Catégorie : Musique

  • Qui était Hugh Masekela, le père du Jazz sud-africain ?                                                                                                                   

    Qui était Hugh Masekela, le père du Jazz sud-africain ?                                                                                                                  

    Hugh Masekela, légendaire trompettiste sud-africain et figure du mouvement anti-apartheid, est décédé le 23 janvier à l’âge de 78 ans, après une bataille contre le cancer de la prostate.

    Né le 4 avril 1939, Hugh Masekela a d’abord pris une trompette après avoir vu le film Young Man With a Horn et encouragé par l’activiste Father Trevor Huddleston. Souvent décrit comme le « père du jazz sud-africain », Hugh Masekela était une icône de la Sophiatown d’Afrique du Sud, l’enclave politique et culturelle de Johannesburg qui a été rasée par la police de l’apartheid, mais reste un symbole de la liberté noire.

    Hugh Masekela s’est exilé en 1961, vivant à Londres et à New York où il a perfectionné sa trompette aux côtés de certains de ses héros comme Miles Davis. Il a continué à prêter sa voix à la lutte politique, avec des albums comme l’américanisation d’Ooga Booga. Il a parcouru le continent, se produisant à Accra, enregistrant à Gaborone et faisant des tournées avec Graceland de Paul Simon, traversant les frontières comme il le faisait dans les genres.

    Artiste et militant

    Dans une carrière qui a duré des décennies, Hugh Masekela a joué aux côtés de musiciens tels que Miriam Makeba dont il a été époux, Abdullah Ibrahim, Fela Kuti et Harry Belafonte. Comme ses contemporains, la performance de Masekela était étroitement liée à ses convictions politiques. Sa musique est devenue la toile de fond de la lutte contre l’apartheid, à travers des chansons telles que Bring Back Nelson Mandela et Soweto Blues. Quand il est retourné en Afrique du Sud, il a continué à jouer alors qu’il prêtait sa voix rauque à de nouvelles causes, comme l’autonomisation des musiciens, et était un militant vocal contre la drogue et l’alcool après sa propre bataille. Sa musique a continué à raconter l’histoire de la vie en Afrique du Sud, notamment la lutte des mineurs venus de l’Afrique australe pour travailler dans les mines d’or de Johannesburg à travers le poignant Stimela.

    La dernière représentation publique de Hugh Masekela était prévue pour novembre 2017 aux côtés de la légende musicale zimbabwéenne Oliver Mtukudzi et d’une foule de jeunes musiciens. Mais cela a dû être annulé en raison de problèmes de santé. Hugh Masekela a commencé un traitement contre le cancer de la prostate en 2008 et était de retour sur scène dès que ses forces le lui permettaient. En mars 2016, cependant, le cancer est revenu et a commencé à se propager, selon un communiqué publié par sa famille l’année dernière. Insatisfait de ce qu’il considérait comme une complaisance croissante dans le paysage politique et socio-économique de l’Afrique du Sud, il continuait à dénoncer la pauvreté de la majorité noire, préservant la culture africaine et les taux élevés de violence contre les femmes en Afrique du Sud. « Nous avons perdu notre sentiment d’indignation après notre vote », avait-il déclaré lors d’une de ses dernières interviews télévisées.

  • Ces clips qui cartonnent de Dar es Salam à Lomé en passant par Lagos

    Ces clips qui cartonnent de Dar es Salam à Lomé en passant par Lagos

    2017 a été une excellente année pour la musique africaine. Les artistes africains ont travaillé sans relâche au cours de l’année pour améliorer leur production et renforcer leur présence sur les scènes musicales. De nombreuses chansons sont ainsi sorties. Certaines d’entre elles ont été particulièrement bien accueillies. Elles ont fait danser de nombreux mélomanes sur le continent.

    If, Davido

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    L’année écoulée a été une superbe pour Davido. La superstar nigériane a fait sortir un hit et a été partout. Son premier single de l’année « If » a été une énorme réussite sur le continent et à l’échelle mondiale avec la vidéo de plus de 50 millions de vues sur YouTube.

    Melanin, Sauti Sol feat Pato Ranking

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    Le groupe afropop kenyan Sauti Sol a également connu une excellente année. Leur dernier single, « Melanin », qui célèbre la beauté noire, met en vedette Pato Ranking, un artiste de dancehall nigérian. Il a été reçu avec beaucoup de succès.

