréquentes.

    Au cours des trois dernières années, les coupures d’Internet ont eu lieu avec une régularité remarquable en Afrique, généralement autour des manifestations de citoyens et d’autres événements politiques. Le rapport de 2016 sur les Droits numériques en Afrique rendu public par Paradigm Initiative a fait état de 11 incidents des fermetures d’Internet sur le continent alors que le rapport de 2017 traitait de 8 incidents. En 2018, des interruptions ou des perturbations de l’Internet ont eu lieu en Éthiopie, au Mali, en République démocratique du Congo, en Sierra Leone, au Cameroun et au Tchad. Dans le monde entier, de nombreuses personnes se souviendront de la fermeture de l’Internet au Cameroun, qui a duré 93 jours.

    Le plus long arrêt d’Internet de l’histoire du continent a montré que le respect des Droits numériques désespérément faible en Afrique était en baisse. En plus de la souffrance humaine, les arrêts d’Internet occasionnés causent également des pertes économiques comme l’ont montré certaines études. Il existe déjà des signes encourageants indiquant que le sujet est abordé dans les principaux forums internationaux. Cependant, il reste encore beaucoup à faire dans le contexte de l’Union africaine pour mettre un terme à la situation entourant les fermetures d’Internet en Afrique.

    Les mauvais élèves

    L’Ouganda a attiré l’attention de la Communauté internationale en raison de sa stricte position juridique et sociale à l’égard de la communauté LGBTQI. L’économie ougandaise a connu une croissance de 4,5 % au cours des deux dernières années. Cependant, la croissance économique a été plus rapide en raison de la forte croissance de l’agriculture et des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

    La dégradation de la situation des droits de l’homme en Tanzanie se reflète également dans la liberté de l’Internet et les Droits numériques. Bien que, comme indiqué précédemment, de nombreux organes de presse aient été fermés en Tanzanie en 2017, cette année a été marquée par une nouvelle répression de la liberté d’expression en ligne dans le pays. Les citoyens ordinaires ont également été touchés, comme le montrent les exemples ci-dessous.

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    Le gouvernement a fermé plusieurs journaux et attaqué plusieurs dirigeants, y compris des groupes minoritaires et des adolescentes enceintes. En avril, deux musiciens tanzaniens ont été arrêtés pour avoir publié des vidéos sur les réseaux sociaux. Le chanteur primé âgé de 28 ans, Nassib Abdul, également connu sous le nom de Diamond Platnumz, a été arrêté le 16 avril pour avoir partagé un clip vidéo avec ses 4,5 millions de followers sur Instagram le montrant en train d’embrasser une fille.

    En outre, Faustina Charles, âgée de 26 ans, connue sous le nom de Nandy, a également été arrêtée le même jour pour avoir publié un clip vidéo d’elle-même et d’un autre musicien via WhatsApp. Les autorités tanzaniennes ont estimé que la vidéo était « indécente ».

    Le Règlement de 2018 sur les communications électroniques et postales (contenu en ligne), entré en vigueur en avril 2018, introduit une série de restrictions radicales à la liberté d’expression, notamment en exigeant : La dégradation de la situation des droits de l’homme en Tanzanie se reflète également dans la liberté de l’Internet et les Droits numériques. Bien que, comme indiqué précédemment, de nombreux organes de presse aient été fermés en Tanzanie, et 2018 a été marquée par une nouvelle répression de la liberté d’expression en ligne dans le pays. Les citoyens ordinaires ont également été touchés.

    En Afrique blanche, l’Égypte et Maroc se sont illustrés négativement dans ce rapport. Depuis la prise du pouvoir en Égypte par le général Abdel Fattah El-Sisi, le contexte de répression brutale des voix dissidentes s’est accru ; y compris en 2018. L’Égypte dispose par exemple d’un des réseaux de surveillance les plus étendus ciblant les groupes d’opposition, les militants, les organisations de défense des droits humains, les blogueurs et les journalistes. Surtout sur les médias sociaux et autres plateformes de communication, cette réalité a créé un climat de peur au sein de la communauté activiste égyptienne.

    À cet égard, il y a eu un certain nombre d’arrestations et de détentions de voix dissidentes sur des plateformes numériques en Égypte. Le 23 mai 2018, l’éminent blogueur et journaliste égyptien Wael Abbas, l’un des blogueurs les plus populaires du monde arabe, a été arrêté par la police égyptienne, mais pas avant de publier « Je suis en train d’être arrêté » sur sa page Facebook. Wael Abbas a été un blogueur pionnier et influent en Égypte, connu pour ses critiques sur la corruption, les brutalités policières et le recours à la torture en Égypte.