    Wo, Olamide

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    Autre réussite nigériane, la chanson « Wo » de Olamide. Composé en Yoruba, le chanteur qui rappe dans sa langue natale a fait bouger plusieurs fans dans les pays de la sous-région ouest-africaine. La chanson a fait plus de 11 millions de vues sur YouTube et continue d’être jouée dans les « endroits chauds » des capitales africaines.

    Pain Killer, Sarkodie ft. Runtown

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    Sarkodie, celui que l’on considère actuellement comme le meilleur rappeur du continent a encore fait étalage de son talent dans la chanson « Pain Killer » dans laquelle il a réalisé un featuring avec l’artiste nigérian de l’afrobeat Runtown.

    Come closer, Wizkid ft Drake

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    Très connue en Afrique, la star nigériane de l’afrobeat a frappé fort en réalisant un featuring avec le célèbre rappeur canadien Drake. Cette collaboration a été beaucoup appréciée, consacrant Wizkid comme l’un des artistes africains les plus connus sur la scène mondiale.

    Leg over, M. Eazi

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    Cette chanson mérite également d’être écoutée, pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. « Leg over » du Nigérian M. Eazi figure parmi les chansons les plus écoutées durant l’année écoulée.

    Zilipendwa, artistes de la WCB Wasafi

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    Diamond Platnumz, Rayvanny, Harmoniser, Mbosso, Lavalava, Reine Darleen et Rich Mavoko sont les artistes de la WCB Wasafi. Leur chanson « zilipendwa » a reçu des critiques positives et a fait danser plus d’un. En témoignent les nombreux vidéos et commentaires postés par des fans sur les réseaux sociaux.

    Iskaba, Wande Coal, DJ Tunez

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    Dernière chanson de cette sélection, le featuring entre Wande Coal et DJ Tunez. La chanson Iskaba continue d’être jouée.

  • Musique: Top 10 des artistes africains à suivre en 2018

    Musique: Top 10 des artistes africains à suivre en 2018

    Ils ont fait la musique africaine en 2017, avec leurs tubes ou albums. De Lagos à Johannesburg, d’Accra à Bamako, de Lomé à Douala… Quels sont les artistes africains à suivre en 2018 ?

    10 — Black Coffee (Afrique du Sud)

    Image result for Black Coffee (Afrique du Sud)Black Coffee, à l’état civil Nkosinathi Maphumulo est l’artiste qui a relevé le niveau de musique « house » sud-africaine. L’artiste aux multiples récompenses est née au Kwazulu-Natal, la province de la musique house sud-africaine ou il a fait des études de musique. En musique africaine, il n’est pas du tout un inconnu.

    9 — Ferre Gola (Congo)

    Image result for 9 — Ferre Gola (Congo)À 41 ans, le Congolais Ferre Gola a été élu en 2017 meilleur artiste africain au Canal 2’Or. Bien connu dans le monde de la rumba, Ferre Gola est considéré comme celui qui assure la relève de feu Papa Wemba, ou encore Franco Luambo.

    8— Shyn, (Madagascar)

    Image result for Shyn afrima (Madagascar)

    Rafler les prix de la révélation aux AFRIMA 2017 sur un continent où le domaine de la musique est presque devenu une auberge espagnole, ce n’est pas chose ordinaire. Tête haute, le jeune malgache tente de croire en sa musique dans un pays qui n’est pas très connu dans le monde musical. Il prévoit d’ailleurs sortir son premier album en cette année.

    7 — Daphné (Cameroun)

    Image result for 7 — Daphné (Cameroun)

    À 28 ans, la Camerounaise native de Buea est sur une bonne voie pour rayonner en Afrique. Et ce, même en étant étudiante. Meilleure artiste musicienne de l’Afrique centrale de l’année 2016, Daphnée s’est encore illustrée en 2017 avec ses tubes comme Calée, jusqu’à la gare, ou encore Je te promets, des chansons qui ont tous connu de gros succès.

    6 — Sidiki Diabaté (Mali)

     

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    Récompensé déjà en 2010 dans son pays pour ses qualités de beatmaker, instrumentaliste et compositeur alors qu’il n’avait que 19 ans, le Malien Sidiki Diabaté a la cote montante en Afrique, surtout francophone. Issu de la 72e génération d’une des plus exceptionnelles familles de griots et de joueurs de Kora, instrument du griot par excellence, Sidiki a connu une année 2017 plutôt remplie.