    Dans un autre incident qui témoigne du climat répressif qui règne dans le pays, une touriste libanaise, Mona El-Mazbouh, a été condamnée par un tribunal du Caire le 7 juillet à huit ans d’emprisonnement. Sa peine concernait une vidéo de 10 minutes qu’elle a postée sur Facebook dénonçant le harcèlement sexuel et les conditions de vie en Égypte.

    Toujours en Égypte, depuis le 14 août 2018, les autorités égyptiennes ont ordonné la détention de quatre journalistes dans le cadre d’une affaire où plusieurs journalistes, militants et universitaires étaient accusés d’appartenance à un groupe interdit et de diffusion de fausses informations. Parmi eux, Islam el-Refai, également connu sous le nom de Khorm, un blogueur satirique qui gérait également un compte satirique sur Twitter avec 75 000 abonnés.

    Le 11 mai 2018, Amy Fathy et Mohamed Lotfy, son mari, ont été arrêtés pour avoir publié une vidéo sur Facebook dans laquelle elle parlait de harcèlement sexuel en Égypte et du manque de protection du gouvernement envers les femmes. La police a fait irruption chez elle au Caire et les a conduits au poste de police avec leur enfant de 3 ans. Sa vidéo de 12 minutes a également abordé la dégradation de la situation des droits de l’homme et de la situation socio-économique en Égypte.

    Au Maroc par contre malgré l’existence de l’article 25 de la Constitution marocaine de 2011 garantissant les libertés de pensée, d’opinion et d’expression sous toutes leurs formes. Plusieurs web journalistes ont été inquiétés. C’est le cas en juin 2018, du web -video-journaliste et éditeur marocain, Mohamed al-Asrihi condamné à 5 ans de prison et à une amende de 2 000 dirhams marocains (environ 210 $), dont le travail porte sur la corruption, les droits de l’homme et la politique, un autre cas plus palpant est celui du journaliste et rédacteur en ligne sur Internet, Hamid al-Mahdaoui, qui couvre la corruption, la politique et les droits de l’homme.

    Il a été arrêté le 20 juillet 2017 par la police marocaine alors qu’il se rendait dans la région du Rif, dans le nord du Maroc, pour couvrir des manifestations organisées par le Mouvement populaire. Le même mois, il a été condamné par le tribunal pénal à trois mois d’emprisonnement et à une amende de 20 000 dirhams marocains (2 200 dollars) pour « avoir commis des délits par des discours et des cris dans des lieux publics ». À cette liste vient s’ajouter un manifestant du non d’El Mortada Lamrachen ; lui a été arrêté chez lui le 10 juin 2017 après avoir utilisé sa page Face book pour appeler à des manifestations pacifiques lors des troubles qui se sont déroulées dans la région de Hoceima, au Maroc, d’octobre 2016 à juillet 2017. Une situation moins reluisante similaire à la situation qui prévaut en Afrique centrale et de l’ouest.

    Dans cette partie du continent africain les restrictions liées au des Droits numériques ont également été enregistrés dans les pays comme : le Cameroun la République démocratique du Congo, le Nigéria et le bénin.

    Le Cameroun n’a pas encore de loi spécifique sur les médias sociaux et Internet. La loi n ° 2010/012 du 21 décembre 2010 sur la cybersécurité et la cybercriminalité est utilisée, le cas échéant, et « régit le cadre de sécurité des réseaux de communication électroniques et des systèmes d’information, définit et sanctionne les infractions liées à l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication au Cameroun ». Bien que cette loi soit appliquée pour contenir la menace croissante de la cybercriminalité, les fausses informations et les discours de haine restent critiqués pour leur manque de précision sur les Droits.

     

    Le pays a enregistré une fermeture d’Internet de 93 jours en 2017 dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, deux régions en conflit depuis 2016. Le 6 décembre 2017, l’écrivain camerounais Patrice Nganang a été arrêté dans la région du Littoral camerounais avant son voyage au Zimbabwe. L’arrestation a eu lieu après plusieurs publications sur son compte Facebook critiquant le président Paul Biya et son gouvernement.

    Le 20 janvier 2018, une lettre circulaire du ministre de la Justice enjoignait aux magistrats de « s’engager, après identification précise par les services de sécurité, à poursuivre juridiquement toute personne résidant au Cameroun qui utilise les réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations ».

    Cette circulaire est considérée par les activistes comme un prétexte pour le contrôle de l’Internet. En 2018, la RD Congo a enregistré plusieurs perturbations et fermetures d’Internet. L’accès aux médias et aux réseaux sociaux tels que WhatsApp, Facebook, YouTube et Skype a été interrompu à plusieurs reprises pour entraver la communication entre les manifestants de l’opposition dans plusieurs régions du pays.

    En 2017, la Collaboration sur la Politique internationale relative aux TIC en Afrique Orientale et Australe (CIPESA) estimait que la République Démocratique du Congo perdait 2 millions de dollars par jour à cause de ces perturbations. Le 30 décembre 2017, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Information a demandé par lettre officielle au Directeur général d’Africell Congo de suspendre totalement les fournitures Internet et SMS dans le pays. Cette fermeture de trois jours a eu lieu après le début des manifestations de l’opposition.

    La République du Bénin a quant à elle maintenu un bilan décent en matière de droits de l’homme au cours de la dernière décennie. Malheureusement, la décision du gouvernement d’imposer une taxe sur les services payants dans le pays a gâché ce record. Le gouvernement, par le décret 218-341 du 25 juillet 2018, a imposé une taxe sur l’utilisation des médias sociaux. Le décret prévoit le paiement d’une redevance de 5 FCFA par mégaoctet utilisé par l’utilisateur des services Over the Top (OTT) tel que Facebook, WhatsApp, Twitter, Viber et Telegram. Cela s’est traduit par une augmentation de 400 % du prix d’un mégaoctet dans le pays.

    Outre cette mesure Le Bénin a un bilan moins que remarquable en matière de liberté de la presse et est actuellement classé 84e sur 180 pays dans un classement de Reporters Sans Frontières. La menace de fermer des publications en ligne non enregistrées dans un pays sans procédure connue d’enregistrement devrait être considérée dans le contexte plus large d’un pays qui a montré une tendance à fermer à volonté les médias.

    Au Nigéria les cas de restrictions et de violations des droits numériques. Depuis l’instauration du nouveau gouvernement au Nigéria en 2015, on a le sentiment que la situation des droits de l’homme s’est détériorée. La liberté d’expression, la liberté d’association et les voix dissidentes ont été mises à rude épreuve, une situation qui a désillusionné des millions de Nigérians qui espéraient une vie meilleure. Les actions, les politiques et les déclarations du gouvernement fédéral et de certains gouvernements d’États ont porté atteinte aux droits de l’homme, y compris les Droits numériques.

    3Le 1er janvier, Daniel Elombah, l’éditeur de elombah.com, a été arrêté à l’aube avec son frère Timothy dans sa résidence dans l’État d’Anambra au Nigéria par des agents de la sécurité, sur un article qu’il avait écrit et jugé offensant pour l’inspecteur général de la police du Nigéria, publié sur le site Web privé Opinion Nigéria. Les deux hommes ont été traduits devant la Haute Cour d’Abuja le 1er mars 2018 et ont plaidé « non coupables » à dix chefs d’accusation de diffamation. Bolouere Opukiri, une employée du bureau de l’amnistie présidentielle, a été relevée de ses fonctions pour avoir critiqué le vice-président et la première dame sur Twitter.

    En réponse à des plaintes de partisans du président ayant une présence en ligne, ses supérieurs au travail ont lancé une enquête qui a abouti à son licenciement. Ibrahim Garba Lawal, communément appelé IG Lawal, a été arrêté par des agents de sécurité pour avoir partagé des détails sur des allégations de corruption, le président de la Commission nigériane du Hadj sur Facebook M. Lawal a été traduit en justice mercredi devant une haute cour d’Abuja à Jabi pour trois chefs d’accusation de diffamation de caractère criminel, d’incitation publique et d’exploitation d’une organisation illégale (CATBAN).

    Au cours des trois dernières années, l’espace des Droits numériques a évolué assez rapidement en Afrique. Cependant, une chose est clairement apparue : la lutte pour le contrôle d’Internet n’a fait que s’intensifier et les acteurs étatiques du continent ont mis au point de nouvelles méthodes pour étouffer les Droits numériques.

    Bien que les coupures d’Internet, les arrestations de citoyens et de blogueurs/journalistes, la surveillance illégale, le déploiement de logiciels malveillants et de logiciels espions sophistiqués demeurent des instruments d’atteinte aux droits numériques, les acteurs étatiques du continent adoptent de plus en plus de voies légales pour promulguer des lois portant atteinte à la vie privée, liberté d’expression, liberté d’association et autres Droits numériques.

  • Tanzanie: SomaApp aide des étudiants défavorisés à continuer leurs études

    Tanzanie: SomaApp aide des étudiants défavorisés à continuer leurs études

    En Tanzanie, la startup SomaApp a mis en place un produit qui les étudiants à supporter le coût élevé des études universitaires.  Il s’agit d’une application mobile qui répertorie des bourses d’études, des stages et des conférences financées par des fonds nationaux et internationaux, qu’elle met à la disposition des étudiants.