    5 — Sarkodie (Ghana)

    Image result for 5 — Sarkodie (Ghana)

    En Afrique, Michael Owusu Addo aka Sarkodie a une réputation enviable. Même s’il ne rappe qu’en Twi, une langue parlée par quelque 6 millions de Ghanéens, l’artiste de 29 ans est un grand influenceur dans le monde du rap. Cet artiste au talent incontesté se trouve être l’ambassadeur de la jeunesse ghanéenne ainsi que celui de nombreuses marques internationales telles que Samsung. Engagé, Afroptimiste, Sarkodie a connu une légère baisse de régime en 2017, mais a récemment promis un grand retour.

    4- Yemi Alade (Nigeria)

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    Yemi Alade n’est pas que connue au Nigeria. À 28 ans, la star nigériane qui est devenue très célèbre depuis sa chanson « Johnny » n’a pas fini d’impressionner. La fille « Yoruba-ibo » comme elle est surnommée, a remporté 2 prix majeurs aux MTV African Music Awards et la meilleure performance d’artiste féminine en 2015 et 2016. Si l’année 2017 n’a pas été celle de grandes récompenses, la star est une travailleuse et fera surement de gros coups en 2018.

    3 — Eddy Kenzo (Ouganda)

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    Edrisa Musuuza, alias Eddy Kenzo, est très connu en Afrique de l’Est et de l’Ouest après la sortie de sa chanson Sitya Loss en 2014. Une chanson qui avait en moyenne 10 000 vues par jour, et partagée par des célébrités comme Akon, Ronaldinho, Tevin Cambell, Ellen Degeneres, Puff Daddy, Sanaa Lathan et tant d’autres dans le monde entier. En 2017, il a été récompensé au festival AFRIMA, raflant le trophée de meilleur album de l’année avec son opus Biology.

    2 — Toofan (Togo)

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    2017 aura été une année de grandes réussites pour le groupe togolais Toofan. En novembre de l’année dernière, les deux artistes ont gagné deux trophées lors de la cérémonie officielle de remise des prix d’AFRIMA Awards : le Best Group et le Best Pop Act. Mais pas que. Le groupe togolais a aussi signé avec maison de musique Universal Music France, un rêve de longue date. La collaboration avec le Nigérian Patoranking sur le concept « Gné bras » a aussi enregistré un succès continental. Ces artistes qui ont habitué leurs fans aux nouveaux concepts presque chaque année en sortiront surement un autre en 2018.

    1— Le duo  Wizkid – Davido (Nigeria)

    Image result for Wizkid and davidoDifficile de dire celui d’entre les deux qui mène actuellement la danse au Nigeria, pays disposant la plus grande industrie musicale en Afrique. En 2017, les deux artistes ont chacun remporté un prix lors de la 12e édition de Futur Awards Africa. Si Wizkid (26 ans) a marqué l’histoire en devenant le premier artiste africain a remporté le prix du meilleur acte international aux MOBO Awards, Davido (25 ans) a, de son côté, remporté le trophée du musicien de l’année. Wizkid a remporté plusieurs prix cette année et ce n’est pas étranger de voir son nom aux côtés de son compatriote nigérian. Les deux ont été nominés dans la catégorie du meilleur acte africain aux MTV Europe Music Awards, qui ont été remportés par le hit « Fall », tandis que Wizkid s’est distingué aux AFRIMA avec trois trophées. Magique.

  • Afrique : comment les médias tentent de propulser l’industrie musicale?

    Afrique : comment les médias tentent de propulser l’industrie musicale?

    En Afrique, la promotion et la distribution des productions musicales est l’un des défis auxquels les artistes font souvent face. Dans cette tâche, les médias tentent de leur donner un coup de main.

    C’est sans nul doute. En Afrique, le rôle des médias est divers. S’ils sont bien utiles dans la sensibilisation et connus pour leurs objectifs éducatifs, ils sont aux yeux des acteurs musicaux, un outil sine qua non pour le commerce des produits. Dans ce rôle, la radio, média qui reste le plus suivi en Afrique, se fait leader.  Sur le continent, il existe une grande variété de stations de radio parce qu’elles sont relativement peu coûteuses à exploiter et peuvent jouer un rôle majeur dans la promotion de la culture et de la politique locales. Tangible en Gambie.