    SomaApp est dirigé par un entrepreneur passionné de finance, de commerce et de développement. Il s’agit de Isaya Yunge. Considéré comme l’un des plus jeunes talents de sa génération, il se définit comme un transformateur. En effet, en tant qu’entrepreneur dynamique, la préoccupation de Isaya Yunge est de trouver régulièrement des solutions aux défis qui se posent à sa communauté, notamment dans le secteur de l’éducation.

    Comme dans la plupart des pays sur le continent, le coût des études supérieures a explosé ces dernières années. Contraignant ainsi des étudiants et leurs parents à se tourner vers des prêts pour payer les frais de scolarité. Dans cette situation, certaines familles se voient endettées. Isaya Yunge confie avoir lui-même éprouvé des difficultés durant ses études universitaires.

    Opportunités

    Pour remédier à cela SomaApp se proposer de « la vie aux étudiants ». Le fait est qu’il existe en ligne plusieurs opportunités de financement d’études que les étudiants peuvent saisir. D’autres canaux de financements peuvent également couvrir les frais d’études pour un étudiant nécessiteux.

    Parce que ces opportunités sont difficiles à trouver, l’application mobile de SomaApp les répertorie dans une base. Les étudiants du secondaire, du premier cycle et des cycles supérieurs trouvent ainsi sur l’application des bourses. Il leur suffit d’entrer leurs données, leur niveau d’étude et SomaApp leur affiche une longue liste de bourses dont ils peuvent bénéficier.

    SomaApp espère attirer d’autres étudiants issus de familles défavorisées ou à faibles revenus. « Nous voulons permettre aux jeunes en Afrique d’accéder à des opportunités qui ouvriront des portes à leur prospérité économique grâce aux nouvelles compétences », justifie Isaya Yunge. Ce sera aussi un moyen de leur offrir des ressources qui peuvent leur permettre de concevoir des projets innovants dans leur pays.

     

     

     

  • En Tanzanie, le premier parc éolien pourra alimenter près d’un million de foyers

    En Tanzanie, le premier parc éolien pourra alimenter près d’un million de foyers

    La Tanzanie a autorisé une filiale de Windlab Ltd en Australie à construire un parc éolien de 300 MW de Miombo Hewani dans la partie centrale du pays. Windlab Developments Tanzania Ltd a obtenu un certificat d’évaluation d’impact environnemental et social pour le projet près de la ville de Makambako à la jonction de Njombe, Iringa et Mbeya.

    L’entreprise a indiqué que le projet sera réalisé en plusieurs phases, la première partie utilisant jusqu’à 300 millions de dollars pour 100 MW comprenant jusqu’à 34 éoliennes et une ligne de transmission vers le réseau électrique national. Le certificat signé le 30 mai 2018 par le ministre d’État au cabinet du vice-président (Union et Environnement), M. Makamba, a été le premier à être délivré en Tanzanie pour un parc éolien. Cet accord met la Tanzanie sur la bonne voie pour exploiter les ressources éoliennes afin de produire de l’électricité et rejoint le Kenya, qui possède un parc éolien de 300 MW à Turkana, dans le nord du pays.

    Mélange de production d’électricité

    L’objectif du projet est d’injecter de l’électricité dans le réseau d’ici septembre 2018 après avoir achevé une ligne de transmission. Windlab a obtenu une subvention du ministère des Affaires étrangères de Finlande pour financer l’entreprise. La société espère obtenir un financement supplémentaire.

    Le directeur général de Windlab, Roger Price, a déclaré qu’en développant Miombo Hewani, le cabinet mettrait à profit l’expérience acquise dans plus de 50 projets éoliens en Amérique du Nord, en Australie et en Afrique australe.
    La première phase de Miombo Hewani devrait augmenter la capacité du réseau national de plus de 5% et générer suffisamment d’énergie pour alimenter près d’un million de foyers.

    Il faut noter que moins d’un tiers de la population tanzanienne de plus de 55 millions d’habitants a actuellement accès à l’électricité. Le taux de croissance du pays a été en moyenne de 6% au cours de la dernière décennie, ce qui a nécessité de nouveaux investissements dans la production d’électricité. Son plan à moyen terme consiste à diversifier les sources d’électricité au gaz naturel, à l’énergie solaire, à l’énergie éolienne, à la géothermie et au charbon afin de réduire la dépendance à l’énergie thermique qui dépend du diesel ou du mazout lourd.

  • Santé: la majorité des Tanzaniens s’assurent facilement grâce à cette entrepreneure

    Santé: la majorité des Tanzaniens s’assurent facilement grâce à cette entrepreneure

    Cette entrepreneure est la fondatrice de Jamii, une start-up de micro-assurance mobile qui permet l’accès à une assurance maladie abordable pour les communautés à faible revenu. Lilain Makoi s’intéresse depuis quelques années au secteur de la fintech. Ses actions font d’elle l’un des entrepreneurs les plus connus en Tanzanie. Elle a d’ailleurs été distinguée à différentes reprises, notamment comme l’une des femmes les plus innovantes en Afrique par le World Economic Forum en 2016.

    Considérée comme un modèle d’entrepreneur dans le domaine de la collecte des fonds, Lilian Makoi explique avoir toujours voulu entreprendre pour réussir. « Dès mon plus jeune âge, j’avais de grandes ambitions et mon père m’a inculqué l’idée que je pouvais les atteindre », se rappelle-t-elle. Après ses études universitaires, la jeune femme a fait ses pas dans l’entrepreneuriat en créant ses deux premières entreprises. Il s’agissait d’une entreprise culinaire, de livraison de nourriture diététique, et d’un service de ménage et de nettoyage.

    Après ses premières expériences, Lilian Makoi devient une employée d’une société de fournisseur dans le secteur des télécommunications. Elle y occupe le poste de responsable du développement des affaires. Son expérience de travail dans le secteur des télécommunications lui a permis de maîtriser les questions de la technologie mobile. Cela lui a également permis de se familiariser avec l’espace de paiements mobiles en pleine expansion.  C’est alors qu’elle décide de créer Jamii.

    Sauver les familles à faible revenu

    Selon l’entrepreneure, plus de 70% de la population tanzanienne faisait partie du segment à faible revenu qui luttait contre le financement des soins de santé avant la création de Jamii. Elle a ensuite échangé avec plusieurs assureurs pour bien comprendre les défis du secteur. Lilian Makoi affirme qu’elle a constaté que les coûts d’administration de l’assurance étaient très élevés.

    Depuis, avec la création de Jamii, Lilian Makoi offre à ses compatriotes une solution qui leur permet d’effectuer toutes les tâches administratives à partir de leur téléphone dans le cadre de leur assurance. La startup de Lilian Makoi a aussi mis en place une plateforme qui a rendu l’assurance maladie 100% sans argent et sans papier, permettant à son partenaire d’assurance de lancer un produit d’assurance maladie d’un dollar abordable pour les familles à faible revenu. L’entrepreneure ambitionne toujours résoudre d’autres problèmes dans le pays grâce à la technologie.

     

  • Tiketi, découvrir l’Afrique en quelques clics

    Tiketi, découvrir l’Afrique en quelques clics

    À une période où l’Afrique enregistre de meilleurs scores de croissance, l’entrepreneur tanzanien Joachim Freyhold veut faire découvrir le continent.

    Même si Joachim Freyhold est parti vivre en Allemagne dès l’âge de 12 ans, il est né en Tanzanie. C’est en Europe qu’il a commencé à travailler dans l’industrie de la technologie après son diplôme d’université, et a lancé son entreprise, Tiketi, d’abord comme un blog de projet parallèle.

    Le blog de Tiketi avait pour objectif de partager ce que Joachim aime de l’Afrique. En voyant le potentiel du site grandir, l’entrepreneur décide de faire avancer son idée de ce que devrait être Tiketi.

    Plus tard, il étend le service à un site de comparaison de vols. « Mais j’ai remarqué que ce service ne fonctionnait pas très bien dans la plupart des pays africains. C’était un exemple d’essais et d’erreurs, mais cela m’a aidé à développer le chemin que je voulais que le site Web poursuive » confie Joachim.  En 2016, il change de modèle d’affaires et lance un nouveau site Web pour vendre des visites et des activités.

    Croissance

    La croissance a été constante depuis lors, Tiketi offrant maintenant une sélection organisée d’expériences de voyage uniques dans une variété de destinations populaires autour de l’Afrique. Les clients peuvent trouver des visites et des activités africaines via le site Web ou l’application mobile aux meilleurs prix, et les réserver facilement.

    Grâce à Tiketi, les voyageurs peuvent découvrir cet ensemble croissant de nations comme jamais auparavant. Les visiteurs peuvent explorer la côte orientale dans des pays tels que le Kenya, Zanzibar ou la Tanzanie.

    L’adhésion a été forte, à tel point que Freyhold est en train de ramener l’entreprise « à la maison », avec l’ouverture cet été d’un nouveau siège africain à Dar es-Salaam.

    « La capacité de l’application Tiketi à donner aux voyageurs la possibilité de réserver des activités sur un coup de tête nous donne l’opportunité d’atteindre des gens qu’un site web traditionnel n’aurait pas », explique l’initiateur.   « Tiketi veut donner à ses clients un vrai goût de l’Afrique, pas une idée occidentale de ce que nos concurrents pensent que les voyageurs veulent voir » ajoute-t-il.