    La radio, la meilleure formule

    C’est désormais de notoriété publique. La Gambie est un pays pauvre et ne possède pas de grands médias. Sa première chaine de télévision a à peine 20 ans.  Toutefois, ce pays enclavé par le Sénégal a une réputation pour sa radio, notamment Radio Syd, lancée en 1969 par la Suédoise Britt Wadner. Aujourd’hui, le pays compte15 stations radio, dont la plupart jouent jusqu’à 20 heures de musique par jour.

    Cependant, les musiciens locaux dans le pays n’ont pas autant de notoriété que leurs homologues sénégalais. Pour améliorer la situation, en 2012 l’Association gambienne des journalistes musicaux a été créée à Banjul. Objectif, promouvoir les artistes locaux et soutenir leurs carrières, non seulement dans le pays mais aussi à l’étranger.

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    Le cas est presque pareil au Congo-Brazzaville, pays ayant une réputation musicale qui dépasse les frontières africaines. Dans ce pays francophone d’Afrique centrale, les stations de radio se sont montrées depuis les années 1990 incontournables dans l’industrie musicale. Alors que le pays inaugure une nouvelle phase de démocratie et de liberté de la presse en 1991, Radio-Océan, DRTV, Ponton FM, Radio Louvakou, Radio Liberté, Radio Brazza, DVS + ou encore Radio Mucodec sont nés.

    Dans le nord de l’Afrique, les pays de la région du Maghreb, tels que le Maroc et l’Algérie, possèdent des radios locales et internationales. En guise d’exemple, la station marocaine Radio Medi 1 diffuse dans toute l’Afrique. C’est également le cas de la station gabonaise Africa Numéro 1, qui opère depuis Paris, en France.

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    L’écran, la nouvelle opportunité

    La télévision en Afrique, et comme dans le reste du monde, a connu un grand succès. Parallèlement, la montée en puissance des chaînes musicales payantes sur le continent contribue à la promotion de la musique locale.

    Cette numérisation de la télévision a principalement permis l’internationalisation et une « panafricanisation » des contenus culturels en général. Et cette vision de la chose a été partagée en 2015 par le président sud-africain, Jacob Zuma, lors du lancement en Afrique de la chaine SABC News. Il avait principalement partagé le vœu selon lequel SABC News soit une vitrine au travers de laquelle les téléspectateurs se considèreront comme « un peuple africain ».

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    L’un de ces exemples est The Voice Afrique Francophone, le plus grand salon du talent sur le continent. The Voice Afrique est diffusé sur Vox Africa, la première chaîne de télévision indépendante, panafricaine et bilingue  disponible en Afrique, ainsi que sur les principaux réseaux de télévision en Europe et aux États-Unis.

    Par ailleurs, le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, est un exemple dans le domaine des médias musicaux sur le continent. Avec plus de 250 groupes ethniques différents, le Nigeria a montré, depuis la chute de son régime militaire dans les années 1990, un énorme potentiel dans les sphères de la création, en particulier dans la musique et la télévision. La musique pop nigériane domine actuellement le paysage musical africain à travers la montée des chaînes de télévision diffusant ce contenu très divertissant et à la mode.

    Les nouveaux medias, un manque à gagner

    Image result for stonebwoyDe Lagos à Abuja, les sociétés de télécommunications sont les plus grands distributeurs de musique au Nigeria. Selon un rapport de PricewaterhouseCoopers (PwC) publié fin 2016, l’industrie musicale nigériane valait 47 millions de dollars en 2015, chiffre qui devrait doubler 5 ans après cette date. Aussi, faut-il rappeler que ces 10 dernières années ont été marquées par des essors de certaines économies, dont principalement le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud ; Une croissance qui a rimé avec le boom dans les communications téléphoniques, et qui rejailli principalement sur les secteurs de divertissement comme la musique.

    L’industrie musicale sud-africaine est plus développée que la plupart des pays du continent et peut être comparée aux marchés occidentaux. En Afrique du Sud, les téléchargements en ligne et le streaming sont à l’origine d’une croissance exponentielle de l’industrie musicale locale, qui devrait maintenir une trajectoire positive dans un avenir prévisible.