    La startup qui prend une commission sur chaque tournée réservée à travers sa plateforme est autofinancée à 100%, Freyhold disant qu’il aime avoir le contrôle total de l’entreprise.

    En octobre de l’année dernière, la plateforme a été traduite en quatre langues et a également démarré des sites régionaux consacrés exclusivement à des tournées en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya pour mieux promouvoir ses services aux clients africains.

     

  • Tanzanie: Rahma Bajun [29 ans], redonne vie au tissu ‘Kitenge’

    Tanzanie: Rahma Bajun [29 ans], redonne vie au tissu ‘Kitenge’

    Cette Tanzanienne est la fondatrice et la directrice artistique de MnM Clothing Line, une marque de vêtements qui se propose de valoriser le continent africain. À moins de 30 ans, Rahma Bajun promeut le tissu africain. Avec MnM Clothning Line, la jeune entrepreneure produit des vêtements, des portefeuilles et d’autres accessoires de mode pour hommes et femmes. La particularité de produits de MnM Clothing Line est qu’ils sont fabriqués à base du tissu populaire dénommé Kitenge.

    Après ses études universitaires, la jeune femme a multiplié les petits boulots. C’est au Burundi qu’elle découvre son intérêt pour la valorisation du tissu africain. « Je suis allé au marché un jour et j’ai trouvé de très belles estampes, j’ai été ému par eux. Je me suis acheté quelques pièces alors quand je suis rentré, j’ai trouvé un tailleur et je lui ai donné mon idée de la façon dont je voulais que mon tissu soit », se souvient-elle.

    Employée dans une organisation de la société civile, Rahma Bajun est également une activiste qui essaie de résoudre les problèmes auxquels les jeunes sont confrontés. Mais avant tout, cette  entrepreneure a fait de la conception de vêtements et de meubles d’impression africains une activité importante.

    Avec MnM Clothing Line, elle participe à la valorisation de la richesse culturelle africaine. Selon elle, le but est de ramener l’amour de l’estampe africaine en Tanzanie, en Afrique et dans le monde entier. Rahma Bajun affirme qu’elle veut montrer à quel point les imprimés africains sont beaux, classiques et colorés. La Tanzanienne n’hésite pas également à inviter la jeunesse africaine à saisir les opportunités qui s’offrent à elle. C’est la seule manière de réussir le développement de notre continent, assure-t-elle.

     

  • Tanzanie: Idris Sultan, cordonnier millionnaire à 25 ans

    Tanzanie: Idris Sultan, cordonnier millionnaire à 25 ans

    En Tanzanie les chaussures d’Idris Sultan sont connues de tout le monde. La créativité de ce jeune entrepreneur de 25 ans est appréciée par ses compatriotes. Conséquence, la marque de chaussure qu’il a créée est très aimée. C’est en 2017 qu’Idris Sultan fait son entrée dans l’univers entrepreneurial. Très connu pour ses succès dans la téléréalité, il se construit désormais une nouvelle réputation à la tête de Sultan By Foremen, l’entreprise qu’il a créée.

    Sultan By Foremen assure la promotion de Sultan Shoes, une ligne de chaussure pour hommes. Les chaussures sont fabriquées avec un style particulier. Ils sont avec du cuir et de daim qui les rend très lisses. La qualité des produits est confirmée par de nombreux clients. En 2017 Sultan By Foremen a réalisé un chiffre d’affaires annuel de plus de 100 millions de FCFA.

    Idris Sultan explique que la création de Sultan by Foremen a été l’aboutissement de plusieurs mois de travail de conception. L’entrepreneur ajoute avoir bénéficié de l’appui de concepteurs et de fabricants de chaussures pour créer sa marque.

    En un an, le jeune entrepreneur est plutôt fier de son initiative. Il estime participer à la valorisation de l’esprit créatif tanzanien. Ses chaussures expriment la classe, l’élégance et le confort. Idris Sultan veut continuer à innover et à produire des chaussures. L’entrepreneur annonce que Sultan by Foremen va suivre les dernières tendances de la mode et s’affirmer comme la marque qui valorise la Tanzanie.

  • Brigitha Faustin [31 ans] séduit le marché tanzanien avec ses huiles culinaires

    Brigitha Faustin [31 ans] séduit le marché tanzanien avec ses huiles culinaires

    En Tanzanie, des agriculteurs vouent une admiration pour cette jeune entrepreneure. Brigitha Faustin a 31 ans ; et le moins qu’on puisse est qu’elle a ouvert et garanti des marchés durables pour les produits de nombreux de ses compatriotes agriculteurs. La jeune entrepreneure a fondé en effet OBRI Company, une entreprise agro-industrielle dont les principales activités comprennent la production et la mise en bouteille d’huiles comestibles de la marque OBRI. Compte tenu de la qualité des huiles culinaires d’OBRI Company, ils sont vendus en détail dans les boutiques du pays.