    Avec MTN en tête du peloton, les opérateurs télécoms voient un énorme potentiel dans des marchés, surtout les plus vastes  tels que le Nigeria, un pays de 190 millions d’habitants, où la musique peut être décrite comme une religion. Ce groupe de téléphonie se présente comme « le plus grand distributeur de musique » en Afrique avec plus de 60 millions d’abonnés rien qu’au Nigeria. Pour ce faire, MTN offre des sonneries grâce à sa plateforme de téléchargement MTN Music Plus à 0,25 $. Le leader de l’industrie est actuellement en concurrence directe avec des géants mondiaux en ligne tels qu’iTunes. Au bénéfice des musiciens africains…

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  • Musique: le style Afrobeats  fait des millionnaires à Lagos

    Musique: le style Afrobeats  fait des millionnaires à Lagos

    Le Nigeria représente ces dernières années, le pays le plus attirant du point de vue musical. Sur la scène continentale, elles sont nombreuses, ces stars de musique nigériane à exporter leurs musiques aux quatre coins de l’Afrique et partout dans le monde. La musique a fabriqué plusieurs millionnaires dans le pays, avec une méthode de distribution des produits musicaux assez rare : les téléchargements mobiles.

    La musique, c’est l’un des business qui fait des millionnaires au Nigeria. Pour l’année 2015 par exemple, les revenus provenant des ventes de chansons dans ce pays ont atteint les 56 millions de dollars, selon Pricewaterhouse Coopers, un cabinet d’audit. Ce cabinet prévoit même une évolution atteignant le pic de 88 millions de dollars au cours des 3 prochaines années. Ce succès est imputable selon certains, à la montée du style Afrobeats devenu la marque culturelle du pays et porté par des artistes qui assure la « révolution » comme Yemi Alade. L’afrobeat, genre musical initié dans les années 1970 par Fela Kuti, se retrouve ainsi mêlé à la musique électronique, au rap, à la trap, pour un résultat que le Nigéria exporte sur tout le contient.

    Asa, l’artiste internationale d’origine nigériane s’est exprimée sur la production de son pays. Cette artiste reste convaincue que l’industrie musicale nigériane doit être beaucoup plus au service du développement du Nigéria. « Les artistes peuvent payer des impôts. Les taxes serviraient à aider à la construction de routes, la création de l‘électricité. Vous savez que vous devez établir une société de gestion collective, de sorte que lorsque les stations de radio jouent les chansons, elles paient. Lorsque les produits, les marques, utilisent votre musique pour leurs pubs, elles peuvent payer l’artiste, tout comme le gouvernement, pour aider à construire un bon pays, » a-t-elle déclaré.

    En effet, tout comme l’industrie cinématographie nigériane qui s’est finalement démocratisée pour devenir la deuxième plus grande production mondiale, la musique nigériane fait des exploits sur un continent où, en règle générale la vie des artistes ne ressemble en rien d’enviable. Au Nigéria, c’est le contraire. Et le pays s’invite même aux États-Unis, auprès des stars mondiales. En exemple, le chanteur Wizkid a collaboré sur le titre « One Dance » du Canadien Drake. Mais pas que. Il travaille aussi avec Tyga, l’un des patrons du gansta rap west coast. Tout comme, le duo de hip-hop P-Square qui s’est associé au rappeur Rick Ross, ou encore D’banj à Kanye West, alors que Davido s’est associé quant à lui à Meek Mill.

    Au-delà de la piraterie

    Au Nigéria, un problème persiste. Le manque de structures pose un réel problème de protection des œuvres. Comme dans la grande majorité des pays africains, les artistes sont depuis longtemps livrés à eux-mêmes faute de marché structuré, fébrile face à l’affluence des piratages devenus la mode. A Abuja ou à Lagos, les copies de CD piratés ne sont pas rares. Dans cette situation, les artistes nigérians se sont frayé des méthodes pour assurer des revenus de façon particulière : les revenus de l’industrie musicale proviennent beaucoup plus des téléchargements en ligne, des opérateurs de téléphonie, de la publicité de marque. Au Nigéria, les revenus issus de la musique sont dépendants des sonneries et des tonalités d’attente.