    Brigitha Faustin insiste sur le fait que les produits OBRI sont fabriqués en Tanzanie. Des matières premières jusqu’à la fabrication tout est fait par la société qu’elle dirige. Du fait du caractère social d’OBRI Company, Brigitha Faustin est préoccupée par l’idée de toujours soutenir les agriculteurs et les communautés. Selon elle, le modèle social et coopératif de son entreprise favorise des opportunités économiques pour les organisations coopératives, les associations d’agriculteurs et les communautés grâce à l’application innovante de pratiques commerciales saines.

    Dans un pays où la plupart des huiles comestibles sont importées et vendues au prix fort, l’entrepreneure envisage désormais faire consommer des huiles made in Tanzanie à ses compatriotes. Brigitha Faustin souhaite aussi que des femmes s’intéressent davantage au secteur de l’agro-industrie. Jusqu’à 2020, Brigitha Faustin veut développer son entreprise à travers l’Afrique orientale et australe, avec de jeunes qui veulent faire évoluer leur société.

  • Patrick Ngowi [33 ans] fournit l’électricité à 6000 ménages en Tanzanie    

    Patrick Ngowi [33 ans] fournit l’électricité à 6000 ménages en Tanzanie    

    Patrick Ngowi a 33 ans. Il entreprend, il gagne de l’argent, il inspire d’autres jeunes sur le continent. Pour cet entrepreneur, rien ne s’obtient dans la facilité. Né en 1985 en Tanzanie, c’est très tôt qu’il se fixe comme objectif de réussir par ses propres initiatives. Patrick Ngowi explique par exemple avoir créé sa première entreprise avec 50 dollars alors qu’il n’avait que 15 ans. Après ses études secondaires, il voyage en Chine où il se lance dans la vente des téléphones mobiles. Il étudie ensuite les énergies renouvelables et décide de rentrer au pays pour créer son entreprise.

    Défini par ses proches comme un fin business man, l’entrepreneur a créé il y a cinq ans Helvetic Solar Contractors. La société œuvre dans le domaine de l’énergie renouvelable et est devenue un leader en Afrique orientale. Depuis, Helvetic Solar Contractors réalise des millions de dollars de revenu.

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    Dans son pays, Patrick Ngowi a déjà grâce à son entreprise participé à l’installation de plus de 6000 petits systèmes solaires. Ces installations ont été surtout faites dans le nord du pays. Mais Helvetic Solar est également présent dans la sous-région. Des pays comme le Kenya, l’Ouganda et le Burundi ont bénéficié des services de Helvetic Solar Contractors.

    Un millionnaire à suivre

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    Le jeune entrepreneur s’investit également dans l’humanitaire. Il a créé une fondation dénommée Lumière Life Fundation qui lui permet de venir en aide à des populations rurales. La fondation offre également des kits solaires à des femmes de ces zones. Lumière Life Fundation s’emploie aussi à créer des opportunités pour la population défavorisée.

    Des initiatives qui lui valent les appréciations de son compatriote. « Comme d’autres entrepreneurs, il participe à la création de l’emploi dans notre pays », confie un homme d’affaires tanzanien. Il faut dire que Patrick Ngowi a surtout reçu des récompenses. Son entreprise Helvetic Solar a été classée en 2012 dans le top 100 de KPMG. Quant à sa fondation, elle a reçu l’année suivante un « Special Achievement Award » de la part du gouvernement tanzanien.

    « Nous sommes fiers de fournir de l’énergie solaire à des particuliers et à des institutions comme le gouvernement tanzanien, l’armée tanzanienne ou encore les Nations Unies », résume l’entrepreneur. En 2015, il a d’ailleurs été élu aux Nations-Unies comme représentant des entreprises privées et multinationales de la Tanzanie. La trentaine dépassée, Patrick Ngowi fait partie des jeunes les plus influents du continent. Le magazine Forbes le présente comme l’un des jeunes millionnaires africains « à suivre ».

  • Tanzanie, pas de révolution numérique sans les femmes  [Grand Angle]

    Tanzanie, pas de révolution numérique sans les femmes  [Grand Angle]

    En Tanzanie, afin de combler le fossé de genre creusé dans le domaine de la technologie, certains centres misent sur la programmation et le codage pour les jeunes filles.