    En effet, les opérateurs de téléphonie donc principalement le géant sud-africain MTN, se sont intéressés au potentiel du Nigeria, pays de 190 millions d’habitants. Avec ses 60 millions d’abonnés dans le pays, l’opérateur MTN se veut le plus grand distributeur de musique au Nigeria, à travers la vente de sonneries (à 50 nairas, 0,25 dollar l’unité), et via sa plateforme de téléchargement MTN Music Plus, plateforme, même si elle n’est pas très réputée en dehors du pays, se présente comme un concurrent des leaders mondiaux de la musique en ligne comme iTunes en terme de nombre de téléchargements. « Il y a beaucoup de musiciens talentueux sur le marché — (…) qui peinaient à vendre leur musique. Nous leur avons permis de rentabiliser leur travail », a déclaré Richard Iweanoge, directeur général du marketing de MTN Nigeria.

    Aussi original et particulier que ça puisse paraître, cette méthode n’est pas utilisée que par des artistes en herbes. Au contraire. D’immenses stars de l’afropop au Nigeria ont largement profité de ce nouveau marché comme D’banj, ou encore Davido. Ce ne sont pas des miettes que les Nigérians tirent de cette nouvelle forme de distribution de leurs produits. Selon les chiffres de PWC, le seul téléchargement de sonneries peut leur rapporter jusqu’à 350.000 dollars par an. De quoi rêver faire des riches en quelques années.

  • Nigéria: voici les artistes les plus riches de l’année 2017

    Nigéria: voici les artistes les plus riches de l’année 2017

    En Afrique, l’hégémonie nigériane va au-delà de l’économie. En production cinématographie, le pays se positionne comme une masse mondiale et depuis quelques années, le Nigeria exporte sa musique sur tout le reste du continent, aux États unis et en Europe.

    Le Nigéria, ce n’est plus un secret : il est l’un des pays les plus dynamiques en matière de musiques urbaines sur le continent africain. De ce pays, émane une myriade de musiciens aussi concurrents entre eux, et dont les chansons font le tour du continent. Une industrie musicale assez importante, qui, à l’image de celle américaine, fabrique des millionnaires, dont voici le top 5 des plus riches.

    Don Jazzy

    De son vrai nom Michael Collins Ajereh, Don Jazzy mélange judicieusement sa carrière d’artiste avec la production, et ce statut presque particulier a fait de lui l’acteur musical le plus riche du Nigéria de l’année en cours. Don Jazzy est le patron de MAVIN, la maison de disques qui compte des vedettes comme Tiwa Savage, Korede Bello ou encore Iyanya. Pour l’année 2017, Don Jazzy devrait valoir 6,5 milliards de nairas.

    Jidenna

    Bien qu’étant un musicien très talentueux, Jidenna est beaucoup moins connu au Nigeria, encore moins en Afrique qu’aux États-Unis. Jidenna Theodore Mobinson Al Amin est un Nigérian né aux Etats-Unis. Tout comme Don Jazzy, il combine de façon habille son rôle d’artiste avec la production musicale. Depuis qu’il s’est mis dans le domaine musical en 2012, ses chansons connaissent beaucoup de succès aux États-Unis.

    Wizkid

    Ayodeji Ibrahim Balogoum, connu sous le nom de Wizkid, est un jeune homme aux potentiels musicaux inspirants. Consacré meilleur artiste africain de l’année 2017 au festival AFRIMA, sa réputation lui a donné sans aucun doute une position honorable à l’intérieur et à l’extérieur du Nigéria. En plus de son étiquette de meilleur artiste de la maison Starboy, Wizkid a raclé ces dernières années beaucoup de récompenses internationales. Selon les estimations, sa valeur actuelle se situe autour de 2,8 milliards de nairas.

    Davido

    David Adedeji Adeleke est le quatrième artiste le plus riche du Nigéria. Lui, il est l’exemple des rares artistes qui ont bâti leurs succès sur un temps relativement court. Fils de milliardaire et filleul du plus riche homme d’Afrique – Aliko Dangote —, Davido a réussi à s’imposer au Nigéria et même à exporter sa musique hors du continent. Au point où, l’artiste a publié en juillet dernier une vidéo sur les réseaux sociaux, en train de jubiler du fait que le joueur portugais Cristiano Ronaldo s’était abonné à son compte Instagram, après une chanson composée pour celui-ci. La super star a actuellement un contrat avec la maison Sony.

    P-Square :

    De manière fascinante, la combinaison de talents des jumeaux Peter et Paul Okoye a séduit toute l’Afrique et même les États-Unis. Après avoir remporté de nombreux prix de leurs albums les plus vendus au Nigéria et à l’étranger, les deux frères ont une base de fans assez considérable sur le continent. Ils détiennent également d’importants contrats.