    Si depuis plus d’une décennie, la Tanzanie a maintenu une croissance économique relativement élevée de 6 à 7% par an, selon la Banque mondiale, une forte croissance démographique et une urbanisation croissante ont laissé 12 millions de Tanzaniens dans une pauvreté extrême, alors même que 800 000 jeunes entrent chaque année sur le marché du travail.

    Les disparités entre les sexes persistent également, les femmes représentant la proportion la plus élevée de personnes n’ayant jamais fréquenté une école, selon le Bureau national des statistiques de la Tanzanie.

    Par ailleurs,  même si le nombre de femmes et d’hommes qui suivent des cours de science et de technologie en Tanzanie est presque égal, le taux de chômage des femmes sur le terrain est plus de deux fois supérieure à celui des hommes, selon une étude récente du gouvernement. Une réalité qui casse la tendance mondiale en réalité.

    Pourtant, le buzz sur les programmes de codage en Tanzanie dément certains des problèmes d’infrastructure et de travail auxquels la population féminine est confrontée. Alors que, selon certains observateurs, pour un pays comme la Tanzanie qui possède une industrie technologique prometteuse, la résolution de ce problème pourrait être vitale pour son avenir.

    Le codage pour combler le fossé

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    Hyasinta Luhanga, 18 ans, vie à Dar es-Salaam. Chaque matin, avec une douzaine de camarades, elle apprend à coder au sein de l’entreprise sociale Apps & Girls, un centre qui vise à former de futures programmatrices et, ce faisant, à combler le fossé entre les sexes dans l’industrie technologique nationale.

    La jeune fille a d’abord rejoint les classes de codage à travers une activité de club. Avec un vif intérêt pour les mathématiques et les sciences, et surtout une envie de se lancer dans l’entrepreneuriat, elle a pensé que la programmation était une excellente façon de poursuivre une carrière dans le secteur de la technologie.

    Les cours de codage, pense-t-elle, lui ont donné l’occasion de changer et de remettre en question tous les aspects de sa vie. « Beaucoup de filles de mon âge se désolaient de vivre comme si Internet n’existait pas. Enseigner aux jeunes filles à coder, ajoute-t-elle, peut les aider à remettre en question les rôles sexuels traditionnels et à obliger certains parents à réévaluer si le mariage est la meilleure option pour les filles. »Image result for girls code in tanzania

    Depuis son lancement en 2013, A & G a enseigné à plus de 1 900 filles la programmation web et comment construire des applications pour smartphones. Puisque l’organisation agit également comme un incubateur, les participants sont encadrés sur la façon de créer un plan d’affaires et comment présenter à des partenaires potentiels. Ils sont également connectés à d’éventuelles opportunités de financement et d’emploi. Le centre reste ambitieux dans sa mission, même si l’écosystème technologique de la Tanzanie n’est pas aussi avancé qu’au Kenya, au Nigeria ou en Afrique du Sud.

    Carolyne Ekyarisiima, fondatrice d’Apps & Girls, estime que ces disparités pourraient jouer un rôle de catalyseur. Les grandes villes comme Dar, Mwanza ou Dodoma ont beaucoup de besoins, et les innovateurs pourraient aider à créer des solutions accessibles dans des secteurs aussi divers que l’approvisionnement en eau et en énergie, la santé et la gestion des déchets, explique Ekyarisiima. Pour les jeunes filles, apprendre à coder tôt peut aussi aider à développer des capacités de réflexion critique et de résolution de problèmes, ainsi que la confiance, croit-elle.

    Le codage pour toutes

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    Pour aider à stimuler le secteur technologique dans son ensemble, la Commission tanzanienne pour la science et la technologie (COSTECH) a étudié comment inciter à l’invention et à l’innovation pour les passionnés et les financiers.

    En plus de son rôle de conseiller, la commission accueille également le Buni Hub dans ses bureaux. L’espace a aidé à lancer certaines des plus grandes startups du pays, y compris le service de distribution de livres électroniques HadithiApp et le système de gestion scolaire ScholarDream.

    De fait, les initiées au sein de Apps & Girls ont pu contourner certains de ces défis en concevant des plateformes qui permettent aux étudiants d’ emprunter et d’acheter des livres à des prix abordables, de signaler le harcèlement sexuel dans les transports publics et de recevoir une éducation sanitaire et sociale en autres.

    Avant de s’étendre, les jeunes apprenantes veulent également normaliser leur programme de codage et le traduire de l’anglais vers le swahili.

    Actuellement, A & G travaille avec le Centre pour l’innovation sociale et l’entreprise de l’Université du New Hampshire afin d’améliorer leur stratégie commerciale et d’obtenir plus de sources de financement. D’ici là, le centre veut rester déterminé sur son objectif.

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